La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

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La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 15/09/2008 - 10:58

Certains de ses détracteurs vont jusqu'à la rendre responsable des épidémies. Nous ne sommes pas de ceux qui attribuent à la Commission Trilatérale les invasions de sauterelles ou de criquets. Le sujet mérite plus de sérieux ... La Commission Trilatérale est, en effet, la « société de pensée » la plus huppée de la terre, en raison de ses animateurs prestigieux et des capitaux dont elle peut disposer. Son action est indéniable ; ses idées souvent reprises. Elle n'a pas eu cependant tout le pouvoir dont elle a rêvé. Loin de là.
Depuis un peu plus de quinze ans, elle ne cesse de faire peur. Il y a des raisons. Il y a même toutes les raisons. Les unes tiennent à l'apparence. Ce nom d' abord, qui évoque à lui seul la sorcellerie du Triangle. De plus ce n'est pas une société secrète. Son annuaire est public. Des sommets à intervalles réguliers de par le monde réunissent le gotha des affaires, les célébrités politiques. La presse y est conviée. Que voilà des gens puissants, s'ils n'ont pas besoin de se cacher. Mais surtout, il y a le poids de la Trilatérale. Le poids en milliards. Quelque 60 % de la richesse du monde (« et même plus de 60 % », dit gaiement son président pour l'Europe le Français Georges Berthoin), appréciation facile à établir si l'on ajoute ce que représentent les conseils d'administration des banques et des industries dont les présidents ou les dirigeants principaux constituent celte internationale.
On pourrait imaginer que la Trilatérale a dirigé toutes les évolutions récentes de la politique mondiale.
Détente Est-Ouest ; désarmement, dénucléarisation de l'Europe, coopération commerciale des deux blocs ; réduction du déficit américain ; transfert au tiers-monde d'une partie de l'argent consacré par l'Occident capitaliste aux dépenses d'armement.
Hâtivement, on retrouverait dans toutes ces tendances actuelles les applications de la doctrine des trilatéralistes. Et parmi les hommes politiques qui ont conduit à ces décisions, Reagan, Gorbatchev, le pape Jean-Paul II ont tous été approchés à telle ou telle occasion par le lobby de la Trilatérale. Mais voilà ... S'il est loisible d'écrire avec tous ces éléments un beau roman de l'argent-roi, la vérité est moins glorieuse. La fortune peut tout ou presque. Du moins dans le rayon d'action qui est le sien. Si elle défit d'un coup les peuples, les passions, les croyances, l'histoire peut lui jouer des tours pendables. La société qui réunit toutes les puissances d'argent de la planète n'est pas nécessairement l'association la plus puissante qui soit. Tout dépend des buts qu'elle se donne. Qui trop embrasse mal étreint.
Quel est le but officiel de la Trilatérale ? Elle a été fondée en juillet 1973 par le président de la Chase Manhattan Bank et par un disciple de Jean Monnet qui collabora avec lui au Comité d'action pour les Etats-Unis d'Europe.
Objectif déclaré : « Harmoniser les relations politiques. économiques, sociales et culturelles entre les trois régions à économie de marché que sont l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord et le Japon ».
D'où ce nom de Trilatérale. Ses directeurs aujourd'hui sont David Rockfeller pour l'Amérique, lsomu Yamashita (patron de Mitsui) pour le Japon et Georges Berthoin (ancien ambassadeur à Londres de la CEE pour le mouvement européen ).
Ces trois personnalités dominent un annuaire époustouflant Quelques noms : Giovanni Agnelli (président de Fiat), Zbigniew Brezinski (ancien directeur du Conseil national de sécurité de Jimmy Carter), George Bush (en congé de la Commission en raison de ses fonctions actuelles selon le règlement interne), Henry A. Kissinger ; Raymond Barre, Simone Veil, sont des affidés.
« Supprimer la guerre »
La doctrine a été élaborée par Zbigniew Brezinski. Polonais de Varsovie né en 1929, époux d'Emily Benès, fille du président tchécoslovaque déposé par Hitler en 1938 et qui revint au gouvernement de 1945 à 1948. M. Brezinski a une idée centrale : l'unification des régimes politiques par la technologie et l'électronique, et la mise en place de blocs organisés, pacifiquement reliés entre eux par ces moyens. Tel est l'objet de son ouvrage : La révolution technologique. Une nouvelle classe de spécialistes doit se substituer par des institutions supranationales aux particularismes des Etats-Nations.
Résumons cette philosophie : supprimer la guerre grâce à un consensus économique. On a souvent reproché à Brezinski son pro-communisme. Il est vrai qu'il croit au « progrès » constitué par la Révolution russe et aux objectifs humanistes du communisme. Mais surtout il voit dans le communisme l'existence d'un empire qui simplifie le monde : mieux vaut s'adresser à un bloc qu'à un grand nombre d'interlocuteurs soumis à leurs égoïsmes nationaux.
La Trilatérale revendique la filiation de tous les grands mondialistes depuis la fin du siècle dernier : Cecil Rhodes (1853-1902) fondateur de la Pilgrim's Society, société de pensée regroupant dès 1903 les grandes familles protestantes de l'Est américain et un certain nombre de juifs. A l'actif, si l'on peut dire, de cette société, le projet d'un parlement mondial d'où sortira tout droit la Société des Nations après la guerre de 14, et un plan global de décolonisation. Armand Hammer comptait parmi les fervents disciples de la Pilgrim's. C'était un ami de Lénine, Khrouchtchev, Brejnev. Il poussa Henry Ford dès 1920 à vendre massivement des tracteurs et des camions à l'Union soviétique. John D. Rockfeller, fondateur de la Standard Oil, créa en 1920 une filiale de la Pilgrim's : le Council on Foreign Relations (CFR), plaque tournante de toute la politique extérieure officielle des Etats-Unis (1 400 membres aujourd'hui). Vers 1954, le CFR prend contact avec une société baptisée Bilderberg Group (ainsi appelée du nom de la ville des Pays-Bas où eut lieu sa première réunion). Un groupe implanté en Europe par Joseph Rettinger, personnalité énigmatique que Jean Monnet conserve toujours auprès de lui après la guerre, (Raymond Barre a participé à des travaux du Bildelberg Group). Mais parmi tous les inspirateurs de la Trilatérale, Jean Monnet tient évidemment une place déterminante, Jean Monnet le père de la CEE.
La nouveauté apportée par la Trilatérale tient à la présence du Japon. Mitsubishi, Toyota, la plupart des grandes firmes japonaises y sont présentes. La Commission Trilatérale compte 320 membres cooptés (105 Européens, 75 Japonais, 140 Américains). Michel Albert, président des AGF, Jean-Claude Casanova, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris et proche de Raymond Barre qu'il suivit à Matignon ; Alain Gomez, PDG de Thomson ; Jean Deflassieux, président du Crédit Lyonnais ; Didier Pineau Valenciennes, président de Schneider, sont entre autres membres de la section française dont le président est Paul Delouvrier, ancien président d'EDF. Les bureaux de la Trilatérale à Paris eurent d'ailleurs leur siège dans les locaux d'EDF pendant fort longtemps.
L'abandon du shah
La Commission Trilatérale est beaucoup plus connue aux Etats-Unis qu'en France. La politique américaine, de fait, se maria mieux avec elle que la politique française. Barre fut l'homme qu'elle propulsa d'une charge de Commissaire européen à la fonction de ministre du Commerce Extérieur en 76, puis à Matignon, sans pourtant pouvoir aller plus loin, jusqu'ici du moins, avec lui. L'ancien planteur de cacahuètes, Jimmy Carter, dut à ses amis Brezinski et Rockfeller une accession sans heurt à la Maison Blanche. Il truffa rapidement son administration de collègues trilatéralistes. L'un d'entre eux, Walter Mondale, fut le rival malheureux de Ronald Reagan en 1984.
Il serait très aisé d'identifier dans les décisions les plus spectaculaires de l'administration Carter la marque de la Commission.
Toutefois, il est évident que la Trilatérale n'a pas toujours su aller dans le sens de l'histoire. Si on peut lui imputer le retrait des intérêts occidentaux à Taïwan, la conclusion des accords SALT, l'abandon du shah d'Iran, une lutte frénétique contre les régimes «racistes», les sanctions économiques portées contre l'Afrique du Sud par les pays occidentaux, la suprématie noire remplaçant celle des Blancs en Rhodésie, on doit également mesurer combien les grandes évolutions du monde actuel échappent, malgré les apparences, à sa philosophie.
Le président Reagan a été le principal adversaire de la Trilatérale, notamment pendant sa campagne électorale de 1981. Mais après la panne du désarmement qui a suivi les accords SALT, le projet de défense spatiale IDS de Reagan a plus fait pour amener les Soviétiques à la table des négociations que les palabres antérieurs concernant le désarmement.
La doctrine démentie
Brezinski estimait «positive» l'existence du mur de Berlin. « Encourager les pays de l'Est à se détacher de l'URSS ne servirait pas la cause de la paix », disait-il. L'existence du mur permettait celle de ces blocs simplificateurs qui rendaient plus facile l'unification technotronique du monde ...
Voilà que ces nationalités «chauvines», honnies dans toute la littérature trilatéraliste, renaissent en Europe centrale et en URSS. Raymond Barre comme tous les autres membres de la Commission défendent l'œuvre de Jean Monnet, la CEE, au moment où la réunification de l'Allemagne et l'ouverture du rideau de fer vont transformer toute la carte européenne et permettre des accords de pays à pays où l' Allemagne naturellement dominera.
Les passions flambent : intégrisme musulman, chipotage de frontières, nationalisme. Qu'a-t-il donc manqué à la Commission Trilatérale pour ne pas prévoir ces démentis à sa doctrine ? Ni l'argent, ni l'intelligence. Simplement, elle a possédé l'une et l'autre à un si haut degré qu'elle a fini par croire que le monde marchait de façon purement rationnelle et abstraite et elle se trouve aujourd'hui dans un curieux face à face avec les peuples, les croyances et les réalités qu'elle a cru dominer.
Charles Lam Le Choc du Mois mai 1990
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En 1989, la Trilatérale qui a soutenu la perestroïka est reçue par Mikhail Gorbatchev. L'amérique est représentée par David Rockefeller et Henry Kissinger, la France par Valéry Giscard d'Estaing et Georges Berthoin, le Japon par Yasuhiro Nakasone, alors Premier ministre.
« Tout l'objectif des trilatéralistes est de stabiliser la situation dans un sens conforme à l'esprit de Yalta. »
(Raymond Abellio, in Krisis, N°4)
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 05/10/2008 - 18:20

Session 2008 de la Trilatérale : 200 messieurs-dames "sans importance "
La réunion annuelle de la Commission Trilatérale s'est barricadée du 25 au 28 avril à l'hôtel Carlton-Ritz de Washington. Néanmoins, une fois encore, Jim Tucker, l'infatigable lanceur d'alerte antimondialiste de l'American Free Press, a su en éventer les secrets bien gardés. Quelque deux cents personnalités parmi les plus influentes du temps entouraient David Rockefeller. L'humeur était au beau fixe, la farce présidentielle américaine se déroulant impeccablement. La machine Républicaine ne tourne-t-elle pas à plein régime afin d'interdire l'accès à la Convention de septembre à Ron Paul, l'empêcheur de magouiller en rond ? Les autres en effet sont bien tenus en main :
Hillary Clinton, Barack Obama - par le truchement de son mentor Zbignew Brzezinski, maître des cérémonies car Henry Kissinger, souffrant, s'était fait porter pâle - et John McCain qui depuis 1996 appartient à la famille.
Ainsi rien ne s'oppose au libre-échange et à la destruction programmée de la nation américaine. Quel que soit le futur hôte de la Maison-Blanche, le processus sera poursuivi, en dépit du battage médiatique tendant à présenter les deux Démocrates comme des protectionnistes forcenés. Clinton n'a cessé de démontrer comment, dans le dos de son propre électorat laborieux ou chômeur, elle pouvait « sans en rien changer » faire voter le NAFTA ou North American Free Trade Agreement.
DÉSINTÉGRER L'AMÉRIQUE
Obama, comme il le fait depuis des mois sur tous les sujets, a prononcé de violents réquisitoires contre la suppression des barrières douanières. Dommage pour lui qu'il y ait eu des fuites malencontreuses lorsque son principal conseiller économique Austin Goolsbee, voulant rattraper l'affaire auprès de diplomates canadiens, leur assura qu'il s'agissait seulement « de rhétorique de campagne » et que, élu, son patron, lui non plus, ne toucherait pas à une virgule du NAFTA.
Dès le 25 avril l'intitulé du premier atelier donna le ton : « La Politique étrangère et intérieure US : ébauches générales pour la nouvelle Administration ». Placé sous la direction de David Gergen, vieil habitué de la Trilatérale et éditorialiste irréprochable de l'US News and World Report - qui n'en souffla mot d'ailleurs -, il vit l'intervention des anciens secrétaires d'Etat Strobe Talbot, Kenneth Duberstein et Joseph Nye. Tous réclamant du futur président à la fois une forte augmentation de l'aide américaine au Tiers Monde et une ouverture massive de l'Amérique à l'immigration. Position que vint soutenir le néo-conservateur et Bilderberger Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale.
Sujet central, sans doute puisqu'un "sous groupe" fut consacré uniquement « aux migrations et au développement ». Ce qui offrit à Peter Sutherland l'occasion d'une intervention très remarquée. Cet homme d'affaires irlandais, ancien directeur général du GATT (qui précéda l'OMC) et Commissaire européen sous Jacques Delors, est actuellement, entre autres, président de British Petroleum et de Goldman Sachs. En même temps qu'il occupe la présidence de la Trilatérale et du Bilderberg et la vice-présidence de la Table Ronde Européenne des Industriels ! Mais c'est au titre d'envoyé spécial des Nations Unies sur « les migrations et le développement » qu'il a invité les Etats-Unis à ouvrir complètement leurs frontières à l'invasion. Injonction à laquelle les trois candidats désignés ne peuvent manquer d'être sensibles puisqu'ils en ont fait un des points forts de leur plateforme présidentielle.
De bout en bout les Etats-Unis furent la cible des différents ateliers. Accusés sur le changement climatique, l'eau et la santé, outre d'être les principaux pollueurs, de ne pas suffisamment financer. Les attaques les plus virulentes émanèrent de Sylvia Matthews Burwell, présidente de Global Development Program, le bras armé de la Fondation Bill Gates.
L'IRAN EN LIGNE DE MIRE
Deux autres débats méritèrent une attention particulière. A la tête du premier, Robert Blackwill, chargé entre 2002 et 2003 de la liaison entre Paul Bremer à Bagdad et Condolezza Rice. Ancien ambassadeur en Inde et spécialiste du Pakistan, discret et efficace, il aura été au cours des vingt dernières années un des principaux agents d'influence de Washington. Ce qui le désignait pour superviser un débat ayant pour thème « Attaquer l'Iran et construire la paix dans la région du Golfe Persique ». Y participèrent Ray Takeyh, membre influent du Council of Foreign Relations, d'origine iranienne, Volker Perthes, directeur de l'Institut allemand pour les Affaires internationales et la Sécurité et un ancien vice-ministre des Affaires étrangères japonais, Hitoshi Tanaka. Sujet suffisamment important pour que, lors du dîner du samedi soir, John Negroponte, éminence grise neo-conservative de George Bush, y revienne dans un exposé sur les « perspectives de la politique étrangère US » justifiant les guerres d'Irak et d'Afghanistan et n'écartant pas l'éventualité d'une invasion de l'Iran.
Le second débat traita de la crise financière internationale et fut l'occasion d'une nouvelle attaque contre les Etats-Unis accusés de ne pas "intervenir" suffisamment pour aider les institutions financières multinationales. Il fut animé par quatre de ces personnes « sans importance » évoquées ci-dessous par Patrick Devedjian. Le sous-secrétaire d'Etat aux Finances, Robert Kimmit, ancien de la Banque Mondiale et de Lehman Bros et membre du CFR. Marty Feldstein, considéré comme un des dix économistes mondiaux majeurs - George Bush hésita entre lui et Bernanke pour succéder à Greenspan à la tête de la Réserve Fédérale (FED). David Rubenstein, co-fondateur du Carlyle Group, classé par Forbes 165e Américain le plus riche, avec 2,5 milliards de $. Et Sir Andrew Crockett, président de JP Morgan-Chase International, qui appartint au FMI, dirigea la Banque d'Angleterre, la Banque des Règlements Internationaux, et fut membre du «Club des Trente» où se retrouvent régulièrement les trente financiers les plus importants de la planète.
GUIGOU EN VEDETTE
Epouse d'un ancien conseiller de Michel Rocard, président de l'Institut de Prospective du Monde Méditerranéen (IPEMed), très impliqué dans le projet d'Union Méditerranéenne de Sarkozy, Elisabeth Guigou intervint personnellement en compagnie du Coréen Han Sung-Joo, qui fut ministre des Affaires Etrangères et envoyé spécial de l'ONU à Chypre et au Ruanda. Sur un thème bien en phase avec cette session de la Trilatérale : « Points de vue européen et asiatique sur la politique étrangère US et la sécurité ». La présence ici de cette responsable socialiste ne saurait surprendre et on rappellera qu'ils sont des dizaines Rocard, Delors, Lamy, Strauss-Kahn, Fabius, elle-même - à participer depuis des années aux travaux du Bilderberg. Elisabeth Guigou appartient au conseil d'administration de « Notre Europe », cercle de pensée créé par Jacques Delors, entouré de Tommaso Padoa-Schioppa, qui, membre aussi du « Club des Trente », appartint au directoire de la Banque Centrale Européenne, et de Pascal Lamy, directeur général de l'OMC. Elle y côtoie Joachim Bitterlich, ancien ministre de Kohl, vice-président de Veolia, Jean-Louis Bourlanges, membre de la Commission parlementaire européenne sur le commerce international, Laurent Cohen-Tanoudji, partisan actif de l'entrée de la Turquie dans l'Europe et adversaire des référendums nationaux, l'ancien ministre communiste Charles ("Chilek") Fiterman, l'ancien patron du Quai d'Orsay Jean-François Poncet, etc. dans un « réservoir de réflexion » (think tank) qui, au-delà du charabia convenu sur le « développement durable et solidaire », sur « l'ouverture des échanges et la réduction des inégalités sociales », sur « la défense de l'environnement et la réduction des graves disparités entre régions du monde », sur « la diversité et l'humanisme européens », est entièrement tourné vers une vision mondialisée et totalitaire de la planète.
Cette complicité croisée entre le socialisme internationaliste et l'expression la plus violente du capitalisme prédateur méritait certainement d'être signalée.
Jim REEVES. Rivarol du 30 mai 2008

QUELQUES FRANÇAIS BIEN DISCRETS
Liste non exhaustive de participants français à une ou plusieurs sessions de la Trilatérale : Alphandéry, Bayrou, Beytout, Bon, Bourlanges, Casanova, Cotta, de Carmoy, de Castries, de Montbrial, Collomb, David-Weill, Devedjian, Fabius, Imbert, Joly, Julliard, Kessler, Lauvergeon, Lellouche, Levy-Lang, Martinet, Moïsi, Thierry, Vauzelle, Veil (Simone). On y ajoutera donc pour 2008, Elisabeth Guigou et Patricia Barbizet, PDG du groupe Artémis, classée par le magazine Fortune comme la 4e femme d'affaires la plus puissante d'Europe.

