LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 04/07/2009 - 22:44

Encyclique sociale de Benoît XVI : le pape s’attaque à la mondialisation

CITE DU VATICAN (NOVOpress) – L’encyclique sociale de Benoît XVI, « Caritas in veritate » ou « La charité dans la vérité », devrait être publiée le 6 ou le 7 juillet prochain. Attendue depuis presque trois ans, l’Encyclique s’inspire des travaux du conseil Justice et Paix mais, aussi, de proches de Benoît XVI : le juriste allemand Ernst-Wolfgang Böckenförde, l’évêque de Munich Reinhold Marx ou encore le ministre de l’Economie italien Giulio Tremonti.

Cette troisième encyclique, après celles de 2006 (« Dieu est amour ») et 2007 (« Sauvé par l’espoir »), traitera des ravages de la mondialisation et des réponses à y apporter pour plus de solidarité parmi les peuples. Le vaticaniste Sandro Magister estime que Benoît XVI pourrait être influencé par le manifeste contre le capitalisme du juriste catholique allemand Ernst-Wolfgang Böckenförde.

Selon ce conseiller, après l’échec sanglant du marxisme, l’Eglise doit jouer un rôle majeur en faveur d’une économie reconstruite sur des principes non plus d’égoïsme mais de solidarité. Bien que n’étant ni un traité d’économie, ni un essai scientifique, encore moins un manifeste ou un document politique, cette encyclique sociale peut donner du sens à la grave crise financière et économique que traverse le monde depuis l’automne dernier. Son tirage en Italie s’élèvera à 100 000 exemplaires. Dans les autres langues, y compris l’arabe et le chinois, le tirage avoisinera les 10 000 exemplaires.
http://fr.novopress.info/
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Messagepar JCL31 » 06/07/2009 - 12:28

La City de Londres appelle à une dictature mondiale

A lire sur:
http://www.solidariteetprogres.org/article4912.html

– Dans un éditorial publié dans le Financial Times,
Gideon Rachman, chef du secteur politique étrangère du quotidien de la City de Londres, appelle à la création immédiate d’un gouvernement mondial, à condition que la démocratie soit abolie.

Sous le titre « Et maintenant, un gouvernement mondial » annoncé en première page, Rachman confie : « Pour la première fois de ma vie je pense que la formation d’une sorte de gouvernement mondial devient plausible ».


Puis il nous détaille le concept : « Un gouvernement mondial serait bien plus qu’une coopération entre nations
. Ce serait une entité ayant les caractéristiques d’un Etat et soutenu par un code de loi.

L’Union Européenne a déjà mis en place un gouvernement pour 27 pays et peut servir de modèle ».

Puis il évoque le concept sophiste de « souveraineté partagée » ou « souveraineté responsable ».
Il justifie ensuite l’urgence de sa proposition par les situations de crises financières, climatiques et terroristes.


Rachman relève cependant un petit problème dans la réalisation de ce beau projet : un gouvernement mondial n’est pas une idée très populaire ; preuve en est, dit-il, le rejet de l’UE dans les derniers référendums en Europe.

« La gouvernance internationale ne tend à être efficace que lorsqu’elle est anti-démocratique », dit-il avant de
conclure « Tant que personne ne cassera ce problème, ce plan de gouvernement mondial restera sous clé aux Nations Unies ».

Faute de définir un nouvel horizon pour l’humanité et d’en finir avec le monétarisme et la prédominance des intérêts financiers sur les nations, l’effondrement des économies et le chaos social qu’il engendre pourraient bien être le terreau anti-démocratique de cette utopie
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Messagepar G-B » 06/07/2009 - 13:49

Gideon Rachman,


:clown:
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Messagepar Pat » 06/07/2009 - 23:52

Contre l'édifice du mondialisme et de la pensée unique

A l'heure de la crise économique mondiale qui est inséparable de la crise morale de l'Occident, deux livres d'aspect anodin arrivent à point nommé. Apparemment hors sujet tous les deux, puisqu'il s'agit, pour l'un, d'un recueil (inédit) d'essais de Chesterton datés de 1926 que les éditions de l'Homme nouveau viennent de publier sous le titre Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste (1); pour l'autre, des actes de la XIXe université d'été de Renaissance catholique en juillet 2005 : La pensée unique (2).

Et pourtant, chacun à sa manière éclectique et diversement datée, ils disent déjà quasiment tout, d'une part des causes profondes de notre grande crise économique et de ses « enfers sociaux », d'autre part des effets intrinsèquement pervers de la crise morale liée à ce funeste économisme. Alors que Benoît XVI s'apprête aussi à publier sa grande encyclique sur la doctrine sociale de l'Eglise, on en a eu un aperçu spectaculaire lors de son récent voyage en Afrique. « Si le Pape a été si contesté, c'est qu'en quelques mots, il a déstabilisé l'édifice de la pensée unique qui s'impose à la planète », résume bien Mgr Bagnard .

« Ce que je reproche au capitalisme, ce n'est pas qu'il y ait trop de capitalistes mais précisément qu'il n'y en ait pas assez », disait Chesterton. C'est tout le « distributisme » chestertonien, cher à Philippe Maxence, qui est (si l'on y réfléchit bien) le seul moyen politique de « moraliser le capitalisme » contre l'édifice malsain du mondialisme. Louis Salleron en a lui-même développé le principe en France, en prônant non seulement la diffusion de la propriété individuelle mais l'organisation de la diffusion de la propriété collective privée, comme rempart de liberté personnelle, facteur de justice sociale et de développement économique maîtrisé. La propriété est pour la personne « un besoin vital de l'âme » (Simone Weil) - et non la personne pour la propriété !
Nicolas Sarkozy a par exemple jugé inacceptable que « Laurence Parisot dise qu'elle n'a pas le désir d'évoquer le partage des profits ». Mais de la distribution de la propriété, selon le principe clef de la destination universelle des biens, il n'en aura jamais été question, comme remède politique et durable à cette crise (dont le G20 ne vient finalement que de «réguler» et renouveler virtuellement les tares). Or, note Philippe Maxence, « ce n'est pas une mince surprise de constater qu'en usant des mots qui sont les siens, Chesterton avait déjà pensé la crise de l'environnement, la faillite des banques, la perversité du système de la grande distribution, la destruction de l'agriculture » !
Et Louis Salleron qu'il faudrait aussi relire : « Parce que le capitalisme individualiste et libéral a privé de propriété un trop grand nombre d'individus, le communisme propose d'en priver tout le monde... Il est évident que la bonne solution est inverse: assurer la propriété à tout le monde. Patrimoine familial, patrimoine corporatif, patrimoine national et universel - voilà la vraie formule. L'argent ne fait obstacle à la propriété normale que si on le laisse évoluer en liberté. Mais rien n'est plus facile que d'assigner des règles à ses fantaisies. Le capitalisme n'a pris ce caractère odieux que parce qu'il est né et s'est développé dans une philosophie utilitariste. Un esprit nouveau et des structures modifiées peuvent parfaitement sauver les vérités qu'il contient en matière de propriété. » (Diffuser la propriété, NEL) .

On ne peut servir deux maîtres à la fois : Dieu et Mammon. On passe ainsi de l'économie à sa religion nouvelle, en arrivant à la pensée unique qui prétend gérer « correctement » le « nouvel ordre mondial » à la manière de Babel, par un seul langage analogue à la novlangue d'Orwell : « Faisons des briques... Bâtissons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre ! » (Genèse XI). Il s'agit toujours de sauver et unifier l'homme sans Dieu, en se passant de sa loi (morale) naturelle, en donnant le primat à l'action sur la contemplation.
Onze historiens, journalistes, universitaires réunis par Renaissance catholique explorent les facettes (politiquement, moralement, religieusement, historiquement, économiquement, artistiquement correctes !) de cet impératif néo-totalitaire. Ils dénoncent paradoxalement, dans l'hégémonie de cette pensée unique, une dictature du relativisme née de la disparition de la vérité objective (sous la novlangue la confusion des mots et des idées !). Le laïcisme (ouvert ou fermé) est donc le cadre et même le temple (panthéon) de cette pensée unique. On pourrait dire de lui ce que disait le P. Molinié du pharisien : « C'est celui qui condamne la pensée de Dieu quand elle se présente trop nettement, parce que cette pensée condamne ses œuvres et sa propre pensée. Alors, mis au pied du mur, il est acculé à condamner Dieu pour ne pas céder ; c'est le péché contre le Saint-Esprit. »

RÉMI FONTAINE Présent du 8 avril 2009
(1) 22 euros (sans le port) à L'homme nouveau : 10, rue Rosenwald, 75015 Paris.
(2) 24 euros (franco de port) à Renaissance catholique : 89, rue Pierre-Brossolette, 92130 Issy-les-Moulineaux.
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Messagepar JCL31 » 15/07/2009 - 14:07

Benoît XVI réclame une “Autorité Politique Mondiale” (en clair un Gouvernement Mondial)

Source: Agence France Presse

Dans sa première encyclique sociale, le pape réclame l’avènement d’un nouvel ordre financier mondial. Il souligne l’urgence de la création d’une autorité politique mondiale et d’une réforme de l’ONU

Le pape Benoît XVI réclame la création d’une “autorité politique mondiale” pour “assainir les économies frappées par la crise” et souligne l’urgence d’une réforme de l’ONU, dans sa première encyclique sociale publiée mardi.

Le souverain pontife insiste sur “l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale” dans ce texte de 150 pages intitulé “Caritas in veritate” qui fait le tour des questions posées à la société actuelle.

“Face au développement irrésistible de l’interdépendance mondiale, et alors que nous sommes en présence d’une récession également mondiale, l’urgence de la réforme de l?Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale (…) trouve un large écho”, écrit Benoît XVI.

“Pour gouverner l’économie mondiale, assainir les économies frappées par la crise, prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres”, il “est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale“, indique-t-il dans cette communication aux évêques et, par leur intermédiaire, à l’ensemble des catholiques.

Cette instance, qui constituerait “un degré supérieur d’organisation à l’échelle internationale de type subsidiaire pour la gouvernance de la mondialisation”, devrait aussi “procéder à un souhaitable désarmement intégral, parvenir à la sécurité alimentaire, assurer la protection de l’environnement et réguler les flux migratoires“, estime-t-il.

Elle devrait, affirme Benoît XVI “être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité (et) être ordonnée à la réalisation du bien commun”.

Il faudrait également qu’elle soit “reconnue par tous” et “jouisse d’un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits“.

Elle possèderait enfin “la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties”, de même que “les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux”.

.......... :cerf: ..........
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Messagepar Pat » 19/07/2009 - 22:11

Mondialisme apatride et ultralibéralisme : accord de libre-échange entre l’UE et la Corée du Sud

C’est le socialiste français, directeur de l’Organisation Mondiale du Commerce, l’OMC, qui va sauter de joie. Lui qui plaide pour la suppression de tout protectionnisme en cette période de crise aiguë, il va être ravi par ce qui vient de se décider à Stockholm, la Suède assurant la présidence tournante de l’Union Européenne lors du second semestre 2009.
Après 26 mois de négociations, l’Union Européenne et la Corée du Sud viennent de se mettre d’accord sur un traité de libre-échange qui pourrait devenir effectif d’ici un an, en juillet 2010. Il ne manquera plus que la signature des 27 gouvernements européens (et non des parlements), ainsi que celle des parlementaires coréens pour finaliser l’accord.
L’accord prévoit l’abolition des droits de douane sur 97 % des produits échangés d’ici 5 ans. Les droits douaniers, de 10 % sur les automobiles coréennes (KIA, Samsung…), ainsi que ceux (de l’ordre de 8 %) sur les automobiles européennes, seraient levés d’ici 3 à 5 ans.
Les exportations européennes vers la Corée du Sud n’ont, en 2008, pas dépassé 40 milliards de dollars, alors qu’en sens inverse elles avoisinaient les 48,4 milliards. Les exportations d’automobiles coréennes (16 % des ventes à l’étranger se faisant vers l’Union Européenne), ainsi que l’électronique et le textile coréens devraient bénéficier de cet accord.
Aucune clause de sauvegarde sérieuse n’est envisagée, notamment en cas d’envolée des importations de voitures coréennes, fabriquées à partir de pièces provenant de Chine, au très faible prix de revient.
Populisme et Perspectives Françaises dénonce avec la plus grande vigueur ces tractations entre l’Union Européenne et la Corée du Sud qui tournent le dos à toute souveraineté nationale de la France.
Les populistes appellent les Français à soutenir toute initiative politique des Forces Nationales en vue de l’abandon de cet accord inique.
JRM, professeur agrégé d’Université
Source.......> http://ppf.over-blog.com/article-33866346.html

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Messagepar JCL31 » 21/07/2009 - 12:52

Copenhague : Vers un Régime Planétaire des ressources et de la démographie ?
16 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) –

Dans un « rebond » publié dans Libération, le ministre britannique de l’Energie et du Changement climatique, Ed Miliband, nous promet une descente en enfer programmée pour décembre 2009. Sous le titre « Un traité pour réduire la hausse de la température », le ministre d’Etat appelle citoyens et gouvernements du monde entier à suivre aveuglément les britanniques dans la mise en place d’un régime planétaire des ressources lors de la grande conférence de Copenhague sur le climat prévue pour la fin de l’année.

Sous la bannière d’une grande ligue mondiale des carbonophobes.

Miliband exige d’une part que les pays industrialisés renoncent à 80% de leurs émissions de CO2, et d’autre part, que les pays en développement adoptent le mythe bobo de la croissance verte pour eux aussi arrêter de dégager du méchant CO2. Et pour les encourager, le ministre britannique promet 100 milliards de dollars d’aide par an sur dix ans, des milliards dont les pays du sud n’ont jamais vu la couleur lorsqu’il s’est agit de l’aide au développement promise par le G8, où bien des fonds spéciaux contre la crise alimentaire promis en 2008. Pour le nord, il propose de garantir l’unité des marchés du carbone, qui grâce à des droits d’émission en baisse constante valoriseront les titres carbones par leur rareté. Tout cela, nous dit-il, pour éviter une hausse de plus de 2 degrés de la température mondiale.

