Washington face à la colère du peuple tunisien
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Re: Washington face à la colère du peuple tunisien
C'est tout le continent africain, qui est aux mains des U$ra€£...
Ils pillent les richesses et sèment la mort...
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Re: Washington face à la colère du peuple tunisien
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"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter
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Re: Washington face à la colère du peuple tunisien
Très majoritairement et parfois même, de manière inconsciente, les peuples rejettent les visées mondialistes...Ces derniers persistent, en usant parfois de force, pour imposer leurs doctrine au monde entier....Ils se heurteront, j'en suis persuadé, aux resistances de chacune des nations qui refuseront le totalitarisme, la régression et les copinages financiers auxquels les élites s'adonnent.
En France nous en avons quelques exemples et j'espère, de tout coeur que la prise de conscience interviendra, dès les prochaines présidentelles car, j'en suis convaincu les français sont prêts pour essayer la voie nationale que nous devrons leur proposer, à la condition qu'on leur démontre qu'elle est applicable, réaliste....
En France nous en avons quelques exemples et j'espère, de tout coeur que la prise de conscience interviendra, dès les prochaines présidentelles car, j'en suis convaincu les français sont prêts pour essayer la voie nationale que nous devrons leur proposer, à la condition qu'on leur démontre qu'elle est applicable, réaliste....
- JCL31
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Re: Washington face à la colère du peuple tunisien
Le Président Moubarak Obama combat son propre dictat.
Après les appels au calme adressés aux manifestants en Égypte par le président Obama et sa secrétaire d'État, Hilary Clinton, l'invitation qu'ils ont formulée au président égyptien de procéder à des réformes politiques et sociales « immédiates » et leur sommation de réfréner les forces de l’ordre et de l’armée sonnent faux dans la bouche de ces tenants de l'impérialisme. Les occupants de la Maison Blanche ont pris la parole « pour réclamer des réformes politiques «concrètes» et l'arrêt des violences ». « Je veux appeler très clairement les autorités égyptiennes à s'abstenir d'utiliser la violence contre les manifestants pacifiques», a déclaré le Président Obama, peu de temps après s'être entretenu, le 28 janvier dernier, par téléphone avec le président de l’Égypte.
La tactique est simple il s'agit de jouer la montre tout en maintenant une contestation "pacifiste" pilotée à distance par ceux qui la condamne.
Le président Obama a aussi déclaré que «le peuple égyptien a des droits qui sont universels. Cela inclut le droit de se réunir pacifiquement, le droit à la liberté d'expression et à la possibilité de choisir son propre destin, cela relève des droits de l'homme », a-t-il insisté. Quand on sait que les États-Unis ont fortement appuyé, soutenu et financé le régime répressif de Moubarak au cours des trois dernières décennies et qu'ils ont armé ce pays sans compter en achetant ainsi la fidélité de ce régime, contre la volonté du peuple, on ne peut que mettre en doute fortement la valeur de ces propos.
Le fait de s’ingérer directement dans les affaires intérieures de l’Égypte en dit long sur l’importance stratégique que représente ce pays pour l’impérialisme américain dans cette région du monde. La perte du contrôle politique et économique de ce pays serait pour la Maison Blanche un élément de grande préoccupation pour les divers intérêts qu’ils détiennent dans ce territoire et dans la région ainsi qu’une grande appréhension concernant la sécurité d’Israël.
Pour preuve du symbole de l'ingérence, le soutien financier à l'armée.

L’image des chars d’assaut qui surveillent les centres névralgiques du Caire, entourés par la marée de manifestants, est emblématique. Ce sont des M1A1 Abrams, les terribles tanks états-uniens de dernière génération, qui sont fabriqués en Egypte sur la base d’un accord de coproduction. Ils symbolisent à quel point les Etats-Unis se sont engagés dans la construction des forces armées égyptiennes et l’ampleur de la confiance qu’ils ont accordée au régime de Moubarak. En trente ans, Washington lui a fourni des aides militaires pour une valeur d’environ 60 milliards de dollars, selon les chiffres officiels, à quoi se sont ajoutés d’autres financements secrets.