"BILDER QUOI ?"
La pression d'Internet est devenue telle que la micro-oligarchie dont la puissance planétaire ne cesse de se renforcer a de plus en plus de difficulté à occulter son emprise. Aussi, grâce à sa maîtrise du Media enchaîné, fait-elle donner ses armées de clowns dressés.
Lors d'une émission de France 5 « C dans l'Air », questionnés sur le Bilderberg, Yves Calvi et Jean François Kahn se livrèrent à un étonnant numéro de pitres chafouins : « Jamais entendu parler. Comment dites-vous ? Bilder quoi ? » C'est sans doute, ricane Calvi « une invention d'un téléspectateur qui a de l'humour ».
Devedjian, qui participa aussi bien à la Trilatérale qu'au Bilderberg, sut habilement étaler devant Karl Zéro toute sa virtuosité de tartuffe. Ne pouvant, comme les deux autres, prétendre ignorer ces organisations, il en fait des lieux de rencontre anodins, jaloux de préserver, dans la discrétion, la liberté d'expression des participants. On échange, explique-t-il sur un ton suave, de sympathiques et "contradictoires" visions du monde entre gens « qui ne dirigent rien du tout » et « se réunissent pour parler, s'interroger ». A quoi cela sert-il ? « A rien ! », répond, impavide, Devedjian. « Ça sert à chacun à se forger son opinion. Voilà. C'est absolument tout ».
Et ce sont de tels médiateurs, justement, qui ont en charge d'assurer, face à la démocratie totalitaire en pleine expansion, la défense d'une pensée diversifiée et le respect des opinions libres. Le reste, bien entendu, ne saurait être que théorie du complot et foutaises.
Rivarol du 30 mai 2008
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Eniotnar » 02/11/2008 - 17:05

Excellent, Pat !
Je pensais justement à la Trilatérale ce matin.

Vous avez dit Gouvernement mondial ?
Mais, mon cher, il est en route depuis la fin du 18ème siècle !!!

Quand je pense qu'il en existe encore pour croire que la Démocratie existe, pppfffttt ... :roll: :roll:
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar supergaulois » 02/12/2008 - 22:05

Eniotnar a écrit :Excellent, Pat !
Je pensais justement à la Trilatérale ce matin.

Vous avez dit Gouvernement mondial ?
Mais, mon cher, il est en route depuis la fin du 18ème siècle !!!

Quand je pense qu'il en existe encore pour croire que la Démocratie existe, pppfffttt ... :roll: :roll:


quant tu es politiquement incorrect, dans ce monde tu es jugé comme quelqu'un de dangereux, dire que la démocratie est une utopie en France c'est faire preuve de lucidité et ça prouve qu'on est pas manipulé

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Eniotnar » 04/12/2008 - 22:35

supergaulois a écrit :
Eniotnar a écrit :Excellent, Pat !
Je pensais justement à la Trilatérale ce matin.

Vous avez dit Gouvernement mondial ?
Mais, mon cher, il est en route depuis la fin du XVIIIe siècle !!!

Quand je pense qu'il en existe encore pour croire que la Démocratie existe, pppfffttt ... :roll: :roll:


quant tu es politiquement incorrect, dans ce monde tu es jugé comme quelqu'un de dangereux


Alors, SOIS DANGEREUX mon pote, mais RESTE un homme LIBRE !
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Candide » 05/12/2008 - 7:43

Ils sont pathétiques tous ces braves gens. Ils se croient les maitres du monde et il partiront, comme tous, dans une ultime flatulence quand ils seront approchés par la Grande Faucheuse.
Il y a pourtant bien des possibilités très simples de rendre sa vie utile aux autres, mais ça n'a pas l'air d'être leur préoccupation première.

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 11/02/2009 - 15:56

Qui dirige le monde et pourquoi il est urgent que vous sachiez, une critique de La vraie histoire du groupe Bilderberg, de Daniel Estulin
Il est difficile de rééduquer les gens élevés dans le nationalisme à l’idée de renoncer à une part de leur souveraineté contre un organisme supranational. — Prince Bernhard, fondateur du groupe Bilderberg.

Comme question de pure forme, quelqu’un peut-il m’expliquer s’il vous plaît comment ce fait-il que des libéraux progressistes comme John Edwards et Hillary Clinton, de même que des âmes charitables humanitaires avec de multiples projets sociaux en cours comme les Rockefeller et chaque Maison Royale d’Europe, peuvent-ils assister continuellement aux réunions des Bilderberg sachant apparemment que l’objectif final de cet infâme groupe de voyous est un empire fasciste mondial ? — Daniel Estulin (p.318).

Daniel Estulin est un reporter établi à Madrid et un journaliste d’investigation qui a entrepris en dépit d’intimidations et de dangers la tâche de faire des recherches sur le groupe Bildeberg, et qui propose ses conclusions dans le livre La vraie histoire du groupe Bilderberg, récemment publié par Trine Day. Tout aussi intriguant que ses récits poignants sur le fait qu’il a été suivi et presque tué en quelques occasions pendant qu’il travaillait à son livre, est la manière dont il établit des liens entre le groupe Bilderberg, les événements mondiaux, les politiciens éminents et les magnats des affaires, et les deux autres monstres secrets des élitistes régnants, le Conseil sur les Relations Étrangères (CFR) et la Commission Trilatérale (CT). Ce projet qui dure depuis quinze ans a été motivé par la curiosité d’Estulin sur la façon dont les grands médias ne couvrent jamais de manière détaillée les réunions du groupe Bilderberg, qui regroupe une richesse plus grande que celle de tous les citoyens US réunis.

Le livre d’Estulin fait comprendre que le groupe, avec le CFR et la CT sont devenu un gouvernement de l’ombre dont la première priorité est de faire disparaître la souveraineté de tous les États nations et de les supplanter par le contrôle corporatiste mondial de leurs économies sous surveillance « d’un État policier électronique mondial. » (xv)

L’auteur souligne que tous les membres du groupe ne sont pas de « mauvaises » gens, et il sous-entend que l’appartenance est structurée un peu comme les cercles concentriques d’un plan de cible avec le noyau intérieur et divers niveaux de relations entre ce noyau et les membres des cercles externes. Presque chaque acteur célèbre de la politique et des finances dans le monde est membre d’un des trois organismes mentionnés ci-dessus, et leurs affiliations politiques s’étendent de libéral à conservateur, par exemple, George W. Bush, George Soros, Gerald Ford, George McGovern, Jimmy Carter. De ce club privé, Estulin déclare :

« Ce monde parallèle reste invisibles dans les luttes quotidiennes de la majeure partie de l’humanité, mais, croyez-moi, il sont là : un cloaque de duplicité, de mensonges, de propos ambigus, d’insinuations, de chantage et de corruption. C’est un monde surréaliste d’agents doubles et triples, aux fidélités changeantes, d’assassins psychotiques professionnels, d’agents d’opérations noires endoctrinés, de soldats de fortune et de mercenaires, dont la première source de revenus sont les plus sales et les plus ignobles missions subversives dirigées par le gouvernement qui peuvent ne jamais être exposées. (15) »

Selon Estulin, ce monde est si pervers et malveillant qu’« il a laissé une marque indélébile sur mon âme ». (16) Comment non ? Parce que le groupe Bilderberg et ses deux autres triplés, le CFR et la CT, ont commencé à piller la planète entière. Leurs membres dirigent les banques centrales du monde et sont prêts à contrôler les taux d’escompte, la fourniture d’argent, les taux d’intérêt, le prix de l’or, et quel pays reçoit des prêts ou n’en reçoit pas. L’appartenance est seulement sur invitation, beaucoup des premiers membres étant triés sur le volet, non pas des groupes de droite mais parmi personne d’autre que les Fabian Socialists qui ont en fin de compte soutenu le gouvernement mondial.

Une autre citation de William Shannon qui donne la chair de poule incluse par Estulin :

« Les Bilderberger recherchent l’âge de l’après nationalisme : quand nous n’aurons plus de pays, mais plutôt des régions de la Terre entourées de valeurs universelles. C’est-à-dire, une économie mondiale ; un gouvernement mondial (choisi plutôt qu’élu) et une religion universelle. Pour s’assurer d’atteindre ces objectifs, les Bilderberger mettent au point une « plus grande technique d’approche » et moins de conscience pour le grand public. »

LE BAPTÊME DE BILL CLINTON PAR LES BILDERBERG

En 1991 Bill Clinton était présent à la conférence des Bilderberg à Baden-Baden où, affirme Estulin, il a été « consacré » pour la présidence des USA, et il a fait peu après un voyage inopiné et non annoncé à Moscou. Il apparaît, dit Estulin, qu’il a été envoyé là-bas pour obtenir que soient enterrés des dossiers — contre la guerre du Viêt-nam de son époque d’étudiant du KGB — avant d’annoncer sa candidature à la présidence, ce qui s’est produit deux mois et demi plus tard. Aujourd’hui, Clinton est membre de chacun des trois groupes : Bilderberg, CFR, et CT. Hillary Clinton est membre du groupe Bilderberg.

Estulin signale que « presque tous les candidats à la présidence des deux partis appartenaient à au moins l’un de ces organismes, comme de nombreux membres du Congrès US et des sénateurs, la plupart à des positions majeures définissant la politique, surtout dans le domaine des relations étrangères, une grande partie de la presse, la majeure partie de la direction de la CIA, du FBI, de l’IRS, et plusieurs des organismes gouvernementaux restants à Washington. Les membres du CFR occupent presque toutes les positions du cabinet de la Maison Blanche. » (80) quand on considère que la plupart des membres en avant dans les médias traditionnels sont aussi des membres de ce que Edith Kermit Roosevelt, la petite-fille de Theodore Roosevelt appelait « cette Mafia légitime, » comment osons nous affirmer que les étasuniens obtiennent leurs informations de sources indépendantes ?

Par exemple, The News Hour (l’heure des nouvelles) avec Jim Leher est la pierre angulaire de la programmation de PBS. Leher est membre du CFR, et quand on examine le financement de cette émission par : Archer Daniels Midland (ADM) dont le président Dwayne Andreas était membre de la CT ; Pepsico, dont le président Indra Krishnamurthy Nooyi est membre des Bilderberger et du comité de direction de la CT ; et Smith Barney qui est emboîté dans Citigroup, une compagnie mondiale de services financiers membre du groupe Bilderberg, du CFR, et de la CT, quel genre de « nouvelles » devrait-on attendre de The News Hour de Leher ? Considérez aussi que plusieurs journalistes de cette émission : Paul Gigot, David Gergen, William Kristol, et William Safire, sont membres d’un ou plusieurs des trois groupes. (153)

De même, quand nous considérons l’appartenance à l’un ou plusieurs de ces groupes de presque chaque président US depuis la naissance de ces organismes, nous ne pouvons plus prétendre qu’un candidat présidentiel démocrate ou républicain offre aux étasuniens une alternative à l’hégémonie mondiale des élitistes régnants.

En fait, la recherche d’Estulin révèle que « le CFR crée et lance des opérations de psycho-politique en manipulant la réalité des gens à travers une ” tactique de tromperie, ” en plaçant des membres du CFR des deux côtés d’un problème La tromperie est complète quand le public est amené à croire que ses meilleurs intérêts sont servis pendant que s’effectue la politique du CFR. » (117)

Et qu’arrive-t-il quand « un consacré » devient trop autonomes ? Un chapitre du livre, « Le jeu d’escroc du Watergate, » répond à cette question. Estulin y suggère que Richard Nixon s’était fait avoir par le CFR dont il était membre à cause de son insubordination et de sa réticence à se soumettre au gouvernement de l’ombre. Vraisemblablement, la disparition de Nixon avait été soigneusement fignolée pour démontrer aux ultérieurs chefs de l’exécutif le prix qu’ils payeraient s’ils négligeaient l’ordre du jour de ceux qui les ont consacrés.

C’ÉTAIT À CETTE ÉPOQUE, C’EST MAINTENANT

Dans les pages finales du livre, la recherche d’Estulin se déploie de plus en plus dans l’actualité du moment présent de l’histoire. Il demande : « Pourquoi David Rockefeller et d’autres étasuniens de la CT, des Bilderberger et des membres du CFR, veulent-ils démanteler la puissance industrielle des États-Unis ? » (184). Il se lance ensuite dans un résumé de l’histoire de l’économie du vingtième siècle et fait l’une des déclarations qui a le plus d’impact dans le livre entier : « Ce dont nous avons été témoin de cette ” cabale ” est l’effondrement progressif de l’économie US qui a commencé dans les années 80. » (187)

Au cas où vous ne le remarqueriez pas, cet « effondrement progressif de l’économie US » n’est plus progressif, et ce que fait valoir Estulin valide la majeure partie des affirmations faites par Catherine Austin Fitts, que l’actuelle bulle l’immobilière, l’explosion du crédit et le craquement des hypothèques, ont leurs racines dans les années 80. James Howard Kunstler a aussi écrit récemment dans son blog intitulé « choc et panique » que la grande braderie de la casse des USA a commencé. En d’autres termes, comme la fusion économique complotée conduit des centaines de milliers et par la suite des millions d’entreprises et d’individus à la faillite, les acteurs clefs des Trois Grandes organisations des élitistes régnants peuvent rafler la succession d’épaves laissées à l’abandon pour quelques fractions de dollar — un stratégie brillante et rapide pour s’approprier le monde.

Dans les derniers mois de 2007 nous sommes témoin du succès prodigieux de la stratégie des Trois Grands pour l’hégémonie économique planétaire pendant que la cacophonie du cataclysme économique mondial soigneusement manigancé par eux résonne à travers les USA et autour du monde. Il n’a jamais été question des acheteurs qui n’ont pas lu les petits caractères en contractant des emprunts mensongers. Il a toujours été question des beaux parleurs, des politiciens élitistes régnants et des banquiers centraux, consacrés par le gouvernement de l’ombre, qui en fin de compte ont habilement volé et continuent à voler les gouvernements des peuples et à les remplacer avec des sociétés transnationales.

Personne ne pourraient l’avoir mieux dit que David Rockefeller — fondateur de la Commission trilatérale, membre des Bilderberg et membre du CFR — dans ses mémoires :

« Certains pensent même que nous faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, me qualifiant avec ma famille d’« internationalistes » conspirant avec d’autres autour du monde pour construire une organisation mondiale politique et économique plus intégrée, si vous voulez. Si c’est l’accusation, je me tiens pour coupable, et j’en suis fier. »

Si vous voulez savoir qui dirige vraiment le monde et dans combien de temps ils passeront à l’édification de leur hégémonie mondiale, vous devez lire le livre bien documenté d’Estulin, La vraie histoire du groupe Bilderberg.

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
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Messagepar Pat » 21/05/2009 - 0:40

La Trilatérale est au service du Nouvel Ordre Mondial
Par Pierre Hillard

La Trilatérale est une organisation méconnue du public français. Croyant que le suffrage universel représente l’arme décisive pour changer le cours des choses, les Français ignorent en fait que les véritables acteurs de la vie politique et économique se trouvent au sein de « centres de réflexion » nourris par des multinationales. Des groupes ultra puissants comme le Bilderberg, le Lucis Trust, le Council on Foreign Relations (le CFR pour les Etats-Unis concernant la politique étrangère), l’European Council on Foreign Relations (l’ECFR pour l’Union européenne), la Fondation Bertelsmann pour ne citer que ces cas représentent les relais du pouvoir mondial en gestation. Coopérant étroitement entre eux, ces groupes élitistes constituent les différents musiciens permettant à l’orchestre mondialiste de jouer une partition intitulée : « Vers une gouvernance mondiale ». Dans cette affaire, un groupe solidement implanté joue aussi son rôle en faveur d’une unification planétaire : la Trilatérale.

Créée en 1973 par Zbigniew Brzezinski (conseiller du président Obama) et David Rockefeller (ancien président du CFR pour ne citer que ce cas), la Trilatérale est constituée de trois entités : l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. L’objectif de la Trilatérale comme l’affirme Brzezinski dans un article du Figaro est de permettre aux Etats de « faire face à des problèmes de plus en plus partagés - financiers, économiques et stratégiques - et qu’ils sont de moins en moins en mesure de régler, sans au moins se concerter plus étroitement dans leur propre intérêt et dans celui du reste du monde (…). D’où l’idée d’un groupe non gouvernemental de réflexion et de proposition, une centaine d’hommes et de femmes - d’Etat comme d’affaires, de syndicat comme d’université -, qui pourrait nous habituer à travailler ensemble et à mieux réconcilier nos politiques. Un groupe qui a eu le bonheur de compter dans ses rangs des Français tels que Paul Delouvrier, Robert Marjolin, Raymond Barre, Simone Veil, François de Rose, Hubert Védrine, parmi tant d’autres … (…). La Trilatérale a beaucoup fait en son temps pour nous rapprocher - nous Américains, Européens et Japonais (…). L’un de ses rejetons a été le groupe des Sept (le G-7) » .

En fait, la Trilatérale œuvre en faveur d’une gouvernance mondiale en procédant par étape. Ainsi, l’une d’entre elle consiste à créer un bloc euro-atlantique unifié dans les domaines politiques, économiques et militaires. Les personnes clefs à la tête de cet institut le confirment aisément. Le président de la Trilatérale Europe est l’Irlandais Peter Sutherland. Outre son passage à la tête de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), il est aussi le président européen d’un institut euro-américain ultra puissant oeuvrant en faveur d’une Union atlantique : le TPN (Transatlantic Policy Network, réseau politique transatlantique). Ce TPN soutenu par les grandes multinationales (Boeing, Michelin, Coca-Cola, Bertelsmann, Nestley, Microsoft, etc) a affiché clairement ses objectifs : la création d’un seul bloc atlantique à l’horizon 2015. Le rôle de Peter Sutherland à la tête de ces deux instituts est de mener à bien cette ambition. Face à ces objectifs, il n’est donc pas étonnant de relever le nom du vice-président de la Trilatérale Europe, Hervé de Carmoy. En effet, ce dernier est l’auteur d’un ouvrage au titre explicite et résumant la finalité du projet transatlantique, Euramérique.

Dans ce travail de fond, la Trilatérale ne laisse rien au hasard. En effet, lors des travaux Giscard en 2003/2004 en faveur d’une constitution européenne, le véritable meneur fut l’Anglais Lord Kerr of Kinlochard, membre de la Trilatérale Europe. Ancien président de la société pétrolière Shell, ancien ambassadeur aux Etats-Unis, il fut aussi le secrétaire général à la Convention européenne auprès de Valéry Giscard d’Estaing. Une telle fonction est logique puisqu’il s’avère nécessaire de créer un pilier politique européen associé au pilier nord-américain dans le but de donner naissance à une Union atlantique. Cet idéal était déjà affiché par le Fondateur de la Paneurope, Richard de Coudenhove-Kalergi qui, dans un discours de 1950, appelait à la naissance d’une « Union atlantique » aboutissant à une « fédération à trois », « l’Angleterre faisant le pont entre l’Europe et l’Amérique ».

Ces informations soulignent l’importance de la Trilatérale. Son action doit être dénoncée car elle participe à la formation d’une gouvernance mondiale destructrice des nations et des traditions.

Via Mecanopolis
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Messagepar Pat » 16/06/2009 - 23:28

En marge du groupe Bilderberg : L’INSTITUT TAVISTOCK


http://www.dailymotion.com/video/x9l3j5 ... rberg_news

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Messagepar Pat » 28/06/2009 - 19:04

Bertelsmann, une Fondation au service de la gouvernance mondiale
Par Pierre Hillard

La Fondation Bertelsmann évoque peu de choses auprès des Français. Nous serions même tentés de dire que cela n’évoque rien du tout. Pourtant, le lecteur doit prendre conscience que les grandes décisions sont toujours conçues par une minorité. Le peuple prétendu souverain n’a aucune prise sur l’évolution interne et externe du pays. Le choix qu’il porte sur tel ou tel candidat du système ne change rien à la donne parce que ce dernier est, en fin de compte, le produit de l’oligarchie. Parvenu au pouvoir, le « poulain » issu de la matrice financière se voit servi tout frais une série de rapports et de documents qui conditionnent sa politique dans tous les domaines. Ceci est patent dans le cas de la Fondation Bertelsmann.