Si pour motiver ses victimes, Ed Miliband agite le spectre de la désertification et des pénuries d’eau, sa gouvernance mondiale des ressources ne propose aucun grand projet qui puisse résorber les déserts et accroître les ressources disponibles d’eau douce. Mais son principal alibi reste « la science », ou plutôt le consensus parmi les scientifiques qui sont d’accord avec la thèse du réchauffement anthropogénique du climat. Car même le fameux GIEC, autorité mondiale en la matière, n’a jamais pu prouver le lien entre les émissions de CO2 humaines et un soi-disant réchauffement climatique brutal. Le GIEC ne parle qu’en terme de « probabilité »…donc ils ne sont même pas capables d’être sûrs de ce qu’ils disent alors que les conséquences des grandes politiques carbonophobes seront meurtrières !

L'Amérique derrière l'arbre.
Mais peut-être que ça ne dérange pas tout le monde ? On connaissait le penchant malthusien radical du Prince Philip d’Angleterre et de son WWF. Voici maintenant les écrits du conseiller scientifique en chef de Barack Obama, John Holdren, extraits de l’ouvrage « Ecoscience : population, ressources, environnement » publié en 1977. Outre le « contrôle involontaire de la fertilité », les « additifs stérilisants dans l’eau et la nourriture », les « avortements obligatoires » et une « force de police mondiale », il y propose que le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) et les agences internationales de contrôle démographique soient « transformées en un Régime Planétaire – sorte de super agence internationale pour la population, les ressources et l’environnement.
Un Régime Planétaire aussi étendu pourrait contrôler le développement, l’administration, la conservation et la distribution de toutes les ressources naturelles, renouvelables ou non (…) le Régime pourrait avoir pouvoir de contrôler la pollution (…), pourrait aussi être logiquement une agence centrale de régulation de l’ensemble du commerce international, comprenant même un aide des pays développés aux pays moins développés, et incluant tous les aliments du marché international. Le Régime Planétaire pourrait avoir la responsabilité de fixer l’optimum démographique du monde et de chaque région, et d’arbitrer la part de chaque pays dans les limites de leurs régions. »
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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 25/07/2009 - 15:45

Les profiteurs de l' « aide au développement »
L'inefficacité, et même le caractère nocif de « l'aide au développement », c'est-à-dire les fonds fournis par les contribuables de l'Occident et les banques mondialistes aux pays du tiers monde, ont souvent été dénoncés, en particulier dans les colonnes de NH. Or, voici qu'une nouvelle contestation surgit, cette fois de l'intérieur même du système, arroseur de subventions à fonds perdus. William Easterly, ex haut-dirigeant de la Banque mondiale, vient en effet de mettre en cause l'utilité des flots financiers déversés par cet organisme, dans un livre au titre repris de la célèbre formule de Kipling, « Le fardeau de l'homme blanc », publié à New York (The Penguin Press).
W. Easterly, qui enseigne à l'université de New York depuis 2003, a été un chantre et un praticien du mondialisme financier, chargé qu'il était des pays d'Afrique de l'Ouest à la Banque mondiale de 1985 à 2003. Il fut aussi l'un des responsables de la stratégie de cet institut financier (département recherche), avant de passer au Center for Global Development, puis de redevenir enseignant. Il a réfléchi à son expérience et décidé de jeter un gros pavé dans la mare des certitudes du système de direction de la planète.

Une erreur non redressable
Son cri d'alarme retentit au moment où l'ONU réclame le doublement de « l'aide publique » (traduire : des prélèvements sur les contribuables occidentaux) au profit du tiers monde d'ici 2015. Déjà, de nombreux Etats ont fait chorus, dont Chirac au nom de la France. Easterly a attaqué bille en tête : « c'est une énorme erreur ». Au travers du fatras des propositions, y compris de prétendu «contrôle», il a distingué les pailles dans l'acier de la démagogie mondialiste. Aucun responsable, pas d'obligation de résultats, pas de mécanisme d'incitation, maintien de la désastreuse pratique actuelle. Pour des sommes gigantesques. Par le passé, 2 300 milliards de dollars ont été engloutis, avec au bout du compte un bilan minable.
Easterly demande que des responsables soient désignés, non seulement dans les pays qui reçoivent, mais aussi dans les organismes par lesquels transitent les aides. Il faut éviter que « chacun se renvoie la balle », en cas d'évaporation. Sans aller jusqu'au bout de son raisonnement, Easterly sous-entend que la corruption du tiers monde est encouragée par les institutions internationales. Cependant, il est catégorique quant aux possibilités de redressement de la situation : elles sont inexistantes. « Mais il n'y aura rien au bout des discours », écrit-il.
Avant même que le livre d'Easterly soit disponible en français, le quotidien Le Monde a donné la parole au vice-président de la Banque mondiale, François Bourguignon, afin qu'il en prenne le contre-pied. Bourguignon éreinte les prises de position d'Easterly, tout en en reprenant à son compte des éléments, avec l'inévitable conclusion que cela «s'améliore», qu'il faut donc continuer dans la voie des fameux « Objectifs du Millénaire » de l'ONU. Ce qui ne manque pas de culot, quand ce hiérarque est obligé de concéder : « Nous ne disposons pas d'informations suffisantes pour faire une analyse statistique rigoureuse. C'est un énorme problème ». En effet : on n'a pas de boussole, mais on continue à avancer, à distribuer les milliards sans trop savoir ce qu'ils deviennent. Au nom de la « réduction de la pauvreté », slogan mondialiste, c'est-à-dire aussi global que fumeux. Cet objectif, s'il ne profite pas réellement aux pauvres, a certes des profiteurs, depuis les organisations humanitaires dites non gouvernementales jusqu'aux répartiteurs locaux, en passant par les firmes multinationales et les Etats manipulateurs. La misère, elle, s'aggrave au milieu du gâchis.
Alexandre MARTIN National Hebdo du 27 avril au 3 mai 2006
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Messagepar Pat » 27/07/2009 - 18:53

Mondialisme apatride : de la crise systémique globale au gouvernement mondial

Éditorial de Michel Chassier
Vers un gouvernement mondial : sur le modèle chinois ?
En cette période d’été, les médias préfèrent aborder des sujets plus légers. Pourtant, tout le monde redoute la rentrée.

Le sujet d’inquiétude est toujours le même : quand allons-nous sortir de la crise ? Car bien sûr, c’est ce qui conditionne tout le reste : sans reprise, le chômage va augmenter, la France va continuer de s’endetter… Mais avant de faire des prévisions – purement conjoncturelles – on peut tout de même se demander si les analystes ont bien compris les causes profondes et la nature de cette crise, à moins qu’ils ne préfèrent cacher une vérité trop dure à supporter ?
La crise mondiale qui s’est déclenchée il y a bientôt un an n’est pas financière, ou plutôt la crise financière née aux États-Unis n’est que la conséquence de la fuite en avant d’un pays qui ne maintient son économie et sa puissance militaire que par un déficit grandissant. Ce n’est pas non plus une crise du capitalisme comme tentent de nous le faire croire les derniers nostalgiques du système communiste dont l’échec sanglant devrait être une évidence pour tout le monde.
Non, la véritable cause est bien plus grave, cette crise n’est que la conséquence du déclin de l’occident. Les optimistes béats objecteront que les économies occidentales ont continué de progresser, parfois fortement depuis 30 ans. Peut-être, mais beaucoup moins rapidement que les pays « émergents », ce qui signifie que chaque année, nous perdons des parts de marché. Les États-Unis représentaient à eux seuls près de la moitié du PIB mondial en 1950, 27,5% en 2006, 23,5% en 2008 : 4 points perdus en 2 ans, c’est dire à quel point le phénomène s’accélère.
Les tenants du mondialisme nous ont expliqué pendant des années que l’on pouvait délocaliser vers les pays à faible coût de main d’œuvre des secteurs entiers de notre industrie, en gardant chez nous la haute technologie, la recherche etc… Comme si les pays émergents allaient se contenter éternellement d’être nos sous-traitants. Aujourd’hui l’Inde et la Chine forment des ingénieurs, des informaticiens, pendant que nous continuons à leur transférer nos technologies les plus avancées. C’est ainsi que pour vendre des Airbus en Chine, nous avons dû accepter qu’ils soient construits sur place. Résultat : dans 15 ou 20 ans, les Chinois seront capables de concevoir eux-mêmes des avions qu’ils vendront au reste du monde. C’est exactement le scénario qui est prévu par le gourou Jacques Attali, véritable maître à penser de Sarkozy. Le niveau de vie des Français et des européens va encore baisser, l’immigration de masse “choisie” par Sarkozy amenant sur notre sol des populations prêtes à accepter des revenus moins élevés.
Voilà pourquoi la crise est beaucoup plus grave qu’on veut bien vous le dire. Et il ne faut pas compter sur les responsables de la situation pour y apporter des solutions, puisqu’elle n’est après tout que la conséquence logique de leur politique, qu’ils ont bien l’intention de poursuivre. Et cette crise mondiale est pour eux l’occasion de revendiquer davantage de « gouvernance » mondiale. Sur le modèle chinois ?
Source====> http://fn41.unblog.fr
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Messagepar Pat » 27/07/2009 - 23:28

Collusions Euro-Mondialistes

Le nouveau Parlement européen, issu des urnes suite aux élections du 7 juin dernier, a élu son Président, le Polonais Jerzy Buzek, ancien premier ministre. L’élection, avec un score de 86% des suffrages exprimés, digne d’une république bananière, s’est faite avec les voix des trois principaux groupes : le PPE, où siège l’UMP, le groupe des socialistes et celui des libéraux, où siège le MODEM.

Le président du groupe PPE, Joseph Daul, y est allé de son couplet, masquant les réalités économiques et sociales qui fâchent : « Pour la première fois, nous n’avons plus d’Europe de l’Ouest ni de l’Est, nous avons simplement une Europe, par le symbole de son président. »

C’est l’élection « d’un vrai réac en béton armé » mais aussi celle « d’un hystérique des privatisations » affirme un député européen de gauche.

Alors, comment le groupe « socialiste » justifie-t-il son apport de voix à cet « hystérique des privatisations » ? C’est le ministre français Michel Barnier qui vend la mèche, en déclarant : « Une coalition est nécessaire entre les socialistes et les libéraux-démocrates, afin de travailler intelligemment pendant cinq ans ».

En effet, la presse nationale signale qu’avec 265 élus, le PPE ne dispose pas de la majorité absolue de 369 voix, indispensable pour reconduire, sans encombre, son candidat à la tête de la Commission, mais aussi amender en profondeur les textes adoptés par les États membres.

C’est l’article 251 du traité de Maastricht-Amsterdam qui stipule que les éventuels amendements sur les textes soumis par la Commission européenne le soient à la majorité absolue des membres qui composent le Parlement européen.

Dans ce cadre, les tergiversations au sujet du moment de l’élection du Président de la Commission européenne, soit à la mi-septembre, soit en octobre, après le référendum irlandais, ne sont que de la poudre aux yeux. Joseph Daul ne déclarait-il pas ces jours ci : « Notre accord (PPE-Socialistes-Libéraux) est rompu si l’élection n’a pas lieu en septembre. Je suis alors prêt à me présenter contre M. Schulz, président du groupe socialiste, lorsque ce dernier se présentera, dans deux ans et demi, à la présidence du Parlement européen. »

Encore une fois nous dénonçons devant les Français, les collusions, les marchandages de postes, de services en tous genres, entre l’UMP, le PS, les Verts et le MODEM, au sujet de cette vaste arnaque qu’est l’Union Européenne. Les oppositions de façade, notamment lors des élections, volent vite en éclats devant les exigences des traités de l’Union Européenne et la politique mondialiste.

La seule solution qui s’impose est de sortir de l’Union Européenne et de recouvrer l’indépendance politique de la France qui devient, chaque jour, davantage illusoire.
Gilbert PEREA http://ppf.over-blog.com
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Messagepar Pat » 18/08/2009 - 16:22

Attali prévoit un effondrement total de l’économie mondiale…

http://www.youtube.com/watch?v=FwMSCIRU ... r_embedded

On notera que pour remédier à la situation catastrophique qu’il présente, Attali conclut son intervention par la nécessité de « passer à l’échelon européen » pour piloter l’économie des pays d’Europe, et « organiser les transitions nécessaires ». Le message Attali est donc toujours bien le même : un super gouvernement européen. En attendant le gouvernement mondial.

source => http://www.fdesouche.com/

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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 19/08/2009 - 17:33

Financement de l'industrie et mondialisation

Les interventions récentes du Président Sarkozy, sur le site lorrain de l'aciérie de Gandrange du groupe ArcelorMittal menacée de fermeture, puis la réception à l'Elysée des représentants syndicaux de l'usine Kléber de Toul, du groupe Michelin, qui doit être fermée en 2009, reposent à nouveau la question de la pérennité et de l'indépendance de la grande industrie française et européenne et du capitalisme qui la sous-tend. Cela au moment ou le commerce extérieur français accuse un déficit record de 39 Mds € en 2007, dû en grande partie à la faiblesse de notre production industrielle.

S'agissant de l'usine de Gandrange, qui aurait perdu 36 M€ en 2007, ArcelorMittal prévoit de fermer l'aciérie et l'un des deux trains de laminage, et de supprimer 600 postes sur 1100. Le Président Sarkozy, qui a rappelé son sauvetage de la société Alstom, s'est engagé auprès des responsables syndicaux à soutenir tout contre-projet permettant de sauver le site, et a rapidement pris contact avec Lakshmi Mittal. Mais la situation n'a rien à voir avec celle du groupe Alstom au bord de la cessation de paiement alors que pour ArcelorMittal, groupe mondial très prospère, il ne s'agit que de réorganiser une unité jugée peu rentable. On voit mal dans ses conditions quel montage juridico-financier pourrait être envisagé par l'Etat français.
Quant à l'usine Michelin de Toul, qui emploie plus de 800 salariés, il n'est pas question de vouloir sauver le site en tant que tel, mais plutôt d'envisager sa conversion en usine de retraitement des produits du caoutchouc, à laquelle participeraient Michelin et Suez, ce qui permettrait de sauvegarder quelques centaines d'emplois.
La situation de l'usine de Gandrange n'est qu'une des conséquences prévisibles du rachat par Mittal, courant 2006, du premier aciériste européen Arcelor, né de la fusion en 2002 des trois groupes Arbed, Aceralia et Usinor, eux-mêmes résultats de trente ans de restructurations douloureuses et coûteuses (plus de 20 Mds €) dans leurs pays respectifs. Les deux sociétés, Mittal et Arcelor étaient certes équivalentes en termes de production et capitalisation boursière, mais la première est détenue par un groupe familial puissant, tandis que la seconde, qui n'a jamais pu conserver un noyau d'actionnaires stables, notamment français, et n'était contrôlée qu'à hauteur de 15 % par des capitaux espagnols et luxembourgeois, s'est vite trouvée à la merci de fonds spéculatifs.

