A Moscou, Nicolas Sarkozy vante les mérites de la démocratie
AFP - Mercredi 10 octobre, 14h00
MOSCOU (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy a vanté mercredi devant des étudiants russes les mérites de la démocratie avant d'aller rejoindre son homologue Vladimir Poutine au Kremlin pour tenter d'avancer sur plusieurs dossiers brûlants, de l'Iran au Kosovo.
"Dans mon pays, chaque pouvoir doit rendre des comptes, personne n'est au-dessus des lois. C'est tellement mieux de vivre dans une démocratie", a-t-il lancé dans l'amphithéâtre de l'université technologique Bauman à Moscou. <- Il se fout vraiment de notre gueule ! La France, une démocratie... Une "démocratie" dirigée par des sionistes qui nous imposent le tout-multiculturel.
"Grands vous l'êtes redevenus, soyez des facteurs de paix, soyez exemplaires (...) Construisez une société russe démocratique et le monde vous en sera reconnaissant", a-t-il ajouté dans une allusion à la puissance retrouvée de la Russie sur la scène internationale. <- Traduction : "rejoignez l'axe israélo-américain et goûtez au multiculturalisme, l'axe en question vous en sera reconnaissant".
Le nouveau président français, adepte du franc parler à l'égard de Moscou, a régulièrement critiqué ces derniers mois les déficits démocratiques et les atteintes aux droits de l'Homme en Russie.
Dans la même veine, il devait rencontrer mercredi des ONG russes engagées dans la défense des droits de l'Homme avant de repartir pour Paris, comme il l'a laissé entendre mardi soir au début de sa première visite officielle en Russie.
Cependant, Nicolas Sarkozy a déclaré plus tard que "la France ne souhaite donner de leçon à personne" sur les droits de l'Homme, lors d'une conférence de presse au côté de Vladimir Poutine. <- Non, ça c'est certain, la France ne souhaite donner de leçon à personne et certainement pas aux Russes. Mais lui, l'apatride, si !
Interrogé sur la question des droits de l'Homme, le président Sarkozy a dit que "la France ne souhaite donner de leçon à personne". "Je reconnais et comprends la spécificité russe" et "j'ai fait valoir sur un certain nombre de questions mes convictions avec franchise" à Vladimir Poutine, a-t-il poursuivi.
Interrogé par des étudiants sur l'interpellation en janvier du milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov dans les Alpes françaises dans le cadre d'une affaire de prostitution, le président Sarkozy a déploré la "médiatisation de l'affaire".
"Dans une démocratie, il vaut toujours mieux préférer les excès de la médiatisation à l'insuffisance de la liberté de la presse (..) Un pays où la justice n'est pas indépendante, ce n'est pas un pays libre", a noté le président français. "Vous connaîtrez cela un jour, c'est ce que je vous souhaite", a-t-il lancé en évoquant l'indépendance de la justice. <- Concernant sa conception de la démocratie, je ne sais pas s'il se fout de notre gueule ou de la leur ; pareil pour la justice, à en croire le nain la nôtre est "libre". Dans tous les cas, c'est une ordure qui ne manque pas de culot !
Le président français, visiblement satisfait après une première rencontre mardi soir avec Vladimir Poutine qu'il a qualifiée de "détendue" et "franche", devrait s'efforcer mercredi d'accentuer les points de "convergence" sur l'Iran et le Kosovo, deux sujets majeurs de dissension entre la Russie et les pays occidentaux.
Sur l'Iran, "nos positions se sont très fortement rapprochées (...) j'ai vraiment senti une convergence", a-t-il dit mardi soir devant la presse. La Russie s'oppose, contrairement à la France, à l'adoption de nouvelles sanctions contre l'Iran pour empêcher ce pays de se doter de l'arme nucléaire.
Concernant l'avenir du Kosovo, autre pomme de discorde, M. Sarkozy a déclaré, sans plus de précisions, avoir évoqué avec le président russe "une piste qui pourrait éventuellement permettre de rapprocher les points de vue".
Contrairement à la France, la Russie, alliée traditionnelle de la Serbie, refuse d'entendre parler d'indépendance totale de la province et agite la menace d'un veto à l'ONU.
Mercredi matin, la presse russe s'intéressait pour l'essentiel au tour du propriétaire offert par M. Poutine à M. Sarkozy dans sa résidence et au style du nouveau président français.
"Taxi-5 : Poutine sait où la France devrait aller", titrait en Une le quotidien Izvestia, proche du Kremlin, avec photo à l'appui montrant M. Poutine au volant et le président Sarkozy à son côté, tous deux partis en trombe dans un 4x4 Mercedes faire le tour de la datcha présidentielle dans la banlieue de Moscou.
Le correspondant du quotidien Kommersant a noté pour sa part la "nervosité" de Nicolas Sarkozy à son arrivée à la résidence de Vladimir Poutine.
"Il se dandinait tout le temps, gesticulait énormément, souriait, s'arrêtait de sourire, recommençait à sourire (..) Il a invité Poutine à s'asseoir avant que ce dernier n'ait eu le temps de le faire en tant que maître de maison", a-t-il relevé. <- les Russes ont pu noter le caratère instable du bonhomme.
Et dans un autre article, j'avais relevé ça :
"Je suis simplement venu vous dire : grands, vous l'êtes redevenus ; soyez des facteurs de paix, soyez exemplaires, construisez une société russe apaisée, ouverte, démocratique, tolérante, et le monde vous en sera reconnaissant", a-t-il dit aux étudiants réunis dans un amphithéâtre de cette pépinière de scientifiques et d'ingénieurs russes de haut niveau.
Ce que j'aimerais savoir maintenant c'est si Sarkozy a prévu un voyage en Israël pour prôner le même type de discours : "oui à l'ouverture, oui !"