Actuellement le régime de Moubarak reçoit des USA environ 2 milliards de dollars annuels, se plaçant ainsi parmi les principaux bénéficiaires après qui ? ...... Israël.
De façon significative, dans les commandements établis par le Pentagone à l’échelle mondiale, l’Egypte de Moubarak n’entre pas dans le Commandement Africa mais a été détaché du continent pour être annexé au Commandement Central (CentCom). L’Egypte, explique le CentCom, « joue un rôle clé dans l’exercice d’une influence stabilisatrice au Moyen-Orient », en particulier pour « faire face à l’instabilité croissante de Gaza ». Le CentCom continue donc à opérer en contact étroit avec les forces égyptiennes pour « bloquer et controler les envois illicites d’armes aux extrémistes à Gaza. Le gouvernement égyptien, de fait, doit « faire face à une menace extrémiste interne ». L’aide extérieure états-unienne est donc « fondamentale pour renforcer le gouvernement égyptien ».
On peut maintenant de façon plus claire penser que la guerre en Irak a entre autre été montée pour se placer géographiquement de manière stratégique pour couper le lien entre l'Iran et la Palestine.
Moubarak dans les cordes, Obama manie.
Paradoxalement ceux qui tirent les ficelles appuient la dissidence contre leurs propres pantins?
Cela s’appelle « exploitation politique » ou « dissidence fabriquée ». Appuyer les dictateurs ainsi que leurs opposants comme moyen de contrôler l’opposition politique, avec un double langage politique : bavarder avec des « dictateurs » officiel et secret et socialiser avec des « dissidents » officieux et médiatique.

Hilary Clinton reçoit les activistes égyptiens promouvant la liberté et la démocratie » avant des réunions avec le département d’État à Washington, DC, le 28 mai 2009.
En mai 2009, Hillary Clinton (voir la photo plus haut) a rencontré une délégation de dissidents égyptiens, parmi lesquels plusieurs avaient rencontré Condoleezza Rice un an auparavant. Ces rencontres de haut niveau se sont tenues une semaine avant la visite d’Obama en Égypte :
La secrétaire d’État Hillary Clinton a encensé le travail d’un groupe d’activistes égyptiens de la société civile qu’elle a rencontré aujourd’hui et a déclaré qu’il était dans l’intérêt de l’Égypte de cheminer vers la démocratie et de manifester davantage de respect pour les droits de la personne.
À Washington, les seize activistes ont rencontré Mme Clinton et le secrétaire d’État adjoint par intérim responsable des affaires au Proche-Orient Jeffrey Feltman, au terme d’un stage de deux mois organisée par le programme New Generation de FH.
Les stagiaires ont exprimé des préoccupations à propos de leur perception que les États-Unis se distancient de la société civile égyptienne et ont appelé le président Obama à rencontrer de jeunes activistes de la société civile indépendants lors de sa visite au Caire la semaine prochaine. Ils ont également vivement conseillé à l’administration Obama de continuer à fournir un soutien politique et financier à la société civile égyptienne et d’aider à ouvrir la voie aux organisations non gouvernementales dans l’espace très limité par la loi d’urgence égyptienne en vigueur depuis longtemps.