Faiblesse du capitalisme européen
Nous avions déjà stigmatisé à propos de affaire Arcelor Mittal (M&V 759, février 2006), les réactions excessives et irréalistes du monde politique français au nom d'un "patriotisme économique" dépassé, mais non assumé, et aussi mis en lumière la vulnérabilité des entreprises françaises et les principales causes de faiblesse du capitalisme français et européen : la part modeste de l'actionnariat national (40 %), le manque de fonds d'investissement français et européens puissants, vis-à-vis de leurs homologues anglo-saxons, et maintenant des fonds (privés) souverains moyen-orientaux et asiatiques, l'insuffisance de l'actionnariat et de l'intéressement salariés, l'absence de fonds de pension, le cloisonnement des marchés financiers nationaux au sein de l'Europe. Cette affaire met aussi en lumière, une nouvelle fois, la difficulté pour les gouvernements européens pris entre l'absolu libéral de la loi des marchés, et son corollaire la mondialisation de l'économie - accentués par la Commission européenne en matière de concurrence - qui les poussent à se désengager de grands groupes stratégiques, et le souci légitime de les défendre et d'en garder le contrôle, La fusion Suez/Gaz de France, qui n'est toujours pas réalisée après plus de deux ans de tractations et d'interventions, en est un bon exemple.
Plus récemment, la restructuration envisagée du capital du groupe français Areva, leader mondial du nucléaire, pose aussi problème, car l'Etat veut en conserver la maîtrise tout en souhaitant y associer les partenaires habituels d'Areva, Alstom, Bouygues ou EDF.
Cette restructuration à éclipses et douloureuse des grands groupes industriels français ne doit pas masquer le manque de compétitivité générale de l'industrie française qui est en partie responsable, avec la hausse du prix de l'énergie, du déficit de notre balance commerciale en 2007 : 39,2 Mds € contre 28,2 en 2006 soit une augmentation de 39 %. Nous avions déjà analysé les différents paramètres de notre déficit commercial : à côté des grands contrats civils et des secteurs exportateurs traditionnels, moyens de transport, nucléaire, produits agricoles, vins et industries du luxe, c'est la balance négative import/export en biens de consommation courants, informatique, audiovisuel, habillement... qui est responsable de l'essentiel du déficit.
Il semble donc que l'industrie française doive rapidement faire face à un double défi : restructurer et recapitaliser ses grands groupes industriels, et diversifier et dynamiser sa petite et moyenne industrie.
Du côté des grands groupes, l'absence de fonds d'investissement puissants et le manque d'intérêt des banques et compagnies d'assurances françaises seront longtemps un lourd handicap. Quant à la concentration des grands groupes, déjà entravée par la Commission de Bruxelles, elle devrait se faire dans le cadre européen, mais les réflexes sont encore plus nationaux et négatifs (affaires GDF/Enel ou Sacyr/Eiffage), qu'européens (aucune entente entre Arcelor et Thyssen face à Mittal). Aussi, est-il indispensable que l'Union européenne se dote, sous une forme ou une autre, d'un comité stratégique industriel restreint, chargé de coordonner les actions des principaux pays, dans les secteurs stratégiques comme l'énergie, le nucléaire, l'espace, les transports ou l'armement.
Du côté de la petite et moyenne industrie, il s'agit pour la France, autant d'aider à la création de nouvelles entreprises à haute technologie, exportatrices ou non, que de reconquérir des parts de marché intérieur, dans des secteurs totalement désertés, ce qui sera plus difficile, en raison des coûts salariaux et sociaux, de la perte de savoir faire et de la politique des grandes surfaces, encore résolument importatrices, malgré les tentatives récentes de relancer certaines PME nationales par le biais des marques de distributeurs.
Pierre Dupuch monde et vie du 23 février 2008.
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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 26/08/2009 - 23:45

Les conséquences dramatiques des délocalisations

La mondialisation libérale consiste principalement en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l’emploi, et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux…

Faire baisser le « coût du travail »
Pour maximiser le profit des entreprises, la solution la plus facile et la plus efficace est de faire baisser le « coût du travail ». Il existe d’autres moyens pour accroître les profits (l’innovation, la recherche et développement…), mais leurs résultats sont incertains et ne peuvent être obtenus qu’à long-terme, alors que la réduction du « coût du travail » permet de générer une augmentation des profits de façon certaine et immédiate.
La baisse du « coût du travail » est obtenue en réduisant les salaires et les charges sociales, et en augmentant le temps de travail.
Et pour que les salariés acceptent des conditions moins avantageuses, il est nécessaire d’augmenter la concurrence sur le marché du travail.

Le but central de la mondialisation: augmenter la concurrence sur le marché du travail
Les délocalisations et les chantages à l’emploi ont révélé l’objectif principal de la « mondialisation »: instituer un nouvel esclavage en mettant en concurrence directe les salariés de tous les pays, grâce à la suppression des barrières douanières et des restrictions à la circulation des capitaux.
A travers une série d’accords internationaux (établis depuis 1995 dans le cadre de l’OMC), cette déréglementation a permis aux multinationales de dissocier totalement le lieu de production du lieu de vente, en délocalisant les usines en Chine pour vendre les produits en Amérique du Nord ou en Europe, là où se trouvaient les consommateurs et le pouvoir d’achat.
Au début, les délocalisations ne concernaient que les emplois industriels. Aujourd’hui, elles touchent tous les secteurs, y compris le tertiaire (comptabilité, services informatiques, call-centers…) la haute technologie, ou la recherche et développement.
Les délocalisations continueront tant que les entreprises auront le moindre profit à y gagner, c’est à dire tant que le salarié européen ou nord-américain n’aura pas accepté les mêmes conditions que le salarié chinois, en travaillant 70 heures par semaine, 6 jours sur 7, avec une semaine de vacances par an, sans protection sociale, le tout pour un salaire de moins de 150 euros par mois.
Certains espèrent qu’avec le temps, les salaires des pays émergents rejoindront ceux des pays occidentaux. Mais cet espoir est illusoire tant que l’absence de démocratie dans les pays émergents empêche toute revendication sociale pour l’amélioration des salaires et des conditions de travail. De même, tant que la surpopulation assure une surabondance de main d’oeuvre disponible, l’égalisation des conditions de travail et des salaires ne peut se faire que par le bas.
Cette baisse massive et durable du coût du travail pour les entreprises rend moins utiles les investissements dans la robotisation des moyens de production, les esclaves coûtant encore moins cher que les robots. Ainsi, les usines délocalisées en Europe de l’Est ou en Chine ressemblent aux usines des années 70, avec un retour au travail à la chaine des ouvriers.

Paupérisation et enrichissement
La paupérisation des consommateurs occidentaux pourrait sembler être un mauvais calcul de la part des multinationales, car au bout du compte, la baisse des revenus entraînera l’effondrement de la consommation. Mais en réalité, dans les prévisions des multinationales, la consommation globale ne sera pas affectée. Tout d’abord parce que l’appauvrissement des classes moyennes est compensée par un enrichissement sans précédent des « classes supérieures » qui profitent à plein du libéralisme. Ces 10 dernières années, pendant que les classes moyennes s’appauvrissaient, le revenu des 1% les plus riches n’a jamais autant augmenté. Ce que les uns ont perdu, les autres l’ont gagné, selon le principe bien connu des vases communicants.
Par ailleurs, la baisse de la consommation des classes moyennes en Occident est équilibrée par l’accroissement massif du nombre de consommateurs dans les pays émergents. Même si les revenus y sont faibles, cette faiblesse est compensée par le nombre (la population additionnée de l’Inde et la Chine est de 2,2 milliards d’habitants).

Le prix écologique de la mondialisation
L’intensification de la circulation des marchandises d’un continent à l’autre entre les lieux de fabrication, d’assemblage et de vente se fait au prix d’un accroissement considérable des transports (par avions, bateaux, ou camions) et donc de la pollution au CO2. Une pollution également accrue par l’entrée des pays émergents dans l’âge industriel et la « société de consommation », avec la généralisation de la voiture et du mode de vie occidental polluant.
Outre la pollution globale au CO2, les pays émergents payent au prix fort les conséquences écologiques de leur croissance économique effrénée. Les pollutions causées par les accidents industriels se multiplient en Chine, où les habitants des villes portent souvent des masques, protection dérisoire contre une pollution de l’air qui tue 400.000 chinois chaque année.

Épuisement et dépression collective des citoyens occidentaux
Pendant que la Chine ou l’Inde faisaient des efforts massifs et continus pour l’éducation de sa population et utilisait l’argent public de façon optimale pour développer ses infrastructures et son industrie, les dirigeants des pays occidentaux comme les Etats-Unis et la France se sont ingéniés à abrutir leur population (pour la rendre plus facilement manipulable), à affaiblir les énergies individuelles, à saboter l’éducation et les services publics (pour justifier ensuite leur privatisation), et à dilapider et détourner l’argent public.
Au moment où les citoyens devraient redoubler d’imagination et de créativité pour relever le « défi de la mondialisation », ils sont épuisés, déprimés, vidés de leur énergie par leurs dirigeants qui n’ont cessé de les vampiriser et de les brimer (au nom de la « tolérance zéro »).
L’avantage majeur dont disposait l’Occident jusqu’à présent était son avance dans les industries technologiques et culturelles. L’épuisement des énergies, l’abêtisation, et une société de plus en plus étouffante et répressive ont affaibli les capacités d’innovation et réduit les atouts des pays occidentaux, en voie d’être rattrapés puis dépassés par la Chine, l’Inde, et d’autres pays émergents.

Désindustrialisation et déclin de l’Occident
Les délocalisations représentent un danger stratégique pour les pays occidentaux, en particulier pour les pays européens. L’affaiblissement des secteurs industriels entraîne à sa périphérie celui des « services à l’industrie », de la recherche et développement, et finalement des sièges sociaux qui tendront à se rapprocher des nouveaux centres de production et de consommation. Bientôt le savoir-faire ainsi que la capacité d’initiative seront perdus dans un ensemble de secteurs dont certains sont essentiels pour le rang que ces pays souhaitent occuper dans le monde. La puissance géopolitique et militaire repose sur la puissance économique et technologique. Une fois appauvris et désindustrialisés, les pays occidentaux devront renoncer à leur leadership mondial, au bénéfice des actuels « pays émergents », au premier rang desquels se trouvent la Chine et l’Inde.
Les Etats-Unis et surtout l’Europe de l’Ouest sont en voie de désindustrialisation (d’où la stagnation du PNB européen, avec une croissance inférieure à 2% par an contre 12 à 14% pour la Chine). Depuis 10 ans, les capitaux occidentaux se sont investis massivement en Chine, avec pour conséquence des infrastructures et un appareil productif vieillissant dans les pays occidentaux où les investissements ont manqué. Les villes et les usines des pays émergents sont souvent plus modernes que dans les pays européens désormais en voie de sous-développement, tandis que les anciens « pays en voie de développement » sont en train de devenir les pays riches des prochaines décennies. Bientôt, les rôles seront inversés, et les citoyens européens réduits à la misère deviendront les esclaves qui fabriqueront à bas coût les produits consommés en Chine.
L’ironie du sort, c’est que ce sont les « forces vives » du capitalisme (les entreprises) qui sont en train de transformer la Chine en superpuissance, alors que c’est la dernière grande dictature communiste de la planète.
Car la Chine est toujours dirigée par un parti unique, sans élections libres, et ses dirigeants ont toujours affirmé que la phase actuelle n’était qu’un moyen transitoire pour parvenir à la victoire du « socialisme ».
Les dirigeants chinois ont parfaitement mis en pratique la stratégie des arts martiaux et de la sagesse orientale : utiliser la force de l’adversaire contre lui-même.
La Chine a analysé méthodiquement les faiblesses de l’Occident, en identifiant parfaitement le point faible principal, à savoir l’incroyable cupidité des multinationales et le dévoiement du pouvoir politique par les élites économiques. La Chine a peut-être aussi été inspirée par cette citation de Lénine : « Les capitalistes étrangers font tout pour l’argent. Ils essaient même de nous vendre la corde avec laquelle nous les pendrons. »
Le 21è siècle sera donc asiatique, et les deux premières puissances économiques mondiales seront la Chine et l’Inde. Après avoir dillapidé leurs ressources dans les guerres, détestés du monde entier, les Etats-Unis seront sur la voie du déclin, sauf si ils décident une guerre nucléaire contre la Chine pour sauvegarder leur position dominante. Quant à l’Europe, elle est durablement affaiblie par un élargissement sans fin, par les délocalisations, et par l’impuissance économique volontaire des états.

Consommateurs irresponsables
Les délocalisations n’auraient pas été possibles sans l’inconscience et l’irresponsabilité des consommateurs qui achètent des produits sans se soucier des conditions de production et de leurs conséquences.
Les citoyens ont encore le moyen de mettre en échec les délocalisations en boycottant totalement les productions délocalisées, ce qui implique une grève quasi totale de la consommation de produits manufacturés (produits électroniques et informatiques, vètements, chaussures, articles de sport, de jouets, etc). Le lieu de fabrication est indiqué sur les produits. La mention « made in PRC » (signifiant « Popular Republic of China ») est souvent utilisée pour dissimuler l’origine chinoise au consommateur non-averti.
Pour être efficace, cette grève doit avoir lieu tant que les consommateurs occidentaux représentent encore la part majoritaire du chiffre d’affaire des multinationales.

