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BEYROUTH (Reuters) - Israël a intensifié ses représailles au Liban, au lendemain de la violente attaque du Hezbollah à la frontière et de la capture de deux soldats israéliens.
Plusieurs villages du Sud-Liban ainsi que l'aéroport de Beyrouth ont été touchés lors de cette brusque flambée de violence sans précédent sur ce front depuis 1996, quand Tsahal occupait le Sud-Liban.
Ces attaques ont déjà provoqué la mort de 52 civils libanais, dont plus de 15 enfants, et plus d'une centaine de personnes ont été blessées.
Les forces israéliennes ont aussi mis en place un blocus maritime du Liban
En réaction, le Hezbollah a multiplié les tirs de roquettes sur les localités frontalières de Galilée, tuant deux civiles et faisant plus d'une quarantaine de blessés.
Après ces 24 heures de pilonnages mutuels, le gouvernement libanais a réclamé un "cessez-le-feu global" au Sud-Liban entre Israël et les combattants du Hezbollah .
Une frappe aérienne israélienne a par ailleurs détruit jeudi à Gaza les bureaux du chef de la diplomatie palestinienne, Mahmoud Zahar, signe qu'Israël entend y poursuivre son offensive malgré le deuxième front ouvert par le Hezbollah.
Au moins 24 Palestiniens sont morts mercredi dans les combats dans la bande de Gaza.
"ACTE DE GUERRE DISPROPORTIONNE"
L'armée israélienne a prévenu jeudi l'opinion internationale et intérieure que son opération au Liban serait de longue durée.
"Il ne faut pas voir cela comme une question de jours. Cela va durer longtemps", a déclaré à Reuters le général Amir Eshel, chef d'état-major adjoint de l'armée de l'air israélienne.
Le président américain George Bush a affirmé qu'Israël avait le droit de se défendre, mais que ses actions ne devaient pas affaiblir le gouvernement libanais.
La commission européenne a, elle, exprimé mercredi son inquiétude face à l'escalade de la violence entre Israël et le Liban et exhorté les protagonistes à protéger les civils.
Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe se réuniront samedi au Caire pour discuter de la situation à Gaza et au Liban, a annoncé jeudi l'organisation.
Le ministre des Affaires étrangères français, Philippe Douste-Blazy, a condamné "l'acte de guerre disproportionné" d'Israël.
La France appuie "la demande libanaise d'une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies dans les délais les plus brefs", a-t-il dit au micro d'Europe 1.
La branche armée du Hezbollah a menacé jeudi de bombarder la ville israélienne de Haïfa, troisième ville d'Israël, si Tsahal attaquait Beyrouth, dont l'aéroport a d'ores et déjà été endommagé jeudi matin par l'aviation israélienne.
L'armée israélienne a pour sa part conseillé au Liban de faire évacuer par les civils la banlieue sud de Beyrouth, un des bastions du mouvement chiite libanais.
va t on vers une guerre au Proche Orient selon vous?



