L'économie mondiale au bord du gouffre
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L'économie mondiale au bord du gouffre
USA: Le Dow Jones, le Dollard et le libre-échange s'invitent dans la présidentielle.
C'EST une question qui commence à inquiéter beaucoup d'Américains ... Et les Français feraient bien de s'interroger également pour ce qui les concerne! Comment la monnaie d'un pays peut-elle inexorablement s'effondrer, sa dette atteindre des sommets vertigineux, ses usines plier bagages, sa balance commerciale comme le déficit de son budget n'en plus finir de sombrer etc ... et, néanmoins, voir sa Bourse continuer à grimper vers des sommets inconcevables. 14200 points et 20 000 à l'horizon. 50 000 ? 100000 ?
Avec le bombardement annoncé de l'Iran et le baril à 200 $, jusqu'où ira le Dow Jones juste avant que le dollar n'implose?
On a d'autant plus intérêt à s'en inquiéter que tous les analystes, incapables de prévoir les grandes crises survenues ----depuis quarante ans, font déjà comme si la bourrasque était passée et que tout allait à nouveau excellemment dans le meilleur des mondes.
Les Bourses d'ailleurs obéissent aux injonctions venues de très haut et ruissellent de hausses et de plus-values quasi magiques. Les courbes s'envolent en Chine, Hong Kong, Australie, Corée, Indonésie, Inde. BHP Billiton, Nintendo, Samsung sui-vent. Pourquoi ? Simplement parce que la Réserve fédérale états-unienne (FED) a laissé entendre qu'elle pourrait encore baisser ses taux d'intérêt.
L'effondrement du dollar - moins 8 % en quinze mois - se traduit, certes sans inflation, par un spectaculaire redressement des exportations US qui, de janvier à fin juin 2007, ont augmenté deux fois plus vite que les importations. Pour la première fois depuis 1991, les exportations ont plus contribué à l'expansion que la consommation. Le port de Long Beach (Californie), la seconde plate-forme à containers après Los Angeles, bat tous ses records d'activité. De plus en plus, en effet, l'économie américaine s'installe dans le libre- échange: importer ce que l'on consomme. Exporter ce que l'on produit. Un processus qui se nourrit d'un dollar faible et se moque des grandes théories à la mode sur les économies d'énergie et le recentrage de proximité.
LE SYSTÈME FINANCIER GLOBAL MENACÉ
Pourtant, Henry Paulson, le ministre des Finances de Bush, persiste à assurer qu'il ne poursuit d'autre but qu'un dollar fort. L'Amérique n'y serait-elle pas contrainte pour f~ir~ financer sa dette par l'Asie et y InVestIrait-on avec la certitude d'une chute pérenne du billet vert? En même temps l'euro fort, s'il protège des excès du baril, renforce les coalitions qui, de plus en plus, s'enragent du peu d'enthousiasme américain à relancer le dollar.
Le 8 octobre, la banque Goldman Sachs, que Paulson dirigea jusqu'en 2006 (revenus en 2005 : 37 millions de $), annonce que 2007 sera son année record. En partie grâce aux fonds alternatifs (Hedge Funds) dont cet établissement est, avec Morgan-Stanley, le premier détenteur au monde. Morgan et Lehman Bros s'apprêtent eux aussi à annoncer des bilans records pour 2007. Preuve que si des millions d'Américains se retrouvent à la rue tandis que des dizaines de millions de petits épargnants dans le monde auront encore perdu une partie de leurs économies, l'engraissement des plus riches se poursuit. Et on ne sache pas que cela puisse changer.
L'OMBRE DE BIG BROTHER DERRIÈRE LA CRISE ÉCONOMIQUE
Les décideurs pourtant savent bien que l'économie mondiale est au bord du gouffre. Le 2 octobre, devant le Comité des Finances de la Chambre des Représentants américaine, quatre experts témoignaient sur « la capacité des régulateurs à répondre aux menaces qui pèsent sur le système financier». Leur réponse est singulièrement alarmiste en regard des affirmations péremptoires des analystes, réjouis par des indicateurs économiques convenus.
