Cinq scénarios d’évolution de la crise

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Pat
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Cinq scénarios d’évolution de la crise

Messagepar Pat » 31/07/2012 - 17:40

Plusieurs scénarios d’évolution de la crise sont possibles, même s’ils n’ont pas tous la même probabilité de coller aux réalités de demain.

Pour introduire nos scénarios, filons une métaphore aéronautique. Aujourd’hui, le mode normal de pilotage d’un avion en vol de croisière est le pilotage automatique : les ordinateurs de bord gèrent tous les paramètres… libérant ainsi les pilotes humains des taches routinières. Mais, dès que les conditions sortent de la routine programmable, rien ne remplace le pilotage manuel et donc la reprise des commandes par le pilote humain. Si les pilotes sont capables de comprendre ce qui se passe et de prendre les décisions adaptées à la situation tout va bien, et c’est ce qui arrive dans l’immense majorité des cas… fort heureusement pour les passagers et les équipages ; s’ils ne sont pas état de comprendre la situation et ses enjeux, c’est la perte de contrôle et le crash du vol AF 447 Rio – Paris.

La grande crise que nous connaissons est l’échec du pilotage automatique des économies par les marchés. L’autorégulation des marchés s’avère être un miroir aux alouettes pour économistes borgnes, imbus d’une science économique modélisée autour d’hypothèses définissant un monde économique virtuel, et incapables d’une économie politique ancrée dans l’histoire des relations multidimensionnelles au sein des sociétés humaines effectives.

Pour sortir de cette gigantesque crise, le retour au pilotage manuel est indispensable, et les pilotes ne peuvent être que les Etats qui, tout aussi imparfaits qu’ils soient, sont seuls aptes à prendre en compte la multi dimensionnalité des sociétés humaines, sans faire des hypothèses d’homo economicus rationnel et autres fadaises pour économistes en mal de carrières académiques déconnectées des réalités.



Mais les Etats ne sont pas des Deus ex machina infaillibles, d’autant plus qu’ils ne sont pas neutres face aux intérêts de groupes de pression influents visant à orienter les décisions étatiques dans le sens de leurs intérêts particuliers, au risque d’induire des décisions préjudiciables à l’intérêt général. Dès lors, la perte de contrôle ne peut être écartée, et donc un crash majeur, dont la probabilité reste faible. Gardons-nous toutefois d’éliminer d’un revers de main cette possibilité de perte de contrôle et méfions-nous donc des queues statistiques gaussiennes supposées très plates : les financiers ont appris à leurs dépens que les queues épaisses… ça existe et que les évènements extrêmes n’ont pas une probabilité tendant vers zéro.

Ces trois modalités du pilotage automatique par les marchés, du pilotage manuel par les Etats et de la perte de contrôle définissent les trois branches principales de nos scénarios d’évolution de la crise (voir schéma [ci-après]) : scénario « Confirmation des marchés », scénarios « Retour des Etats », scénarios « Perte de contrôle ». Autant vous dire que pour moi la « Confirmation des marchés », alias « La porte étroite », est aussi peu probable que les scénarios de « Perte de contrôle » alias la « Descente aux enfers » dans ses deux versions « Weimar » ou « Laval-Brüning », mais rien d’improbable n’est impossible ! Les probabilités maximales s’agglutinent donc autour du « Retour des Etats » mais dans deux variantes significativement différentes : la globalisation revisitée (que j’ai appelé la reglobalisation dans des articles de ma production académique (1) ) ou la déglobalisation conflictuelle, les deux cas de figure ne donnant pas le même paysage des relations internationales : apaisées et coopératives dans le premier cas (c’est le scénario optimiste, pas vraiment le plus probable même s’il n’est pas totalement hors de portée), tendues et non coopératives dans le deuxième cas (c’est le vrai scénario tendanciel). Aucun de ces scénarios ne peut prétendre être une image du futur car la réalité à venir peut panacher ces scénarios, en fonction de zones géographiques : la coopération pouvant l’emporter à des échelles spatiales limitées – espérons-le pour l’Europe – et la conflictualité à l’échelle mondiale), certains pays pouvant sombrer dans un scénario catastrophe alors que les autres restent en deçà.