Restaurer les barrières douanières
Chaque pays est dans une situation différente, avec une culture et une histoire différentes. Il est donc normal que les systèmes sociaux soient différents. De même qu’une cellule est pourvue d’une membrane pour maintenir les conditions nécessaires à son milieu intérieur, la seule manière pour un pays de sauvegarder son système social est d’établir des barrières douanières, pour équilibrer les conditions économiques différentes des pays d’où proviennent les produits importés.
Il n’existe donc que deux solutions pour mettre fin aux délocalisations et au déclin industriel des pays occidentaux: l’alignement des conditions sociales sur celles en vigueur dans les pays émergents, ou bien, le rétablissement des barrières douanières proportionnellement aux différences de salaires, de droits sociaux, et de législation environnementale.

Dernier moment pour agir
La période actuelle est le dernier moment pour agir. Il n’y aura en effet plus de retour en arrière possible lorsque les machines, les capitaux, et le savoir-faire seront partis ailleurs. Il sera également trop tard lorsque la capacité d’action des états (et donc des citoyens) aura été totalement neutralisée par les accords multilatéraux, les traités européens, et surtout, par l’effet conjugué de l’endettement (dont le remboursement représente déjà le quart des dépenses de l’état en France) et de la réduction des recettes de l’état, du fait de la désindustrialisation et de l’appauvrissement des salariés.
Source : Mecanopolis
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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 30/08/2009 - 18:51

Au service du capitalisme sauvage

Les espaces métropolitains en Suisse suivent le plan de l’Union européenne
Le concept de «régions métropoles» (en Suisse: régions métropolitaines ou espaces métropolitains) sert dans son noyau social, économique et politique un capitalisme sauvage opérant au niveau international. C’est un projet mondial qui s’oriente selon les direc­tives de l’idéologie de la mondialisation dominant depuis 20 ans.
Déjà en 1995, il est écrit dans le «cadre d’actions politiques pour l’aménagement du territoire» énoncé au niveau national en République fédérale d’Allemagne et relatif aux «régions métropoles européennes»: «En tant que moteur de l’évolution sociale, économique et culturelle, elles ont pour objectif la capacité de performance et de concurrence en Allemagne et en Europe.» Les plus grandes entreprises d’un pays – respectivement du monde – doivent avoir leurs sièges principaux ou leurs succursales principales dans une région métropolitaine.

Schéma de développement de l’espace communautaire SDEC
Dans le Schéma de développement de l’Espace communautaire (SDEC) de l’Union européenne qui a été adopté en 1999 sous la présidence allemande rouge-verte du Conseil de l’UE, il est écrit qu’il s’agit d’une «intégration totale dans l’économie mondiale». Et plus loin: «L’accroissement de la compétitivité mondiale de l’UE requiert une meilleure intégration des régions européennes dans l’économie mondiale. […] La création et le développement de plusieurs zones dynamiques d’intégration dans l’économie mondiale sont un instrument important pour accélérer le développement économique […] dans l’UE. […] La création de plusieurs zones dynamiques d’intégration économique mondiale bien réparties sur le territoire de l’UE, constituées de régions métropolitaines interconnectées et d’un accès international facile, articulées autour de villes et de zones rurales de tailles différentes, va jouer un rôle crucial dans l’amélioration de l’équilibre spatial en Europe. Des services globaux et performants devront dorénavant être également développés dans les régions métropolitaines et dans les grandes villes situées hors du cœur de l’UE.»
Les réseaux transeuropéens RTE prévus par l’UE et fixés dans le traité instituant la CE (Articles 154–156) appartiennent à ces régions métropolitaines («une contribution de l’UE à la restructuration et au développement du marché intérieur»), qui doivent relier les régions métropolitaines les unes aux autres. Le RTE 24, l’axe ferroviaire Lyon/Gênes–Bâle–Duisburg–Rotterdam/Anvers qui doit traverser la Suisse en fait également partie, ce qui explique un peu l’intérêt particulier de la Deutsche Bahn AG à vouloir saisir le tunnel du Lötschberg.

Cela n’émane pas de la base des communes, des régions et des nations

Le concept des régions métropolitaines n’émane pas de la base des communes, des régions et des nations, mais a été et est mené au niveau global de manière centrale et communiqué de haut en bas. Le programme SDEC énoncé par les dirigeants allemands rouges-verts se réfère à plusieurs reprises aux conférences de l’ONU à Rio (en 1992) et à Istanbul (en 1996) où on a posé les jalons avec l’Agenda 21 et l’Habitat II au niveau international, entre autre pour mettre à bord de la barque de la mondialisation du gros capital, sous le slogan de la «durabilité», les socialistes et les Verts opérant au niveau international pour briser la résistance naturelle à la mondialisation planifiée.
Le slogan de l’Agenda 21: «Pense globalement, agit localement» ne peut donc être compris que de la manière suivante: Ce qui est centralement planifié par quelques individus dans le monde, doit être imposé jusqu’au sein des communes. Cela doit cependant être vendu de sorte qu’on croie que la situation sociale et écologique sur place et dans le monde exige la dissolution des structures politiques éprouvées. Cette tromperie trouve une nouvelle variante dans la revendication actuelle pour un «Green New Deal».

L’UE veut aussi planifier l’espace suisse
En ce qui concerne la Suisse, le SDEC prévoit qu’elle doit être intégrée dans le concept de l’aménagement du territoire européen: «L’interdépendance croissante avec la Suisse et avec la Norvège [qui n’est pas non plus membre de l’UE] et l’intérêt explicite de ces Etats pour une coopération confirme la nécessité d’étendre la planification du développement spatial de l’UE au-delà du territoire des [1999] 15 Etats-membres (souligné par l’auteur). C’est pourquoi l’UE ambitionne une «stratégie de développement spatial sur l’ensemble du territoire européen.»
En clair, l’UE ignore la souveraineté des Etats non-membres et veut également intégrer leurs espaces dans sa planification!
Malheureusement, cela correspond aux prises de position venant de la Suisse même. C’est ainsi que déjà dans le rapport du Conseil fédéral du 19 décembre 2001 intitulé «Politique des agglomérations de la Confédération», il est écrit que «l’engagement planifié par la Confédération pour l’espace urbain» ne re­présente «pas une initiative isolée ou une action particulièrement innovative de la Suisse». La Suisse a plutôt «en comparaison avec les initiatives étrangères déjà pris du retard ou est menacée d’en prendre». C’est pourquoi, le concept du Conseil fédéral s’intègre «dans un contexte international et européen», et les réflexions du Conseil fédéral vont «dans la même direction que les réflexions de l’Union européenne». (souligné par l’auteur)
Une étude de l’EPF de Zurich datée de 2003 et intitulée «Trop grand pour être vrai? La région métropolitaine européenne de Zurich» est encore plus claire. Ici, on pose la question de savoir si la région métropolitaine de Zurich «du fait de son importance économique et politique pour la Suisse, non-membre de l’UE, prend la fonction d’un moteur d’intégration en direction de l’UE» (souligné par l’auteur). On ne répond qu’en partie à la question en écrivant: «La compétition d’un site a lieu à un niveau dimensionnel pour lequel les petites structures fédérales caractérisant la Suisse sont insuffisamment équipées.» Cela veut-il dire que la Suisse doit changer – et ce en ignorant la volonté du peuple – ses structures politiques qui ont évolué au cours des siècles seulement pour se soumettre à une mondialisation de plus en plus douteuse et aux plans de l’UE? Le rapport de l’EPFZ donne des éclaircissements: «L’OCDE souligne justement pour la Suisse la ‹Metropolitan Governance›, c’est-à-dire la capacité de direction des régions métropolitaines fonctionnelles, qui représente l’un des défis les plus centraux pour un développement spatial durable.»

Pas de contribution à la promotion du bien commun
Chacun doit le savoir: Le concept des régions métropolitaines n’est pas une contribution à la promotion du bien commun, mais détruit l’égalité des rapports humains dans un pays et viole ainsi de manière fondamentale de nombreux droits de l’homme. Le concept fait partie d’un plan qui sert avant tout à l’enrichissement et à la croissance du pouvoir de certains, avant tout des acteurs de la finance, avec en arrière-plan des groupes multinationaux et des instituts financiers. Le concept des régions métropolitaines ne peut pas être jugé de manière adéquate si on ne tient pas compte des conséquences dévastatrices à l’échelle mondiale de la mondialisation des vingt dernières années: attaque contre les valeurs centrales de la vie communautaire, abrutissement de parties toujours plus grandes de notre société, malheureusement aussi de la jeunesse, au moyen de produits médiatiques brutaux, érosion de la classe moyenne bourgeoise, indispensable pour une démocratie, dans les pays industrialisés, faim et détresse alarmante d’un nombre toujours plus élevé d’êtres humains dans le monde, disparité toujours plus flagrante entre les pauvres et les riches, règne sans scrupules de l’exploitation et de l’oppression. A cela il faut ajouter les nombreuses guerres de ces vingt dernières années qui ont tant détruit.

Le rapport de l’OCDE de l’année 2002
Le rapport de l’OCDE daté de 2002 et intitulé «Examens territoriaux de l’OCDE: Suisse» cité dans l’étude de l’EPFZ montre l’absurdité et la misanthropie de l’ensemble du concept des régions métropolitaines.
L’OCDE – on a présenté cela amplement dans ce journal (Horizons et débats no 16 du 27 avril) – est une institution transatlantique charnière, un appareil de planification au profit de la politique de la mondialisation – en particulier au service de la liberté de la circulation du capital – et ainsi au profit des attaques contre une économie nationale axée sur le bien commun et sur la souveraineté du peuple.
Le rapport de l’OCDE remonte à une décision de l’OCDE de 1999 par laquelle un comité pour le développement territorial a été fondé qui devait «examiner» le développement territorial de tous les Etats-membres.
Déjà dans la préface, la mondialisation est considérée comme une loi naturelle irrévocable et on y apprend que cette mondialisation «met de plus en plus à l’épreuve la capacité des économies régionales à s’adapter et à exploiter ou simplement à conserver leur avantage concurrentiel».

L’équivalence des conditions de vie en Suisse…
Toutefois, le rapport a abouti initialement à la conclusion que la politique de la Suisse valable à l’époque et jusqu’à cette date a conduit à ce que les différences entre les cantons, «c’est-à-dire les différences de performance économique […] soient relativement faibles dans le contexte de l’OCDE».
La Suisse a réussi «à maintenir un haut niveau de vie dans l’ensemble du pays». Elle y a réussi grâce par exemple à des entre­prises de services publics telles que les chemins de fer et les services postaux qui ont fourni des emplois même aux régions très écartées. L’investissement dans l’infrastructure routière cantonale a «présenté un fort aspect redistributif au profit des zones rurales et montagneuses» et «l’administration fédérale a privilégié aussi fortement, dans les marchés publics, les régions économiquement défavorisées».
Selon l’OCDE en 2002, la politique décentralisée caractérisant la Suisse «ne semble toutefois pas accroître les disparités territoriales au niveau des services publics fournis» et peut même contribuer à une diminution de celles-ci entre les territoires urbains et ruraux. « Etant soucieuses d’assurer leurs rentrées fiscales, les autorités cantonales sont amenées à suivre de près les exigences de la population et à fournir de bons niveaux de services même dans les régions écartées. […] La concurrence fiscale paraît, dans l’ensemble, avoir un effet bénéfique sur la qualité des services publics d’un bout à l’autre du pays.»

… n’est pas compatible avec la mondialisation
Le rapport estime toutefois que cette position de départ favorable à la Suisse et ses habitants ne peut pas être maintenue à cause des dérégulations, des libéralisations et des privatisations qui vont de pair avec la mondialisation. «Des contraintes pèsent actuellement sur le système soigneusement équilibré de politiques territoriales et de mesures visant à remédier aux disparités.»
L’OCDE ne remet pas en question la mondialisation mais la politique suisse pratiquée jusqu’à maintenant. En Suisse, «un pro­blème particulier que doivent résoudre les politiques territoriales est celui des discordances croissantes observées entre les régions fonctionnelles et les régions politiques.» Pour l’OCDE, la Suisse avec sa démocratie directe qui a évolué au cours du temps, ses espaces d’une grandeur restreinte et sa structure fédérale n’est pas compatible avec la manière dont la mondialisation «fonctionne». L’OCDE écrit de manière dépréciative : «En réalité, la vie économique et sociale du pays au XXIe siècle repose sur une structure territoriale mise en place à la fin du XIXe siècle. Le chevauchement de l’organisation fonctionnelle et de la structure politico-territoriale du pays se traduit par divers vides et incohérences au niveau de la prise de décision politique.»
Et plus loin : « Cela apparaît particulièrement dans les zones urbaines.» C’est pourquoi la politique régionale suisse devrait moins se concentrer sur les territoires de montagne et ceux économiquement défavorisés, mais plutôt sur l’encouragement des régions urbaines. Avec la modification de la Constitution fédérale en 2001, cela est désormais devenu possible.
Dans le monde de la mondialisation, il s’agit avant tout de promouvoir la compétitivité d’une région et non pas de réduire les disparités. Les mesures de soutien directes pour les villes, par exemple les allègements fiscaux, pourraient buter sur une résistance de l’UE. C’est pourquoi l’OCDE conseille «des moyens d’action fondés sur le jeu du marché […] favorisant une concentration de l’implantation de l’habitat » et qui aident les cantons «à développer une configuration géographique plus cohérente sur l’ensemble de leur territoire».
Les auteurs reconnaissent eux-mêmes les conséquences d’une telle politique: «Les diverses réformes envisagées dans le domaine des politiques budgétaires, sectorielles et régionales pourraient déboucher sur un compromis entre une plus grande efficacité et la préservation de l’équité entre les régions.» Cependant, mise à part la proposition pour certains «mécanismes compensatoires» (par exemple la promotion de parcs nationaux ou de parcs naturels régionaux), une réflexion sur les conditions requises pour ce concept fait défaut à l’OCDE.