Auteur de « Un démon de notre propre fabrication: marchés, hedge funds et périls de l'innovation financière », l'économiste Richard Bookstaber voit deux grands dangers. La complexité des marchés dont, depuis deux décennies, on ne cesse de nous expliquer que l'électronique simplifiera l'utilisation. Et leur tendance à évoluer brutalement sans qu'on ait le temps d'intervenir. Responsable: l'incertitude générée par les dérivés financiers et les innovations.
Steven Schwarcz, qui enseigne le Droit des Affaires à l'Université Duke, s'interroge sur la possibilité de mettre en place des mécanismes permettant d'éviter les paniques, faillites, effets pervers des emprunts "leverage" qui fragilisent les fonds d'investissement sur lesquels on les greffe. Ou au contraire permettant de s'assurer des liquidités, de diversifier les risques associés aux dérivés et aux hedge funds. Facilitant des approches ad hoc ou la discipline des marchés. Mais toutes ces techniques d'urgence, dit Schwarcz, sont aléatoires, risquées et coûteuses. La confiance est le poumon du marché et la complexité du système financier peut à tout moment conduire à son effondrement. Or, dans la crise actuelle, ce sont les marchés, pas les banques, qui sont les premiers frappés. Aussi préconise-t-il une entité, fût-elle supranationale, qui prêterait « en dernier recours» pour les stabiliser.
Avec Alexis Pollock, on est au cœur du système puisqu'il est à l'American Enterprise Institute une des autorités économiques majeures des néo-conservateurs. Disciple de Hayek qu'il cite abondamment, on se doute qu'il refuse toutes les formes de contrôle ou de régulation. «Le principe de base, explique-t-il, est que la croissance à long terme et le bien-être des gens ordinaires ne peuvent être réalisés que par l'innovation et la recherche, y compris en ce qui concerne les instruments financiers ». Sauf que cela a un coût: le risque, impossible à prévoir, qui fait se succéder périodes d'expansion et d'effondrement - tous les dix ans, décrètet-il. « Tel est le prix à payer pour l'innovation et la croissance ». La crise fait donc partie intrinsèquement du système. Pour ces gens-là, il faut s'y faire!
Le dernier intervenant, Robert Kuttner, l'un des plus célèbres journalistes et économistes représentant de l'extrême gauche américaine, ne partage pas, cela va sans dire, la position de Pollock. Lui se lance dans un minutieux parallèle entre la crise de 1929 et la période actuelle: multiplication des emprunts leverage, fausses déclarations, conflits d'intérêt, confusion entre la fonction commerciale et la fonction d'investissement des banques, dérivés et hedge funds, ventes à découvert, opacité, optimisme de façade face aux évidences, sécurisation du crédit par la gestion des créances confiées à des organismes douteux. Tout cela existait alors d'une manière ou d'une autre. Comme la corruption généralisée. En 1930, cel1e des agents de change, aujourd'hui celle des commissaires, comptables, analystes - Permalat, Eads, WorldCom, Enron ne sont que le sommet de l'iceberg. Il observe l'immense décalage existant entre la hausse euphorique des Bourses et la croissance limitée de la plupart des économies. S'interroge sur la conversion subite de Michaël Jensen, théoricien des gigantesques profits occultes des multinationales et des parachutes dorés de leurs dirigeants, à une limitation radicale de ces abus dangereux pour l'économie mondiale. Et il conclut par un rappel qui sonne comme une alarme: « Chaque fois que j'entends une éminence de Wall Street s'écrier, rassurante: "Les fondamentaux économiques sont solides", je me souviens qu'au cours de l'hiver 1929/1930, c'était le slogan préféré de Hoover et des capitaines de la finance. »
Il ne fait pas de-doute que l'économie jouera un rôle important dans la dernière phase de l'élection présidentielle. Lors des débats télévisés qui opposent depuis des mois les candidats de chacun des grands partis, libre-échange et protectionnisme sont apparus. Dans une situation rendue incertaine par les imprécations anti-iraniennes, les matamores feront tout pour éviter qu'une catastrophe économique ne vienne d'ici à novembre 2008 chambouler l'ordre établi: Clinton-Obama chez les Démocrates face à Giuliani-Romney chez les Républicains.