En fait, il faut distinguer l’entreprise de la Fondation. A l’origine, l’entreprise a vu le jour en 1835 grâce aux efforts de son fondateur Carl Bertelsmann. Ce dernier et ses successeurs ont su développer leurs affaires au point que la petite imprimerie de la première moitié du XIXè siècle était devenue le premier fournisseur du IIIè Reich à la veille de la Seconde guerre mondiale. A partir de 1945, son jeune président, Reinhard Mohn (descendant de la famille Bertelsmann, mais par les femmes), reprend en main l’affaire familiale et donne à son entreprise la taille d’un empire. En effet, c’est un véritable empire des médias et de l’édition qui a vu le jour. Fort d’un chiffre d’affaires de plus de 18 milliards d’euros, Bertelsmann est à la tête de filiales comme RTL (radio), M6 (télévision) et d’une variété de journaux et de revues comme GEO, Femmes Actuelles, VSD, Stern, Gala etc. A cela, il faut ajouter que la plus grande maison d’édition américaine, Random House, est sous la coupe de cette entreprise germanique. Ainsi, lorsque Barack Obama a publié son livre en 2006 L’audace de l’espoir chez Random House ; en fait, c’était sous l’égide de Bertelsmann. Enfin, précisons que le groupe de distributeurs de livres, France Loisirs, est coiffé par Bertelsmann même si ce dernier, selon certaines indiscrétions, tente de se séparer de sa filiale française. Cette simple énumération suffit à souligner le poids incontournable de ce grand média allemand en Europe mais aussi dans le monde. Cependant, ce poids est d’autant plus renforcé que les dirigeants de Bertelsmann ont su profiter des succès de l’entreprise pour financer la création d’un « laboratoire à idées » : la Fondation Bertelsmann.

Celle-ci a vu le jour en 1977. Ses objectifs sont clairs. Il s’agit d’œuvrer dans trois domaines : la construction européenne, le renforcement du partenariat transatlantique et élaborer une politique au Proche-Orient subdivisée en deux parties ; Israël et le monde musulman.

Dans le cas européen, les efforts de la Fondation Bertelsmann sont probants puisqu’elle a joué un rôle décisif dans la relance du projet de constitution européenne après les non français et hollandais en 2005. En effet, un rapport a été adopté par le Parlement européen en janvier 2006 appelant à remettre sur les rails l’idée d’une constitution dotée de la personnalité juridique (droit accordé à l’Union européenne d’être un acteur reconnu sur la scène internationale). Malgré le non irlandais en juin 2008, le projet de constitution est maintenu. Or, les deux rapporteurs, les députés anglais et autrichien au Parlement européen, Andrew Duff et Johannes Voggenhuber, ont travaillé en liaison étroite avec la Fondation Bertelsmann. Celle-ci a bénéficié de relais au sein du Parlement européen comme les présidents des commissions des Affaires étrangères et constitutionnelles (Elmar Brok et Jo leinen) pour remettre en vigueur l’idéal politique de Valéry Giscard d’Estaing. Ce texte doit théoriquement voir le jour en 2010. Parallèlement à l’évolution de la politique européenne, la Fondation Bertelsmann s’active dans le renforcement des liens transatlantiques. En fait, cette Fondation se démène pour réussir à créer un bloc transatlantique unifié pour 2015. Ces ambitions vont très loin puisqu’il est spécifié qu’une « arène monétaire » doit voit le jour de part et d’autre des rives de l’Atlantique. C’est l’annonce en filigrane d’une monnaie transatlantique. Dans ce cas bien précis, l’Europe contre puissance est un vain mot.

Enfin, les activités de la Fondation Bertelsmann s’exercent en direction du Proche-Orient : Israël et le monde musulman. Dans le cadre du « Dialogue germano-juif » (Deutsch-jüdischer Dialog), Bertelsmann souhaite associer un « troisième pilier » du judaïsme (Israël) à ceux des piliers Nord-américain et européen. Pour ses promoteurs, il s’agit de favoriser l’émergence d’un immense bloc euro-atlantique prolongé jusqu’à l’État d’Israël. Il va de soi qu’une même organisation politique, économique, militaire et philosophique doit structurer cette immense architecture au sein de laquelle le monde musulman doit s’adapter. C’est tout l’enjeu des « Discussions de Kronberg » (Kronberger Gespräche) qui animent les travaux de la Fondation Bertelsmann. Cette dernière cherche à « moderniser » l’esprit des musulmans afin de les rendre aptes, selon elle, aux exigences de la modernité. Cela se traduit par une série de mesures allant dans la voie de l’occidentalisation des structures politiques, sociales et morales des sociétés musulmanes. D’une certaine manière, c’est une forme de « Vatican II » que Bertelsmann veut imposer aux esprits arabo-musulmans en liaison avec les think tanks anglo-saxons. Une telle politique court le risque d’aviver les tensions avec ces populations rétives aux préceptes occidentaux.

Finalement, les travaux de la Fondation Bertelsmann accompagnent et renforcent les ambitions d’une gouvernance mondiale politique, financière et monétaire dont le coup d’envoi officiel fut lancé lors du Sommet du G-20 à Londres en avril 2009.

Source: Mecanopolis

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Messagepar Pat » 16/07/2009 - 16:02

Etonnant documentaire sur la chaîne “Planète”: le nouvel ordre mondial et les sociétés secrètes


http://www.dailymotion.com/video/x4cfgh ... atera_news
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 24/07/2009 - 18:12

LA TRILATÉRALE au travail contre les intérêts français

La Trilatérale a tenu début avril 1995 à Copenhague sa dernière session plénière. Comme d'habitude les médias n'en ont soufflé mot. Or cette réunion était cruciale puisque s'approchent les quatre années décisives pour l'intégration de l'entité France dans le système de Maastricht, c'est-à-dire la disparition pour notre pays de sa souveraineté nationale. Plus de monnaie française, donc plus de budget français mais une dilution sous supervision de commissaires supranationaux. Donc plus de Défense nationale. Aucun parlementaire ne pose à ce sujet la question majeure : qu'a-t-on décidé dans l'ombre mondialiste, à propos de notre armement nucléaire ? S'il est vraiment perfectionné d'ici l'an prochain, quelles sont les garanties qui assurent que la France en disposera à son gré ? Comment ignorer cette question, tandis que ceux de nos dirigeants qui appartiennent soit à la Trilatérale, soit au «club» euro-atlantique qui s'appelle Bilderberg, soit aux deux organisations en question, cautionnent par leurs activités dans ce monde élitiste fermé au public la mondialisation de notre pays ?
Seuls avec Henry Coston, nous renseignons régulièrement depuis vingt-trois ans ceux qui nous lisent sur ces questions brûlantes, auxquelles bien du monde ne voulait pas croire, les gens visés par nous haussant les épaules ou racontant à ceux qui parfois les interrogent que la Trilatérale et Bilderberg ne sont que des réunions sans portée ...
N'empêche que David Rockefeller, créateur de la Trilatérale et membre de la direction de Bilderberg, précisait en novembre 1977, dans la revue gouvernementale américaine Informations et Documents, que son action s'orientait « en direction d'un système mondial qui s'étendra également à la partie de la planète où le pouvoir est détenu par les communistes ». (Voir les Dossiers du CEl, 1993-1994,★). Chassés en 1989/1990, les communistes sont revenus au pouvoir dans neuf pays sur dix, depuis deux ans. Donc le «dialogue» semi-secret des trilatéralistes avec le totalitarisme rouge, commencé bien avant la chute du Mur de Berlin, reprend comme par-devant, sans difficultés, depuis deux ou trois ans. Comme le soulignait en 1988 déjà la presse soviétique : « Nous aussi nous sommes des mondialistes ... Nous sommes donc prêts, aujourd'hui (à coopérer)... »
Ce Nouvel Ordre Mondial marche à présent à grands pas. Le Directoire de la Trilatérale (Etats-Unis/Canada + «Europe» + Japon) travaille d'autant plus facilement qu'il trouve dans chacun de ces trois «super-marchés», donc dans nos partis «officiels» brevetés républicains, et dans notre gouvernement, des affiliés, au service du mondialisme et non pas des interprètes nationaux. Ce n'est pas un hasard si c'est à Lyon que l'an prochain se tiendra la prochaine réunion du G-7, c'est-à-dire des dirigeants des sept pays les plus industrialisés, qui ensemble constituent le Directoire économique du monde, et si cette année Boris Eltsine était invité à ses conciliabules. Raymond Barre est de longue date un affilié de ce club.
★C.E.I. 2930 Cierrey,
par Pierre de Villemarest monde et vie - 29 juin 1995
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 09/08/2009 - 23:15

CFR prêt à gouverner le Monde grâce aux « Think Tank » de David Rockefeller.
Le Conseil Aux Relations Etrangères (CFR) prêt à gouverner le Monde grâce aux moyens mis en œuvre par les Groupes d’Etudes (« Think Tank ») de David Rockefeller.

On vous répondait souvent dès que vous mentionniez le nom de Conseil aux Relations Etrangères (CFR) : "pfff ! Voila encore une théorie de conspirationnistes". S’ils vous arrivaient de mentionner le CFR comme étant le vrai Gouvernement Mondial, on vous cataloguait parmi les fous. Grâce à ce lavage de cerveau de masse, le CFR a pu tranquillement étendre sa dictature mondiale – se servant du président (US en premier lieu) comme d’une vulgaire marionnette-. "le CFR est considéré " comme l’"establishment". “Non seulement le CFR exerce, au plus haut niveau au sein du gouvernement, une influence et un pouvoir sur la prise de décision concernant les dossiers clés, mettant en œuvre des pressions venant par le haut, mais ils mettent en place et utilisent d’autres personnes et groupes pour exercer une pression par le bas, pour justifier les décisions de plus hautes importances et pour avoir réussi à transformer les Etats-Unis d’une République Constitutionnelle Souveraine en une entité esclave faisant parti de la dictature Mondiale.” – Ancien député Américain John Raick 1971.

L’ancien candidat à la présidence Américaine, Barry Goldwater a écrit : "En Septembre 1939, 2 membres du CFR ont rendu visite au Département d’Etat pour offrir leurs services en tant que conseiller. Ils ont proposé de faire des recherches et d’obtenir des recommandations pour le Département sans occuper de poste officiel ou de responsabilité, en particulier concernant sur l’armement, les problèmes économiques et financiers, les problèmes politiques et territoriaux. La Fondation Rockefeller a accepté de financer la mise en place de ce plan. Depuis ce jour, les CFR a placé ses membres à des postes décisionnels dans le Département d’Etat et dans les autres agences fédérales. Tous les Secrétaire d’Etat depuis 1944, à l’exception de James F. Byrnes, ont été des membres du CFR. "

Le CFR a regroupé tous les pouvoirs pour régner sur les Etats-Unis comme l’a clairement affirmé la Secrétaire d’Etat Américaine, Hillary Clinton, sur cette vidéo. http://www.youtube.com/watch?v=oQQPXxFu ... r_embedded
Ici le gouvernement Mondial, privé, dictatorial, autoproclamé professe son rôle comme étant le gouvernement du Monde sur leur propre site internet. . Ce qui suit détaille leurs pratiques conspirationnistes. Arrêtez de parler de théories conspirationnistes si vous voulez être pris au sérieux.
Le Conseil aux Relations Etrangères : " Le Programme sur les Institutions Internationale et de Gouvernance Globale (IIGG) du CFR est supporté par de généreux donateurs de la Fondation Robina. Ce programme a pour but de trouver les pré-requis institutionnels permettant une coopération multilatérale efficace pour le 21ième siècle.
Le programme IIGG a besoin d’analyser les forces et les faiblesses des Institutions multilatérales (comprenez tous les organismes internationaux tels: ONU, FMI, OTAN, OMS….) actuelles et de proposer des réformes taillées pour établir un nouveau schéma mondial.

Voici le texte officiel du CFR concernant ce programme :
http://www.cfr.org/content/thinktank/CF ... rogram.pdf

Le IIGG remplit cette mission en :
* engageant des membres du CFR dans la recherche de l’amélioration des « ateliers de travail » existant et d’en créer de nouveaux pour répondre au besoin d’adresser des solutions à des défis d’ordre «global» comme : Le changement climatique, la prolifération d’armes de destruction de masse, le terrorisme transnational, la prise en charge de la santé à un niveau mondial, et pour disséminer le résultat de ces recherches dans les livres, les articles, les rapports des différents « Conseils » (toutes sortes de commissions spéciales), et d’autres supports.
* Réunissant autour d’une même table les preneurs de décisions influents étrangers, leurs conseillers, et des membres du CFR pour débattre des mérites des régimes internationaux et des « think tank », dans des réunions a New York, Washington, et d’autres villes sélectionnées ;
* Organisant une série de tables rondes dont l’objectif est d’informer les services aux Affaires étrangères de chaque pays des défis actuels pour une gouvernance internationale et de trouver des solutions innovantes « renforcer les organes multilatéraux à l’échelle mondiale » (ONU, OMS, UNESCO, & CO…) ; et
* fournissant une présence de pointe comme ressource aux plus grands services de politiques étrangères les informant au plus vite des différents problèmes liés à la future gouvernance globale.
Ce document de conception indique à quel point leur programme de mise en œuvre de gouvernance mondial est rationnel et concret.

Comment le CFR va former son Gouvernement Mondial ?

Une nouvelle initiative du CFR pour une gouvernance globale, 1er Mai 2008 : Le CFR a un programme de 5 ans pour s’imprégner des institutions internationales et de la gouvernance globale. Ce programme s’appuie sur les ressources des Programmes d’Etudes (« think tank ») du CFR de David Rockefeller pour évaluer les mécanismes de gouvernance existant déjà à un niveau régional et global et pour proposer des recommandations concrètes aux décideurs politiques Américains.
Le programme va évaluer si la structure la plus prometteuse pour une gouvernance globale peut prendre forme dans une organisation centrale avec des membres universels (type ONU) ; ou régional avec des structure sous- régional ; un réseau plus étroit avec des entités semblables (diviser le monde en unité de la même taille), ou une combinaison des 3 solutions.
L’attitude des Etats-Unis sera parmi les facteurs les plus importants pour déterminer la forme et la stabilité de l’ordre mondial qui résultera de ces efforts.
La Gouvernance Globale du 21ième siècle pourrait ressembler à ce que Francis Fukuyama appelle « multilatéralisme».
http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Fukuyama
Les membres du programme IIGG sont censés assister les architectes de la politique étrangère Américaine et leurs homologues des autres pays et dans l’élaboration, au niveau des organisations globales (type ONU) et régionales (type OTAN, Europe…), de modèles pour les nouvelles structures de coopération Internationale qui soient plus adaptés aux réalités globales, et plus conformes à long terme avec les intérêts nationaux Américains, et plus sensibles aux intérêts Américains, en matière de souveraineté domestique et de « liberté d’action », à une échelle internationale (en gros de pseudo « droit de l’homme » traduit à une échelle internationale, etc etc). Le programme d’approche pour une gouvernance globale doit rester pragmatique et flexible en fonction des évolutions.

Voici les parades que le CFR compte mettre en œuvre pour resserrer son étau sur le Monde

1. La lutte contre le Terrorisme Islamico-salafiste a souvent pris des allures de « Made in USA », au lieu d’inspirer un soulèvement authentique multilatéral. Nous travaillerons sur des approches multilatérales (en gros ils vont exporter leur terrorisme Made In USA pour en faire un terrorisme transnational).
2. Prolifération des armes de destructions de masse : Le programme travaillera pour évaluer les réformes nécessaires pour renforcer le traité actuel de non prolifération. (Ils veulent être les seuls à avoir les armes de destructions massives).
3. «Homeland Security» (sécurité du territoire nationale) : La progression de réseaux de terrorisme transnational a forcé les Etats-Unis et ses alliés à tolérer certains sacrifices au niveau de leur souveraineté nationale, il faut arriver à concilier la constitution avec les traditions légales (comprenez une perte accru des libertés individuelles : écoute téléphonique et internet, dossier unique comportant toutes nos informations, restrictions de mouvements, lois martiales pour les situations dites exceptionnelles).
4. Maladies infectieuses, Biosécurité, et santé publique globale. Apparition pandémique dite «naturelle » ou fabriqué par l’Homme. Quelles réformes sont à élaborer par les ateliers du CFR actuels sur la gouvernance globale pour la santé, incluant une organisation mondiale de la santé, sont nécessaires pour faire face à cette menace émergeante ? (comprenez s’organiser pour répandre des pandémies et quelle organisation mondiale va être chargée de mener la propagande sur les questions de santé, comme l’OMS le fait très bien aujourd’hui avec la grippe A)
5. Changement climatique global. De nouvelles institutions internationales seront crées pour freiner la dégradation des bien communs de la Terre (mers, glaciers, air), et qui serviront probablement de modèle à l’élaboration d’une gouvernance globale pour le XXIème siècle. Travailler pour un nouveau protocole de Kyoto, et aussi créer des initiatives pour limiter les émissions carboniques.
6. Gestion d’une économie globale. Le programme va également assister le travail du CFR pour réévaluer le mandat du FMI.
7. Commerce International: réguler les flux de mains d’œuvres.
8. Investissements internationaux. Un accord pour une « banque » internationale, et examiner le besoin de lois pour gouverner les fonds souverains et de pouvoir accueillir leur capitaux (1 banque mondiale, avec tous les banques centrales fusionnées en 1)
9. Développement d’une Politique Globale : Une Banque Mondiale dans une continuité pertinente et avec une mission appropriée, développer des banques régionales multilatérales (des banques appartenant a plusieurs pays en même temps), le programme de développement de l’ONU, le développement d’autres agences onusiennes,
10. La Prévention et la réponse aux conflits violents : Quelles réformes institutionnelles peuvent être mis en place pour améliorer la capacité, de l’ONU, du G8, de la Banque Mondiale et des autres instance internationales et partenariats, à faire face aux sources de conflits par la base et d’être capable de figer et de contrôler le conflit ? (En gros pour empêcher toute révolte contre le gouvernement mondial, on le prive de fond, d’électricité, de communications, d’approvisionnement et j’en passe…).
11. L’usage de la force: Le programme va travailler pour clarifier les possibilités d’avoir recours à la force, sur la base des précédents travaux du CFR et en incluant la doctrine de la “responsabilité de protéger”. (Comment se donner tous les droits d’user de la force tout en prétendant défendre les gens).
12. Opération de paix et mis en place de la paix après un conflit. Approfondir les récentes réformes de l’ONU. (Entendez plutôt Pacification par la force et verrouillage de la société une fois les gros œuvres accomplis, comme en Irak ou en Afghanistan).
13. Réformer les institutions pour la construction de l’Ordre Mondial déjà en place. Sur 5 ans, le programme cherchera des propositions pour reformer les institutions existantes pour un Ordre Mondial, y compris l’ONU
14. Le Conseil de sécurité des Nations Unis. Régler le problème d’adhésion au Conseil de Sécurité de l’ONU, en particulier l’extension des adhésions permanentes (ou semi-permanentes). (faire entrer des pays vassaux en tant que membre permanent pour donner l’illusion d’une ouverture)
15. Les Organisations Régionales et Sous-Régionales – (le monde entier sous le CFR). Examiner le statut actuel et le rôle potentiel des entités multilatérales (organismes Internationaux et semi-Internationaux) dans au moins les régions suivantes, et assigner les ateliers du CFR les plus à même de les prendre en charge :
Europe : OTAN, Union Européenne, et l’OSCE.
Asie-Pacifique : forum de l’APEC, forum régional de l’ASEAN, et d’éventuels « architectures » de sécurité de l’Asie du Nord.
Afrique: Union Africaine (y compris son nouveau conseil pour la paix et la sécurité), Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NPDA), Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Communauté pour le Développement de l’Afrique du Sud (SADC), et autres organismes pertinents.
Asie Centrale et du Sud :Association de l’Asie du Sud pour la Coopération Régionale (ASACR), Organisation de Coopération de Shangaï (OCS), et d’autres éventuels accords subrégionaux pour ces 2 sous-régions.
Amérique Latine : Organisation des Etats Américains, Sommet des Amériques, Les groupes de commerce sous-régionaux (NAFTA, CAFTA, Mercosur), et d’éventuels groupes de pays assimilés pour gérer des défis transnationaux tel que la sécurité énergétique, l’immigration et les narcotiques.
Le Moyen Orient : Forum pour le Futur sponsorisé par le G8, Ligue Arabe, et l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI)
(en gros toutes ses institutions travaillerons main dans la main pour le même objectif final pour un gouvernement mondial)
16. Re-conceptualisation de la “souveraineté” au sein d’un ordre global. Certains pays en échec ou en situation d’après conflit sont devenus des vitrines internationales (Palestine, Irak…). Certains pays, à cause leur conduite, ont perdu leur capacité d’intervention, comme faisant parti de la doctrine émergeante de « souveraineté contingente »
Presque tous les pays – y compris les Etats-Unis – ont volontairement abandonné certaines de leurs libertés d’actions historiques pour faire face aux menaces transnationales et pour profiter des opportunités internationales.
Enfin, certains pays, spécialement dans l’Union Européenne, ont décide de « noyer » leur souveraineté en échange d’un retour économique, social, et de bénéfices politiques.
17. Adapter des acteurs non étatiques pour leur permettre d’entrer la gouvernance globale. Partenariat et porte d’entrée à des dépositaires intéressés, incluant des acteurs comme les sociétés civiles, des groupes de conseils, et des corporations. (intégrer des entités non démocratique, non élus, du privé, pour siéger dans les institutions dites « politiques », caricaturalement on peut voir Mac Donald siéger à l’ONU)
18. Dépasser les pertes en matière de démocratie dans les accords mettant en œuvre la gouvernance globale. Effort dans la coopération internationale, particulièrement à caractère supranationale (comme en Union Européenne), de manière à se passer de la volonté démocratique des populations des pays membres. Est-ce qu’une alliance des Démocraties pourrait être une structure plausible en tant qu’ordre global et une alternative réaliste à l’ONU ? (comme on le vit en Europe, les décisions être prises à haut niveau (au niveau Etatique et même plus) de plus en plus sans l’accord des peuples souverains)
Enfin, ce programme (IIGG) servira un plus large rôle en mettant en œuvre un consensus entre la mise en place de ce plan et dans l’ « éducation du publique »
(ce plan doit à la fois mettre en place la gouvernance globale tout en faisant la promotion au niveau des peuples de ses vertus), en engageant des membres des administrations et des députés dans de nouveaux horizons pour la mise en place d’une gouvernance globale, et en donnant un large accès aux nouvelles mesures sur une grande variété de médias.