L’OCDE recommande à la Suisse de recourir à une politique «de la carotte et du bâton»
Afin de forcer beaucoup de personnes à monter à bord, malgré la destruction de l’équi­libre, l’OCDE a recommandé en 2002 une meilleure coordination entre la Confédération, les cantons et les communes et a mentionné pour le domaine des espaces métropolitains la «Conférence tripartite sur les agglomérations» en tant que «partenariat entre les trois niveaux de gouvernement». Dans les recommandations spéciales pour les régions métropolitaines suisses, l’OCDE a conseillé une «meilleure intégration des villes suisses dans le réseau des villes européennes».
L’OCDE conseille à la Confédération de recourir à une «politique de la carotte et du bâton» : «Le bâton pourrait revêtir la forme d’une ‹législation fédérale relative aux partenariats horizontaux› ou de l’obligation faite aux cantons ou aux communes de créer des associations métropolitaines ou d’y adhérer tandis que la carotte pourrait être une modulation des transferts entre les échelons de l’administration en fonction de l’empressement des communes des zones métropolitaines à coopérer, ou des incitations financières en faveur d’une collaboration au sein des zones métropolitaines entre les cantons, entre les communes et entre les cantons et leurs villes.»

Cela en vaut-il la peine ?
En conclusion : Cela vaut-il vraiment la peine de passer outre et d’ignorer la démocratie directe de la Suisse ? Est-il vraiment désirable de miner les structures politiques éprouvées en ignorant le peuple et ensuite de les détruire ? Tout cela pour se soumettre à une UE antidémocratique ? Tout cela pour une mondialisation dédaigneuse guidée par le capitalisme sauvage ! Après vingt ans, le prix que l’humanité a payé et doit payer pour cela est pourtant devenu évident. Cela vaut-il vraiment la peine d’avoir les «gagnants» de la mondialisation à proximité, d’espérer des miettes laissées par ces «gagnants» et dans cette espérance trompeuse, de jeter par-dessus bord tout ce qu’on a conquis au cours de l’histoire ? Et de réduire les chances relatives à une autre voie, digne au niveau social, politique et économique ? Ce sont des questions en apparence rhétoriques. On doit pourtant y réfléchir.
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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 11/09/2009 - 0:08

« Les théories de la mondialité » : gagnants et perdants du sans-frontiérisme

Le livre du professeur Gérard Dussouy sur Les théories de la mondialité est une mine d’informations et de réflexions sur la mondialisation.

La « mondialisation heureuse »: une illusion ?

Le point de vue dominant libéral/mondialiste y clairement exposé : le libre échange mondial, la dérégulation des économies nationales et la globalisation des grandes firmes et des services (Elie Cohen) déboucherait sur « la mondialisation heureuse » (Dominique Strauss-Kahn). Selon ces théories, le libre échange mondial présenterait deux caractéristiques :

1-Il s’agirait d’un jeu à somme positive ;
2-Tout le monde y gagnerait !

Le premier point mérite discussion : il est possible qu’en termes de croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial, la mondialisation ait des effets positifs. Reste à savoir si le produit intérieur brut est à lui seul une bonne mesure du bien-être des individus et du fonctionnement harmonieux des nations.

Quant au deuxième point selon lequel « tout le monde gagnerait à la mondialisation », il relève clairement de l’illusion : « il n’est pas possible que tous soient gagnants » (p. 17) ; « contrairement à la doctrine officielle la globalisation a ses gagnants et ses perdants » (p. 78).

Alors qui sont les gagnants et les perdants du « sans frontiérisme » ?

Gagnants : les grands oligopoles mondiaux
Les grandes firmes transnationales tirent profit et puissance de la mondialisation : celle-ci leur permet de développer, à l’échelle de la planète, gains de productivité, économies d’échelle, extensions de leurs parts de marché et généralisation de la sous-traitance.
Gagnants de la mondialisation, les oligopoles mondiaux en sont aussi des acteurs majeurs ; ils disposent en effet d’une puissance financière et d’influence considérable qui leur permet de faire valoir leurs intérêts dans le façonnage du monde à venir.

Gagnants : « la super classe mondiale »
La mondialisation a généré une classe de « transnationaux » (Huntington) : plus liés les uns aux autres par delà les frontières que reliés à leur peuple d’origine.
La part du revenu et du patrimoine, gagnée ou détenue, par les 1% des plus riches a fortement augmenté, au cours des vingt dernières années aux États-Unis, au Royaume Uni et au Canada mais aussi en France et dans l’ensemble des pays développés.
La situation de ces plus riches s’est d’autant plus améliorée que l’immigration leur a fourni une main-d’œuvre à bon marché pour les servir dans leurs tâches domestiques.
Les grandes capitales mondiales, New York et Londres (et à un moindre degré Paris) présentent, à cet égard, un spectacle étonnant : la juxtaposition d’une classe d’hyper-riches servis par une classe d’hyper-pauvres, se livrant à de tous petits boulots.

Voir : Essor de la superclasse mondial et crise des classes moyennes par Gérard Dussouy :
http://www.polemia.com/article.php?id=2278

Gagnants : les pays émergents
En termes de développement économique et de création d’emplois et de richesses, les pays émergents font incontestablement partie des gagnants de la mondialisation ; leur puissance s’est aussi renforcée : à travers leurs entreprises et leurs fonds souverains, l’Inde et la Chine ont pris le contrôle de nombreuses entreprises du nord et d’innombrables ressources stratégiques du sud. De ce point de vue là, il est permis de parler d’ « d’asianisation » du monde.

Les perdants : les pays anciennement développés
Le fondement du libre échange repose sur la théorie des avantages comparatifs du Ricardo. Dans la formulation initiale de la théorie, l’Angleterre du XIXème siècle avait intérêt à se spécialiser dans la fabrication des draps et le Portugal dans la production de vins.
Un modèle simple qui ne s’applique guère à la mondialisation du XXe siècle : car certains pays n’ont plus d’avantages comparatifs ! D'abord parce qu'il ne s'agit plus d'un jeu à deux mais d'un jeu réunissant un très grand nombre de partenaires ; et surtout parce qu'une des conditions du modèle ricardien - l'immobilité des facteurs de production au niveau international - n'est plus remplie.
Aussi à la suite de Samuelson, Gérard Dussouy observe que « les délocalisations high tech privent les pays développés de tout avantage comparatif » (p. 86). Et de citer, un auteur bien connu des lecteurs de Polémia, Paul Craig Roberts, pour qui « si le capital et la technologie migrent là où le travail est le moins cher, il n’y a plus d’avantages comparatifs ».

Perdants : les classes moyennes et populaires des pays développés
Or c’est très exactement ce qui se passe dans le cadre d’une double délocalisation :
- délocalisation de la production de nombreux biens industriels (la Chine : usine du monde) et des services (l’Inde : paradis de l’informatique) et même des centres de recherches (transferts massifs de technologies –automobile, aéronautique, nucléaire) dans le cadre de grands contrats ;
- « délocalisation à domicile » des services aux personnes, du bâtiment, des travaux publics et de la restauration par le biais d’une immigration de masse ;

Ces deux phénomènes sont lourds de conséquence pour les classes moyennes et populaires des pays développés :

- le nombre des emplois qui leurs sont offerts diminuent et la destruction des sites économiques s’accompagne souvent de la disparition des cultures sociales et locales enracinées ;
- leurs salaires subissent la pression à la baisse de la concurrence d’une main-d’œuvre abondante, voire infinie, celle des pays émergents et des pays pourvoyeurs d’émigration.

Perdants : agriculteurs du nord et consommateurs du sud
Le cycle de Doha sur la libéralisation des marchés agricoles n’est pas achevé. Mais la libéralisation en cours des marchés agricoles ne fera pas que des gagnants ; il y aura aussi des perdants !
Certes, certaines grandes exploitations agricoles du Brésil et d’Argentine verront croître leurs profits ; certes, les grands fonds d’investissement chinois ou coréen notamment, s’implanteront en Afrique ; certes, les fonds spéculatifs trouveront un nouveau terrain de jeu et de profits.
Mais dans le même temps les agriculteurs du nord qui verront disparaître des subventions nécessaires à leur équilibre économique et utile à l’indépendance stratégique de leur pays y perdront. De même, les consommateurs du sud, là où leur pays n’est pas en situation d’autosuffisance, seront les premières victimes des tensions sur les marchés.
On oublie trop souvent que la production agricole est soumise aux aléas climatiques et que la régulation est doublement protectrice : des producteurs d’une part contre les risques de surproduction, des consommateurs d’autre part contre les dangers de la pénurie.
Là aussi, la mondialisation à tendance à oublier une sagesse millénaire.

Les périls de la « société mondiale »

La crise financière a souligné l’un des dangers de la mondialisation : la répercussion et l’amplification des crises d’un endroit à l’autre du monde.
Mais ce n’est qu’une explication concrète de la faille majeure de la mondialisation, l’impossibilité d’une gouvernance mondiale. Gérard Dussouy souligne à juste titre que « l’humanité n’est pas et ne peut pas être un acteur ». Et de citer (p. 175) un auteur pourtant favorable aux idées transnationales mais pour lequel : « Considérer comme unité de base la société humaine vue comme un groupe indifférencié de 6 milliards d’individus n’est guère pertinent pour comprendre la réalité internationale. »

Une interdépendance de plus en plus coercitive et dangereuse

En fait, la mondialisation impose une interdépendance de plus en plus « coercitive ». Et celle-ci entre en conflit avec le désir des Etats (et des peuples) de maintenir leur indépendance économique, leur autonomie et leur souveraineté. C’est là le talon d’Achille politique de la mondialisation.
Mais il y a un autre péril : la constitution croissante d’une classe de travailleurs composée de façon disproportionnée de travailleurs non blancs fait émerger à terme le risque d’une « lutte des classes racialisée », voire d’une lutte des classes d’âge racialisée.

Et Gérard Dussouy de citer les conclusions du politologue Robert Putnam:
- « Plus la diversité raciale grandit, plus la confiance entre les individus s’affaiblit ;
- dans les communautés, non seulement la confiance interraciale est plus faible qu’ailleurs mais la confiance intra raciale l’est aussi ;
- la diversité conduit à l’anémie et à l’isolement social. » (p. 93).

L’autre face de la diversité :
http://www.polemia.com/article.php?id=1568

La société mondiale ? Une hypothèse hasardeuse !
L’immense mérite du traité de Gérard Dussouy est de présenter un panorama aussi complet que possible des théories de la mondialité : ce panorama montre à quel point le fossé est profond entre :
- d’une part, la vulgate dominante imposée par les médias qui veut faire de la mondialisation une prophétie auto-réalisatrice,
- d’autre part, de nombreux économistes, politologues, sociologues qui en partant des faits montrent à quel point la réalisation d’une « société mondiale » est une hypothèse hasardeuse.
Jean-Yves Le Gallou : 08/09/2009
Gérard Dussouy, Les théories de la mondialité : Traité de Relations internationales, Tome 3, : L'Harmattan, 2009), 313 p.

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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 16/10/2009 - 14:59

P.M.E.

Donc Monsieur Sarkozy, président de la république provisoirement en vigueur, vient de décider d'aider les PME. En fait c'est véritablement un programme de nationalisation des PME qu'il a engagé.
Il prend prétexte du fait qu'elles ont des problèmes. S'il y a des problèmes c'est à cause de la calamité des actions étatiques depuis des décennies. Comme toujours l'État accourt au secours des calamités et qu'il a créé et conduit, ce faisant, à d'autres calamités.

Enonçons quelques-unes des mesures annoncées ou en projet.
Le rôle de la banque publique OSEO sera renforcé. Parallèlement, le fonds stratégique d'investissement (FSI) sera également mis à contribution. Il y aura, en plus, le lancement d'un fonds de consolidation et de développement des entreprises dotées de 200 millions d'euros. C'est un vrai festival de fonds publics avec redondances et contradictions.
A propos de l'un d'entre eux, il est indiqué : « Ce fonds intervient en capitaux propres pour redonner de l'oxygène aux entreprises compétitives quand les financements classiques ne sont plus accessibles. Il leur redonnera des perspectives d'avenir» C'est le premier ministre qui a fait cette déclaration. Cela signifie que l'Etat veut faire le métier difficile de banquier d'affaires.
Il est fait allusion à un autre fonds qui est rattaché à la Caisse des dépôts et consignations et qui possédera sa propre équipe de gestion.
Chacun pourra admirer la foultitude de brillants organismes qui se penchent sur ces malheureuses PME avec, pour chacun, de fructueux fromages au sommet.
Dans l'ouragan des chiffres, il est question de 2 milliards d'euros qui seraient débloqués. Avec les dépenses adjacentes cela va coûter sans doute une dizaine de milliards d'euros.
Au bout du compte, l'État se trouvera actionnaire à divers titres des PME en difficulté. Il s'agit donc bien d'une opération de nationalisation.
Certes, il nous est affirmé que la participation du FSI ne dépassera jamais 50% du capital des entreprises. Ce n'est pas sérieux, car que pourront faire les autres actionnaires contre un partenaire aussi encombrant. En outre qu'en est-il des autres fonds de l'Etat qui interviendront également ?
Parallèlement il est constaté que ces PME se méfient des pôlels de compétitivité. Il y a 71 pôles de compétitivité en France et bien entendu comme c'est une construction artificielle de l'État, ils ne fonctionnent guère d'une façon favorable.
Personne, dans les milieux officiels, n'a l'idée que ce dont les PME ont besoin c'est surtout de liberté.
Parallèlement à ces diverses mesures et au festival d'un argent que l'Etat est obligé d'emprunter, le gouvernement ne cesse de freiner l'esprit d'entreprise en France par les formalités et les impôts.
Le plus surprenant est l'adhésion de Laurence Parisot et des organismes représentatifs des PME à ce programme. Laurence Parisot a la dimension médiatique nécessaire pour faire éclater la vérité et demander la liberté. Elle ne le fait pas et cela montre une nouvelle fois les liens qui existent entre l'esclavagisme étatique et les organisations professionnelles qui devraient défendre notre liberté contre cet esclavagisme.
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Messagepar Prodeo » 20/10/2009 - 5:26

.
Situation d'EDF-GDF depuis la privatisation et incidence sur les prix de l'énergie en France :

http://docs.google.com/View?id=d89rq39_5f69cf4tr
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Miroir » 20/10/2009 - 9:45

Prodeo a écrit :.
Situation d'EDF-GDF depuis la privatisation et incidence sur les prix de l'énergie en France :

http://docs.google.com/View?id=d89rq39_5f69cf4tr
_

Merci pour ces bonnes nouvelles camarade Prodeo :evil:
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci

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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 25/10/2009 - 19:23

Les défis de la mondialisation

La mondialisation est-elle bonne ou mauvaise ? Ni l'un, ni l'autre, répond le pape. Elle sera ce que les hommes en feront.