Ils ont par ailleurs déclaré à Mme Clinton qu’un engouement pour les droits de la personne était déjà en train de prendre naissance en Égypte et que l’appui des États-Unis constituait en ce moment un besoin urgent. Les activistes ont insisté sur le fait que la société civile représente en Égypte une « troisième voie » modérée et pacifique, une alternative aux éléments autoritaires au sein du gouvernement et à ceux qui soutiennent un gouvernement théocratique. (Freedom House, mai 2009)
Au cours de leur programme, les stagiaires ont passé une semaine à Washington. Ils ont été formés pour défendre des intérêts et ont pu observer la façon dont la démocratie étasunienne fonctionne. Après leur formation, ils ont été associés à des organisations de la société civile à travers le pays, où ils ont partagé leurs expériences avec leurs homologues étasuniens. Les activistes concluront leur programme […] par des rencontres avec des représentants du gouvernement des États-Unis, des membres du Congrès, des médias et des cercles de réflexion. (Freedom House, mai 2009, c’est l’auteur qui souligne)
Ces groupes d’opposition de la société civile, lesquels jouent actuellement un rôle important dans le mouvement de protestation, sont soutenus et financés par les États-Unis. Ils servent continuellement les intérêts étasuniens.
L’invitation de dissidents égyptiens au département d’État et au Congrès étasunien est également censée inculquer une impression d’allégeance aux valeurs démocratiques étasuniennes et d’engagement envers elles. Les États-Unis sont présentés comme un modèle de liberté et de justice, et Obama est considéré comme un « exemple ».
Ces actions de FH (Freedom House) pour le compte des administrations Bush et Obama garantissent que l’opposition dans la société civile, financée par les États-Unis, ne dirigera pas ses énergies contre celui qui tire les ficelles du régime de Moubarak, à savoir, le gouvernement étasunien.
Ces organisations civiles financées par les États-Unis agissent à titre de « cheval de Troie », lequel s’intègre au mouvement protestataire. Elles protègent les intérêts des tireurs de ficelles et constituent une garantie que les manifestations populaires n’aborderont pas la question de l’interférence étrangère dans les affaires des États souverains.

Les blogueurs de Facebook et Twitter soutenus et financés par Washington
FH a été pour sa part impliqué dans la promotion et la formation de blogs sur Facebook et Twitter au Moyen-Orient et en Afrique du Nord :
Les stagiaires de Freedom House ont acquis des compétences dans la mobilisation de la société civile, en leadership et en planification stratégique, et profitent des opportunités de réseautage par leur interaction avec des donateurs situés à Washington, des organisations internationales et les médias. De retour en Égypte, les stagiaires ont reçu de petites subventions pour implanter des initiatives innovatrices comme la revendication de réformes politiques par Facebook et la messagerie texte. (http://www.freedomhouse.org/template.cf ... program=84, c’est l’auteur qui souligne)
Du 27 février au 13 mars [2010], Freedom House a reçu 11 blogueurs du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord [affiliés à différentes organisations de la société civile] pour une Visite pédagogique des nouveaux médias de pointe à Washington D.C. Cette visite pédagogique a offert aux blogueurs une formation en sécurité numérique, en production de vidéos numériques, en conception de message et en cartographie numérique. Lors de leur passage dans le district de Columbia, les stagiaires ont aussi participé à un breffage du Sénat et ont rencontré des représentants de haut rang d’USAID, du département d’État, du Congrès et des médias internationaux comme Al-Jazeera et le Washington Post. (http://www.freedomhouse.org/template.cf ... 84&item=87, c’est l’auteur qui souligne)
Le groupe comprend environ 70 000 membres et utilise les sites de réseautage pour orchestrer leurs manifestations et informer sur leurs activités.
Les documents publiés par WikiLeaks révèlent que des représentants étasuniens au Caire ont été régulièrement en contact avec l’activiste tout au long de 2008 et 2009, le considérant comme l’une de leurs sources d’information les plus fiables sur les violations des droits de la personne ».
Afin d'apporter leur aide, Google l'ami de "tous" et Twitter ont collaboré pour proposer un service permettant de tweeter des messages vocaux via un téléphone traditionnel: il s'agit de la solution Speak2tweet ,étrangement dû au rachat de la start-up SayNow quelques jours avant.