L’évolution de la crise en cinq scénarios
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Aucun de ces cinq scénarios n’est strictement impossible mais trois sont plus improbables que les deux autres.

La confirmation des marchés ou La porte étroite.

Le scénario le plus improbable est bien sûr la confirmation des marchés, c’est-à-dire la poursuite du monde tel que nous le connaissons depuis les trois dernières décennies, symbolisé par le consensus de Washington de l’ère reagano-thatchérienne. Ce scénario relève du conte de fée, à raconter à vos enfants angoissés par les infos sur la crise, dans le genre « Dis Papa, est-ce que je serai chômeur quand je serai grand ? Pas de crainte mon petit : la main invisible du marché va arranger tout ça et si tu travailles bien à l’école tu auras un emploi rémunéré à la productivité marginale de ta profession ! »

Bien évidemment il ne s’agit pas de renoncer au marché comme mode de régulation et de gestion de l’essentiel des activités économiques réelles : il n’y a rien de tel que le marché pour décider du nombre à produire de paires de chaussettes jaunes en fil d’Ecosse pointure 43 (avec une planification centralisée vous n’auriez qu’une taille unique en coloris gris !). Et au-delà des chaussettes… il en va de même pour la quasi-totalité des biens et services. On peut être déjà plus critique sur ce qu’on appelait autrefois les monopoles naturels (les réseaux de distribution d’eau, d’énergie, de téléphone) même si je reconnais que la dissociation entre production (plusieurs opérateurs) et distribution (un seul réseau) n’a pas eu que des inconvénients et a lessivé quelques rentes de situation… à moins qu’elle ne les ait déplacées de salariés très abrités vers des actionnaires très avisés, sans que les consommateurs ne bénéficient toujours des gains de productivité.

Par contre en matière financière, vivement le retour à la séparation des banques de dépôts (et de crédit à l’économie réelle) d’avec les banques d’affaires : la situation créée par la libéralisation nous a conduit au grand n’importe quoi de la cupidité érigée en art de vivre pour quelques-uns et débouchant sur l’insécurité financière de la grande majorité. Et c’est bien là que se situe le noeud de la crise actuelle : on ne sortira pas de la crise par la porte étroite des marchés qui exigent que toute la dette soit honorée dans le pur respect des contrats. Non, les emprunts toxiques qui ont abusé les responsables des collectivités publiques ne peuvent et ne doivent pas être remboursés dans des conditions d’indexation incompréhensibles par des emprunteurs trompés par la roublardise de commerciaux méprisables à la solde de banquiers et d’actionnaires véreux. Non, les Etats à qui les marchés imposent des taux d’emprunts qui rendent impossible le service de la dette n’ont pas à assumer ce service et se doivent d’opter pour le défaut. La mise sous tutelle des marchés financiers est un impératif catégorique : la sortie de la crise par la porte étroite du respect des contrats est quasiment impossible sauf à ce que les marchés financiers fassent preuve de rationalité en épousant l’intérêt général, autrement dit en niant leur nature profonde. En régime démocratique, ce sont les Etats qui sont encore les moins incapables d’approximer l’intérêt général. Voilà aussi pourquoi je crois peu aux recettes keynésiennes de sortie de crise par relance de la demande comme vient de le proposer le manifeste lancé par Krugman, auquel je n’adhère pas, même si j’en partage l’essentiel de l’argumentaire, car je lui reproche l’incomplétude de l’analyse : nous ne sommes pas dans une crise conjoncturelle classique mais dans des blocages structurels liés aux dérives financières et aux normes de distribution des revenus. Il faut d’abord des mesures structurelles de régulation financière et de répartition de la valeur ajoutée, et ce n’est qu’ensuite ou simultanément que pourra se poser la question éventuelle d’une saine relance de l’activité… à supposer qu’elle soit nécessaire lorsque le parasitisme financier aura cessé (vaste programme !) et la distribution de la valeur ajoutée redéfinie (lourde tâche !). Si la porte est étroite aujourd’hui, ce n’est pas tant par manque de demande que par défaut de détermination dans la réforme structurelle. Toutefois, lorsque je parle de réforme structurelle, entendons-nous bien, je ne parle pas le même langage que les gnomes de la City ou de Wall Street et les libéraux forcenés de Bruxelles fussent-ils ex-maoïstes reconvertis : il s’agit pour moi de moins de marché et plus de régulation et non de moins de régulation et plus de marché ! Maudit français colbertiste !