La nouveauté majeure a été l'explosion « de l'interdépendance planétaire, désormais communément appelée mondialisation. Paul VI l'avait déjà partiellement prévue, mais les termes et la force avec laquelle elle s'est développée sont surprenants. » Ce constat que fait Benoît XVI explique la place que prend la mondialisation au cœur de son encyclique.
« Né au sein des pays économiquement développés, ce processus a produit une intrication de toutes les économies » poursuit le pape. Faut-il s'en plaindre ? Nous mentirions en prétendant qu'il nous transporte d'enthousiasme et que ses conséquences - l'immigration massive, les délocalisations, la fragilité des économies devant la crise - nous arrachent des cris de joie. Le Saint-Père lui-même n'en dissimule pas les dangers : la mondialisation, dit-il encore, « a été le principal moteur pour que des régions entières sortent du sous-développement et ( ... ) représente en soi une grande opportunité. Toutefois, sans l'orientation de l'amour dans la vérité, cet élan planétaire risque de provoquer des dommages inconnus jusqu'alors ainsi que de nouvelles fractures au sein de la famille humaine. » Hélas, la famille humaine n'a que trop tendance à prendre Caïn pour modèle plutôt qu'Abel.
« Malgré certaines de ses dimensions structurelles qui ne doivent pas être niées, ni absolutisées, "la mondialisation, a priori, n'est ni bonne ni mauvaise. Elle sera ce que les personnes en feront". », écrit Benoît XVI en citant Jean-Paul II. Et de poursuivre : « Nous ne devons pas en être les victimes, mais les protagonistes, avançant avec bon sens, guidés par la charité et la vérité. S'y opposer aveuglément serait une attitude erronée, préconçue, qui finirait par ignorer un processus porteur d'aspects positifs, avec le risque de perdre une grande occasion de saisir les multiples opportunités de développement qu'elle offre. Les processus de mondialisation, convenablement conçus et gérés, offrent la possibilité d'une grande redistribution de la richesse au niveau planétaire comme cela ne s'était jamais présenté auparavant ; s'ils sont mal gérés ils peuvent au contraire faire croître la pauvreté et les inégalités, et contaminer le monde entier par une crise. »
Cette mondialisation a de multiples visages. Du point de vue social, s'inquiète le pape, la délocalisation des productions, encouragée par le marché pour accroître la consommation et accélérer le taux de croissance, a affaibli à la fois les réseaux de protection sociale et les réseaux traditionnels de solidarité. Par ailleurs, la mobilité du travail et la déréglementation engendrent l'incertitude sur les conditions de travail et le chômage.

La mondialisation nous rapproche mais ne nous rend pas frères

La faim fauche encore sur la planète « de très nombreuses victimes » et le sous-développement tient au « manque de fraternité entre les hommes et entre les peuples » : « La société toujours plus mondialisée nous rapproche, mais elle ne nous rend pas frères », constate Benoît XVI : seul le Père, par l'intermédiaire du Fils, peut nous enseigner la charité fraternelle.
La mondialisation favorise le dialogue interculturel ; mais pour que ce dialogue soit réel, encore faut-il que les identités culturelles subsistent. Le pape souligne les dangers du relativisme, lorsque « les cultures sont simplement mises côte à côte et considérées comme substantiellement équivalentes et interchangeables entre elles », et du nivellement culturel, qui détruit « la signification profonde de la culture des différentes nations, des traditions des divers peuples, à l'intérieur desquelles la personne affronte les questions fondamentales de l'existence ».
Du point de vue du respect de la vie, le Saint-Père dénonce les pratiques de contrôle démographique qui existent en plusieurs endroits du monde, la mentalité antinataliste qui prévaut dans les pays riches, les campagnes en faveur de l'avortement et la promotion des pratiques de stérilisation, « y compris à l'insu des femmes » mises en œuvre par certaines ONG.
Du point de vue spirituel, il condamne « la promotion programmée de l'indifférence religieuse ou de l'athéisme pratique de la part de nombreux pays ».
Non, décidément, il n'y a pas de quoi sauter de joie. Pourquoi, alors, le pape continue-t-il de placer des espoirs dans la mondialisation ? Sans doute parce qu'imperméable au cynisme, il continue à croire, dans la vérité et l'espérance, à la puissance de la charité.
Hervé Bizien monde & vie 29 août 2009

Ciel ! le pape est catholique !

Benoît XVI est-il un mondialiste, hostile aux peuples et aux nations ? C'est le procès que d'aucuns lui ont fait après qu'il a souhaité l'instauration « d'une véritable Autorité mondiale », réglée par le droit, conforme aux principes de subsidiarité et de solidarité, ordonnée à la réalisation du bien commun, promotrice « d'un authentique développement humain intégral qui s'inspire des valeurs de l'amour et de la vérité », et jouissant de surcroît « d'un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits. »
Ne souhaite-t-il pas aussi réformer d'urgence l'ONU et l'architecture financière et internationale « en vue de donner une réalité concrète au concept de famille des Nations » ? Ne veut-il pas « que soit institué un degré supérieur d'organisation à l'échelle internationale de type subsidiaire pour la gouvernance de la mondialisation » ?
Ne cherche-t-il pas à saisir « l'interaction existant entre l'élan vers l'unification de l'humanité et l'idéal chrétien d'une unique famille des peuples, solidaire dans une commune fraternité » ?
Il y a là de quoi faire manger leur chapeau à tous les catholiques souverainistes de France et de Navarre!
Ne concluons pas trop vite. « L'économie intégrée de notre époque n'élimine pas le rôle des Etats, elle engage plutôt les gouvernements à une plus forte collaboration réciproque », écrit par ailleurs Benoît XVI. Avec la crise, le rôle de l'Etat semble même « destiné à croître, tandis qu'il récupère nombre de ses compétences », même si ce rôle et le pouvoir des Etats doivent être « sagement reconsidérés et repensés pour qu'ils soient en mesure, y compris à travers de nouvelles modalités d'exercice, de faire face aux défis du monde contemporain. »
Le pape ne milite donc pas pour la disparition des nations et des peuples. Mais il sait mieux que personne que l'adjectif « catholique » est synonyme « d'universel ».
H.B.
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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar JCL31 » 26/10/2009 - 16:51

Ron paul.
Discours du sénateur Ron Paul qui met en garde les Américains d'une révolution à venir en raison de la folie qui s'est emparée du gouvernement d'Obama. Un discours grave et annonciateur qui parle même de folie qui va mener au chaos, de "l'esclavage vendu comme liberté" et du "socialisme vendu comme capitalisme"

http://www.dailymotion.com/video/x9ec8k_futur-changements-revolutionnaires_webcam
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam
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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 10/02/2010 - 0:36

MONDIALISME ET NOUVEL ORDRE MONDIAL

Par Philippe Bourcier de Carbon, Démographe, Ancien auditeur de l'IHEDN,
Président du Comité d'honneur de Voix des français (Renaissance 95).



Voici un siècle, l'empire Victorien, le plus vaste empire de l'histoire, dominait déjà le monde. Par leurs alliances avec les familles de l'élite WASP (White, Anglo-saxon, Protestant), les élites dirigeantes britanniques de cet empire favorisèrent l'émergence des États-Unis sur la scène mondiale, entrés délibérément en guerre en 1898 contre l'Espagne après l'explosion (très suspecte) du cuirassé américain Maine dans le port de La Havane. Alors déjà, les dirigeants des États-Unis camouflaient leur cynique soif d'hégémonie et leurs brutales ambitions impériales derrière un discours qui instrumentalisait en les magnifiant, la Démocratie, la Liberté et le Droit, comme les principes humanitaires, ainsi que le rappelle Henry Kissinger dans son dernier ouvrage intitulé Diplomatie.

Ce sont ces mêmes élites anglo-saxonnes qui, après avoir organisé la panique monétaire de 1907 aux États-Unis (comme le révèle le prix Nobel Milton Friedman), jetèrent les bases de leur nouvel empire mondial en imposant à l'opinion publique en 1913 la création de la banque centrale des États-Unis, le Federal Reserve System, dont elles conservent toujours depuis lors le contrôle étroit.

Elles créèrent en outre à cette même époque, sur les modèles de la Round Table et de la Fabian Society de l'empire Victorien, de nombreuses organisations, réunissant discrètement les personnes des milieux financiers, politiques, médiatiques, industriels, syndicaux, intellectuels et universitaires, les plus puissantes de la planète : elles fondèrent ainsi entre autres, sous la houlette du "colonel" Edward Mandel House, mentor du Président Woodrow Wilson, le Council of Foreign Relations (CFR) à New-York, et le Royal Institute of International Affairs (Chattam House) à Londres, qui essaimèrent par la suite en d'autres organisations similaires dans bien d'autres pays.

A l'issue du premier conflit mondial, c'est encore la "diplomatie" des États-Unis qui imposa largement aux États européens les nouveaux découpages des empires centraux vaincus, abrités derrière les fameux "quatorze points", attribués, pour les innombrables naïfs, au Président W. Wilson. Un quart de siècle plus tard, le CFR et le RIIA ont pu à nouveau exercer leurs influences lors du partage de l'Europe et du monde qui a prévalu lors des conférences de Yalta et de Postdam, après l'écrasement des puissances de l'Axe. Les ouvrages du professeur américain Caroll Quigley (cf par exemple Tragedy and Hope ou The Anglo-American Establishment) auquel le Président Bill Clinton a rendu publiquement hommage lors de son allocution d'investiture, font désormais autorité sur le sujet.

Bien que toujours inconnu du grand public, le CFR de New-York, associé à son homologue britannique, le RIIA de Londres, continue de gérer, depuis les premières décennies du siècle, le destin et la vie politique des États-Unis, et prétend à présent régenter le monde entier en imposant son Nouvel Ordre Mondial, conforme aux conceptions, et surtout aux intérêts et à la soif de puissance de leurs chefs. Ces organisations ont du reste, depuis une trentaine d'années, essaimé en de multiples cercles "externes" transnationaux, dont certains, tels le Groupe Bilderberg (en 1954), la Commission Trilatérale (en 1973) ou le Forom de Davos (en 1978), commencent désormais à être connues du grand public, les médias n'acceptant que maintenant seulement, d'en parler peu à peu à l'occasion.

Dans son allocution inaugurale à la session de Juin 1991 du Bilderberg Group, en effet, M. David Rockefeller, président de la Chase Manhattan Bank, fils du grand John Davison Rockeffeller, l'un des fondateurs du CFR, que lui, son fils, préside aujourd'hui, lui-même fondateur et actuel président de la Commission Trilatérale, accueillait ainsi à Baden-Baden les personnalités venues du monde entier participer aux travaux : « Nous remercions le Washington Post, le New-York Times, Time Magazine et les autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion pendant au moins quarante ans. II eut été impossible pour nous de développer notre place mondiale si nous avions été l'objet d'une publicité quelconque pendant ces années-là. Mais le monde est aujourd'hui vraiment plus sophistiqué et préparé à marcher vers un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et des banquiers mondiaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis des siècles... ».

Soulignons en passant que les Rockefeller, père et fils, se sont par ailleurs, depuis au moins les années 1930, constitués les champions du malthusianisme mondial, et de la lutte contre la fécondité humaine. A la suite des recherches qu'ils ont financées avec persévérance, ce sont leurs firmes qui possèdent aujourd'hui les premiers brevets des pilules contraceptives à oestrogènes, ainsi que ceux des premiers stérilets abortifs. Leurs immenses richesses et les multiples fondations privées exemptées d'impôts, dont le Population Council, qu'ils ont créées aux États-Unis, leur ont en outre permis d'exercer depuis les années 1950 dans ce domaine, un véritable magistère sur les organisations internationales, en particulier sur le système des Nations Unies. Cette influence prend aujourd'hui tout son sens en Europe, dont les peuples sous-féconds sont désormais largement engagés depuis 25 ans dans un processus cumulatif mortel d'implosion démographique qui renverse leurs pyramides des âges.

Tous ces groupes, dont les dirigeants aujourd'hui détiennent déjà largement de facto les affaires mondiales, tentent d'unir leurs efforts pour imposer maintenant à tous les peuples du monde l'émergence et la construction de jure d'un gouvernement mondial qui se substitue aux Nations, et spécialement aux États-Nations historiques, appelés à être dissous, qui subsistent encore. Et les textes des traités européens récents imposés aux opinions publiques européennes, tels l'Acte Unique (1986), le traité de Maastricht (1992) et celui d'Amsterdam (1998), prennent alors tout leur sens sous cet éclairage, en constituant l'étape décisive de la quête de cet objectif : Un gouvernement mondial devant très vite disposer d'une monnaie mondiale (l'euro, déjà presque à parité avec le dollar, étant appelé à fusionner avant dix ans dans une monnaie unique transatlantique), et d'une police mondiale dévolue à l'OTAN, bras armé des maîtres mondialistes, qui s'essaie aujourd'hui à son nouveau rôle en détruisant la Serbie, alliée traditionnelle de la France, pour imposer par la force et la terreur le Nouvel Ordre Mondial des Rockefeller and Co. aux peuples récalcitrants.