Commentaire : Le CFR a ses filiales : Le Conseil aux Affaires Etrangères Allemand et le Conseil Européen pour les Relations Etrangères, fondé par une membre du CFR américain, Georges Soros, et l’ancien Ministres des Affaires Etrangères Allemand, Joschka Fischer, qui était en « apprentissage » aux Etats-Unis en tant que «Diplomate distingué » au sein du CFR américain – avant d’être relâché dans la branche Européenne-.

Et ce qui précède montre clairement l’emprise puissante du CFR américain sur la Terre entière dans les moindres détails : Ils mettent en place une gouvernance/gouvernement mondial, décide ce qui doit se passer, ou et quand et comment. Derrière eux, ils disposent quasiment de toutes les finances de la Terre (Rothschild et ses partisans, Georges Soros, Rockefeller, Bill Gates – même s’il n’est pas n’est pas membre du CFR américain- cependant, il est membre du Club de Rome de Rockefeller, et sa femme, Melinda, a participé aux réunions des groupes de Bilderberger de Rockefeller (2004).

La chose très subtile est que le CFR agit très discrètement, de façon à ce que le grand public ignore tout en ce qui se trame. Ce groupe d’ «illuminés » secrets assoiffés de pouvoir agit depuis 1776 comme la pièce maîtresse du plan des Rothschild pour l’établissement d’un gouvernement mondial. Cependant, ce que syndicat fait n’est plus secret –comme on le voit avec ce qui précède-. Mais vous ne réaliserez leurs magouilles dictatoriales salasses qu’en les cherchant. Et les médias sont totalement sous leur contrôle ainsi qu’entre les mains leur clique- depuis que JP Morgan a acheté les 25 plus grands journaux en 1917-. Ils ont appuyé leur pouvoir sur le vol et le mensonge à une échelle internationale
http://www.youtube.com/watch?v=NxMayaeHd6I
Mais de quel droit le CFR peut accumuler tout le pouvoir ? Par le droit des voleurs!

Autres liens: « Think Tank » du CFR, ou atelier de réflexions: http://www.cfr.org/thinktank/
Déclarations publiques pour un gouvernement mondial:
Union Européenne pour le New World Order: http://www.youtube.com/watch?v=a7D21rPpBrk
Gordon Brown pour le New World Order: http://www.youtube.com/watch?v=Uv5cqh26CC0
Henry Kissingner pour le New World Order: http://www.youtube.com/watch?v=aVmtbLc4t6M&hl=en&fs=1
Article original: http://euro-med.dk/?p=9795
Remerciements à l’auteur pour sa contribution à la marche pour la vérité sous le pseudonyme «Anders»
http://www.alterinfo.net
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 16/08/2009 - 22:36

Compte rendu de la réunion Bilderberg 2009 : réformer l’économie politique mondiale
Du 14 au 17 mai l’élite mondiale a tenu une réunion secrète en Grèce dans le cadre de la conférence annuelle de Bilderberg sous l’attention éparse et restreinte des médias internationaux. Environ 130 des personnes les plus puissantes au monde se sont réunies afin de discuter des problèmes actuels urgents et de tracer une voie à suivre pour l’an prochain. Cette année, le principal sujet de discussion était la crise financière mondiale, ce qui n’est pas surprenant, si l’on considère que la liste des participants comprend bon nombre des premiers architectes de la crise ainsi que ceux étant sur le point de la « régler ».

L’objectif : la restructuration de l’économie politique mondiale
Avant le début de la rencontre, le journaliste d’enquête Daniel Estulin a fait un reportage sur le principal point à l’ordre du jour, que lui ont divulgué ses sources à l’interne. Bien que de tels reportages ne puissent être vérifiés, ses sources, ainsi que celles de Jim Tucker, traqueur vétéran du Groupe Bilderberg, ont fait preuve d’une extrême justesse par le passé. Il semblerait que le thème principal de la conférence cette année était d’aborder la crise économique de façon à entreprendre « une dépression prolongée et douloureuse condamnant le monde à des décennies de stagnation, de déclin et de pauvreté […] ou une dépression plus courte mais plus intense ouvrant la voie à un nouvel ordre économique mondial durable, offrant moins de souveraineté, mais plus efficient ». À l’ordre du jour figuraient d’autres sujets dont un plan pour « continuer à tromper des millions d’épargnants et d’investisseurs croyant au battage autour de la prétendue reprise économique. Ils sont sur le point de faire face à des pertes massives et à d’éprouvantes difficultés économiques dans les mois qui viennent ». Il y aura également « des pressions ultimes visant à promulguer le traité de Lisbonne, dépendant du vote irlandais en sa faveur en septembre ou en octobre [1] », ce qui donnerait à l’Union européenne d’énormes pouvoirs sur les pays membres en faisant d’elle un gouvernement régional supranational, reléguant chaque pays à un statut davantage provincial.
Peu après le début des réunions, le traqueur Jim Tucker signalait que ses sources à l’interne avaient révélé que le groupe a comme priorité « la planification d’un département mondial de la santé, d’une trésorerie mondiale et d’une courte dépression plutôt qu’un long déclin économique ». Tucker rapportait que Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères et ancien premier ministre, « a fait un discours encourageant la transformation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en un département mondial de la santé, celle du Fonds monétaire international (FMI) en un département mondial du trésor, tous deux bien sûr sous les auspices des Nations Unies ». En outre, M. Tucker signalait que « le secrétaire au Trésor Geithner et Carl Bildt réclamaient une récession plus courte, non pas une récession de 10 ans […] en partie parce que cette dernière ferait du tort aux industriels du Groupe Bilderberg. Bien qu’ils désirent des départements mondiaux du travail et du trésor, ils font tout de même de l’argent et une longue récession de la sorte leur coûterait cher sur le plan industriel puisque personne n’achèterait leurs gadgets. […] Le penchant est pour une courte récession [2]. »
Daniel Estulin rapportait après les réunions que « selon lui, l’une des principales préoccupations du club Bilderberg est le danger que leur zèle à réformer le monde en engendrant le chaos afin d’implanter leurs objectifs à long terme ne mène à une situation hors de contrôle et qu’elle entraîne tôt ou tard un scénario où Bilderberg et l’élite mondiale en général sont dépassés par les événements et finissent par perdre leur contrôle sur la planète [3] ».
Le 21 mai, la Macedionian International News Agency affirmait qu’« un nouveau rapport du Kremlin sur l’obscur Groupe Bilderberg, qui tenait la semaine dernière sa rencontre annuelle en Grèce, mentionne que les membres de l’élite financière, politique et corporative de l’Occident ont émergé de leur conclave après être parvenus à l’entente selon laquelle il fallait ”complètement” détruire le dollar étatsunien s’ils voulaient continuer leur élan vers un nouvel ordre mondial dominé par les puissances occidentales ». De plus, ce même rapport non confirmé signalait que « lors d’une rencontre secrète à New York convoquée et présidée par David Rockefeller, la majorité des membres les plus riches de l’élite avaient convenu de conspirer l’effondrement du dollar étatsunien [4]. » Ce rapport, qui n’a pas été reconnu par d’autres sources médiatiques, doit être vérifié.

La réunion secrète des milliardaires
À la rencontre secrète dont il est question « une douzaine des personnes les plus riches au monde, invitées par Bill Gates et Warren Buffet, se sont rencontrées pour une réunion privée sans précédent pour discuter de dons d’argent ». La conférence se tenait à l’Université Rockefeller et comptait des philanthropes notoires tels Bill Gates, Warren Buffett, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller Sr. et Ted Turner. Un des participants a déclaré qu’« elle n’était pas secrète [mais plutôt] censée être une réunion entre amis et collègues [et] dont les gens discutaient depuis longtemps. Bill et Warren espèrent le faire occasionnellement. Ils ont lancé une invitation et les gens sont venus ». L’éditrice de Chronicle of Philanthropy, Stacy Palmer, a déclaré : « Vu la gravité de la conjoncture économique, je ne crois pas qu’il soit surprenant que ces philanthropes se soient réunis. Il n’est pas typique qu’ils se rencontrent et se demandent des conseils », a-t-elle ajouté. Les trois hôtes de la rencontre étaient Bill Gates, Warren Buffett et David Rockefeller [5]. [Voir appendice 2 Bilderberg Connections to the Billionaire’s Meeting].
À la réunion, « les participants ont refusé catégoriquement de révéler le contenu de la discussion. Certains ont cité une entente visant à garder la rencontre confidentielle. Les porte-parole de MM. Buffett, Bloomberg, Gates, Rockefeller, Soros, de Mme Winfrey et d’autres ont scrupuleusement refusé de commenter, bien que quelques-uns aient confirmé leur présence [6]. » Des reportages indiquent qu’« ils ont discuté de la façon d’aborder la crise mondiale et d’élargir leurs activités charitables pendant le déclin [7]. »
Le journal Times du Royaume-Uni rapportait que ces « éminents milliardaires se sont rencontrés en secret pour envisager la façon dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale [et qu’ils] avaient parlé de joindre leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement ». Fait intéressant, « la séance informelle d’après-midi était si discrète que certains assistants de ces milliardaires se sont fait dire qu’ils assistaient à un “breffage sur la sécurité“ ». En outre, « on a alloué 15 minutes à chacun des milliardaires afin qu’ils présentent leur cause favorite. Pendant le dîner, ils ont discuté de la manière dont ils pourraient choisir une “cause d’ensemble“ pouvant servir leurs intérêts ». Ils ont par ailleurs « convenu que la surpopulation était une priorité ». Ultimement, « ils ont atteint un consensus selon lequel ils cautionneraient une stratégie où la croissance de la population serait taxée de potentielle menace environnementale, sociale et industrielle désastreuse [et qu’ils] doivent être indépendants des agences gouvernementales, lesquelles sont incapables de contrer le désastre imminent [qu’ils] voient tous ». Un des invités a déclaré qu’« ils désiraient discuter de riche à riche sans craindre que ce qu’ils disent se retrouve dans les journaux, les dépeignant comme un gouvernement mondial de rechange [8]. »

Un rapport a fuité
Daniel Estulin aurait reçu de ses sources au sein de Bilderberg un résumé de la réunion de 73 pages destiné aux participants et révélant de sérieux désaccords parmi ceux-ci. « Les partisans de la ligne dure sont favorables à un déclin dramatique et à une dépression courte et sévère, mais d’autres pensent que les choses sont allées trop loin et que les retombées du cataclysme économique mondial ne peuvent pas être calculées avec exactitude si le modèle de Henry Kissinger est choisi. » Richard Holbrooke est l’un d’eux, mais on ignore pour l’instant si sont point de vue est en fait celui d’Obama. » La vision du consensus était que la récession empirerait et que la reprise serait « relativement lente et prolongée » et de chercher ces termes dans la presse durant les semaines et les mois à venir.
M. Estulin rapportait « que face au spectre de leur propre mort financière, certains éminents banquiers européens sont extrêmement préoccupés et qualifiaient cet exercice de haute voltige d’« insoutenable », et affirmaient que les déficits budgétaire et commercial pourraient engendrer l’effondrement du dollar ». Un membre de Bilderberg a admis que « les banques mêmes ne savent pas quand [le fond sera atteint] ». Tous paraissaient s’entendre sur le fait que « le niveau de capital dont les banques étatsuniennes ont besoin pourrait être considérablement plus élevé que ce que le gouvernement états-unien a suggéré lors de ses récents tests de tension ». De plus, « quelqu’un du FMI a souligné que sa propre étude sur les récessions historiques suggère que les États-Unis ne sont rendus qu’au tiers de celle-ci. Par conséquent, les économies s’attendant à se rétablir grâce à la résurgence de la demande provenant des États-Unis devront attendre longtemps. » Un des participant à déclaré que « les pertes en capitaux propres en 2008 étaient pires que celles de 1929 [et que] la prochaine phase du déclin économique sera également pire que dans les années 1930, surtout parce que les États-Unis sont chargés d’une dette excessive d’environ 20 billions de dollars. L’idée d’un boom [économique] sain constitue un mirage jusqu’à ce que cette dette soit éliminée [9] ».
Selon Jim Tucker, le Groupe Bilderberg travail à la tenue d’un sommet en Israël du 8 au 11 juin, où « les experts internationaux en réglementation [pourront] aborder la situation économique actuelle dans un forum ». En ce qui a trait aux propositions de Carl Bildt concernant la création d’une trésorerie et d’un département de la santé mondiaux menés par les Nations Unies, le FMI deviendrait le Trésor mondial alors que l’Organisation mondiale de la Santé serait transformée en département mondial de la santé. M. Bildt a également réaffirmé que les « changements climatiques » serviraient de défi clé servant à la poursuite des objectifs de Bilderberg, faisant référence à la crise économique comme « une crise ne se produisant qu’une fois par génération alors que le réchauffement climatique est un défi qui n’arrive qu’une fois par millénaire ». Il a aussi prôné l’expansion de l’ALENA à travers l’hémisphère occidental dans le but de créer une Union américaine en utilisant l’UE comme « modèle d’intégration ».
Le FMI aurait envoyé un rapport au Groupe Bilderberg préconisant son ascension à titre de département mondial du Trésor et « le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner a cautionné ce plan avec enthousiasme, bien qu’il n’ait eu aucune assurance qu’il en serait le dirigeant ». Geithner a ajouté qu’« [ils] espéraient pouvoir travailler avec l’Europe à un cadre mondial, à une infrastructure mondiale pouvant effectuer une surveillance mondiale [10] ».

Le plan Bilderberg en marche ?
Réformer la Réserve fédérale
À la suite de la rencontre du Bilderberg, plusieurs participants renommés ont fait des annonces intéressantes, particulièrement concernant la réorganisation de la Réserve fédérale. Le 21 mai, on rapportait que le secrétaire au Trésor Tim Geithner « était vraisemblablement fort enclin à donner un rôle majeur à la Fed dans la future réglementation [et] il est entendu que celle-ci effectuerait certaines des tâches de la Securities and Exchange Commission (SEC) étatsunienne [11] ».
Mercredi le 20 mai, Geithner a parlé devant le Comité des banques du Sénat (Senate Banking Committee), où il a déclaré que« des signes importants montrent que notre système financier commence à se rétablir ». À propos de la réglementation du système financier, il a ajouté : « Nous devons nous assurer que les règles financières internationales et les standard élevés que nous implanterons aux États-Unis sont cohérents [12].»
Un article de Bloomberg révélait ceci : « L’administration Obama pourrait demander qu’on retire à la SEC certains de ses pouvoirs dans le cadre d’une réorganisation réglementaire. La proposition, toujours à l’ébauche, donnera possiblement davantage d’autorité à la Fed pour superviser les institutions financières jugées trop grosses pour faire faillite. La Fed héritera peut-être de certaines fonctions de la SEC, les autres pourraient être assumées par d’autres agences. » Fait intéressant, « l’agence de Mary Schapiro, présidente de la SEC, a été absente durant la majeure partie des négociations sur la refonte réglementaire et elle s’est dite frustrée qu’on ne l’ait pas consultée ».
Par ailleurs, on rapportait que « le secrétaire au Trésor Geithner était prêt à discuter de propositions pour changer les règles financières hier soir à un dîner en compagnie du directeur du Conseil économique national, Lawrence Summers, de l’ancien président de la Fed Paul Volcker, [qui étaient tous deux à la conférence Bilderberg], de l’ancien président de la SEC Arthur Levitt et de la professeure de droit de l’Université Harvard, Elizabeth Warren, à la tête d’un groupe de vigilance parlementaire pour le Plan de sauvetage des actifs à risques (Troubled Asset Relief Program (TARP)) de 700 milliards de dollars [13] ». La Réserve fédérale est une banque centrale privée, détenue par ses actionnaires, qui sont les plus grandes banques formant chacune des Fed régionales (les plus grandes étant JP Morgan Chase et la Federal Reserve Bank of New York). En gros, ce plan donnerait à une banque privée, laquelle possède une autorité gouvernementale, la capacité de réglementer les banques qui la détiennent. Cela équivaut à prendre un colonel pour veiller sur un général à qui il est directement redevable. C’est confier au renard la garde du poulailler. Il s’agit littéralement d’octroyer la propriété de la réglementation financière aux banques qui subissent la réglementation.
Comme le mentionnait Market Watch, une publication en ligne du Wall Street Journal, « la Réserve fédérale, créée il y a presque 100 ans dans la foulée d’une panique financière, pourrait être transformée en une agence différente au moment où l’administration Obama réinvente la façon dont le gouvernement interagit avec le système financier ». Concernant la présence de Geithner au Sénat, on mentionnait qu’« [il] a été bombardé de questions sur les relations étroites qu’entretiennent les grandes banques et les banques régionales de la Fed. Avant que Geithner ne se joigne au gouvernement, il était président de la Fed de NewYork, une étrange institution hybride publique-privée, en fait détenue et dirigée par les banques. » En réponse, « Geithner a insisté sur le fait que les banques privées n’ont pas leur mot à dire sur les politiques de la Fed de New York, mais a reconnu que celles-ci en ont un lors de l’embauche du président, qui, lui, fait les politiques. Le président de la Fed de New York, Stephen Friedman, a été contraint de démissionner plus tôt ce mois-ci en raison d’apparence de conflits d’intérêt dus à ses avoirs importants chez Goldman Sachs [14] ».