Aussi la chasse aux iconoclastes Paul (Rép.) et Kucinich (Dém.) dont les programmes sont très proches, est-elle déjà ouverte. Le premier, en dénonçant violemment l'opération de déstabilisation du dollar, continue à se mettre à dos la puissante machine électorale Républicaine: « S'ils (les néo-conservateurs) continuent, le dollar tombera à zéro. L'inflation s'emballera. Toutes les monnaies fiduciaires seront détruites et ruinées. Nous sommes d'ores et déjà dans des eaux inconnues, pour la première fois de l'Histoire de l'homme il n'existe aucune monnaie solide dans le monde. Cela fait trente-cinq ans que ça dure. » Et de mettre en garde contre une dépression globale, comme en 1929, qui verrait débouler les nouveaux "sauveurs". Avec, comme solution, plus de contrôle et de police et un Etat fort. Le message que porte Ron Paul est en train de secouer l'Amérique.
Jim REEVES: RIVAROL octobre 2007.
C'EST une question qui commence à inquiéter beaucoup d'Américains ... Et les Français feraient bien de s'interroger également pour ce qui les concerne! Comment la monnaie d'un pays peut-elle inexorablement s'effondrer, sa dette atteindre des sommets vertigineux, ses usines plier bagages, sa balance commerciale comme le déficit de son budget n'en plus finir de sombrer etc ... et, néanmoins, voir sa Bourse continuer à grimper vers des sommets inconcevables. 14200 points et 20 000 à l'horizon. 50 000 ? 100000 ?
Avec le bombardement annoncé de l'Iran et le baril à 200 $, jusqu'où ira le Dow Jones juste avant que le dollar n'implose?
On a d'autant plus intérêt à s'en inquiéter que tous les analystes, incapables de prévoir les grandes crises survenues ----depuis quarante ans, font déjà comme si la bourrasque était passée et que tout allait à nouveau excellemment dans le meilleur des mondes.
Les Bourses d'ailleurs obéissent aux injonctions venues de très haut et ruissellent de hausses et de plus-values quasi magiques. Les courbes s'envolent en Chine, Hong Kong, Australie, Corée, Indonésie, Inde. BHP Billiton, Nintendo, Samsung sui-vent. Pourquoi ? Simplement parce que la Réserve fédérale états-unienne (FED) a laissé entendre qu'elle pourrait encore baisser ses taux d'intérêt.
L'effondrement du dollar - moins 8 % en quinze mois - se traduit, certes sans inflation, par un spectaculaire redressement des exportations US qui, de janvier à fin juin 2007, ont augmenté deux fois plus vite que les importations. Pour la première fois depuis 1991, les exportations ont plus contribué à l'expansion que la consommation. Le port de Long Beach (Californie), la seconde plate-forme à containers après Los Angeles, bat tous ses records d'activité. De plus en plus, en effet, l'économie américaine s'installe dans le libre- échange: importer ce que l'on consomme. Exporter ce que l'on produit. Un processus qui se nourrit d'un dollar faible et se moque des grandes théories à la mode sur les économies d'énergie et le recentrage de proximité.
LE SYSTÈME FINANCIER GLOBAL MENACÉ
Pourtant, Henry Paulson, le ministre des Finances de Bush, persiste à assurer qu'il ne poursuit d'autre but qu'un dollar fort. L'Amérique n'y serait-elle pas contrainte pour f~ir~ financer sa dette par l'Asie et y InVestIrait-on avec la certitude d'une chute pérenne du billet vert? En même temps l'euro fort, s'il protège des excès du baril, renforce les coalitions qui, de plus en plus, s'enragent du peu d'enthousiasme américain à relancer le dollar.
Le 8 octobre, la banque Goldman Sachs, que Paulson dirigea jusqu'en 2006 (revenus en 2005 : 37 millions de $), annonce que 2007 sera son année record. En partie grâce aux fonds alternatifs (Hedge Funds) dont cet établissement est, avec Morgan-Stanley, le premier détenteur au monde. Morgan et Lehman Bros s'apprêtent eux aussi à annoncer des bilans records pour 2007. Preuve que si des millions d'Américains se retrouvent à la rue tandis que des dizaines de millions de petits épargnants dans le monde auront encore perdu une partie de leurs économies, l'engraissement des plus riches se poursuit. Et on ne sache pas que cela puisse changer.