Même si les opinions publiques en sont toujours tenues dans l'ignorance, cet état de chose des affaires du monde n'est plus, bien sûr, au-delà des cercles des initiés, totalement inconnu d'un public averti. Ainsi Le Figaro a-t-il fait écho récemment dans sa page Opinions à des positions qui faisaient des allusions précises sur ce sujet : le 30 mars 1999, l'historien Dominique Venner y publiait un court article sur la guerre à la Serbie sous le titre éloquent : "Qui commande le monde ? "; mais surtout le 18 janvier 1999, dans un article intitulé "Vers une Europe américaine, Amsterdam est l'aboutissement d'une politique hégémonique destinée à faire disparaître les Nations européennes", l'ancien ambassadeur de France Albert Chambon, révélait le dessous des cartes du traité d'Amsterdam en impliquant directement l'action du CFR et de la Trilatérale.

Il est particulièrement révélateur d'observer que, en réponse à l'article de M. l'Ambassadeur Albert Chambon qui brisait ainsi l'Omerta en révélant dans la grande presse à l'opinion française le rôle moteur du CFR et de la Trilatérale dans l'élaboration du traité d'Amsterdam, ce fut le polono-américain, Zbigniew Brzezinski, conseiller de M David Rockefeller et de plusieurs Présidents des États-Unis, qui s'est senti tenu de publier dans les mêmes colonnes du Figaro, le 26 Janvier 1999, un article intitulé : « Défense de la Trilatérale. Il n'y a aucun "complot" ». Or, c'est ce même personnage qui, quelques mois plus tard, à la une du journal Le Monde du samedi 17 Avril 1999, sous le titre "Guerre totale contre Milosevic ! " (expression employée pour la première fois par Joseph Goebbels), rapportait avec arrogance les dernières consignes des vrais dirigeants, en rappelant le Président de la république Française, Jacques Chirac, et son Premier Ministre, Lionel Jospin, ainsi que les dirigeants ftançais, à la fidélité à leurs obligations, après près d'un mois de bombardements aériens de l'OTAN sur la Serbie.

Les drames, les atrocités et les crimes de guerre en tous genres qui ont accompagné la dislocation de l'exYougoslavie depuis 1991, en Bosnie serbo-musulmane, en Kraïna et Slavonie serbo-croates d'abord, et qui sévissent aujourd'hui au Kosovo albano-serbe, masquent utilement aux opinions publiques des "grandes démocraties" occidentales les véritables enjeux géopolitiques de ces événements, enjeux qui visent en réalité l'avenir de l'indépendance et de la liberté en Europe face aux diktats des dirigeants mondialistes américains et à leurs appétits de puissance.

Depuis deux ans déjà pourtant nous en étions nous Français solennellement avertis : alors que M. Félix Rohatyn, l'un des dirigeants du Groupe Lazard Brothers de New-York, et l'un des gestionnaires de fonds les plus puissants sur le Stock Exchange de New-York, acceptait de s'éloigner de ses bureaux de Manhattan pour remplacer l'Ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Mme Pamela Harriman, qui venait tout juste de décéder subitement, M. Jacques Attali, lui-même très proche du groupe Lazard et de M. Félix Rohatyn, ancien conseiller (et sherpa) du Président français, François Mitterand, aujourd'hui dirigeant d'un cabinet de conseil international financé par le Groupe Lazard, venait de signer un article fracassant dans le journal Le Monde du 4 Mars 1997 sous le titre "Géopolitique de l'immigration". Lui aussi, avec arrogance, fidèle écho des volontés des "cénacles" supérieurs, mettait ainsi sévèrement en garde les responsables français : « Si la France et l'Europe décidaient de s'affirmer comme un club chrétien, elles devraient se préparer à l'affrontement avec un multitude d'hommes, à une véritable "guerre de civilisations". Avec, en prime, en France, une guerre civile. Car la France, en raison de ses choix géopolitiques antérieurs, est une nation musulmane : l'Islam est la religion de plus de deux millions de citoyens français et du tiers des immigrés sur son sol. » M. Attali tenait soigneusement cependant le lecteur de son article du Monde dans l'ignorance de la contribution essentielle qu'il venait d'apporter, sous le titre "For a New Political Order", au numéro spécial Winter 1996 que la revue américaine Time Magazine venait de consacrer quelques mois auparavant à l'Europe et à son avenir n'y exposait, avec condescendance, les vues mondiales et mégalomanes pour les 50 prochaines années des vrais dirigeants des affaires du monde, son article, paru ensuite dans Le Monde à l'usage des seuls lecteurs français, apparaissant dès lors n'être plus qu'une simple application localisée et provinciale de l'exposé général du grand dessein et du grand œuvre des nouveaux maîtres du monde. Parmi ces aperçus admirables et impératifs, on relèvera sous la plume de M. Attali la stricte obligation américaine faite aux États membres de l'Union Européenne d'intégrer dans un avenir très proche la Turquie, alliée stratégique des États-Unis, comme membre à part entière de l'Union, obligation dont, du reste, le Président de la République, M. Jacques Chirac, qui s'en était, depuis quelques années déjà, constitué le champion, apparaît aujourd'hui le premier et le plus zélé porte-parole en Europe.

Comme l'expose du reste sans détour, avec un cynisme ingénu, M Zbigniew Brzezinski, en page 68 du son livre, publié en France en 1997 sous le titre : "Le grand échiquier : l'Amérique et le reste du monde", livre que tous les citoyens des pays européens se devraient d'avoir lu méticuleusement et de méditer, tant il identifie les conditions du maintien pour le prochain demi-siècle de l'hégémonie mondiale à laquelle les États-Unis sont aujourd'hui parvenus : « Cette approche géopolitique n'a de sens qu'autant qu'elle sert les intérêts de l'Amérique, c'est-à-dire, à court terme, le maintien de son statut de superpuissance planétaire et, à long terme, l'évolution vers une coopération mondiale institutionnalisée [1]...[...]. Les trois grands impératifs géostratégiques se résumeraient ainsi : éviter les collusions entre vassaux et les maintenir dans l'état de dépendance que justifie leur sécurité; cultiver la docilité des sujets protégés; empêcher les barbares de former des alliances offensives. » On peut mesurer à quel point les sacro-saints principes de Démocratie, des Droits de l'Homme et autres Droits des peuples à disposer d'eux-mêmes, ainsi que les fondements solennels de la Charte des Nations Unies sont ici oubliés, voire niés, car devenus alors par trop inopportuns.

En réalité l'hégémonie américaine n'a pu s'établir au XXème siècle, et ne peut se perpétuer à l'avenir, qu'en coupant délibérément l'Europe, principal réservoir mondial des ressources humaines culturelles, scientifiques et techniques, des gigantesques réservoirs mondiaux de matières premières que constituent la Russie-Sibérie d'une part, et l'Afrique d'autre part, toutes deux géographiquement limitrophes ou proches de l'Europe.

Historiquement, ce sont les deux premiers conflits mondiaux, qui, en plongeant la Russie dans la paralysie du communisme, puis en séparant l'Europe par le rideau de fer, la coupant ainsi des richesses de l'Est, ont assis la domination des États-Unis sur notre continent au cours de ce siècle. On mesure ici ce que l'hégémonie américaine actuelle doit au communisme et aux deux guerres mondiales...

Le soutien des États-Unis à la décolonisation d'après guerre, qui plonge aujourd'hui le continent africain dans le marasme et les guerres ethniques, le financement qu'ils ont assuré au FLN algérien dans leurs lutte contre la France dans les années 50, leurs menées actuelles en Afrique Centrale et Australe, illustre bien leur souci constant de chasser l'Europe de ses positions africaines, pour la couper de ces réservoirs de matières premières.

Cependant l'effondrement interne du communisme à l'Est, et la désagrégation récente de l'empire soviétique, en dépit des efforts désespérés de la diplomatie du Président américain Georges Bush et de son allié le Président Mikhall Gorbatchev, constitue désormais une menace, de nature à remettre en cause à terme la suprématie actuelle des dirigeants des États-Unis sur le monde, et susceptible de ruiner, lors même qu'ils semblent enfin accessibles, leurs rêves mondialistes.

Le livre, paru il y a deux ans sous la signature d'Alexandre del Valle, Islamisme et États-Unis, une alliance contre l'Europe, [2] jette une lumière crue sur la stratégie de rechange, engagée déjà depuis une vingtaine d'années par les dirigeants mondialistes américains pour faire face à ce nouvel état de chose. On constate que, de l'Irak à l'Afghanistan, en passant par l'Iran et le Pakistan, ainsi que dans d'autres pays musulmans, en particulier en Afrique du Nord, la politique et la diplomatie américaines, sous couvert des menées de l'Arabie Saoudite leur protégée, s'ingénient à susciter et promouvoir délibérément les régimes islamiques les plus rétrogrades, faciles à contrôler par la corruption de leurs dirigeants impliqués dans les trafics internationaux de drogues, et à détruire les régimes laïques de ces pays fondés sur l'idée nationale, excitant ainsi potentiellement les islams les plus extrémistes contre les chrétientés européennes et slaves, dont ils sont géographiquement proches. Appelée, bien sûr à gagner les pays musulmans d'Afrique, cette hostilité potentielle est de nature à couper un peu plus l'Europe des richesses naturelles de l'Afrique.

Dans un livre paru la même année, "Le Syndrome de l'ortolan", où il explicitait la stratégie médiatique d'aveuglement des opinions publiques européennes, Arnaud-Aaron Upinsky rappelait opportunément cette citation impressionnante, tirée d'un entretien du Président François Mitterand accordé au journaliste Georges Marc Benamou [3] : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans morts. Apparemment...(..)...Oui, ils sont très durs les américains, il sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant, une guerre à mort...(..)...Les Américains voulaient envoyer les Turcs bombarder les Serbes. »

Dans la traduction française de son livre "Le choc des civilisations", paru également la même année, le professeur américain Samuel P. Huntington insistait, quant à lui, longuement sur les opportunités géopolitiques qu'offre le clivage historique et culturel qui sépare la chrétienté européenne entre les peuples slaves et orthodoxes d'une part, et les pays catholiques et protestants d'autre part.

Dès lors s'éclaire la stratégie des cénacles mondialistes américains et leurs intentions dans les Balkans. Mme Madeleine Albright, leur porte-parole dans le gouvernement Clinton, tchèque d'origine et très liée à M Brzezinski, exige impérieusement aujourd'hui de la part de leurs affidés européens, la destruction de la Serbie, planifiée déjà depuis plusieurs années à Washington, qui fait obstacle à la réalisation de leurs plans, destruction de la Serbie par l'Union Européenne et l'OTAN qui leur permettrait d'un seul coup d'atteindre plusieurs objectifs : en effet, la destruction délibérée de la Serbie sous les bombes de l'OTAN, suivie de l'engagement des contingents européens sur le sol serbe, programmé sans doute pour l'été prochain [4], au moment où les populations des "grandes démocraties" gagnent les plages de leurs vacances annuelles, anesthésiant ainsi les opinions publiques occidentales, permettrait d'abord de creuser un fossé irrémédiable entre les peuples slaves et orthodoxes d'une part et ceux de l'Europe occidentale d'autre part, coupant en particulier la France des alliés traditionnels de sa diplomatie à l'Est. En outre, ce fossé rétablirait la coupure que le communisme avait autrefois établie en Europe, qui interdisait à celle-ci l'accès aux richesses de l'empire Russe.

La destruction impitoyable de la Serbie devrait en outre servir d'exemple pour dissuader les peuples européens de toutes velléités de retour à leur ancienne indépendance nationale, au moment où se parachève l'Union Européenne fédérale, sous protectorat des États-Unis, base décisive de la construction du rêve mondialiste de leurs dirigeants.

L'écrasement de la Serbie aurait en outre pour effet d'abaisser la Grèce dans la région, et de lever l'obstacle grec à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne.

Comme le dénonce, avec autant d'obstination que de pertinence, le général Pierre-Marie Gallois, auquel le Général De Gaulle avait naguère confié le soin d'élaborer la doctrine d'emploi de la force de dissuasion française, auteur des deux livres " Le sang du pétrole.. tome I, l'Irak, tome II, la Bosnie " et qui a préfacé "Islamisme et États-Unis", les dirigeants américains veulent ré-islamiser les Balkans. Les accords de Dayton leur ont déjà permis d'établir en Bosnie, après en avoir largement chassé les Serbes, la première république Islamique en Europe, dirigée par le fondamentaliste musulman Itzec Begovics. La destruction de la Serbie leur permettra de réaliser prochainement une grande Albanie islamique, placée sous leur protectorat, et sur le territoire de laquelle, comme chez leur protégée musulmane du Golfe, l'Arabie Saoudite, ils pourront disposer de larges bases militaires navales et terrestres permanentes, y installant, comme en Arabie Saoudite, du matériel lourd, et des troupes à demeure.

Ces républiques islamiques, ainsi installées dans les Balkans, deviendraient les "clientes" naturelles de la Turquie, prochain membre, de par la volonté américaine, de l'Union Européenne, le reste des Balkans restant sous influence allemande, l'ensemble de la zone, ainsi que les alliés privilégiés turcs et allemands des États-Unis, demeurant sous le contrôle de ces derniers au sein de l'Union Européenne.

Cette présence Turco-Islamique au cœur de l'Europe, étroitement sous contrôle des dirigeants mondialistes des États-Unis, garantirait à ces derniers la pérennité de leur suprématie mondiale pour le prochain demi-siècle : de nature, en effet, à maîtriser l'incertitude Russe, que, dans son livre, M. Brzezinski appelle "le trou noir", en neutralisant définitivement la Russie, cette installation de son ennemi historique et culturel turc sur ses frontières du sud-ouest, compléterait son encerclement au sud par les républiques musulmanes turcophones, où les diplomaties américaine et Israélienne, attirées par la richesse de leur sous-sol et de leur position stratégique, sont déjà très actives.

De plus, la Turquie. devenue État membre de l'Union, pourrait très vite peser d'un poids décisif sur la politique migratoire et sur l'ouverture des frontières européennes aux mondes musulmans des proche et moyen Orient et d'Afrique, alors même que les effectifs des populations de la chrétienté européenne et du monde orthodoxe ont déjà amorcé leur déclin. Après plus de 25 ans d'une fécondité toujours plus éloignée du seuil de remplacement des générations, ces populations européennes autochtones, à présent en cours de vieillissement rapide, se sont ainsi engagées en effet dans un processus d'implosion démographique bientôt irréversible. Elles ont déjà largement entamé le renversement de leurs pyramides des ages appelé à s'accélérer au cours des trois prochaines décennies. Au cours de la même période, de Dakar à Alma-Ata, les jeunes populations musulmanes, proches de l'Europe et de la Russie, vont au contraire connaître l'apogée de leur croissance démographique en doublant leurs effectifs.