Le FMI comme trésorerie mondiale
L’objectif de Bilderberg visant à créer un trésor mondial avait déjà été mis en oeuvre avant leur réunion, avec les décisions prises lors du sommet financier du G20 en avril. Si le G20 semblait vouloir créer cette trésorerie en en faisant plutôt une banque centrale mondiale, il est probable que le FMI puisse assumer les deux rôles.
Après la réunion du G20 au début d’avril 2009, on mentionnait que « le monde a fait un pas de plus vers une monnaie mondiale, financée par une banque centrale mondiale, dirigeant une politique monétaire pour toute l’humanité », puisque le communiqué publié par les leaders du G20 indiquait : « Nous nous sommes mis d’accord pour soutenir une allocation générale de DTS, lesquelles injecterons 250 milliards de dollars (170 milliards de livres) dans l’économie mondiale et augmenterons la liquidité. Les DTS sont des droits de tirage spéciaux, un papier monnaie synthétique émis par le Fonds monétaire International qui dormait depuis un demi siècle. » Au fond, « il mettent en jeu une monnaie mondiale de facto. Elle n’est contrôlée par aucune entité souveraine [15] ». [Voir annexe 2: Creating a Central Bank of the World]
À la suite de la réunion de Bilderberg, « le président Obama a demandé au Congrès d’autoriser 100 milliards de dollars en prêts au FMI pour aider à la création d’un fonds de sauvetage mondial de 500 milliards », ce qui donnerait à cette institution le privilège exclusif essentiel d’un trésor mondial fournissant de l’aide financière aux pays dans le besoin autour du globe. De plus, « le projet de loi permettrait au FMI d’emprunter jusqu’à 100 milliards de dollars des États-Unis et d’augmenter sa contribution fiscale à l’organisation de 8 milliards ». Plus en détail sur le programme, on a mentionné que « les leaders internationaux ont commencé à mettre en œuvre l’initiative d’aide financière mondiale appelé Nouveaux accords d’emprunts (NAE) au sommet du G20 en avril. Le président a accepté à ce moment là de mettre les fonds additionnels à disposition. » Obama a écrit : « Le secrétaire au Trésor Geithner a conclu que la taille des NAE est lamentablement inadéquate pour affronter la nature grave de la crise économique et financière que nous vivons et je suis d’accord avec lui [16] ».
En ce qui a trait à la décision du G20 d’accroître l’usage des DTS du FMI, créant une monnaie mondiale de facto, on rapportait que « l’Afrique subsaharienne recevra environ 10 milliards du FMI en DTS afin d’aider ses économies à surmonter la crise financière mondiale. Dans le cadre d’un accord de 1,1 billion de dollars conclu au sommet du G20 en avril et visant à lutter contre le déclin économique mondial, le FMI émettra l’équivalent de 250 milliards de DTS, qui pourront servir à augmenter les réserves de devises étrangères ».
Des reportages récents ont également indiqué que le rôle du FMI dans l’émission des DTS va de pair avec la discussion de Bilderberg sur l’effondrement du dollar étatsunien et que « le fait de transformer l’étalon dollar en système basé sur les DTS constituerait une rupture avec la politique en vigueur depuis plus de 60 ans ». On signalait également ceci : « Il existe deux façons de réduire le rôle du dollar dans le système monétaire international. Une des possibilités serait son érosion graduelle comme monnaie de réserve en fonction du marché et en faveur de l’euro. Toutefois, même si le rôle international de l’euro a augmenté depuis son inauguration, particulièrement dans les marchés financiers, il est difficile d’envisager qu’il surpasse le dollar comme monnaie de réserve dominante dans un avenir rapproché. » Cependant, « puisque qu’il est improbable que l’hégémonie du dollar soit minée par les forces du marché, du moins à court ou moyen terme, la seule façon de provoquer une réduction majeure de son rôle comme monnaie de réserve assez rapidement est au moyen d’un accord international ». C’est là où les DTS entrent en jeu puisque « une façon d’[en] faire rapidement la principale monnaie de réserve serait de créer et d’allouer aux membres du FMI d’énormes sommes de DTS [18] ». Fait intéressant, c’est exactement ce qui se produit actuellement en Afrique avec le FMI.
L’ancien directeur général du FMI Jacques de Larosière a récemment déclaré que la crise financière actuelle, « compte tenu de son envergure, offre une chance unique d’améliorer les institutions et il y a déjà un risque de la rater si les différents acteurs n’arrivent pas à s’entendre sur les changements avant que la croissance économique ne reprennent ». Il est maintenant conseiller pour BNP Paribas, une compagnie fortement représentée aux réunions de Bilderberg, et il a été à la tête du Trésor de la France lors de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, un habitué du Groupe Bilderberg [19].

The Guardian couvre la rencontre de Bilderberg
Le journal britannique Guardian a été le seul des grands quotidiens dominants à couvrir la réunion à chaque instant au cours de la fin de semaine. Les premières rubriques de Charlie Skelton étaient satiriques et légèrement railleuses, en faisant allusion à l’événement comme « un long weekend dans un hôtel de luxe, où les élites du monde peuvent se serrer la main, faire tinter leurs verres, mettre au point leurs projets mondiaux, se disputer à propos de celui qui possède la meilleure chaise longue. Je suppose que Henry Kissinger fait apporter la sienne par hélicoptère et la fait surveiller par une équipe d’opérations spéciales de la CIA [20] ». Mais au courant de la fin de semaine, le journaliste a changé de ton. La samedi il a déclaré : « Je sais que je me fais suivre. Je le sais car je viens de discuter avec le policier en civil que j’ai surpris en train de me filer. » Il a aussi été arrêté à deux reprises la première journée des réunions pour avoir tenté de prendre des photos alors que les limousines arrivaient à l’hôtel [21].
Il a mentionné plus tard qu’il n’était pas certain de ce dont ils discutaient à l’intérieur de l’hôtel, mais qu’il « sentait qu’il y avait quelque chose de corrompu en Grèce. Il a ajouté qu’« en trois jours [il] était devenu un suspect, un fauteur de trouble, un indésirable, [qu’il] se sentait mal à l’aise, fatigué et un peu craintif ». Il poursuit en écrivant « Bilderberg c’est une question de contrôle. Tout tourne autour de “qu’est ce que nous devrions faire ensuite?” Nous dirigeons déjà plein de trucs, et si on en dirigeait plus? Et si on en facilitait la maîtrise? Rendre le tout plus efficace. L’efficacité c’est bien. Ce serait tellement plus facile avec une seule banque, une seule monnaie, un seul marché, un seul gouvernement. Et s’il n’y avait qu’une seule armée? Ce serait vraiment super. Nous n’aurions alors plus de guerre. Ce cocktail de crevettes est BON. Et s’il n’y avait qu’une seule façon de penser? Et si Internet était contrôlé? » Et il ajoute, « et si… Non, je blague ».
Puis, il fait une remarque avisé, contrant l’argument fréquent voulant que Bilderberg n’est qu’un forum où les gens peuvent s’exprimer librement : « Je suis incroyablement écoeuré que le pouvoir soit influencé par le plus petit nombre. Je l’ai vu de mes yeux pendant trois jours et cela m’emmerde au plus haut point. Ça m’est égal si le Groupe Bilderberg envisage de sauver le monde ou de le mettre dans un mélangeur et d’en boire le jus, mais je ne crois pas que c’est la façon de faire de la politique. » L’auteur, déclare ensuite de manière éloquente : « S’ils tentent de guérir le cancer, ils pourraient le faire à la lumière du jour. » Il explique ensuite que « Bilderberg c’est une question de positions de contrôle. Je m’en approche à un demi mille et soudainement, je suis un des contrôlés. On me suit, me surveille, m’enregistre, me met en détention et encore en détention. C’est le “pouvoir” sur la route qui m’a mis dans cette situation [22] ».
Dimanche le 17 mai, Skelton a demandé au chef de police pourquoi on le suivait, celui-ci lui a répondu en lui demandant : « Pourquoi vous êtes là? » Le journaliste a répondu qu’il était là pour couvrir la conférence de Bilderberg, après quoi le chef lui a rétorqué : « Hé bien voilà la raison! Voilà pourquoi! Notre conversation est terminée! [23] » Les reporters se font-ils suivre et traquer par la police lorsqu’ils couvrent le Forum économique mondial? Non. Alors pourquoi est-ce le cas avec le Groupe Bilderberg, si cette conférence n’est vouée qu’à discuter d’idées librement?
Le lundi suivant la conférence, Skelton écrit : « Il n’y a pas que moi qui ait été arrêté pour avoir osé traîner à un demi-mille des portes de l’hôtel. Les quelques journalistes qui ont fait le voyage jusqu’à Vouliagmeni cette année se sont tous faits harcelés et ont senti la partie travaillante d’un talkie-walkie grec. Bon nombre ont été arrêtés. Bernie, d’American Free Press et Gerhard, le documentariste (on dirait un nom de personnage de Donjons et Dragons) ont affrété un bateau d’une marina à proximité afin d’essayer de prendre des photos par la mer. Ils ont été arrêtés à trois milles du complexe hôtelier. Par la marine grecque. » Comme l’a dit Skelton : « Mes dépêches sur la conférence de 2009, si elles signifient quoi que ce soit, ne représentent rien de plus évident que l’absence de couverture médiatique grand public approfondie [24]. »
L’article final de Skelton sur Bilderberg le 19 mai montre jusqu’où il est allé durant ces quelques jours de reportage : de l’écriture humoristique à la découverte de sa filature par le service de sécurité de l’État grec. Il a fait ces réflexions : « Alors, qui est le paranoïaque? Est-ce moi, qui se cache dans les cages d’escalier, observant le reflet de la chaussée derrière moi dans les vitrines de magasins, demeurant en public par mesure de sécurité? Ou Bilderberg, avec ses deux F-16, ses hélicoptères qui font des rondes, ses mitraillettes, ses commandos de la Marine et sa politique visant à détenir et harceler à répétition une poignée de journalistes? Qui est le plus cinglé? Moi ou Baron Mandelson? Moi ou Paul Volker, le dirigeant du Conseil consultatif pour la relance économique? Moi ou le président de Coca-Cola »?
Il ajoute : « La publicité est comme du sel pur sur la limace géante qu’est Bilderberg. Je suggère donc que l’on se pointe l’an prochain avec quelques pots à sel de plus. Si la presse dominante refuse de couvrir convenablement cet important événement annuel, alors les citoyens intéressés devrons le faire : les médias du peuple. »
Étonnamment, Skelton juge que ce qu’il a appris de la conférence Bilderberg est « notre devoir de nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, dès maintenant, cette seconde même, avec chaque particule de notre âme, — pour empêcher le projet des pièces d’identités, [puisque] tout tourne autour du pouvoir de demander à les voir, de l’obligation de les montrer, d’avoir à justifier son existence, du pouvoir de celui qui questionne sur la soumission de celui qui doit répondre. […] J’ai appris avec les fouilles aléatoires, les détentions, les coups des furieuses brutes de la sécurité et les bureaux de policiers sans numéros que j’ai cognés, que j’ai dû souffrir à cause de Bilderberg : j’ai passé la semaine à vivre à la fois le cauchemar d’un avenir probable et différentes versions d’un passé terrifiant. J’ai eu droit à un très petit aperçu d’un monde de vérifications ponctuelles et de forces de sécurité non contrôlées. Et j’en suis resté ébranlé. J’en suis resté marqué, littéralement. » Il explique ostensiblement : « la carte d’identité transforme le citoyen libre que vous êtes en suspect [25]. »

Qui était présent?
Parmi les membres du Groupe Bilderberg, on trouve divers monarques européens. À la conférence cette année, il y avait la reine Beatrix des Pays-Bas, laquelle est justement l’actionnaire individuelle la plus importante de Royal Dutch Shell, une des plus grandes compagnies au monde. Elle était accompagnée d’un de ses trois fils, le prince Constantijn, qui a travaillé avec le Commissaire européen néerlandais pour l’Union européenne et comme expert-conseil en politiques stratégiques chez Booz Allen & Hamilton de Londres. Ce cabinet de consultants en stratégie et en technologie possède de l’expertise en Analyse économique et commerciale, en Analyse du renseignement et recherche opérationnelle, ainsi qu’en Technologie de l’information, parmi bien d’autres. Le prince Constantijn a également été chercheur en politiques pour la RAND Corporation en Europe. La RAND était initialement un groupe de réflexion destiné à offrir des recherches et des analyses aux Forces armées étatsuniennes, mais elle travaille maintenant avec des gouvernements, des fondations et des organisations internationales et commerciales [26]. Parmi les autres membres de la royauté européenne présents à la conférence, on trouvait le prince Philippe de Belgique et la reine Sofia d’Espagne.
Les banquiers
Comme d’habitude, la liste des participants était pleine de représentants des plus grandes banques au monde. Parmi ceux-ci, David Rockefeller, ancien PDG et président de la Chase Manhattan – maintenant JP Morgan Chase – dont il était jusqu’à récemment président du Conseil consultatif international. Aussi, il siège toujours à titre de président honoraire du Council on Foreign Relations, de président du Board of the Americas Society et du Council of the Americas, de président honoraire de la Commission trilatérale, qu’il a fondé aux côtés de Zbigniew Brzezinski, également membre fondateur du Groupe Bilderberg, éminent philanthrope et actuel doyen d’une des dynasties bancaires les plus riches et puissantes du globe.
Josef Ackermann était également de la partie. Le banquier suisse est PDG de la Deutsche Bank et directeur non exécutif de Royal Dutch Shell, vice-président de Siemens AG – la plus importante firme d’ingénierie européenne – membre du Conseil consultatif international du groupe Zurich Financial Services, président de l’Institut de finances internationales — la seule association mondiale d’institutions financières – et enfin vice-président du Conseil de fondation du Forum économique mondial [27].
Roger Altman, spécialiste des services de banques d’affaires, investisseur de capitaux propres et ancien secrétaire adjoint au Trésor du gouvernement Clinton participait lui aussi à cette rencontre. D’autres banquiers étaient du nombre, comme Ana Patricia Botin, présidente de la Banque d’Espagne, de Banco Español de Crédito et anciennement au service de JP Morgan; Frederic Oudea, PDG et récemment nommé président du conseil de la Société Générale, banque française; Tommaso Padoa-Schioppa, économiste et banquier italien, anciennement ministre de l’Économie et des Finances; Jacob Wallenberg président de Investor AB; Marcus Wallenberg, PDG de Investor AB et George David, PDG de United Technologies Corporation et membre du conseil d’administration de Citigroup, du Business Council, du Business Roundtable et vice-président du Peterson Institute for International Economics [Pour en savoir plus sur le Peterson Institute, voir Annexe 1]
Parmi les banquiers canadiens figuraient W. Edmund Clark, président et PDG du Groupe Financier Banque TD, membre de la direction de l’Institut C.D. Howe – un important laboratoire d’idées canadien; Frank McKenna, vice-président du Groupe Financier Banque TD, ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, et enfin la présidente de l’Université de l’Alberta, Indira Samarasekera, qui siège par ailleurs sur le conseil de la Banque Scotia, une des plus grandes banques du pays.
Dirigeants des banques centrales
Au sein des membres du Groupe Bilderberg, il y a bien sûr les dirigeants des banques centrales les plus importantes du monde. Cette année, il y avait le gouverneur de la Banque nationale de Grèce, celui de la Banque d’Italie, le président de la Banque européenne d’investissement, l’ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn et Nout Wellink membre de la direction de la Banque des règlements internationaux (BRI) [28] et Jean-Claude Trichet président de la Banque centrale européenne [29]. Rien n’indique que le président de la Federal Reserve Bank of New York, William C. Dudley, ainsi que le gouverneur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, y étaient, ce qui serait un étrange concours de circonstances si l’on considère que celui qui occupe ce poste est toujours présent aux rencontre du Bilderberg. J’ai contacté la Fed de New York afin de savoir si M. Dudley avait participé à des réunions en Grèce ou s’il y était allé du 14 au 17 mai ou si un autre haut représentant de l’institution y était allé à sa place. J’attends toujours une réponse.

Le gouvernement Obama à la conférence Bilderberg
Les membres de l’administration Obama étaient en grand nombre à cette conférence annuelle. Parmi eux, Keith B. Alexander, lieutenant général de la United States Army et directeur de la National Security Agency, l’agence d’espionnage monumentale des États-Unis; Timothy Geithner, secrétaire au Trésor et ancien président de la Federal Reserve Bank of New York; Richard Holbrooke, l’envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan; le général James Jones, conseiller national pour la Sécurité; Henry Kissinger, envoyé spécial pour la Russie, membre de longue date de Bilderberg et autrefois secrétaire d’État et conseiller national pour la Sécurité; Dennis Ross conseiller spécial pour le golfe Persique et l’Asie du Sud-Ouest de la secrétaire d’État Hillary Clinton; David Patraeus commandant de CENTCOM (Commandement du Centre des États-Unis au Moyen-Orient), Lawrence Summers, directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche, ancien secrétaire au Trésor du gouvernement Clinton, ancien président de l’Université Harvard et ancien économiste en chef de la Banque mondiale; Paul Volcker, ancien gouverneur de la Réserve fédérale et chef du Comité consultatif de relance économique du président Obama; Robert Zoellick, ancien président de Goldman Sachs et actuel président de la Banque mondiale [30] et le secrétaire d’État adjoint James Steinberg [31].

Autres noms notoires
Parmi bien d’autres personnalités présentes à cette rencontre se trouvaient le vicomte Étienne Davignon, ancien vice-président de la Commission européenne et président honoraire du Groupe Bilderberg; Francisco Pinto Balsemão ancien premier ministre du Portugal; Franco Bernabè, PDG de Telecom Italia et vice-président de Rothschild Europe; Carl Bildt, ancien premier ministre de la Suède; Kenneth Clarke obscur secrétaire administratif au Royaume Uni; Richard Dearlove, ancien chef du service de renseignements britannique MI6; Donald Graham, PDG de la Washington Post Company; Jaap De Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN; John Kerr, membre de la Chambre des lords britannique et président de Royal Dutch Shell; Jessica Matthews, présidente de la Dotation Carnegie pour la paix internationale; Richard Perle de l’American Enterprise Institute; Romano Prodi, ancien premier ministre italien; J. Robert S. Prichard, PDG de Torstar Corporation et président émérite de l’Université de Toronto; Peter Sutherland, ancien directeur général de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), premier directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et actuellement président de British Petroleum (BP) et de Goldman Sachs International ainsi que membre de la direction de la Royal Bank of Scotland, président de la Commission trilatérale, vice-président de la Table ronde des industriels européens et membre de longue date de Bilderberg; Peter Thiel, membre du conseil d’administration de Facebook; Jeroen van der Veer, PDG de Royal Dutch Shell; Martin Wolf, rédacteur en chef adjoint et journaliste économique en chef du journal Financial Times et finalement Fareed Zakaria, journaliste étatsunien et membre de la direction du Council on Foreign Relations [32]. Certains reportages faisaient état de la présence d’Eric Schmidt, PDG de Google, et du rédacteur en chef du Wall Street Journal, Paul Gigot [33], tous deux présents à la rencontre de l’an dernier [34].