L'OMBRE DE BIG BROTHER DERRIÈRE LA CRISE ÉCONOMIQUE
Les décideurs pourtant savent bien que l'économie mondiale est au bord du gouffre. Le 2 octobre, devant le Comité des Finances de la Chambre des Représentants américaine, quatre experts témoignaient sur « la capacité des régulateurs à répondre aux menaces qui pèsent sur le système financier». Leur réponse est singulièrement alarmiste en regard des affirmations péremptoires des analystes, réjouis par des indicateurs économiques convenus.
Auteur de « Un démon de notre propre fabrication: marchés, hedge funds et périls de l'innovation financière », l'économiste Richard Bookstaber voit deux grands dangers. La complexité des marchés dont, depuis deux décennies, on ne cesse de nous expliquer que l'électronique simplifiera l'utilisation. Et leur tendance à évoluer brutalement sans qu'on ait le temps d'intervenir. Responsable: l'incertitude générée par les dérivés financiers et les innovations.
Steven Schwarcz, qui enseigne le Droit des Affaires à l'Université Duke, s'interroge sur la possibilité de mettre en place des mécanismes permettant d'éviter les paniques, faillites, effets pervers des emprunts "leverage" qui fragilisent les fonds d'investissement sur lesquels on les greffe. Ou au contraire permettant de s'assurer des liquidités, de diversifier les risques associés aux dérivés et aux hedge funds. Facilitant des approches ad hoc ou la discipline des marchés. Mais toutes ces techniques d'urgence, dit Schwarcz, sont aléatoires, risquées et coûteuses. La confiance est le poumon du marché et la complexité du système financier peut à tout moment conduire à son effondrement. Or, dans la crise actuelle, ce sont les marchés, pas les banques, qui sont les premiers frappés. Aussi préconise-t-il une entité, fût-elle supranationale, qui prêterait « en dernier recours» pour les stabiliser.
Avec Alexis Pollock, on est au cœur du système puisqu'il est à l'American Enterprise Institute une des autorités économiques majeures des néo-conservateurs. Disciple de Hayek qu'il cite abondamment, on se doute qu'il refuse toutes les formes de contrôle ou de régulation. «Le principe de base, explique-t-il, est que la croissance à long terme et le bien-être des gens ordinaires ne peuvent être réalisés que par l'innovation et la recherche, y compris en ce qui concerne les instruments financiers ». Sauf que cela a un coût: le risque, impossible à prévoir, qui fait se succéder périodes d'expansion et d'effondrement - tous les dix ans, décrètet-il. « Tel est le prix à payer pour l'innovation et la croissance ». La crise fait donc partie intrinsèquement du système. Pour ces gens-là, il faut s'y faire!
Le dernier intervenant, Robert Kuttner, l'un des plus célèbres journalistes et économistes représentant de l'extrême gauche américaine, ne partage pas, cela va sans dire, la position de Pollock. Lui se lance dans un minutieux parallèle entre la crise de 1929 et la période actuelle: multiplication des emprunts leverage, fausses déclarations, conflits d'intérêt, confusion entre la fonction commerciale et la fonction d'investissement des banques, dérivés et hedge funds, ventes à découvert, opacité, optimisme de façade face aux évidences, sécurisation du crédit par la gestion des créances confiées à des organismes douteux. Tout cela existait alors d'une manière ou d'une autre. Comme la corruption généralisée. En 1930, cel1e des agents de change, aujourd'hui celle des commissaires, comptables, analystes - Permalat, Eads, WorldCom, Enron ne sont que le sommet de l'iceberg. Il observe l'immense décalage existant entre la hausse euphorique des Bourses et la croissance limitée de la plupart des économies. S'interroge sur la conversion subite de Michaël Jensen, théoricien des gigantesques profits occultes des multinationales et des parachutes dorés de leurs dirigeants, à une limitation radicale de ces abus dangereux pour l'économie mondiale. Et il conclut par un rappel qui sonne comme une alarme: « Chaque fois que j'entends une éminence de Wall Street s'écrier, rassurante: "Les fondamentaux économiques sont solides", je me souviens qu'au cours de l'hiver 1929/1930, c'était le slogan préféré de Hoover et des capitaines de la finance. »
Il ne fait pas de-doute que l'économie jouera un rôle important dans la dernière phase de l'élection présidentielle. Lors des débats télévisés qui opposent depuis des mois les candidats de chacun des grands partis, libre-échange et protectionnisme sont apparus. Dans une situation rendue incertaine par les imprécations anti-iraniennes, les matamores feront tout pour éviter qu'une catastrophe économique ne vienne d'ici à novembre 2008 chambouler l'ordre établi: Clinton-Obama chez les Démocrates face à Giuliani-Romney chez les Républicains.