La France n'est pas en reste non plus dans son combat pour la démocratie qu'elle mène en bon petit soldat.L'association française FDN (French Data Network) qui a mis en place vendredi une connexion Internet accessible depuis les lignes téléphoniques équipées d'un modem RTC par le biais d'une filiale de Orange en Egypte.
Les Frères musulmans ??
En Égypte, les Frères musulmans constituent le segment le plus important de l’opposition au président Moubarak et, selon les reportages, ils dominent le mouvement de protestation.
Alors que la Constitution interdit les partis politiques religieux, les membres des Frères musulmans élus au Parlement égyptien comme « indépendants » forment le plus grand bloc parlementaire.
Cependant, les Frères musulmans ne représentent pas une menace directe pour les intérêts économiques et stratégiques de Washington dans la région. Les agences de renseignement occidentales ont une longue histoire de collaboration avec les Frères musulmans. L’appui de la Grande-Bretagne aux Frères musulmans, instrumentalisés par les services secrets britanniques, remonte à 1940. Selon l’ancien représentant du renseignement William Baer, à partir des années 1950, « [l]a CIA [a acheminé] du soutien aux Frères musulmans en raison de leur admirable capacité à renverser Nasser ». (1954-1970: CIA and the Muslim Brotherhood Ally to Oppose Egyptian President Nasser) Ces liens clandestins avec la CIA ont été maintenus dans l’ère post-Nasser.
Conclusion
La déposition d’Hosni Moubarak figure depuis plusieurs années sur la planche à dessin de la politique étrangère étasunienne.
Le changement de régime sert à assurer la continuité, tout en donnant l’illusion qu’un changement politique significatif a eu lieu.
Le programme de Washington pour l’Égypte a été de « détourner le mouvement de protestation » et de remplacer le président Hosni Moubarak par un nouveau chef d’État, un pantin obéissant. L’objectif de Washington est de soutenir les intérêts des puissances étrangères et de maintenir le programme économique néolibéral ayant servi à appauvrir la population égyptienne.
Du point de vue de Washington, le changement de régime ne nécessite plus l’installation d’un régime militaire autoritaire comme à l’âge d’or de l’impérialisme étasunien. Ce changement peut être implanté en cooptant des partis politiques, incluant la gauche, en finançant des groupes de la société civile, en infiltrant des mouvements protestataires et en manipulant les élections nationales.
En faisant référence au mouvement de protestation en Égypte, le président Obama a déclaré dans une vidéo diffusée sur You Tube le 28 janvier : « Le gouvernement ne devrait pas recourir à la violence. » La question plus fondamentale est : quelle est la source de cette violence? L’Égypte est le plus important bénéficiaire de l’aide militaire des États-Unis après Israël et l’Armée égyptienne est considérée comme le fondement du pouvoir du régime Moubarak :
« Les forces militaires et policières du pays sont armées jusqu’aux dents grâce à plus d’un milliard de dollars d’aide militaire de Washington annuellement […] Lorsque les États-Unis décrivent officiellement l’Égypte comme « un allié important », ils font référence par inadvertance au rôle de Moubarak comme garnison pour les opérations militaires et les tactiques de guerre sale des États-Unis au Moyen-Orient et au-delà.
Des groupes de défense des droits de la personne détiennent des preuves évidentes que d’innombrables « suspects » livrés par les forces étasuniennes dans les divers territoires où ils poursuivent leurs activités (criminelles) sont secrètement largués en Égypte pour des « interrogatoires en profondeur ». Le pays sert de gigantesque Guantanamo du Moyen-Orient, occulté commodément de l’intérêt public étasunien et exempté des subtilités légales concernant les droits de la personne » (Finian Cunningham, Egypt: US-Backed Repression is Insight for American Public, Global Research, 28 janvier 2010).
Les États-Unis ne sont pas un « exemple » de démocratisation pour le Moyen-Orient ni comme elle le prétende finalement pour le reste du monde. La présence militaire étasunienne imposée à l’Égypte et au monde arabe depuis plus de 20 ans, combinée à des réformes de « libre-marché » sont la cause profonde de la violence étatique.