Conclusion
Il est évident que la prérogative de cette rencontre annuelle de Bilderberg était d’exploiter au maximum la crise financière mondiale pour atteindre les objectifs que le groupe s’était fixés depuis de nombreuses années. Ceux-ci comprennent la création d’un département du trésor mondial, probablement en concomitance avec une banque centrale mondiale ou intégré à celle-ci, lesquels semblent en voie d’être incorporés au FMI.
Naturellement, ces rencontres de Bilderberg servent les intérêts des personnes et des organisations présentes. Étant donné la vaste représentation de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à cette réunion, il est surprenant qu’il n’y ait pas eu plus d’informations provenant de cette rencontre en ce qui concerne la politique étrangère des États-Unis, notamment au Pakistan et en Afghanistan.
Cependant, les États-Unis ont décidé récemment de congédier le général qui supervisait la guerre en Afghanistan et de le remplacer par « le lieutenant-général Stanley McChrystal, un ancien béret vert qui commandait il y a peu de temps les Forces d’opérations spéciales secrètes de l’armée en Irak [35] ». De 2003 à 2008, McChrystal était à la tête du Joint Special Operations Command du Pentagone (JSOC), lequel supervise les forces les plus cruciales de l’armée, y compris la Delta Force, « et que Seymour Hersh, journaliste d’investigation et récipiendaire du prix Pulitzer, a désigné comme le chef de “l’aile administrative d’assassins“ du vice-président Cheney [36].
Donc, vu les récents changements ainsi que le nombre élevé de représentants de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à la conférence Bilderberg cette année, il est probable que des décisions aient été prises ou, à tout le moins, qu’il y ait eu des discussions concernant l’escalade de la guerre en Afghanistan et de son expansion au Pakistan. Toutefois, il n’est pas surprenant que le principal point à l’ordre du jour ait été la crise financière mondiale. La prochaine année sera sans aucun doute intéressante et l’élite espère certainement en faire une année productive.
Article original en anglais, The Bilderberg Plan for 2009: Remaking the Global Political Economy, publié le 26 mai 2009.
Traduction : Julie Levesque, pour le site Mondialisation.ca

Notes
[1] CFP, Annual Elite Conclave, 58th Bilderberg Meeting to be held in Greece, May 14-17. Canadian Free Press: May 5, 2009: http://canadafreepress.com/index.php/article/10854
[2] Paul Joseph Watson, Bilderberg Wants Global Department Of Health, Global Treasury. Prison Planet: May 16, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-want ... -treasury/
[3] Paul Joseph Watson, Bilderberg Fears Losing Control In Chaos-Plagued World. Prison Planet: May 18, 2009: http://www.prisonplanet.com/bilderberg- ... world.html
[4] Sorcha Faal, Bilderberg Group orders destruction of US Dollar? MINA: May 21, 2009: http://macedoniaonline.eu/content/view/6807/53/
[5] Kristi Heim, What really happened at the billionaires’ private confab. The Seattle Times: May 20, 2009: http://seattletimes.nwsource.com/html/t ... he_bi.html
[6] A. G. Sulzberger, The Rich Get … Together (Shhh, It Was a Secret). The New York Times: May 20, 2009: http://cityroom.blogs.nytimes.com/2009/ ... -a-secret/
[7] Chosun, American Billionaires Gather to Discuss Slump. The Chosun Ilbo: May 22, 2009: http://english.chosun.com/site/data/htm ... 00772.html
[8] John Harlow, Billionaire club in bid to curb overpopulation. The Sunday Times: May 24, 2009: http://www.timesonline.co.uk/tol/news/w ... 350303.ece
[9] Press Release, Investigative Author, Daniel Estulin Exposes Bilderberg Group Plans. PRWeb: May 22, 2009: http://www.prweb.com/releases/Bilderber ... 453144.htm
[10] James P. Tucker Jr., BILDERBERG AGENDA EXPOSED. American Free Press: June 1, 2009: http://www.americanfreepress.net/html/b ... 9_179.html
[11] James Quinn, Tim Geithner to reform US financial regulation. The Telegraph: May 21, 2009: http://www.telegraph.co.uk/finance/news ... ation.html
[12] Greg Menges, U. S. Secretary of the Treasury Timothy F. Geithner speech before the Senate Banking Committee. Examiner: May 20, 2009: http://www.examiner.com/x-8184-Boston-I ... -Committee
[13] Robert Schmidt and Jesse Westbrook, U.S. May Strip SEC of Powers in Regulatory Overhaul. Bloomberg: May 20: 2009: http://www.bloomberg.com/apps/news?pid= ... 8ctNv3FDcw
[14] Rex Nutting, Fed could be completely retooled, Geithner says. Market Watch: May 20, 2009: http://www.marketwatch.com/story/fed-co ... thner-says
[15] Ambrose Evans-Pritchard, The G20 moves the world a step closer to a global currency. The Telegraph: April 3, 2009: http://www.telegraph.co.uk/finance/comm ... rency.html
[16] Marie Magleby, Obama Wants U.S. to Loan $100 Billion to Global Bailout Fund. CNS News: May 20, 2009: http://www.cnsnews.com/public/content/a ... rcID=48329
[17] Joe Bavier, Sub-Saharan Africa to receive $10 bln in SDRs-IMF. Reuters: May 25, 2009: http://www.reuters.com/article/latestCr ... USLP336909
[18] Onno Wijnholds, The Dollar’s Last Days? International Business Times: May 18, 2009: http://www.ibtimes.com/articles/2009051 ... t-days.htm
[19] MATTHEW SALTMARSH, Former I.M.F. Chief Sees Opportunity in Crisis. The New York Times: May 22, 2009: http://www.nytimes.com/2009/05/23/busin ... ref=global
[20] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: in pursuit of the world’s most powerful cabal. The Guardian: May 13, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/ma ... bilderberg
[21] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: They’re watching and following me, I tell you. The Guardian: May 15, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/ma ... n-dispatch
[22] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: I’m ready to lose control, but they’re not. The Guardian: May 15, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/ma ... -dispatch1
[23] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: ‘You are not allowed to take pictures of policemen!’ The Guardian: May 17, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/ma ... bilderberg
[24] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Fear my pen. The Guardian: May 18, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/ma ... n-dispatch
[25] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Let’s salt the slug in 2010. The Guardian: May 19, 2009: http://www.guardian.co.uk/news/blog/200 ... ton-greece
[26] Dutch Royal House, Work and official duties. Prince Constantijn: http://www.koninklijkhuis.nl/english/co ... ctid=18215
[27] Deutsche Bank, Management Board. Our Company: http://www.db.com/en/content/company/ma ... _board.htm
[28] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/
[29] Demetris Nellas, Greek nationalists protest Bilderberg Club meeting. AP: May 14, 2009 : http://www.google.com/hostednews/ap/art ... QD987H3200
[30] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009 : http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/
[31] MRT, Top US official arrives in Greece. Macedonian Radio and Television: May 15, 2009 : http://www.mrt.com.mk/en/index.php?opti ... &Itemid=28
[32] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009 : http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/
[33] WND, Google joins Bilderberg cabal. World Net Daily: May 17, 2009 : http://worldnetdaily.com/index.php?fa=P ... geId=98469
[34] Adam Abrams, Are the people who ‘really run the world’ meeting this weekend? Haaretz: May 14, 2009 : http://www.haaretz.com/hasen/spages/1085589.html
[35] YOCHI J. DREAZEN and PETER SPIEGEL, U.S. Fires Afghan War Chief. The Wall Street Journal: May 12, 2009 : http://online.wsj.com/article/SB124206036635107351.html
[36] M.J. Stephey, Stan McChrystal: The New U.S. Commander in Afghanistan. Time Magazine: May 12, 2009 : http://www.time.com/time/politics/artic ... 42,00.html
Appendices (voir la version anglaise).
Notes pour les appendices.
[37] PIIE, About the Institute. Peterson Institute for International Economics : http://www.petersoninstitute.org/institute/aboutiie.cfm
[38] PIIE, Board of Directors. Peterson Institute for International Economics : http://www.petersoninstitute.org/institute/board.cfm#52
[39] Jeffrey E. Garten, Needed: A Fed for the World. The New York Times: September 23, 1998 : http://www.nytimes.com/1998/09/23/opini ... world.html
[40] Jeffrey Garten, Global authority can fill financial vacuum. The Financial Times: September 25, 2008 : http://www.ft.com/cms/s/7caf543e8b13-11 ... thority%2F
[41] Jeffrey Garten, We Need a Bank Of the World. Newsweek : October 25, 2009 : http://www.newsweek.com/id/165772
[42] Ambrose Evans-Pritchard, IMF may need to “print money” as crisis spreads. The Telegraph: October 28, 2009 : http://www.telegraph.co.uk/finance/comm ... reads.html
http://fr.altermedia.info/
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 18/08/2009 - 17:02

Le pont de l'atlantisme

Les mondes germanique et anglo-saxon ont toujours su développer une spécialité qui échappe aux Français : le réseau. Certes, de nombreux instituts, fondations ou cercles de réflexions occupent en France des positions qui sont loin d'être négligeables ; cependant, ils n'atteignent pas le même degré d'influence que leurs homologues d'outre-Rhin, d'outre-Manche, d'outre-Atlantique ou encore israélien. L'exemple de l'institut allemand Atlantik-Brücke est significatif des liens profonds noués entre Berlin et les milieux anglo-saxons.

A l'origine, la création d'Atlantik-Brücke (Pont atlantique) en 1952 remonte à l'action déterminante de deux personnages : Eric M. Warburg (1900-1990) et Erik Blumenfeld (1915-1997). Le premier fondateur appartient à une très grande famille juive de la banque germano-américaine. Eric M. Warburg est le fils du banquier allemand d'Hambourg Max Warburg (1867-1946) qui finançait la Paneurope, institut mondialiste promouvant l'unité de l'Europe dans le cadre d'une organisation mondiale unifiée. Son père fut à l'origine de la première rencontre, en 1925, entre le chancelier Gustav Stresemann et le dirigeant paneuropéen, Richard de Coudenhove-Kalergi. L'influence de la famille Warburg dépassait largement le cadre allemand puisque le frère du banquier hambourgeois, Paul Moritz Warburg de nationalité américaine, rédigea en 1903 une étude intitulée "Plan pour une banque centrale" qui joua un rôle déterminant dans la création en 1913 de la Réserve fédérale américaine (Federal Reserve Bank), la FED. Par la suite, ses activités se sont poursuivies en liaison avec le conseiller du président Wilson, le colonel House, dans la création du Council on Foreign Relations (CFR). C'est cet état d'esprit familial fidèle aux liens germano-américains qui poussa Eric M. Warburg, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à persévérer dans cette voie en s'associant à Erik Blumenfeld fils d'un commerçant juif de Hambourg. Ce dernier fut un député actif au sein du parti politique, la CDU (Christliche-Demokratische Union). Sa carrière politique consista essentiellement à améliorer les relations de l'Allemagne avec Israël et les Etats-Unis. Enfin, il faut remarquer la forte tradition familiale parmi les pères fondateurs puisque Max M. Warburg (fils d'Eric et petit fils de Max Warburg) est le trésorier du comité d'administration d'Atlantik-Brücke. On peut relever aussi les noms influents du député CDU Matthias Wissmann oeuvrant au renforcement de la "civilisation pan-atlantique" selon l'expression d'Hannah Arendt, ou de Karsten D. Voigt, chargé des relations germano-américaines dans les gouvernements S.chroder puis Merkel. En raison des convictions des fondateurs, Atlantik-Brücke poursuit l'objectif de resserrer les liens entre l'Allemagne et les Etats-Unis dans tous les domaines, politique étendue au Canada depuis 1986. Une telle activité souligne l'imprégnation de cet institut à l'idéal mondialiste comme le prouvent les états de service de son président d'honneur. Walther Leisler Kiep. Outre son rôle de "conseiller personnel" du chancelier Helmut Schmidt dans les années 1970 pour « la coordination de l'aide financière de l'occident et du Japon à la Turquie », W. L Kiep est membre de la Trilatérale depuis 1985. Atlantik-Brücke navigue dans les hautes sphères de l'aristocratie mondialiste puisqu'elle octroie son Prix Eric M. Warburg à ceux contribuant aux renforcements des liens transatlantiques. On peut relever parmi les noms : Henry Kissinger (1992), Manfred Wörner (1994, ancien secrétaire général de l'OTAN), l'ancien chancelier Helmut Kohl (1996), Otto Graf Lambsdorff (2000, ministre de l'Économie), le général Klaus Naumann (2000, ancien président du comité militaire de l'OTAN et membre du comité d'administration d'Atlantik-Brücke) et George H. W. Bush senior. Enfin, Atlantik-Brücke compte environ 500 représentants occupant des postes clefs de la société constituant un réseau élitiste au sein de l'économie, de la politique, de la culture et des médias en Allemagne. La puissance de cet institut affecte d'une manière déterminante la vie politique et économique française en raison des activités du dirigeant d'Atlantik-Brücke. Son grand patron s'appelle Thomas Enders. Alors que cet institut poursuit l'objectif de resserrer les liens transatlantiques, Thomas Enders est en même temps le coprésident de EADS en liaison avec son homologue Louis Gallois. Cette entreprise aérospatiale européenne, dont l'objectif est de rivaliser avec Boeing, présente cette particularité incroyable d'être codirigé par un homme dont les activités à la tête d'Atlantik-Brücke sont absolument opposées à celles du consortium européen. Une telle contradiction engage assurément l'avenir de EADS. Cette confusion des genres souligne bien l'impossibilité de voir émerger une véritable industrie aérospatiale européenne équilibrée entre les Etats à moins que l'Allemagne arrive à s'approprier et à contrôler l'ensemble de cet outil à l'origine ... français.
Pierre Hillard monde et vie. 19 mai 2007
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Messagepar Pat » 01/09/2009 - 22:28

« La véritable histoire du Groupe Bilderberg » (II), par Daniel Estulin
Pour mener à bien leur politique, les oligarques mondialistes tiennent généralement bien gardés leurs secrets, ceux de l’establishment. Establishment avec un grand « e ». Le même « e » que pour Estulin Daniel. Un journaliste-écrivain russe vivant à Madrid. Un nom marqué à l’encre rouge sur les tablettes atlantistes et qui parle peu à l’opinion publique (son site : http://danielestulin.com/). Plutôt logique pour un dissident au Nouvel Ordre Mondial. Il faut dire que le bonhomme a de sacrés bons tuyaux, des réseaux, ses infiltrations. Infiltrations qui riment avec investigation. Et ce au service de la vérité de ce monde, à défaut de sa propre sécurité !

Petite piqûre de rappel : dans les grands médias, il y a ce qu’on nous montre et ce qu’on nous cache. Pour comprendre ce qui se passe dans le monde à l’heure de la gouvernance mondiale, ce qu’on nous montre doit être décrypté pour mieux tendre vers ce qui se trame en coulisse, ce qui reste maintenu en off.

Une chose devrait interpeller l’opinion publique. Elle réside dans la surmédiatisation d’informations futiles ; et à contrario, la totale omerta sur des sujets bien plus sensibles. Notamment sur les sociétés secrètes, les think tank euro-atlantistes du style CFR et Bilderberg ; lobbies surpuissants à la sauce Rockefeller-Brzezinski qui déterminent l’actualité à venir, et par extension la gouvernance mondiale dans ses grandes lignes sur le plan économique, commercial, politique et médiatique. Lobbys investissant les marionnettes politiciennes qu’ils veulent pour qu’elles mettent en place ce qu’ils veulent.

A maintes reprises, l’investigateur russe a démasqué les plans des instigateurs du Nouvel Ordre Mondial. Centralisation des pouvoirs, banque mondiale, monnaie unique, mise en place d’un impôt mondial, mise en scène de guerres au Moyen-Orient, financement du sionisme, renforcement des ONG, du FMI, du rôle de l’OTAN et de l’ONU, suppression de la démocratie, augmentation de la taxe carbone… tout ceci avait été initialement révélé par Estulin avec, au-delà de l’information brute, une vision inquiétante du projet mondialiste : réduction de la population mondiale aux deux tiers, asservissement des peuples, destruction des nations, des cultures, de l’économie mondiale, uniformisation de l’individu. L’esclavage moderne à grande échelle en somme.

Grâce à ses réseaux, Daniel Estulin -à l’instar des Jim Tucker, Jordan Maxwell, Thierry Meyssan et autre Webster Tarpley- nous dévoile les grandes lignes du projet mondialiste. Point par point, avec un temps d’avance et une précision sans faille. Dans ces propos, il y a le contenu du projet et les hommes qui y prennent part. Rien d’étonnant par conséquent de retrouver parmi les « heureux élus » diverses personnalités très influentes des milieux financiers, industriels, politiques et médiatiques. Des habitués de ce genre de think tank où rien ne doit filtrer, mais où ce qui est planifié devra s’appliquer. Le problème pour ces conspirateurs avides de pouvoir, adeptes de la lutte des places et non des classes, c’est que les révélations d’Estulin ou Tucker s’avèrent exactes à chaque fois. Lorsqu’on fait mouche à tous les coups, il ne s’agit plus de chance ou de coïncidence, mais plutôt de véracité d’information. Une raison de plus pour les écouter avec autant d’attention que nos médias institutionnels.

Le système a évidemment tenté de l’éliminer à plusieurs reprises. Trois fois selon lui. Les trois fois par la CIA. Pour le décrédibiliser, les médias le qualifient de fou. Dénigrement révélateur d’un manque d’arguments. Mais il est comme Kasparov, Daniel Estulin, il a toujours un coup d’avance, voire plusieurs sous sa manche ! L’élément rassurant provient de certains individus dignes, de bonne conscience, ne résistant pas à l’appel de la vérité salvatrice. Alors ces derniers coopèrent dans l’intérêt informatif général et le risque de représailles.

Il fait penser à un moustique, Daniel Estulin, malgré sa queue de cheval flanquée derrière son crâne dégarni. Il pique, perturbe, dérange, contrarie les décideurs mondialistes, démasque leurs mensonges à la loupe… mais tant que son nom résonnera uniquement dans les tympans d’initiés dissidents, il ne parviendra pas à entraver la marche aussi venimeuse qu’irrésistible du Nouvel Ordre Mondial. Ce qu’il faudrait, c’est une horde de moustiques « estuliniens » -une armée même- infiltrant ces manigances plus que douteuses afin de crever l’abcès.

Enquête sur enquête, témoignage après témoignage, Daniel Estulin propose une grille de lecture des plus pertinentes en nous détaillant les différentes facettes de la politique mondiale à venir ; de justes -bien qu’inquiétantes- révélations débouchant sur une double conclusion implacable : la lutte contre l’ignorance est un combat de tous les instants, car la vérité de ce monde est d’abord celle qu’on nous cache.

Source : Mecanopolis
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Messagepar Pat » 16/11/2009 - 19:36

Présidence de l’Europe : montrer patte blanche au Bilderberg

Une info particulièrement intéressante, bien qu’elle soit sortie de manière parfaitement anodine dans les médias économiques Belges. De quoi s’agit-il ? Le premier ministre Belge, Herman Van Rompuy (chrétien démocrate), pressenti pour devenir le premier président de l’Union Européenne, a été présenter son programme devant le très démocratique groupe Bilderberg. Comme au temps où les présidents du Conseil devaient faire valider leur programme par les actionnaires de la Banque de France, dans les années 30.

Le Bilderberg http://dondevamos.canalblog.com/archive ... 05798.html, j’en ai déjà parlé à maintes reprises. Depuis les années 50, une fois par an, se réunissent les50_lobbying pontes de certaines multinationales bien placées, comme BNP Paribas, Axa, Rothschild, Lafarge etc. Mais aussi, de nombreux représentants politiques bien placés, tels que DSK, Etienne Davignon, Bernard Kouchner, Barroso, Pascal Lamy, et on a pu y croiser aussi Jean François Copé, Manuel Valls, Christine Lagarde, Xavier Bertrand ou Denis Olivennes plus récemment. Les piliers de ce groupe d’influence, depuis l’origine, sont David Rockefeller et le prince Bernhard des pays bas, remplacé depuis par la reine Béatrix.
En France, les piliers qui viennent quasiment à toutes les réunions sont Thierry de Montbrial, le président de l’Institut Français des Relations Internationales, un think tank atlantiste, Nicolas Baverez, chroniqueur du Point… Mais des boîtes comme Axa (d’où vient Bertrand), Lafarge, la Société générale, Coca Cola, Lazard, ING, la banque Goldman Sachs, la Chase Manhattan Bank et bien d‘autres y sont systématiquement représentées.