Aussi la chasse aux iconoclastes Paul (Rép.) et Kucinich (Dém.) dont les programmes sont très proches, est-elle déjà ouverte. Le premier, en dénonçant violemment l'opération de déstabilisation du dollar, continue à se mettre à dos la puissante machine électorale Républicaine: « S'ils (les néo-conservateurs) continuent, le dollar tombera à zéro. L'inflation s'emballera. Toutes les monnaies fiduciaires seront détruites et ruinées. Nous sommes d'ores et déjà dans des eaux inconnues, pour la première fois de l'Histoire de l'homme il n'existe aucune monnaie solide dans le monde. Cela fait trente-cinq ans que ça dure. » Et de mettre en garde contre une dépression globale, comme en 1929, qui verrait débouler les nouveaux "sauveurs". Avec, comme solution, plus de contrôle et de police et un Etat fort. Le message que porte Ron Paul est en train de secouer l'Amérique.
Jim REEVES: RIVAROL octobre 2007.
- expatriepatriote
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Tres bien de mentioner Ron Paul. Pour les anglophones, faite un recherche web sur son nom. Ses idees sont tres proches des notres. Il fait une excellent campagne sur le net - un peu comme nous pour les presidentielles... avec probablement helas le meme resultat. Un franc parler et une intelligence remarquable (videos sur youtube).
Nous nous doutons bien que nous sommes au bord du gouffre. Enfin, nous sommes quelques uns à nous douter qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien et que ça va mal finir.
Quitte à passer pour des alarmistes, nous sommes certains qu'il va y avoir un crash financier de grande ampleur. Malheur à ceux qui sont endettés et qui se sont mis mal pour acheter le dernier 4X4 ou le dernier écran à plasma.
Dans la mesure du possible, il serait peut être temps de revenir à une économie des ménages à la papa, c'est à dire de vivre avec ce qu'on gagne. Quand nous serons dans la tourmente, ce sera mieux que rien.
Dans la vie de tous les jours, ce qui est inquiétant, c'est aussi l'endettement des collectivités locales qui continuent de faire des quantités incroyables de travaux publics alors qu'il faudrait peut être commencer à les limiter au minimum.
Quitte à passer pour des alarmistes, nous sommes certains qu'il va y avoir un crash financier de grande ampleur. Malheur à ceux qui sont endettés et qui se sont mis mal pour acheter le dernier 4X4 ou le dernier écran à plasma.
Dans la mesure du possible, il serait peut être temps de revenir à une économie des ménages à la papa, c'est à dire de vivre avec ce qu'on gagne. Quand nous serons dans la tourmente, ce sera mieux que rien.
Dans la vie de tous les jours, ce qui est inquiétant, c'est aussi l'endettement des collectivités locales qui continuent de faire des quantités incroyables de travaux publics alors qu'il faudrait peut être commencer à les limiter au minimum.
- Pat
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Maya a écrit :Ou alors faire comme au bon vieux temps , garder ses économies chez soi![]()
Boycottons les banques qui nous ponctionnent des sommes hallucinantes au moindre petit découvert boycottons les cartes de crédit et les cartes bancaires.
Boycottons les chéquiers![]()
Il paraîtrait que les banques françaises aient beaucoup moins pratiqué les subprime que les américains mais bon.
Si les banques américaines coulent tout le monde sera touché.
"L'économie mondiale au bord du gouffre"
Ce titre signifie-t-il que la troisième guerre mondiale est imminente ?!
Les grands conflits planétaires ont toujours été précédés par de graves crises financières internationales . . .