Les dirigeants mondialistes des États-Unis, qui, par la persévérance de leur croisade malthusienne depuis une cinquantaine d'années, ont poussé les peuples européens dans ce processus d'implosion démographique en passe de devenir maintenant incontrôlable, tirent à présent un parti cynique de cette nouvelle donne géostratégique parfaitement prévisible, qui bouleverse le face à face entre les chrétientés européennes et slaves et les mondes musulmans d'Afrique et du Moyen Orient, en accompagnant aujourd'hui délibérément l'islamisation rapide de l'Europe et de la Russie au cours du premier tiers du siècle qui s'ouvre, pour tenter de la canaliser au mieux de leurs intérêts et de leurs projets.

Ce nouvel état de chose, garantissant à ces dirigeants, pour plus d'une génération encore, la maîtrise sans partage des affaires du monde, est de nature à leur ouvrir la perspective prochaine de réaliser enfin leur rêve d'imposer à tous les peuples du monde un gouvernement mondial dont ils pourraient espérer conserver le contrôle au cours du siècle qui s'ouvre, sous réserve de parvenir à convaincre rapidement les dirigeants de la Chine et de l'Inde de s'y associer. Du moins est-ce là la vision générale de ces dirigeants mondialistes, telle qu'elle ressort de la lecture des livres et articles récents de leurs principaux porte-parole.

Notes :
[1] Bien évidemment dominée par les actuels dirigeants mondialistes anglo-américains du CFR et du RIIA (commentaire de l'auteur de cet article).
[2] Et, devrait-on ajouter. contre la Russie.
[3] "Le dernier Mitterand", Georges-Marc Benamou, 1995.
[4] Ce texte a été rédigé début Mai 1999.

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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Pat » 10/02/2010 - 10:49

Le pouvoir financier au coeur de la crise de 2008 : Les analyses prophétiques de Maurice Allais

Avec l’aimable autorisation de Philippe Bourcier de Carbon, démographe et statisticien, chargé de recherches à l’INED, Polémia présente sur son site le texte de la conférence qu’il a prononcée le 18 octobre 2009, dans le cadre du colloque des 17-18 octobre 2009 du Club de l'Horloge, consacré au thème La responsabilité de la SCM (Superclasse mondiale).

On trouvera, en préambule, une présentation rédigée par l’auteur lui-même incitant le lecteur à se rendre à l’adresse PDF, indiquée en fin d’article.

Polémia

Le pouvoir financier au cœur de la crise de 2008 : Les analyses prophétiques de Maurice Allais

PRESENTATION - RESUME

Selon George Soros, à la fois célèbre praticien professionnel des Hedge Funds ou Fonds d’Arbitrage et observateur qualifié du petit monde des principaux acteurs de la spéculation financière sur les places internationales, « le début de la crise financière actuelle peut être daté officiellement d’août 2007 », ainsi qu’il le déclare en introduisant la brève rétrospective chronologique des faits financiers significatifs par laquelle il ouvre son dernier ouvrage La vérité sur la crise financière. Et de fait, quinze jours après la parution de son livre, le monde était frappé de stupeur et de panique devant la faillite déclarée le 15 septembre 2008, de la Banque Lehman Brothers, l’un des principaux acteurs opérant sur les marchés financiers spéculatifs internationaux.

Cependant, le français Maurice Allais – seul économiste français à avoir été distingué par le Prix Nobel de Sciences économiques – dont la pensée avait révolutionné au cours des cinq dernières décennies la théorie de l’intérêt et de la dynamique monétaire (2) avait depuis longtemps dénoncé l’instabilité structurelle du système monétaire et financier international, et démontré l’inéluctabilité de son effondrement systémique.

Devant la montée de la mondialisation et surtout de la dérégulation - que Maurice Allais dénonce sous le terme de la chienlit laisser-fairiste – mondialisation et dérégulation conduites et accélérées depuis les années 80 par les principaux pays occidentaux, sous l’effet de l’action tenace et universelle des groupes de pression, anglo-saxons en particulier, sur les gouvernements occidentaux et les institutions internationales, en même temps que justifiées par l’essor de sophismes économiques promus au rang de véritables « dogmes » imposés désormais par l’instauration d’une véritable c’est surtout dans les années 90 que le Prix Nobel français, sera de plus en plus amené à tenter de dénoncer publiquement les dangers croissants de cette dérive létale, de nature à remettre désormais en cause les fondements mêmes de l’économie de marchés et du bien être collectif occidental, voire même de l’exercice de la démocratie, et cela au profit d’une infime minorité de groupes internationaux.

Dans le même temps, il énonçait – après les avoir démontrés et après avoir répondu aux principales objections – les principes d’une réforme structurelle du système du crédit, du système financier et monétaire international, et du système des échanges commerciaux internationaux, seuls à même, d’interdire la réapparition d’une crise systémique semblable à celle qui menace à présent la prospérité et la liberté dans nos société et dans le monde.

Mais précisément, c’est depuis ces dernière publications de 1999, c'est-à-dire depuis dix ans, que Maurice Allais, pourtant seul Prix Nobel d’économie français, est, dans les faits, l’objet – en France en particulier – d’un véritable ostracisme objectif de la part des grands medias, aucun de ses livres n’ayant en particulier fait nulle part l’objet d’un quelconque compte-rendu.

La raison de cet état de fait surprenant, ne peut être autre, que l’énoncé clair des principes simples des réformes qu’il propose du système actuel du crédit, qui - en retirant aux particuliers et aux banques privées toute possibilité de création monétaire ex-nihilo – priveraient l’infime minorité de groupes privés internationaux qui en bénéficient actuellement, de la source même de l’immense influence et du pouvoir, croissant avec la mondialisation, qu’ils exercent aujourd’hui sur les gouvernements légitimes et responsables, comme sur les institutions internationales.

Son diagnostic peut en effet se résumer ainsi (citation, cf note 5-3) : Le système actuel du crédit, dont l’origine historique a été tout à fait contingente, apparaît comme tout-à-fait irrationnel, et cela pour huit raisons :

1. – la création (ou la destruction) irresponsable de monnaie et de pouvoir d’achat par les décisions des banques et des particuliers
2. – le financement d’investissements à long terme par des fonds empruntés à court terme
3. – la confusion de l’épargne et de la monnaie
4. – la très grande sensibilité du mécanisme du crédit actuel à la situation conjoncturelle
5. –l’instabilité foncière qu’il engendre
6. – l’altération des conditions d’une efficacité maximale de l’économie
7. – l’altération de la distribution des revenus
8. – et enfin l’impossibilité de tout contrôle efficace du système du crédit par l’opinion publique et le Parlement, en raison de son extraordinaire complexité.

Au regard d’une expérience d’au moins deux siècles quant aux désordres de toutes sortes et à la succession sans cesse constatée des périodes d’expansion et de récession, on doit considérer que les deux facteurs majeurs qui les ont considérables amplifiées sinon suscitées, sont :

1. – la création de monnaie et de pouvoir d’achat ex nihilo par le mécanisme du crédit.
2. – le financement d’investissements à long terme par des fonds empruntés à court terme.

Il pourrait cependant être aisément remédié à ces deux facteurs par une réforme d’ensemble qui permettrait, sinon de mettre fin aux fluctuations conjoncturelles, tout au moins d’en réduire très considérablement l’ampleur.

Cette réforme doit s’appuyer sur les deux principes tout à fait fondamentaux :

1. – La création monétaire doit relever de l’Etat et de l’Etat seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque Centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création monétaire bancaire.
2. – Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme.

Les principes de la réforme du système du Crédit que propose Maurice Allais peuvent donc se résumer comme suit (citation, cf. note 5-3) :

Cette double condition implique une modification profonde des structures bancaires et financières reposant sur la dissociation totale des activités bancaires telles qu’elles se constatent aujourd’hui, et leur attribution selon trois catégories d’établissements distincts et indépendants :

1. – des banques de dépôt assurant seulement, à l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;
2. – des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés.
3. – des banques d’affaires empruntant directement auprès du public, ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises

Dans son principe, une telle réforme rendrait impossible la création monétaire et de pouvoir d’achat ex nihilo par le système bancaire, ainsi que l’emprunt à court terme pour financer des prêts de terme plus long. Elle ne permettrait que des prêts de maturité plus courte que celle correspondant aux fonds empruntés.

Les banques de prêt et les banques d’affaire serviraient d’intermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs. Elles seraient soumises à une obligation impérative : emprunter à long terme pour prêter à plus court terme, à l’inverse de ce qui se passe aujourd’hui.

Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de six conditions tout à fait fondamentales :

1. – l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;
2. – la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;
3. – l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires ;
4. – une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles ;
5. – l’attribution à l’Etat, c'est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allégement en conséquence des impôts actuels ;
6. – un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire et de ses implications.

Cette réforme apparaît comme une condition nécessaire de survie d’une économie décentralisée et de son efficacité.

On doit même reconnaître dans le constat de cet ostracisme médiatique surprenant sinon indécent, dont Maurice Allais fait l’objet depuis dix ans, une illustration et une confirmation factuelle et ironique de la pertinence de ses analyses, comme de ses dernières dénonciations et de ses propositions de réforme.

Et a contrario, depuis l’élection le 4 novembre 2008 du nouveau Président Barack Hussein Obama, 44è et Premier Président Afro-Américain de l’histoire des Etats-Unis, la visibilité troublante aux postes clés du nouveau gouvernement américain des cadres dirigeants de Goldman Sachs la rivale de la défunte banque Lehman Brothers sur les marchés financiers internationaux, ne peut qu’apporter une confirmation spectaculaire aux dénonciations de la part de Maurice Allais, de l’immense pouvoir que des groupes et établissement financiers privés peuvent tirer de leur faculté actuelle de création monétaire ex nihilo, et de l’influence déterminante que ce pouvoir leur permet d’exercer désormais ostensiblement et directement sur les responsables légitimes des pouvoirs politiques (et médiatiques) des démocraties occidentales.

Philippe Bourcier de Carbon 22/01/2010

Texte de la conférence : http://www.polemia.com/pdf/PBC-CONFERENCEALLAIS.pdf

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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Eniotnar » 06/10/2010 - 14:17

Pat a écrit :Moralisation ... ou mondialisation ?
A propos de cette réunion, Sarkozy a déclaré : « Je puis vous dire une chose : l'Europe aura une position commune et forte. Je puis vous dire une deuxième chose : nous n'accepterons pas un Sommet qui ne décidera pas. Je puis vous dire une troisième chose : on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial et personne, je dis bien personne, ne pourra s'y opposer. »
Leur ennemi, c'est toujours la Nation ...
Jeanne Smits Présent du 28 mars 2009


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Bingo pour 2011 ! :clown:
La Commission européenne a proposé que chaque année soit effectué un examen préalable par Bruxelles des budgets nationaux avant leur adoption par les parlements nationaux.

http://www.michelcollon.info/Les-Budget ... us-le.html
http://www.theatrum-belli.com/
"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
Image. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter

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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar JCL31 » 06/10/2010 - 15:09

L’UE et les réseaux politiques et financiers de Jean Monnet (1ère partie)

Comment Wall Street a privé les pays européens de leur souveraineté

L’UE d’aujourd’hui a une double histoire. L’une visible, qui se trouve dans la majeure partie des manuels d’histoire, et l’autre, invisible, dont personne ne devrait apprendre l’existence mais qui a commencé bien longtemps avant celle que nous connaissons tous. Jean Monnet a été la charnière entre ces deux versions de l’histoire.


Dans les pays germanophones, c’est grâce à l’ouvrage d’Andreas Bracher, «Europa im amerikanischen Weltsyste » [L’Europe dans le système mondial américain] qu’on a pu mettre en question la biographie officielle du soi-disant sacro-saint «père fondateur de l’Europe». Andreas Bracher a posé des questions qui font apparaître sous une autre lumière l’histoire de la construction d’un organisme supranational à la suite de la Seconde Guerre mondiale : ce n’est plus le projet d’une coopération des peuples européens pour assurer la paix, mais le projet d’une hégémonie anglo-américaine avec Jean Monnet comme « inventeur et guide d’institutions pour une coopération supranationale et comme centre d’influences anglo-saxonnes sur le continent.» Car, selon Bracher, l’Europe supranationale de l’après-guerre reposait sur « des initiatives qui souvent étaient financées par de l’argent venant des USA notamment des services secrets de la CIA.» Monnet était « l’outil d’une politique de longue haleine dont un but est apparemment l’état unitaire européen. »

Des travaux de recherches des dernières décennies à l’écart de la pensée unique comme ceux de Carroll Quigley («Tragédie et espérance. Une histoire du monde dans notre temps ») ou d’Antony Sutton («Wallstreet et l’ascension d’Hitler») ont montré comment le bloc anglo-américain et ses élites financières ont préparé pendant la première moitié du XXe siècle deux guerres mondiales. Cela correspondait à la réflexion géostratégique des élites diri­geantes anglo-américaines, vieille de plus d’un siècle, d’empêcher coûte que coûte une coopération politique et économique – avec un éventuel noyau formé par l’Allemagne et la Russie – car certains cercles américains et britanniques considéraient une telle coopération comme une menace contre leur position d’hégémonie mondiale.

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Il faut absolument sortir de cet étau, si un pays arrivait à se distinguer par sa prise de position face à l'élitisme mondiale de la "Mère Hique", berceuse d'illusion, d'autres de surcroit emboiteraient le pas, ce qui porterait un coup fatal à cette entreprise de destruction massive des nations goys.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
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Eniotnar
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Re: LES PIEGES DE LA MONDIALISATION... ET SES DÉGÂTS

Messagepar Eniotnar » 02/10/2011 - 15:03

L'excellent Olivier Delamarche ! :salut1: :superD:

http://www.theatrum-belli.com/
"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
Image. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter


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