Deux variantes de la perte de contrôle : la descente aux enfers type Weimar ou type Laval-Brüning.

Si vous parcourez régulièrement la blogosphère de crise, vous avez probablement découvert plusieurs sites où la catastrophe est à chaque coin de souris ou de clic (comparativement, mes lettres sont d’un optimisme béat !). Mais suivant les périodes (5 ans de crise déjà) et suivant les sites, la perte de contrôle peut prendre deux formes : l’hyperinflation (d’où la référence à Weimar) ou bien la grande déflation et l’effondrement de l’activité économique qui va de pair (d’où la référence à Laval en France et à Brüning en Allemagne). Quel que soit mon peu de sympathie et de considération pour ces sites catastrophistes et manipulateurs (car en général on vous oriente, d’une manière intéressée, vers des décisions financières supposées vous protéger), je dois admettre que ces scénarios ne sont pas impossibles, mais ils restent très improbables, même si leur probabilité d’occurrence me semble moins minime que le scénario de la sortie de crise par la porte étroite des marchés.

En mettant en avant des expériences historiques (Weimar ou Laval-Brüning), les tenants de tels scénarios présentés comme des certitudes inéluctables semblent oublier que les économistes (aussi critique que je puisse être vis-à-vis des dérives de la profession) et les décideurs politiques ne sont pas des débiles profonds et qu’ils sont imprégnés de ces précédents historiques. La plupart d’entre eux ne sont pas intrinsèquement pervers et n’ont pas envie de replonger le monde dans ces expériences extrêmes. Toutefois, on ne peut pas totalement exclure qu’une épidémie de « merkelite foudroyante » ou de « bernankite aigüe » ne frappe le monde ou certains pays, les plongeant dans la déflation ou dans la grande inflation :

- La merkelite foudroyante, virus très dangereux concocté dans des laboratoires de Berlin dissimulés sous la Chancellerie, transmis par des piqures répétées d’austérité associées à la phobie des déficits, entraîne une mort par inanition très douloureuse. Elle se traduit notamment par des hallucinations à la baisse des prix conduisant le patient à reporter à plus tard tout acte d’achat ou d’investissement. Excessivement contagieuse, la merkelite doit être combattue vigoureusement et toutes les médications doivent être utilisées, notamment la décoction de fraises des bois et la navigation sur pédalo (2) ! Mais, rassurez-vous, l’épidémie de merkelite commence à reculer, notamment grâce aux mesures sanitaires prises au dernier Conseil Européen de fin juin. Toutefois il est encore bien trop tôt pour proclamer l’éradication de la maladie, dont une pandémie pourrait resurgir à l’occasion des élections allemandes de 2013 si l’inventeur du virus était confirmé dans ses fonctions !