Si on ajoute les catastrophes climatiques qui peuvent provoquer famines et mouvement migratoires massif, on a tous les ingrédients pour que ça nous pète à la gue** un jour prochain !!!
Bientôt sur vos écrans . . ."The War Academy!"
=====================================================================================
Dormez, braves gens, tout est calme!

Ce titre signifie-t-il que la troisième guerre mondiale est imminente ?!
Les grands conflits planétaires ont toujours été précédés par de graves crises financières internationales . . .
Si on ajoute les catastrophes climatiques qui peuvent provoquer famines et mouvement migratoires massif, on a tous les ingrédients pour que ça nous pète à la gue** un jour prochain !!!
Bientôt sur vos écrans . . ."The War Academy!"
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Dormez, braves gens, tout est calme!

An interesting article.
M. Paul has raised a lot of money, though. Overall he seems more succesful than other patriotic candidates in the past, such as M. Buchanan, and hopefully he can outdo the classic Barry Goldwater.
Kevin
M. Paul has raised a lot of money, though. Overall he seems more succesful than other patriotic candidates in the past, such as M. Buchanan, and hopefully he can outdo the classic Barry Goldwater.
Kevin
"Les racines de l'apostasie moderne réside dans l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, rationalisme, illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous." - Pape Pie XII -
excellent campagne sur le net
Sie officiale - http://www.ronpaul2008.com/
Although I must say that he made a mistake in keeping with the corrupted Republican party. M. Paul should have formed an American nationalist party similar to the FN - then that would be a real alternative to the old Republicans and Democrats!
Kevin
"Les racines de l'apostasie moderne réside dans l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, rationalisme, illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous." - Pape Pie XII -
According to le latest polls en Etats-Unis, M. Paul has 8% support if elections presidentelle were held in Novembre.
Kevin
Kevin
"Les racines de l'apostasie moderne réside dans l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, rationalisme, illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous." - Pape Pie XII -
Many thanks Kevin.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
M. Paul managed to raise $4.2 million on a single day en Novembre. He is now running fourth en le primaire de New Hamphshire. However, he made erreur en trying a get nominated as contre-guerre candidat en pro-guerre parti.
Site officiel -
http://www.ronpaul.org/
Kevin
Site officiel -
http://www.ronpaul.org/
Kevin
"Les racines de l'apostasie moderne réside dans l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, rationalisme, illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous." - Pape Pie XII -
Vers une crise bancaire majeure possible à partir de la mi-décembre
Sommaire du nouveau LIESI Numéro 147 :
* Les gouvernements doivent museler l'opinion
* Karen Hughes reconnaît que Nicolas Sarkozy a été formé par le
département US
* Les opposants au plan des banquiers risquent gros
* Prochain objectif des initiés : faire sauter les banques !
* Tout est question de temps et tout arrive à temps !
* Préparer psychologiquement la panique
* Une accélération liée à un sentiment de panique de l'establishment
néo-conservateur
* La Russie profite de la crise des subprime et de l'effondrement de
l'Ouest
* Crise bancaire : dernières informations
http://www.editions-delacroix.com/librairie/
un avenir radieux en somme!
Sommaire du nouveau LIESI Numéro 147 :
* Les gouvernements doivent museler l'opinion
* Karen Hughes reconnaît que Nicolas Sarkozy a été formé par le
département US
* Les opposants au plan des banquiers risquent gros
* Prochain objectif des initiés : faire sauter les banques !
* Tout est question de temps et tout arrive à temps !
* Préparer psychologiquement la panique
* Une accélération liée à un sentiment de panique de l'establishment
néo-conservateur
* La Russie profite de la crise des subprime et de l'effondrement de
l'Ouest
* Crise bancaire : dernières informations
http://www.editions-delacroix.com/librairie/
un avenir radieux en somme!
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS
-
supergaulois
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Oui ?
Alors, on a fait mai 68 ...
On a bien rigolé. raconté le plus de bétises possibles, crié dans les rues, lancé des pavés, mis le gouvernement par terre, défilé dans les rues .....
Puis une fois dans la vie active : qu'a-t-on fait ?
