L’infatigable journaliste américain de droite et éternel candidat aux élections présidentielles Pat Buchanan, publiait début de cette année son dernier best seller intitulé «The Death of the West» (La Mort de l’Ouest). Il y affirme que les populations d’origine européenne régressent partout de par le monde en raison de l’immigration massive, du vieillissement et de la mentalité suicidaire qui sévit. Il ne faut pas être à 100% d’accord avec Buchanan pour comprendre que les questions qu’il soulève sont vitales.
Vous écrivez que les Européens (Américains, Australiens et Canadiens d’origine européenne) sont devenus une espèce en voie de disparition ?
En effet, mon étude, basée sur les données de population des Nations-Unies, montre que pas un seul pays européen, à l’exception de l’Albanie musulmane, ne connaît de chiffre des naisssances qui lui permette de survivre dans sa forme actuelle après 2050. Entre maintenant et 2050, l’Europe perdra 128 millions de ses 728 millions d’habitants actuels. Il s’agit d’un chiffre qui correspond aux populations ajoutées de la Belgique, des Pays-Bas, de la Normandie, de la Suède, du Danemark et de l’Allemagne. L’Italie perdra 16 millions d’habitants, l’Allemagne 23 millions, la Russie 33 millions. Vu que les Européens chutent en nombre, vieillissent et s’éteignent, des centaines de millions d’Africains et de musulmans viendront combler les vides dans les usines, payer les pensions, la sécurité sociale et soigner les vieillards. Vers 2050, la moitié des Européens auront plus de 50 ans et 10 % (60 millions de personnes) seront plus âgés que 80 ans. L’Europe est finie. Il y a déjà plus d’enterrements que de naissances, plus de cercueils que de berceaux dans la moitié des pays européens.
Selon vous ce ne sont pas les étrangers qui sont responsables de la situation, mais que l’ennemi est intérieur, sous la forme du «politiquement correct» et du «marxisme culturel»?
Ce ne sont pas les immigrés qui sont responsables de la destruction de l’Europe. Nous nous suicidons ethniquement. Ce qui frappe actuellement l’Europe et l’Occident, c’est la disparition du christianisme qui est à la base de l’Europe. Des millions d’Européens ont délaissé la chrétienté pour la remplacer par un style de vie caractérisé par le matérialisme, l’hédonisme, la dolce vita. Ils ne veulent plus vivre comme leurs grands-parents, ils ont choisi un style de vie qui considère qu’il faut «manger, boire et s’amuser parce que demain nous seront morts». Cette manière de vivre est vraiment un cancer mortel.
La plupart des Européens sont pro-famille, sont fiers de leur propre peuple et rejettent l’immigration massive, et pourtant ces idées de la majorité silencieuse sont tournées en ridicule et même criminalisées. Comment expliquez-vous ce phénomène?
En Amérique comme en Europe, c’est la révolution culturelle des années 60 qui triomphe. Elle est devenue la culture dominante. Cette révolution glorifie l’avortement, le féminisme, le droit des homosexuels de se marier et d’adopter des enfants, l’égalitarisme, l’euthanasie et le mondialisme. Il s’agit d’un marxisme culturel qui est radicalement anti-occidental. L’écrasement des leaders européens face aux dictateurs du tiers-monde pendant la conférence sur l’antiracisme à Durban, afin d’exiger des réparations financières des Etats-Unis, en est un exemple flagrant.
Bill Clinton est un exemple frappant de cette Révolution Culturelle qui prend sa source dans les années 60 et qui a pris le monde culturel en main depuis le début des années 90: les arts, la presse, la télévision, les universités d’élite, etc.
Le but visé est la rééducation des jeunes américains, la déchristianisation de l’Amérique, la diabolisation de notre histoire et de tous nos anciens héros américains. On veut insinuer une tabula rasa (table rase) dans l’esprit de nos enfants afin d’imposer une nouvelle croyance universelle de globalisation, d’égalitarisme, de frontières ouvertes et de gouvernement mondial. Cette nouvelle croyance doit s’incruster dans les secteurs de l’activité humaine en échange de notre liberté et de notre dignité. La résistance contre cette révolution est le premier devoir de chaque homme occidental.
Comment expliquez-vous que certains Américains ne semblent pas être concernés par des problèmes comme l’immigration massive et l’Islam ?
Beaucoup d’Américains sont sensiblement pro-immigration parce que leurs grands-parents ou leur arrière-grands-parents étaient eux-mêmes des immigrés. Les vieux mythes jouent encore un rôle ici et c’est compréhensible. Mais on devrait se rendre compte qu’il s’agit ici de dizaines de millions de personnes issues de pays, de cultures et de civilisations qui n’ont jusqu’à présent, jamais été assimilés dans la société Occidentale. Il s’agit de nombres inédits, parmi lesquels des millions d’illégaux, alors que le melting pot a montré ses limites et que la gauche prêche le multiculturalisme. On est aveugle, paralysé. Nous nous orientons définitivement vers une balkanisation de notre société. L’islam se présente comme une religion militante. Je ne connais aucun pays musulman où la population n’explose littéralement. Ce siècle verra peut-être la revanche de Poitiers, Lépante et Vienne en exerçant un droit de veto là où ils forment des minorités dynamiques. C’est remarquable: alors que les européens sont supérieurs en économie, technologie, industrie, armement et dans l’art de la gestion, ils risquent aujourd’hui d’être submergés par les peuples qu’ils ont eux-mêmes formés à travers l’Europe coloniale.
Ne pensez-vous pas que les Européens verront les choses autrement après les événements tragiques du 11 septembre ?
Le 11 septembre a brutalement réveillé l’Amérique et le reste de l’Occident. Aux Etats-Unis, on a observé un sursaut de sain amour de la patrie. On s’est repris après l’horreur du 11 septembre et on est parti de l’autre côté du monde pour écraser les Talibans et Al Qaeda. Mais que le problème intérieur du vieillissement de nos populations soit résolu, on en est très loin. Le politiquement correct et le marxisme culturel ont reçu des coups très durs après le 11 septembre et il est désormais possible de mettre une série de question à l’ordre du jour. On se soucie plus des menaces qui pèsent sur l’unité, la cohésion et la sécurité de l’Amérique, compte tenu des frontières ouvertes et de l’immigration illimitée venue du tiers-monde. Quoique, même pas six mois après le 11 septembre, le président parvient à convaincre le parlement de voter une loi d’amnistie pour un million d’illégaux mexicains. Les Conservateurs étaient contre, mais les gars du libre-marché-über-alles du Wall Street Journal étaient comblés.
Que pensez-vous des partis de droite nationale en Europe ?
Les points de vue de ces partis sur l’immigration, la primauté de l’intérêt national sur l’économie et la conservation de l’identité et de l’unité nationale seront récupérés par les grands partis. C’est déjà ce qui se passe en Allemagne. Ces questions seront les défis de ce siècle. Je pense que la globalisation peut être vaincue comme cela été le cas avec le blochévisme. Mais je crains le déclin de l’occident si nous ne nous réveillons pas à temps. La combinaison de l’immigration massive et du vieillissement de nos populations peut nous conduire à ne plus être qu’une minorité dans nos propres pays. Cela peut paraître pessimiste, mais en tout cas, c’est réaliste. J’espère me tromper, parce que je considère que la culture occidentale et sa civilisation peut former le sommet absolu de l’humanité; voilà pourquoi j’ai écrit mon livre.
Interview recueillie par Monsieur Philip Claeys pour le VB-Magazine. Monsieur Claeys est actuellement député européen VB.
Source - http://www.fn.be
Kevin