Les États-Unis ont l’intention d’utiliser le mouvement de protestation pour installer un nouveau régime.
Sur l'echelle de la Dictature mondialiste Moubarak n'est qu'un fusible, et presque un enfin de coeur comparé aux ravages que cause la politique US servant des intérêts autres !?.
Compilation et remaniement divers de plusieurs articles entre autres http://www.mondialisation.ca/index.php?context=home
Après les appels au calme adressés aux manifestants en Égypte par le président Obama et sa secrétaire d'État, Hilary Clinton, l'invitation qu'ils ont formulée au président égyptien de procéder à des réformes politiques et sociales « immédiates » et leur sommation de réfréner les forces de l’ordre et de l’armée sonnent faux dans la bouche de ces tenants de l'impérialisme. Les occupants de la Maison Blanche ont pris la parole « pour réclamer des réformes politiques «concrètes» et l'arrêt des violences ». « Je veux appeler très clairement les autorités égyptiennes à s'abstenir d'utiliser la violence contre les manifestants pacifiques», a déclaré le Président Obama, peu de temps après s'être entretenu, le 28 janvier dernier, par téléphone avec le président de l’Égypte.
La tactique est simple il s'agit de jouer la montre tout en maintenant une contestation "pacifiste" pilotée à distance par ceux qui la condamne.
Le président Obama a aussi déclaré que «le peuple égyptien a des droits qui sont universels. Cela inclut le droit de se réunir pacifiquement, le droit à la liberté d'expression et à la possibilité de choisir son propre destin, cela relève des droits de l'homme », a-t-il insisté. Quand on sait que les États-Unis ont fortement appuyé, soutenu et financé le régime répressif de Moubarak au cours des trois dernières décennies et qu'ils ont armé ce pays sans compter en achetant ainsi la fidélité de ce régime, contre la volonté du peuple, on ne peut que mettre en doute fortement la valeur de ces propos.
Le fait de s’ingérer directement dans les affaires intérieures de l’Égypte en dit long sur l’importance stratégique que représente ce pays pour l’impérialisme américain dans cette région du monde. La perte du contrôle politique et économique de ce pays serait pour la Maison Blanche un élément de grande préoccupation pour les divers intérêts qu’ils détiennent dans ce territoire et dans la région ainsi qu’une grande appréhension concernant la sécurité d’Israël.
Pour preuve du symbole de l'ingérence, le soutien financier à l'armée.

L’image des chars d’assaut qui surveillent les centres névralgiques du Caire, entourés par la marée de manifestants, est emblématique. Ce sont des M1A1 Abrams, les terribles tanks états-uniens de dernière génération, qui sont fabriqués en Egypte sur la base d’un accord de coproduction. Ils symbolisent à quel point les Etats-Unis se sont engagés dans la construction des forces armées égyptiennes et l’ampleur de la confiance qu’ils ont accordée au régime de Moubarak. En trente ans, Washington lui a fourni des aides militaires pour une valeur d’environ 60 milliards de dollars, selon les chiffres officiels, à quoi se sont ajoutés d’autres financements secrets.
Actuellement le régime de Moubarak reçoit des USA environ 2 milliards de dollars annuels, se plaçant ainsi parmi les principaux bénéficiaires après qui ? ...... Israël.
De façon significative, dans les commandements établis par le Pentagone à l’échelle mondiale, l’Egypte de Moubarak n’entre pas dans le Commandement Africa mais a été détaché du continent pour être annexé au Commandement Central (CentCom). L’Egypte, explique le CentCom, « joue un rôle clé dans l’exercice d’une influence stabilisatrice au Moyen-Orient », en particulier pour « faire face à l’instabilité croissante de Gaza ». Le CentCom continue donc à opérer en contact étroit avec les forces égyptiennes pour « bloquer et controler les envois illicites d’armes aux extrémistes à Gaza. Le gouvernement égyptien, de fait, doit « faire face à une menace extrémiste interne ». L’aide extérieure états-unienne est donc « fondamentale pour renforcer le gouvernement égyptien ».