On a fait avorter les filles,
on a décrié les nationaux parce qu'on était de "gauche",
on s'est protitué pour avoir un piston,
moyennant quoi, on est devenu directeur ou je-ne-dsais-quoi de similaire.
On s'est à peine dépatouillé avec son entreprise-bidon qu'on a suivi le mouvement : délocalisations !
Alors, on a ramasse l'argent et mis dehors les ouvriers.
On a fait construire sa maison à crédit et acheté son 4x4 grace à un crédit tuyauté d'un copain dans la banque.
On a construit sa maison au soleil pour ne pas être emm...avec tous ces blacks et autres arabicoti frisés qui traînenet dans le nord de la France..
On a voté Giscard, puis Mittérand, et enfin Chirac parce que le nez au vent est le condition indispensable pour la religion du porte-feuille.
Bref : toute sa vie, on a eu la tête dans le nombril et rien que dans le nombril.
Et aujourd'hui qu'il n'y a plus de pays, plus de sncf, plus de postes (bientôt) et plus d'enfants français :
on vient réclamer des retraites !
C'est çà les Français d'aujourdhui : ceux qui ont eu 20 ans en 68 ! ..
..
a+
Tigre
.
On a bien rigolé. raconté le plus de bétises possibles, crié dans les rues, lancé des pavés, mis le gouvernement par terre, défilé dans les rues .....
Puis une fois dans la vie active : qu'a-t-on fait ?
On a fait avorter les filles,
on a décrié les nationaux parce qu'on était de "gauche",
on s'est protitué pour avoir un piston,
moyennant quoi, on est devenu directeur ou je-ne-dsais-quoi de similaire.
On s'est à peine dépatouillé avec son entreprise-bidon qu'on a suivi le mouvement : délocalisations !
Alors, on a ramasse l'argent et mis dehors les ouvriers.
On a fait construire sa maison à crédit et acheté son 4x4 grace à un crédit tuyauté d'un copain dans la banque.
On a construit sa maison au soleil pour ne pas être emm...avec tous ces blacks et autres arabicoti frisés qui traînenet dans le nord de la France..
On a voté Giscard, puis Mittérand, et enfin Chirac parce que le nez au vent est le condition indispensable pour la religion du porte-feuille.
Bref : toute sa vie, on a eu la tête dans le nombril et rien que dans le nombril.
Et aujourd'hui qu'il n'y a plus de pays, plus de sncf, plus de postes (bientôt) et plus d'enfants français :
on vient réclamer des retraites !
C'est çà les Français d'aujourdhui : ceux qui ont eu 20 ans en 68 ! ..
..
a+
Tigre
.
Si vous ne pensez pas par vous-même, d'autres s'en chargeront !
Re: Oui ?
Odysseus a écrit :Alors, on a fait mai 68 ...
On a bien rigolé. raconté le plus de bétises possibles, crié dans les rues, lancé des pavés, mis le gouvernement par terre, défilé dans les rues .....
Puis une fois dans la vie active : qu'a-t-on fait ?
On a fait avorter les filles,
on a décrié les nationaux parce qu'on était de "gauche",
on s'est protitué pour avoir un piston,
moyennant quoi, on est devenu directeur ou je-ne-dsais-quoi de similaire.
On s'est à peine dépatouillé avec son entreprise-bidon qu'on a suivi le mouvement : délocalisations !
Alors, on a ramasse l'argent et mis dehors les ouvriers.
On a fait construire sa maison à crédit et acheté son 4x4 grace à un crédit tuyauté d'un copain dans la banque.
On a construit sa maison au soleil pour ne pas être emm...avec tous ces blacks et autres arabicoti frisés qui traînenet dans le nord de la France..
On a voté Giscard, puis Mittérand, et enfin Chirac parce que le nez au vent est le condition indispensable pour la religion du porte-feuille.
Bref : toute sa vie, on a eu la tête dans le nombril et rien que dans le nombril.
Et aujourd'hui qu'il n'y a plus de pays, plus de sncf, plus de postes (bientôt) et plus d'enfants français :
on vient réclamer des retraites !
C'est çà les Français d'aujourdhui : ceux qui ont eu 20 ans en 68 ! ..
..
a+
Tigre
.
Du meme avis que toi.
- resistance
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