- La bernankite aigüe est originaire des Etats-Unis, diagnostiquée pour la première fois dans les bâtiments de la FED (Banque centrale). Maladie psychosomatique, elle se traduit notamment par un comportement compulsif de création monétaire (décrit par la faculté sous le nom de Quantitative Easing ou QE) et une dépendance psychologique vis-à-vis des banquiers qui conduit à accéder à toutes leurs demandes de sauvetage par injection illimitée de fonds. Mais, sans que cela soit encore certain, il se pourrait bien qu’une rémission puisse être constatée, évitant une troisième poussée de fièvre (QE 3). Toutefois il semblerait que la bernankite puisse s’acclimater aussi en Europe, sans que l’on sache encore s’il s’agit d’une contamination accidentelle à l’occasion de réunions de banquiers centraux ou d’une prédisposition génétique chez les banquiers centraux issus d’une lignée Goldman Sachs. Néanmoins, on ajoutera, pour relativiser le danger, que si les banquiers centraux savent injecter de la monnaie dans le circuit économique, ils savent aussi en retirer… même si on a du mal à imaginer Bernanke en train de manier l’éponge monétaire !

Affaire à suivre. Le plus grand risque que nous courons en matière de scénario catastrophe est que certains, en voulant combattre leur ennemi absolu, la déflation, ne dosent trop fortement le contrepoison et n’enclenchent un processus incontrôlable de fuite devant la monnaie, et que d’autres, en voulant combattre leur ennemi juré, l’inflation, ne nous plongent dans la déflation. Comme disait Paracelse, « Rien n’est poison, tout est poison, c’est la dose qui fait le poison » : là encore… une nouvelle porte étroite, entre sous-dosage inefficace et surdosage mortel.

Deux variantes du retour des Etats : la globalisation revisitée et la déglobalisation conflictuelle

Nous voici au coeur du sujet. Face aux limites des marchés en général et aux dysfonctionnements majeurs des marchés financiers en particulier, le retour au pilotage des économies par les Etats constitue une nécessité majeure, et je ne pense pas qu’aucune idéologie libérale puisse s’y opposer, même si des nuances dans les modalités de ce retour des Etats sont prévisibles en fonction des histoires et des cultures nationales (c’est encore plus compliqué lorsqu’il faut concilier des cultures nationales différentes, comme c’est le cas en Europe). Bien évidemment, ce retour au pilotage des Etats n’est pas le retour à une quelconque gestion directe des économies par les Etats mais bien le retour à une régulation assumée des économies par des lois, des règles et des normes et surtout le retour au contrôle effectif du respect de cette régulation. A partir de cette tendance générale, difficilement contournable et qui va clore la période ultralibérale reagano-thatcherienne qui se termine dans la débâcle financière, s’ouvre une bifurcation majeure qui définit deux avenirs très contrastés, suivant que cette régulation nationale (ou régionale dans le cas européen) se fera en concertation internationale ou en confrontation internationale. Je ne suis pas d’un optimisme débordant et je crains plus la confrontation que je ne crois à la concertation. En clair, le scénario tendanciel me semble être celui de la déglobalisation conflictuelle, et le scénario optimiste, pour lequel il faut militer, celui de la globalisation revisitée.

La globalisation actuelle ne constitue pas un état du monde stable et durable. Fondée sur l’autonomisation des marchés par rapport aux Etats, elle débouche sur des déséquilibres majeurs (financiers, sociaux, écologiques…) que rien ne parvient à enrayer. Certes, une partie du monde en développement est parvenu dans ce cadre à améliorer son niveau de vie mais au prix d’une détérioration du niveau de vie des couches les plus défavorisées dans les pays développés, au bord de ruptures violentes comme on a pu le voir, pas seulement en Grèce mais aussi dans les émeutes anglaises de l’été 2011. Le maintien des modèles sociaux du monde développé n’est pas compatible avec la mise en concurrence systématique de son appareil productif avec les pays émergents, et ce maintien des modèles sociaux est indispensable à la préservation des modèles démocratiques du monde développé.