On peut maintenant de façon plus claire penser que la guerre en Irak a entre autre été montée pour se placer géographiquement de manière stratégique pour couper le lien entre l'Iran et la Palestine.
Moubarak dans les cordes, Obama manie.
Paradoxalement ceux qui tirent les ficelles appuient la dissidence contre leurs propres pantins?
Cela s’appelle « exploitation politique » ou « dissidence fabriquée ». Appuyer les dictateurs ainsi que leurs opposants comme moyen de contrôler l’opposition politique, avec un double langage politique : bavarder avec des « dictateurs » officiel et secret et socialiser avec des « dissidents » officieux et médiatique.

Hilary Clinton reçoit les activistes égyptiens promouvant la liberté et la démocratie » avant des réunions avec le département d’État à Washington, DC, le 28 mai 2009.
En mai 2009, Hillary Clinton (voir la photo plus haut) a rencontré une délégation de dissidents égyptiens, parmi lesquels plusieurs avaient rencontré Condoleezza Rice un an auparavant. Ces rencontres de haut niveau se sont tenues une semaine avant la visite d’Obama en Égypte :
La secrétaire d’État Hillary Clinton a encensé le travail d’un groupe d’activistes égyptiens de la société civile qu’elle a rencontré aujourd’hui et a déclaré qu’il était dans l’intérêt de l’Égypte de cheminer vers la démocratie et de manifester davantage de respect pour les droits de la personne.
À Washington, les seize activistes ont rencontré Mme Clinton et le secrétaire d’État adjoint par intérim responsable des affaires au Proche-Orient Jeffrey Feltman, au terme d’un stage de deux mois organisée par le programme New Generation de FH.
Les stagiaires ont exprimé des préoccupations à propos de leur perception que les États-Unis se distancient de la société civile égyptienne et ont appelé le président Obama à rencontrer de jeunes activistes de la société civile indépendants lors de sa visite au Caire la semaine prochaine. Ils ont également vivement conseillé à l’administration Obama de continuer à fournir un soutien politique et financier à la société civile égyptienne et d’aider à ouvrir la voie aux organisations non gouvernementales dans l’espace très limité par la loi d’urgence égyptienne en vigueur depuis longtemps.
Ils ont par ailleurs déclaré à Mme Clinton qu’un engouement pour les droits de la personne était déjà en train de prendre naissance en Égypte et que l’appui des États-Unis constituait en ce moment un besoin urgent. Les activistes ont insisté sur le fait que la société civile représente en Égypte une « troisième voie » modérée et pacifique, une alternative aux éléments autoritaires au sein du gouvernement et à ceux qui soutiennent un gouvernement théocratique. (Freedom House, mai 2009)
Au cours de leur programme, les stagiaires ont passé une semaine à Washington. Ils ont été formés pour défendre des intérêts et ont pu observer la façon dont la démocratie étasunienne fonctionne. Après leur formation, ils ont été associés à des organisations de la société civile à travers le pays, où ils ont partagé leurs expériences avec leurs homologues étasuniens. Les activistes concluront leur programme […] par des rencontres avec des représentants du gouvernement des États-Unis, des membres du Congrès, des médias et des cercles de réflexion. (Freedom House, mai 2009, c’est l’auteur qui souligne)
Ces groupes d’opposition de la société civile, lesquels jouent actuellement un rôle important dans le mouvement de protestation, sont soutenus et financés par les États-Unis. Ils servent continuellement les intérêts étasuniens.
L’invitation de dissidents égyptiens au département d’État et au Congrès étasunien est également censée inculquer une impression d’allégeance aux valeurs démocratiques étasuniennes et d’engagement envers elles. Les États-Unis sont présentés comme un modèle de liberté et de justice, et Obama est considéré comme un « exemple ».