Le Bilderberg est en connexion avec la Trilatérale, présidée par Rockefeller, et l’European Round Table, le lobby des multinationales présentes en Europe, ce qui augmente encore l’influence des ces réseaux de pouvoir.

De quoi y parle-t-on ? Difficile de le savoir exactement, puisque les réunions sont totalement secrètes. On a quelques fuites, et quelques déclarations fracassantes de ceux qui ont assisté à la réunion.

En gros, on y parle des enjeux mondiaux, économiques, politiques, militaires et sociaux. Depuis le début, le Bilderberg a une grande influence sur les décisions européennes. Normal : les pionniers de l’Europe tels qu’Antoine Pinay ou Guy Mollet pour la France. En 2009, ils ont parlé du traité européen qu’il faut faire avaler à l‘Irlande, de taxe mondiale sur le carbone, de l’Iran, de la grippe H1N1… Et on sait qu’une grande partie de leurs prédictions finissent par arriver. Car il ne s’agit pas de « prévisions » à proprement parler, plutôt d’un programme de gouvernance mondiale.

Quand le Bilderberg choisit les chefs de l’Europe

Bref, officiellement on se réunit et on cause entre gens bien élevés. En réalité, on se rend compte que des décisions sont prises quant aux orientations en matière de politique et d’économie internationales.

Et voilà qu’on apprend que l’un des candidats à la présidence européenne, le premier ministre Belge sorti de nulle part Herman Van Rompuy, a été s’expliquer devant le groupe Bilderberg ce week end, où il se serait légèrement planté en évoquant un impôt vert made in Europe. Comme le dit la RTBF, « ses propos circulent aujourd’hui dans toutes les capitales européennes au risque d’hypothéquer ses chances dans la course à la présidence du Conseil de l’Union, à quelques jours du sommet européen extraordinaire du 19 novembre » preuve que l’influence du Bilderberg et ses réseaux ne sont pas un mythe.

Mais van Rompuy est assez proche du vicomte Belge Etienne Davignon, le secrétaire du Bilderberg depuis près de quarante ans, membre de l’European Round Table of Industrialist, ponte de la Société Générale et ancien vice président de la Commission européenne, qu’il fréquente au sein du King’s Crown Council http://en.wikipedia.org/wiki/Crown_Council_of_Belgium où on retrouve l’élite politique Belge.
Alors certes, ledit président ne sera pas élu. Mais que ce soit une réunion totalement informelle des « élites » financières et politiques mondiales qui choisisse le candidat est proprement inacceptable. Ce n’est plus d’un gentil « déficit démocratique » dont il s’agit, mais d’une oligarchie de fait.

Accessoirement, on notera que pour la première fois, on entend parler d’une réunion du Bilderberg en dehors de la grande réunion annuelle qui a lieu vers avril-juin. Y aurait-il une urgence à nommer un leader maximo pour l’Europe ? Serait-on déjà à la phase terminale du processus vers un gouvernement mondial ? En outre, c’est aussi la première fois que les médias nationaux Belges évoquent franchement le Bilderberg et son rôle.

Mais, ce n’est pas rassurant : s’ils parlent du Bilderberg, les médias se gardent en revanche de critiquer le groupe, et encore moins son action, antidémocratique s’il en est.

Nous sommes face à une usurpation de la souveraineté populaire qui pourtant, est à la base de ce « pacte républicain » au nom duquel le peuple accepte d’élire des représentants.
D’autre postulants au poste européen, comme l’anglais David Miliband ou l’ex premier ministre hollandais Balkenende sont aussi dans les petits papiers du Bilderberg. A tel point que certains demandent à ce que les pays nomment clairement leurs propres candidats, et pas ceux du Bilderberg ou de la Trilatérale.

Drôle d’impression, et le sentiment que surtout, rien ne va s’améliorer, bien au contraire. Les élites ont la main et ne veulent pas la perdre après 60 ans de travail pour en arriver là.

La saga européenne continue à éloigner les décisions de la population, à quand le point de non retour ?


NDLR : "Van Rompuy n’a pas plaidé pour un impôt vert auprès du groupe de Bilderberg", a indiqué, dimanche 15 novembre, son porte-parole.

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Messagepar Eniotnar » 24/12/2009 - 19:51

C'est curieux, l'Israël n'est pas sur la liste des pays qui risquent d'être en défaut de paiement, comme l'Ukraine ou la Grèce. Malgré ça, Obama a dégagé une aide d'urgence pour Tel Aviv de 2,775 milliards de dollars pour aider le budget sécurité de l'Israël. Il y a un problème ? Pas assez d'avions et de chars ? :scratch:
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 07/01/2010 - 18:59

La pression mondialiste peut devenir totalitaire

L'Insolent, 22 déc 2009

En cette aube claire le froid s'est radouci. Les blocages inouïs de transports ferroviaires semblent se résoudre. De la sorte, les Français peuvent, à nouveau, entre leurs courses de Noël et la préparation de leurs départs, jeter un regard, certes fugace, sur ce qui se passe dans le monde.

Certains, furtivement, scruteront alors les titres des médias. Ils survoleront ainsi une étrange impression d'information confuse. Sur la toile, le site Voilà diffuse dans le grand public les nouvelles de l'AFP. Il nous donne une indication assez lisible de la ligne dominante. L'AFP titrait donc en cette matinée du 22 décembre

"Climat : l'ONU veut un accord contraignant en 2010" (1).
Ah oui ! l'ONU "veut" quelque chose !
On gagne quand même à chercher un peu plus loin, accédant au texte de la dépêche. Sensiblement différent, son titre devient déjà moins provocant : "Climat : Ban Ki-moon appelle à la conclusion d'un traité contraignant en 2010". Ajoutons que ce raccourci lui-même déforme le propos. Plus loin : "Le chef de l'ONU Ban Ki-moon, reconnaissant que l'accord conclu à Copenhague sur le climat n'allait pas assez loin, a exhorté lundi les dirigeants du monde à s'entendre pour parvenir l'an prochain à un traité légalement contraignant."

Le chef de l'Onu ? Curieuse expression. Secrétaire général semble son titre officiel et son rôle se révèle plus protocolaire que ne le suggère l'AFP.

On ne devrait certes pas évacuer la question que beaucoup tiennent pour essentielle : celle de la base scientifique éventuelle de tout ce cirque. Mon ami Georges Lane (2) a rassemblé sur ce sujet l'ensemble des objections et des contre-preuves démontrant la folie, le parti pris et la mauvaise foi de ceux qui veulent nous faire croire à l'influence de l'action humaine sur le climat.
L'AFP classe le sujet dans la rubrique Sciences. Je n'oserais pas moi-même la renvoyer au domaine respectable de la religion. Il faudrait en effet s'entendre sur le sens de ce mot. À mes yeux le phénomène que l'on étiquette, d'une manière que je juge réductrice, comme "monothéiste", commence avec le rejet du sacrifice humain. Ce dernier exorcisme était destiné à un échange magique, et non pas "religieux". On semble vouloir que l'humanité s'y engouffre à nouveau. Le jeune Zeus et les dieux de l'Olympe nous en avaient pourtant délivrés, avant même Abraham.

Il se trouve hélas que la nouvelle mythologie réchauffiste a largement pris corps dans une partie non négligeable de l'opinion, comme l'astrologie et les soucoupes volantes. On ne perdra pas de vue la nécessité de faire connaître la vérité dans ce domaine. Mais on doit constater aussi que cette croyance suscite des agitations de plus en plus arrogantes. Personne n'ose les contredire sur le fond.

Ainsi en était-il pendant les longues années qui ont suivi la seconde guerre mondiale, à propos de la planification et de l'économie dirigée. Un gentil crétin nommé Renaud de Jouvenel (3) pouvait ainsi parler en 1949, à propos de l'Albanie (4), des "bottes de sept lieues du Socialisme" chaussées, du moins le croyait-il, par ce pittoresque pays.

En face de tels actes de foi, à peine osait-on parler de "planification souple", ou "indicative". À Tirana, on a pu voir le résultat du dogme en 1992. De même, dans tous les pays où le communisme a exercé son emprise. En France, cependant un Commissariat général au plan a subsisté jusqu'en 2006. À cette date, lui fut substituée l'appellation de Centre d'analyse stratégique. Ce succédané occupe toujours l'hôtel de Martignac. L'ancien commissaire au plan qu'avait nommé Alain Juppé en 1995, M. Henri Guaino, passe pour inspirer encore les orientations économiques du gouvernement actuel.

Certes pour l'instant, contrairement à ceux du "socialisme réel" les tenants de l'écologisme ne se sentent pas encore en mesure de liquider leurs adversaires, ni même de les interner en hôpital psychiatrique. Ils se contentent de les faire payer, de gré ou de force, intimidant les pays les plus pusillanimes, à commencer par les Européens

Certains remarqueront peut-être que quelques nations rechignent. Alors on passera au-dessus des peuples. On cherchera à renforcer les structures préparant le gouvernement mondial. On s'emploiera à développer surtout le caractère synarchique du gouvernement de l'Europe. Certains appelleront peut-être cela "post-démocratie". Je m'autorise à y voir, plutôt quant à moi, le commencement d'une dictature.
1. cf. Dépêche du 21 décembre 2009 à 23 h 25.
2. cf. Émissions et docs de Georges Lane et François Guillaumat sur Lumière 101
3. Demi-frère de Bertrand, Renaud de Jouvenel publia en 1980 un livre de souvenirs intitulé "Confidences d'un ancien sous-marin du PCF". Les curieux y trouveront certains détails pittoresques. Mais je m'empresse de mettre en garde contre le titre : le "sous-marin" naviguait en pleine surface, et dans une confortable impunité.
4. L'Albanie intéressa soudain, à partir de 1948, tous ceux pour qui Tito appartenait à "l'Internationale des traîtres". Ainsi Jacques Mitterrand (aucun rapport de parenté avec François ou Frédéric] grand maître du grand orient présidera dans les années 1950 une association "France-Albanie". La substance de cette fraternité s'évanouira comme par enchantement. Cela se réalisera lors du schisme sino-soviétique. Car Tirana prit le parti des Chinois. Alors, de nouveaux "amis de l'Albanie", les maoïstes y apparaîtront.
JG Malliarakis
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 25/01/2010 - 22:20

Pouvoirs opaques de la Trilatérale Par Olivier Boiral

Il y a trente 3 ans, en juillet 1973, à l’initiative de M. David Rockefeller, figure de proue du capitalisme américain, naissait la Commission trilatérale. Cénacle de l’élite politique et économique internationale, ce club très fermé et toujours actif de hauts dirigeants a suscité nombre de controverses, surtout à ses débuts (1). La Commission entend alors devenir un organe privé de concertation et d’orientation de la politique internationale des pays de la triade (Etats-Unis, Europe, Japon). Sa charte fondatrice résume : « Centrée sur l’analyse des enjeux majeurs auxquels font face l’Amérique du Nord, l’Europe de l’Ouest et le Japon, la Commission s’attache à développer des propositions pratiques pour une action conjointe.
Les membres de la Commission regroupent plus de 200 distingués citoyens provenant des trois régions et engagés dans différents domaines (2). » La création de cette organisation opaque, où se côtoient à huis clos et à l’abri de toute compromission médiatique des dirigeants de multinationales, des banquiers, des hommes politiques, des experts de la politique internationale, ou encore des universitaires, coïncide à ce moment avec une période d’incertitude et de turbulence dans la politique mondiale. La gouvernance de l’économie internationale semble échapper aux élites des pays riches, les forces de gauche paraissent de plus en plus actives, en particulier en Europe, et l’interconnexion croissante des enjeux économiques appelle une coopération plus étroite entre les grandes puissances. La Trilatérale va rapidement s’imposer comme un des principaux instruments de cette concertation, soucieuse à la fois de protéger les intérêts des multinationales et d’« éclairer » par ses analyses les décisions des dirigeants politiques (3).
A l’image des rois philosophes de la cité platonicienne contemplant le monde des idées pour insuffler leur sagesse transcendante dans la gestion des affaires terrestres, l’élite rassemblée au sein de cette institution fort peu démocratique ­ et que la démocratie inquiète dès lors que des groupes autrefois silencieux s’en mêlent ­ va s’employer à définir les critères d’une « bonne gouvernance » internationale. Elle véhicule un idéal platonicien d’ordre et de supervision, assuré par une classe privilégiée de technocrates qui place son expertise et son expérience au-dessus des revendications profanes des simples citoyens : « Un lieu protégé, la Cité trilatérale, où la technè est loi, commente Gilbert Larochelle. Et, postées en surplomb, des sentinelles veillent, surveillent. Le recours à l’expertise ne relève point d’un luxe, il offre la possibilité de mettre la société face à elle-même. Le mieux-être ne vient que par les meilleurs qui, en leur hauteur inspirée, produisent des critères pour les relayer vers le bas (4). » Les thèmes débattus au sein de cette oligarchie de la politique internationale, dont les réunions annuelles se déroulent en différentes villes de la Triade, le sont dans une discrétion qu’aucun média ne semble plus vouloir troubler. Chaque sujet fait l’objet de rapports annuels (The
Trialogue) et de travaux thématiques (Triangle Papers) réalisés par des équipes d’experts américains, européens et japonais triés sur le volet.
Edités régulièrement depuis une trentaine d’années, ces documents publics traduisent l’attention de la Trilatérale à des problèmes globaux censés transcender les souverainetés nationales et appeler l’intervention des pays riches : réforme des institutions internationales, mondialisation des marchés, environnement, finance internationale, libéralisation des économies, régionalisation des échanges, rapports Est-Ouest (surtout au début), endettement des pays pauvres, etc.
Ces interventions s’articulent autour de quelques idées fondatrices qui ont été largement relayées par le politique. La première est la nécessité d’un « nouvel ordre international ». Le cadre national serait trop étroit pour traiter des grands enjeux mondiaux dont la « complexité » et l’« interdépendance » sont sans cesse réaffirmées. Une telle analyse justifie et légitime les activités de la Commission, à la fois observatoire privilégié et contremaître de cette nouvelle architecture internationale.
Les attentats du 11 septembre 2001 ont fourni une nouvelle occasion de rappeler, lors de la rencontre de Washington en avril 2002, la nécessité d’un « ordre international » et d’« une réponse globale » auxquels les principaux dirigeants de la planète sont enjoints de collaborer sous la houlette américaine. Lors de cette réunion annuelle de la Trilatérale, MM. Colin Powell (secrétaire d’Etat américain), Donald Rumsfeld (secrétaire à la défense), Richard Cheney (vice-président) et Alan Greenspan (président de la Réserve fédérale) étaient présents (5).
La seconde idée fondatrice, qui découle de la première, est le rôle tutélaire des pays de la triade, en particulier des Etats-Unis, dans la réforme du système international. Les pays riches sont invités à s’exprimer d’une seule voix et à unir leurs efforts dans une mission destinée à promouvoir la « stabilité » de la planète grâce à la généralisation du modèle économique dominant. Les démocraties libérales sont le « centre vital » de l’économie, de la finance et de la technologie. Ce centre, les autres pays devront l’intégrer en acceptant le commandement qu’il s’est donné. L’unilatéralisme américain paraît cependant avoir mis à épreuve la cohésion des pays de la triade. Leurs dissensions s’expriment dans les débats de la Commission. Ainsi, dans son discours du 6 avril 2002, lors de la réunion évoquée plus haut, M. Colin Powell a défendu la position américaine sur les principaux points de discorde avec le reste du monde : refus de signer les accords de Kyoto, opposition à la création d’une cour pénale internationale, analyse de « l’axe du Mal », intervention américaine en Irak, appui à la politique israélienne, etc.
L’hégémonie des démocraties libérales conforte la foi dans les vertus de la mondialisation et de la libéralisation des économies qui s’exprime dans le discours de la trilatérale. La mondialisation financière et le développement des échanges internationaux seraient au service du progrès et de l’amélioration des conditions de vie du plus grand nombre. Or elles supposent la remise en cause des souverainetés nationales et la suppression des mesures protectionnistes. Ce credo néolibéral est souvent au centre des débats.
Lors de la rencontre annuelle d’avril 2003, à Séoul, il a été notamment question de l’intégration économique des pays d’Asie du Sud-Est et de la participation de la Chine à la dynamique de mondialisation. Les réunions des deux années précédentes avaient été l’occasion pour le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Mike Moore, de professer dévotement les vertus du libre-échange. Après avoir vilipendé le mouvement antimondialisation, M. Moore avait même déclaré qu’il était « impératif de rappeler encore et toujours les preuves accablantes qui démontrent que le commerce international renforce la croissance économique (6) ».
La tirade du directeur de l’OMC contre les groupes réclamant une autre mondialisation ­ qualifiés de « e-hippies » ­ souligne la troisième caractéristique fondatrice de la Trilatérale : son aversion pour les mouvements populaires. Elle s’était exprimée dans le célèbre rapport de la Commission sur la gouvernance des démocraties rédigé par Michel Crozier, Samuel Huntington et Joji Watanuki (7). Dès 1975, ce texte dénonçait les « excès de la démocratie » qu’exprimaient aux yeux des auteurs les manifestations contestataires de l’époque. Celles qui, un peu comme aujourd’hui, mettaient en cause la politique étrangère des Etats-Unis (rôle de la CIA dans le putsch chilien, guerre du Vietnam, etc.) et réclamaient la reconnaissance de nouveaux droits sociaux. Ce rapport provoqua à l’époque nombre de commentaires indignés, qui dirigèrent leurs feux contre l’administration démocrate du président James Carter, qui fut membre de la Trilatérale (comme, plus tard, le président Clinton) (8).
Depuis le début des années 1980, l’attention de la presse pour ce genre d’institution semble s’être plutôt portée sur des rencontres moins fermées et surtout plus médiatisées, comme le forum de Davos. L’importance des enjeux débattus au sein de la Trilatérale et le niveau de ceux qui ont participé à ses réunions ces dernières années soulignent néanmoins son influence persistante (9).
Loin d’être un « vieux serpent de mer » qui referait surface au ravissement de quelques adeptes d’ésotérisme et de « théorie du complot », la Commission trilatérale est une institution bien établie, dont la discrétion facilite la collusion entre responsables politiques et grandes entreprises. « J’espère bien que les points de vue qui sont formulés par ces gens d’expérience ont une influence réelle sur la politique internationale ! », nous a répliqué un ancien ministre canadien qui a participé à plusieurs des travaux de la Commission trilatérale. Il faisait ainsi écho aux propos du fondateur, M. David Rockefeller : « Quelquefois, les idées mises en avant par les rapports de la Commission trilatérale sont devenues des politiques officielles. Ses recommandations ont toujours été sérieusement débattues à l’extérieur de notre cercle, et elles ont joué un rôle dans les réflexions des gouvernements et dans la formulation de leurs décisions (10). » Ainsi se dessine la trame d’un pouvoir diffus, opaque, presque insaisissable, qui tisse ses liens à travers des clubs fermés et des rencontres internationales dont le forum de Davos représente l’expression la plus ostentatoire. Dans ces lieux de rencontres, d’échanges, de tractations gravitent les mêmes protagonistes, s’élaborent les analyses et les compromis qui précèdent souvent les grandes décisions. La Commission trilatérale est une des pièces de cet échiquier polymorphe. Elle consolide l’alliance entre le pouvoir des multinationales, de la finance et de la politique, grâce à un réseau d’influences dont les ramifications s’étendent aux principaux secteurs de la société.
Par Olivier Boiral Trente ans d’une institution secrète

Notes :
(1) Le Monde diplomatique a consacré plusieurs articles au sujet dans les années 1970. Lire en particulier Claude Julien, « Les sociétés libérales victimes d’elles-mêmes », et Diana Johnstone, « Une stratégie trilatérale », respectivement mars 1976 et novembre 1976. Lire aussi l’article de Georges-Albert Astre, « Le nouveau capitalisme », in Manière de voir, n° 72, en vente le 15 novembre.
(2) Le nombre des « distingués citoyens » admis au sein de la Commission a été par la suite élargi et comprend aujourd’hui plus de 300 membres.
MM. Raymond Barre, Thierry de Montbrial, Denis Kessler ont participé à ses travaux. M. de Montbrial est également membre du « Groupe Bilderberg ».
(3) Lire sur les réseaux de « décideurs » de ce genre, Geoffrey Guens, Tous pouvoirs confondus, EPO, Bruxelles, 2003.
(4) Gilbert Larochelle, L’Imaginaire technocratique, Boréal, Montréal, 1990, p. 279.
(5) Leurs discours, ainsi que de nombreuses autres informations, sont accessibles par le site de la Commission : http://www.trilateral.org /
(6) Mike Moore, The Multilateral Trading Regime Is a Force for Good : Defend It, Improve It, Réunion de la Commission trilatérale du 11 mars 2001.
(7) Michel Crozier, Samuel Huntington et Joji Watanuki, The Crisis of Democracy : Report on the Governability of Democracies to the Trilateral Commission, New York University Press, 1975.
(8) Zbigniew Brzezinski avait été l’un des grands architectes de cette organisation avant de devenir le principal conseiller du président Carter pour les questions de sécurité.
(9) On citera, par exemple, MM. William Clinton, George H. Bush, Henry Kissinger, George Soros, Valéry Giscard d’Estaing, Ernesto Zedillo, Mme Madeleine Albright. Mais, à ces responsables politiques, il convient d’ajouter de nombreux dirigeants en exercice des multinationales Exxon-Mobil, General Electric, Daimler-Chrysler, Levi Strauss, Kodak, Xerox, ABB, Johnson & Johnson, Alcan, Power Corporation, etc.
(10) David Rockefeller, Georges Berthoin et Takeshi Watanabe, préface aux Task Force Reports : 9-14, New York University Press, 1978, p. IX.