L’erreur fondamentale de la reconstruction du monde post-Deuxième Guerre mondiale (facile à dire 60 ans plus tard !) aura été de dissocier la Conférence de Bretton Woods de la Conférence de la Havane, c’est-à-dire d’avoir voulu séparer la régulation monétaire internationale de la régulation commerciale internationale : c’est d’ailleurs le refus des Etats-Unis de créer un lien entre ces deux domaines qui a débouché sur l’échec de la Charte de la Havane et le renvoi à beaucoup plus tard (1995) d’une Organisation mondiale du commerce (OMC). Nous payons cette dissociation du monétaire et du commercial par d’énormes déséquilibres commerciaux et financiers internationaux qui ne sont pas étrangers à l’endettement des Etats. Dès lors, l’approfondissement de la libéralisation commerciale n’est plus à l’ordre du jour, comme le montre l’enlisement du cycle de négociations commerciales de l’OMC connu sous le nom de Doha Round. Des tensions protectionnistes se font jour et devraient s’accentuer dans les mois et années à venir.

La grande question est de savoir si les directions politiques renouvelées ou confirmées en 2012 et 2013 (Russie, France, Chine, Etats-Unis, Allemagne…), avec les autres partenaires importants que sont le Brésil, l’Inde, le Japon, le Royaume-Uni… souhaiteront et parviendront ou non à définir une nouvelle donne commerciale et monétaire internationale permettant de réaménager la globalisation dans le sens de relations plus équilibrées, atténuant les déséquilibres commerciaux et monétaires internationaux.

Si oui, nous verrons se mettre se mettre en place et se cristalliser dans une grande conférence internationale type Bretton Woods, une globalisation revisitée, stabilisée, dans laquelle la concurrence entre les nations se fera dans un cadre pacifié et permettant de traiter positivement les questions économiques, sociales et environnementales d’intérêt commun, limitant la remontée du protectionnisme, favorisant l’adoption de normes communes, facilitant la reconstruction d’un système monétaire international autour de la mise en place d’un étalon construit, stabilisant l’endettement des grands pays débiteurs. Je veux bien y croire, d’autant plus que ce serait le meilleur scénario pour les peuples, mais avec circonspection et modération pour éviter les désillusions !

Si non, la remontée du protectionnisme sera beaucoup plus sensible entre grands blocs commerciaux échangeant moins entre eux, se confrontant sur les marchés périphériques pour les débouchés et pour les matières premières, adoptant des normes techniques et juridiques divergentes, se déchirant sur les parités monétaires. Ce serait ça la déglobalisation conflictuelle. J’y crois d’autant plus qu’on voit de grands acteurs mondiaux se préparer à une telle donne, avec Airbus, par exemple, produisant, au-delà de son ancrage européen, en Chine déjà et demain aux Etats-Unis ; ou bien la Chine lançant une guerre des normes aéronautiques avec l’Europe, après avoir restreint l’accès des pays occidentaux à ses terres rares, vitales pour les industries de haute technologie. On est là, et on y est déjà, dans un scénario de confrontation : on sait où ça commence, on ne sait pas où ça fini, mais l’Histoire nous rappelle que ça peut finir très mal.

Finalement, en terme de probabilité d’occurrence, le vrai scénario catastrophe est bien ce scénario tendanciel de la déglobalisation conflictuelle.

Par Henri Regnault http://fortune.fdesouche.com/

Notes :

(1) REGNAULT H., 2011, La crise entre reglobalisation et défis technologiques, Annuaire français de relations internationales, La documentation française / Bruylant, p. 873-887.
REGNAULT H., 2010, The Mediterranean: between globalisation, De-globalisation and Re-globalisation, in Med 2010, Mediterranean Yearbook, Barcelone, p.101-8.

(2) Décryptage pour les non familiers de la politique française : François Hollande avait été traité de fraise des bois par Laurent Fabius (aujourd’hui Ministre des Affaires Etrangères !) et de capitaine de pédalo par Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle.

Henri Regnault, La Crise n° 20, juillet 2012, pp. 6-12
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