Ces actions de FH (Freedom House) pour le compte des administrations Bush et Obama garantissent que l’opposition dans la société civile, financée par les États-Unis, ne dirigera pas ses énergies contre celui qui tire les ficelles du régime de Moubarak, à savoir, le gouvernement étasunien.
Ces organisations civiles financées par les États-Unis agissent à titre de « cheval de Troie », lequel s’intègre au mouvement protestataire. Elles protègent les intérêts des tireurs de ficelles et constituent une garantie que les manifestations populaires n’aborderont pas la question de l’interférence étrangère dans les affaires des États souverains.

Les blogueurs de Facebook et Twitter soutenus et financés par Washington
FH a été pour sa part impliqué dans la promotion et la formation de blogs sur Facebook et Twitter au Moyen-Orient et en Afrique du Nord :
Les stagiaires de Freedom House ont acquis des compétences dans la mobilisation de la société civile, en leadership et en planification stratégique, et profitent des opportunités de réseautage par leur interaction avec des donateurs situés à Washington, des organisations internationales et les médias. De retour en Égypte, les stagiaires ont reçu de petites subventions pour implanter des initiatives innovatrices comme la revendication de réformes politiques par Facebook et la messagerie texte. (http://www.freedomhouse.org/template.cf ... program=84, c’est l’auteur qui souligne)
Du 27 février au 13 mars [2010], Freedom House a reçu 11 blogueurs du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord [affiliés à différentes organisations de la société civile] pour une Visite pédagogique des nouveaux médias de pointe à Washington D.C. Cette visite pédagogique a offert aux blogueurs une formation en sécurité numérique, en production de vidéos numériques, en conception de message et en cartographie numérique. Lors de leur passage dans le district de Columbia, les stagiaires ont aussi participé à un breffage du Sénat et ont rencontré des représentants de haut rang d’USAID, du département d’État, du Congrès et des médias internationaux comme Al-Jazeera et le Washington Post. (http://www.freedomhouse.org/template.cf ... 84&item=87, c’est l’auteur qui souligne)
Le groupe comprend environ 70 000 membres et utilise les sites de réseautage pour orchestrer leurs manifestations et informer sur leurs activités.
Les documents publiés par WikiLeaks révèlent que des représentants étasuniens au Caire ont été régulièrement en contact avec l’activiste tout au long de 2008 et 2009, le considérant comme l’une de leurs sources d’information les plus fiables sur les violations des droits de la personne ».
Afin d'apporter leur aide, Google l'ami de "tous" et Twitter ont collaboré pour proposer un service permettant de tweeter des messages vocaux via un téléphone traditionnel: il s'agit de la solution Speak2tweet ,étrangement dû au rachat de la start-up SayNow quelques jours avant.
La France n'est pas en reste non plus dans son combat pour la démocratie qu'elle mène en bon petit soldat.L'association française FDN (French Data Network) qui a mis en place vendredi une connexion Internet accessible depuis les lignes téléphoniques équipées d'un modem RTC par le biais d'une filiale de Orange en Egypte.
Les Frères musulmans ??
En Égypte, les Frères musulmans constituent le segment le plus important de l’opposition au président Moubarak et, selon les reportages, ils dominent le mouvement de protestation.
Alors que la Constitution interdit les partis politiques religieux, les membres des Frères musulmans élus au Parlement égyptien comme « indépendants » forment le plus grand bloc parlementaire.