( source : http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677 ) http://www.alterinfo.net
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Messagepar Prodeo » 02/03/2010 - 16:59


http://www.dailymotion.com/video/x3re0_villemarest


http://www.dailymotion.com/video/xc4fnb_les-invités-du-groupe-bilderberg-de_people

~~~~~~~~~~~~

Pat, ce "topic" est vraiment excellent.
Merci pour tout ton travail de recherche et de compilation pédagogique.

:salut1:
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Prodeo » 02/03/2010 - 21:25

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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !

[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.

« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 05/03/2010 - 18:20

La City de Londres : Un Etat (dans l'Etat) criminel, agent du Nouvel Ordre Mondial
Londres et sa City, un Etat criminel dans l'Etat, et très actif dans la mise en place du Nouvel Ordre Mondial.
Par eva R-sistons

Qui sont les vrais acteurs des politiques planétaires - dans les coulisses ?
Qui est à l'origine des politiques militaro-financières dévastant la planète ? On a l'habitude de désigner les Américains, les Francs-Maçons, les Sionistes, les sociétés secrètes comme les Bilderberg ou la Trilatérale, que sais-je encore. Et c'est vrai qu'une grande part des malheurs de l'humanité leur incombent, n'oublions d'ailleurs pas les faux culs bénis du Vatican, plus préoccupés des choses de ce monde (et je ne parle évidemment pas des penchants de certains d'entre eux) que des affaires du Ciel. Au moins dans les faits !
Quoiqu'il en soit, on oublie un acteur essentiel, sans doute même le plus essentiel : Londres et sa City. Pendant des siècles, les financiers anglo-saxons ont infesté la planète, à l'affût des bons placements et des richesses à exploiter. L'impérialisme anglais, cela vous rappelle des souvenirs ? Certes, les manuels d'Histoire des Isaac et Jacob sont tendancieux, mais quand même, nous avons tous appris que l'Angleterre de Sa gracieuse Majesté écumait les mers du monde à la recherche de juteuses opportunités...

Que lit-on sur Wikipedia ?

" La Cité de Londres (« City of London » appelé plus communément la City) est le cœur historique de la ville de Londres, englobant largement en son sein le périmètre du Mur de Londres, ancienne enceinte ceinturant l'antique cité romaine de Londinium. C'est aussi la plus petite des circonscriptions administratives du Grand Londres, qui la distingue cependant des 32 autres districts londoniens, de par un statut Sui generis lui conférant à la fois le titre de « cité » et de comté cérémonial, dont le mode d'administration est unique en Angleterre.
La City, dont l'emblème est le dragon, comprend en son sein deux enclaves (Inner Temple et Middle Temple) qui ne sont pas administrées par les autorités du Lord-Maire. En revanche, celles-ci régissent certains parcs se trouvant hors de son territoire.
C'est aujourd'hui un grand quartier d'affaires européen. Il concentre les sièges sociaux de nombreuses banques, compagnies d'assurance et grandes entreprises multinationales. C'est également la 3e place financière au monde après New York et Tōkyō avec sa bourse que l'on appelle le London Stock Exchange.
Même si la Cité de Londres conserve de prestigieux monuments londoniens comme la cathédrale Saint-Paul, chef-d'oeuvre de Christopher Wren, construite après le grand incendie de 1666 qui ravagea la plus grande partie de sa superficie, on la reconnait aujourd'hui grâce aux gratte-ciel qui ont été construits ces dernières années. Ceux-ci écrasant quelques immeubles anciens rescapés des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. De nombreuses autres de ces tours ultra modernes qui sont actuellement en projet vont largement continuer à modifier l'aspect architectural du lieu dans les prochaines années.

(..) Un centre économique et financier

La Cité a gardé, depuis son origine, ses particularités financières ; elle est principalement composée de banques, de la Bourse de Londres, de compagnies d'assurance, de grandes entreprises et de journaux. Tout ceci fait d'elle un des points de rencontre du marché international ce qui favorise le tourisme d’affaires. La Cité représente 13 % du PIB britannique[1].
Les activités financières de la Cité ont été importantes historiquement mais avaient perdu de leur poids dans l'économie mondiale pendant l'entre-deux-guerres. Depuis le « Big Bang » de 1986, elle a gagné à nouveau du terrain, en particulier face à New York, handicapé par la loi Sarbanes-Oxley, plus restrictive[2]. Sur les échanges de dérivés de gré à gré, la part de marché de la Cité est passée de 27 % en 1995 à 43 % en 2004. Un cinquième des actifs des hedge fund sont gérés à Londres (dont 80 % des actifs des fonds européens), comparé à 10 % en 2002[3].
Aujourd'hui, Londres est la première place financière du monde en ce qui concerne les devises et son avance ne cesse de progresser selon le rapport trisannuel de la Banque des règlements internationaux réalisé en avril et publié le 25 septembre 2007. Sur le marché des devises, sa part de marché est passée entre 2004 et 2007 de 31,3 à 34,1 % contre respectivement 19,2 et 16,6 % pour New York[4]. Néanmoins, les récents problèmes de Northern Rock ont pu faire naître des inquiétudes chez certains sur la fragilité de la place. "

Petit rappel historique

La puissance financière de Londres est ancienne, liée à l'aristocratie anglo-saxonne. Dès le XIIIe siècle, la Couronne britannique doit composer avec l'élite financière, marchande, commerciale, aux ambitions planétaires, et active par le biais de nombreux groupes de pressions (déjà les fameux lobbies) irrigant le Parlement comme les Médias et d'une façons générale, tous les centres de pouvoir. Dès le Moyen Age, aussi, les grandes Compagnies sillonnent les mers, c'est l'âge d'or de l'impérialisme britannique teinté de messianisme, toujours à l'affût des zones stratégiques (comme Hong-Kong ou Gibraltar), des secteurs clefs ou des richesses. De vastes territoires sont peuplés par les sujets de Sa Majesté, qui impriment leur marque en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Afrique australe, et les voies de communication deviennent le fer de lance de la pénétration dans les terres, permettant l'exploitation de celles-ci... Le modèle anglo-saxon est exporté aux quatre coins de la planète ! Surtout, la puissance financière de Londres, reposant sur des banques performantes, ne cesse de s'affirmer, conquérante, arrogante, cupide, sans scrupules. Et terriblement prédatrice !

Petit aperçu, en Chine:

"Quand vos autorités ont interdit l'usage et l'importation de l'opium en 1839, nous n'avons pas apprécié. Ce trafic était géré par nos amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port de Canton (Guangzhou), était une véritable mine d'or pour beaucoup en Occident. Civils, militaires, politiciens...
Les promoteurs de ce trafic, à l'origine d'immenses fortunes personnelles, ainsi que de celle des politiciens européens qu'ils soudoyaient, méritaient d'être pendus. Ils ont été anoblis par la Couronne britannique... Une bonne partie de la Chambre des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de ces dealers. Nous, dans notre République, il n'y a plus de titres de noblesse, on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.
Les puissances occidentales ont considéré votre refus d'importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme une atteinte grave au "Libéralisme Economique". On n'a pas le droit d'interdire, dans le commerce international. C'est un blasphème. Du moins, quand l'Occident le décide...
Alors, on vous a fait la guerre, sachant que vous n'aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté, à l'époque. C'était l'occasion idéale. Ce fut officiellement la "Première Guerre de l'Opium", de 1839 à 1842. L'essentiel, de l'effort militaire était assuré, initialement, par les britanniques. Etaient réunis dans cette coalition (l'OTAN n'existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.
Les britanniques, par le traité de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong par la même occasion. Tout le monde s'y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour vous imposer le traité de Whampoa (ou Huangpu), la même année.

Elle fut complétée par une "Deuxième Guerre de l'Opium", de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l'opium sur le territoire chinois, arracher d'autres ports, concessions et sommes d'argent, par des traités spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin, du 8 octobre 1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue".
(http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html)
Autre exemple: On doit aussi aux Anglais la reconnaissance d'un foyer juif en Palestine (Déclaration Balfour, du nom d'Arthur James Balfour homme politique
britannique: "Le 2 novembre 1917, le Royaume-Uni publie cette lettre dans laquelle il se déclare en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif" - Wikipedia) (1)

Vers le Nouvel Ordre Mondial

Londres constitue un Etat dans l'Etat de Grande-Bretagne, la City constitue un Etat (financier) au sein de Londres, et les esprits les plus brillants accaparent tous les postes stratégiques, en politique, en économie, dans les médias, au sein de l'Armée... L'élite financière et commerciale a rapidement nourri des rêves de domination planétaire, aspirant à mettre sous la tutelle de la City, et de Wall Street, le monde entier. Les plans du Nouvel Ordre Mondial ont germé très tôt. Ils ont pris leur envol sous Cecil Rhodes, au 19 e siècle, convaincu de la supériorité des Anglo-Saxons pour mener à terme des projets hégémoniques sur la planète.
Le Nouvel Ordre Mondial doit être marchand, financier et commercial.
L'humain ? Sacrifié ! La cupidité de l'aristocratie mercantile est sans limites... et la philosophie, les méthodes, les principes élaborés à la City sont implacables, d'ailleurs teintés d'eugénisme: La population mondiale devra diminuer pour être dominée plus facilement. Ainsi, le monde sera contrôlé par les Anglo-Saxons, de gré ou de force. Et même si la mise en place est progressive, quoiqu'accélérée depuis quelques temps (avec la crise et la pandémie), le Nouvel Ordre Mondial verra le jour. A peine élu Président du Conseil européen, le belge Herman Van Rompuy a d'ailleurs déclaré :
"2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale avec l'instauration du G20" (Discours d'acceptation, 13.11.2009).
L'objectif du NOM n'est pas de gouverner dans l'intérêt des peuples, comme il voudrait le faire croire, mais d'établir la domination définitive du capitalisme anglo-saxon sur le monde, d'étendre sa puissance tant financière que commerciale. Mais avec moins d'habitants, et plus soumis...
La Grande-Brtagne est un acteur important dans la création de l'Union européenne, une UE de plus en plus inféodée à Washington (alliance euro-atlantique), en particulier via l'intégration à l'OTAN. Pour prévenir une nouvelle guerre ? Pas du tout. Ca, ce sont les objectifs officiels. En réalité, il s'agit de substituer aux Etats souverains, indépendants, une structure unifiée, tremplin pour le Nouvel Ordre mondial, pouvant s'intégrer plus facilement dans le cadre du gouvernement mondial. Vous voulez mon opinion ?
L'Etat nazi sous direction allemande fait progressivement place à un super-Etat totalitaire aux couleurs anglo-saxonnes. Et pour le faire mieux accepter par l'opinion, on le présente écologique... C'est d'ailleurs le Prince Philips, le mari de la Reine d'Angleterre, qui a dirigé le WWF pendant une quinzaine d'années.
Derrière le Nouvel Ordre Mondial se dessine un contrôle total des populations et des richesses planétaires. Nous sommes loin de la présentation presque idyllique qui en est faite !

Londres, en quelques mots

Les grands événements mondiaux prennent leur source à Londres. Pas seulement culturels (comédies musicales, Théâtres, musées gratuits, créativité..), mais surtout dans le monde des Affaires. Pour mémoire, les meilleures banques et les plus grandes sociétés d'assurance ont leur siège à Londres. Les principaux échanges commerciaux et financiers passent par Londres. Dans cette ville séparée du reste du pays, il y a une concentration de richesse financière et de compétences, un dynamisme sans équivalents dans le monde. Mais s'agit-il d'un colosse aux pieds d'argile ? Pour Lyndon Larouche, "au sommet de la pyramide, la City de Londres réalise que son système financier est condamné, et elle est prête à déchaîner l'enfer sur terre" (Alterinfo.net).
L'enfer sur terre ? Certes, avec le Nouvel Ordre Mondial en gestation. Mais un NOM lui-même précédé d'une longue histoire de prédations, de guerres de conquêtes, de crimes innombrables...aux quatre coins de la planète. Il est temps de démasquer les vrais coupables, il est temps de révéler au monde le vrai visage de Londres et de sa City, un cancer de l'humanité, édifiant de grandes fortunes sur le sang et la misère de millions d'individus.
Le passé de cet Etat dans l'Etat parle de lui-même. Nous savons que l'avenir dessiné par lui sera implacable, encore et toujours...

Eva r-sistons

(1) La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), publiée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, le ministre britannique des Affaires Étrangères, en accord avec Chaim Weizmann, alors président de la Fédération Sioniste et qui sera élu en 1948 Président de l'Etat d'Israël.
À l'aube de la Première Guerre mondiale, la Palestine fait partie de l'empire ottoman. Les troupes britanniques, emmenées par le Général Sir Edmund Allenby, s'engagent dans une campagne contre les Turcs en 1917. Le 31 octobre, les Britanniques remportent une victoire décisive, dans la ville de Beer-Sheva, ce qui conduit à la capitulation de l'empire ottoman.
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cla ... ur_de_1917

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 14/04/2010 - 17:30

Bilderberg 2010, en Catalogne début juin
Le 11 avril, dernier jour des négociations de Bonn sur le climat, Global Times diffuse une dépêche Xinhua rappelant les objectifs proposés par le négociateur chinois :

1. Aboutir à une quantification, pour l’ensemble des pays développés, des diminutions de l’émission de gaz d’effet de serre conformes à l’esprit du protocole de Kyoto.

2. Que les pays « développés » apportent leur aide aux pays « en voie de développement » dans les domaines financier et de transfert de technologie.

Le 11 avril également, le site Mecanopolishttp://www.mecanopolis.org/?p=15811&type=1 commente les déclarations récentes de l’actuel président du Conseil Européen, Herman Van Rompuy, à propos des « mesures impopulaires » qu’exigera inévitablement, de son point de vue, la situation économique des pays de l’Union Européenne (UE). Le rechauffement climatique deviendra-t-il un prétexte pour imposer de telles mesures au nom, notamment, d’une prétendue « urgence écologique » ? En tout état de cause, l’utilisation de la question du climat par les « élites occidentales » pour imposer une « gouvernance mondiale » sous leur contrôle paraît bien compromise, même si au moment de sa désignation Van Rompuy avait proclamé haut et fort la marche vers une « gouvernance mondiale » par le biais notamment du G20 et de la conférence de Copenhague sur le climat. Mais l’UE peut-elle donner des leçons au monde, si on pense par exemple à la situation catastrophique de la Grèce et, plus globalement, à la ruine économique des pays de l’Europe occidentale générée par trois décennies de délocalisations financières et industrielles ? C’est en Grèce, que s’était réuni le cercle de Bilderberg il y a un an. Cette année, son hôte semble être un autre Etat européen en situation critique : l’Espagne et, plus précisément, la localité de Sitges (Catalogne), du 3 au 6 juin d’après Jim Tucker.

Dans une dépêche d’American Free Press le journaliste James P. Tucker présenté ainsi le programme stratégique ou les attentes envisagés par le cercle de Bilderberg, qui se réunira à Sitges du 3 au 6 juin, un mois après la Commission Trilatérale dont la réunion est prévue à Dublin du 7 au 9 mai :

La récession mondiale devrait durer, au moins, encore un an. Les « élites occidentales » devraient en profiter pour tenter d’imposer une gouvernance financière mondiale avec un véritable « Département du Trésor
». Tucker rappelle à ce sujet des propos tenus il y a deux semaines par Nicolas Sarkozy à l’Université de Columbia, réclamant notamment « un nouvel ordre monétaire mondial ». Dans la même intervention, Sarkozy a ouvertement assimilé l’ONU à un « gouvernement mondial ».

Les Nations Unies devraient devenir un véritable gouvernement mondial, avec les Etats souverains actuels réduits au statut de simples références géographiques. L’Union Européenne devrait devenir un Etat à l’échelle continentale, et pareil pour des équivalents dans les autres continents.

Mais Tucker fait remarquer, sur ce dernier point, qu’à ce jour les tentatives des oligarchies pour imposer une « Union Américaine » se sont avérées vaines.

On pourrait ajouter à cette remarque une simple question : l’UE serait-elle une république ou une monarchie ?

Les puissances de l’Europe occidentale, qui à ce jour persistent à vouloir donner des leçons au monde, ont-elles réussi leurs propres révolutions bourgeoises ? Tel ne semble pas être le cas, à en juger par le nombre des monarchies qui règnent encore sur des pays « riches » du continent.

Et l’effondrement des économies des pays occidentaux, est-elle autre chose que le résultat de plus d’un siècle et demi d’exportation incessante de capitaux ? Des opérations au bénéfice d’intérêts privés, qui se sont soldées notamment par la guerre franco – allemande de 1870, suivie de la « grande expansion coloniale », de deux guerres mondiales et d’une politique systématique de délocalisations depuis les années 1980.

Les oligarchies « occidentales », qui ont répandu la guerre et ruiné leurs propres pays, paraissent très mal placées pour donner des leçons de « gouvernance » au monde entier. A fortiori, pour lui imposer une quelconque « gouvernance » par leurs soins.

Mais après avoir délocalisé capitaux et activités productives, que reste-t-il à vendre d’autre que la « gouvernance », la « gestion », le tant vanté « management », la « haute administration »… ? Les meubles, certes…

Pourtant, pas question d’autocritique ni de changement de politique. Le 9 avril, Le Monde faisait état de cette réponse de Van Rompuy à la question : « Quel est le plus grand danger qui menace l’Europe ? » :

« C’est le populisme, qui génère le manque d’engagement européen. En tant que Belge, je suis bien placé pour en parler. Le populisme va à l’encontre du courage politique. (…) Quand je vois l’agenda, les réformes nécessaires, les défis budgétaires, on sera contraint de prendre des mesures impopulaires. On devra le faire, on n’aura pas le choix. »

Source: http://science21.blogs.courrierinternat ... -juin.html
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Messagepar benja » 14/04/2010 - 18:04

Pourquoi trouve t'ont le borgne en haut de la déclaration des droits de l'homme ?


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