Cependant, les Frères musulmans ne représentent pas une menace directe pour les intérêts économiques et stratégiques de Washington dans la région. Les agences de renseignement occidentales ont une longue histoire de collaboration avec les Frères musulmans. L’appui de la Grande-Bretagne aux Frères musulmans, instrumentalisés par les services secrets britanniques, remonte à 1940. Selon l’ancien représentant du renseignement William Baer, à partir des années 1950, « [l]a CIA [a acheminé] du soutien aux Frères musulmans en raison de leur admirable capacité à renverser Nasser ». (1954-1970: CIA and the Muslim Brotherhood Ally to Oppose Egyptian President Nasser) Ces liens clandestins avec la CIA ont été maintenus dans l’ère post-Nasser.
Conclusion
La déposition d’Hosni Moubarak figure depuis plusieurs années sur la planche à dessin de la politique étrangère étasunienne.
Le changement de régime sert à assurer la continuité, tout en donnant l’illusion qu’un changement politique significatif a eu lieu.
Le programme de Washington pour l’Égypte a été de « détourner le mouvement de protestation » et de remplacer le président Hosni Moubarak par un nouveau chef d’État, un pantin obéissant. L’objectif de Washington est de soutenir les intérêts des puissances étrangères et de maintenir le programme économique néolibéral ayant servi à appauvrir la population égyptienne.
Du point de vue de Washington, le changement de régime ne nécessite plus l’installation d’un régime militaire autoritaire comme à l’âge d’or de l’impérialisme étasunien. Ce changement peut être implanté en cooptant des partis politiques, incluant la gauche, en finançant des groupes de la société civile, en infiltrant des mouvements protestataires et en manipulant les élections nationales.
En faisant référence au mouvement de protestation en Égypte, le président Obama a déclaré dans une vidéo diffusée sur You Tube le 28 janvier : « Le gouvernement ne devrait pas recourir à la violence. » La question plus fondamentale est : quelle est la source de cette violence? L’Égypte est le plus important bénéficiaire de l’aide militaire des États-Unis après Israël et l’Armée égyptienne est considérée comme le fondement du pouvoir du régime Moubarak :
« Les forces militaires et policières du pays sont armées jusqu’aux dents grâce à plus d’un milliard de dollars d’aide militaire de Washington annuellement […] Lorsque les États-Unis décrivent officiellement l’Égypte comme « un allié important », ils font référence par inadvertance au rôle de Moubarak comme garnison pour les opérations militaires et les tactiques de guerre sale des États-Unis au Moyen-Orient et au-delà.
Des groupes de défense des droits de la personne détiennent des preuves évidentes que d’innombrables « suspects » livrés par les forces étasuniennes dans les divers territoires où ils poursuivent leurs activités (criminelles) sont secrètement largués en Égypte pour des « interrogatoires en profondeur ». Le pays sert de gigantesque Guantanamo du Moyen-Orient, occulté commodément de l’intérêt public étasunien et exempté des subtilités légales concernant les droits de la personne » (Finian Cunningham, Egypt: US-Backed Repression is Insight for American Public, Global Research, 28 janvier 2010).
Les États-Unis ne sont pas un « exemple » de démocratisation pour le Moyen-Orient ni comme elle le prétende finalement pour le reste du monde. La présence militaire étasunienne imposée à l’Égypte et au monde arabe depuis plus de 20 ans, combinée à des réformes de « libre-marché » sont la cause profonde de la violence étatique.
Les États-Unis ont l’intention d’utiliser le mouvement de protestation pour installer un nouveau régime.
Sur l'echelle de la Dictature mondialiste Moubarak n'est qu'un fusible, et presque un enfin de coeur comparé aux ravages que cause la politique US servant des intérêts autres !?.
Compilation et remaniement divers de plusieurs articles entre autres http://www.mondialisation.ca/index.php?context=home
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

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Re: Washington face à la colère du peuple tunisien
Voilà bien ici une clef très importante pour comprendre les enjeux et les manoeuvres de la géopolitique mondiale qui se joue de nous.
J'espère que Thierry Meyssan n'aura pas à payer le prix fort pour nous révéler cette clef de décodage qui nous dépeint avec précision la face hideuse du super prédateur.
« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
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