CE N'EST PAS LA FIN. C'EST UN NOUVEAU DEPART
Le 9 novembre, le procès monstre contre le Vlaams Blok a pris fin. Après tant d'années ! Ce que tellement de gens ont redouté et pronostiqué et ce que d'aucuns ont toujours tenu pour impossible dans un Etat de droit est devenu une triste réalité. La condamnation politiquement inspirée de notre parti par la Cour d'Appel de Gand du 21 avril dernier vient d'être confirmée par la Cour de Cassation qui a ainsi, en mettant hors la loi le plus grand parti du pays, sauvé la face aux juges injustes.
13 juin
La condamnation de notre parti à Gand avait pourtant provoqué une vague de protestations. Des juristes éminents ont démoli l'arrêt et les électeurs flamands ont massivement suivi notre appel de voter pour la sauvegarde de la liberté d'expression aux élections du 13 juin dernier. Et quoi qu'en dise la justice belge, un million de Flamands ont acquitté le Vlaams Blok dans les urnes. Or cet arrêt populaire n'a fait réfléchir ni les juges ni les hommes politiques. Les tueurs à gages politiques avaient été payés et ils devaient exécuter leur contrat.
Du jamais vu
La Belgique a écrit une triste page d'histoire en persécutant le Vlaams Blok et en faisant condamner notre parti par les tribunaux. Dans une véritable démocratie, on n'intente pas de procès contre ses adversaires politiques. Hormis ceux qui sont motivé par une haine aveugle contre le Vlaams Blok, tout le monde reconnaît aujourd'hui que la fameuse loi contre le racisme ne vaut pas grand-chose et qu'elle limite trop la liberté d'expression et le libre débat.
Le fameux Centre pour l'égalité des chances dirigé par Johan Leman n'a rien fait pendant toutes ces années pour l'intégration des étrangers. Il s'est simplement borné à déchaîner le djihad contre le Vlaams Blok. La conséquence en a été que beaucoup d'étrangers se complaisent dans leur rôle de victime et que chacun qui ose mettre en question les dogmes de la société multiculturelle peut être traîné devant les tribunaux.
Verhofstadt qui avait juré qu'on avait le droit de mesurer son succès au déclin du Vlaams Blok, a peut être gagné une bataille avec la condamnation de notre parti, mais il n'a pas pour autant gagné la guerre. C'est une victoire à la Pyrrhus pour lui. Les élections du 13 juin et tous les récents sondages le prouvent. Que l'établissement belge et les partis traditionnels ne se fassent pas trop d'illusions. Ils peuvent essayer d'interdire le Vlaams Blok, mais ils ne pourront jamais tuer les idées que nous défendons et que nous continuerons à propager sur la scène politique.
La vraie raison de ce procès
Le Vlaams Blok menace-t-il la démocratie ? Sommes-nous des racistes ? Bien sûr que non ! Loin de là. Est-ce tellement déraisonnable d'exiger que des étrangers qui veulent profiter de notre hospitalité respectent notre manière de vivre, nos lois, nos valeurs et nos coutumes ? Les autres partis commencent d'ailleurs à partager ce point de vue. Et que dire de ces gouvernements de pays voisins qui font des lois et une politique d'intégration qui semblent être basées sur notre programme ! Tout cela prouve combien les juges de notre pays ont perdu tout contact avec la réalité.
Cela nous ramène à la vraie raison de ce procès. Avec un quart de l'électorat, le Vlaams Blok constitue aujourd'hui une vraie menace pour les prébendes et le pouvoir dont profitent les partis traditionnels. Le Vlaams Blok menace l'établissement belge et tous ceux qui ont intérêt à ce que survive l'Etat artificiel belge. Le Vlaams Blok est une menace pour la soi-disant solidarité fédérale qui est une solidarité à sens unique qui fait que les Flamands payent chaque année 12 milliards d'euro, c'est-à-dire 500 milliards de francs belges, qui disparaissent dans les trous wallons. Cette escroquerie à l'échelle de l'Etat fait survivre le profitariat wallon et garantit au Parti socialiste, grâce au clientélisme dont il vit, son hégémonie sur le pays.
Le gouvernement arc-en-ciel de Guy Verhofstadt a été laminé aux dernières élections régionales et n'a plus aucune légitimité. Le régime s'est barricadé dans la forteresse du cordon sanitaire qui est rejeté massivement par la population. Entre-temps, le Vlaams Blok est devenu le plus grand parti de Flandre. Les partis au pouvoir ont peur des électeurs et veulent éviter les élections à tout prix. Le seul ciment qui fait crapahuter encore ce gouvernement est la peur viscérale du Vlaams Blok.
Un salut d'honneur
Je manquerais à mon devoir si je ne saluais pas ici le fondateur et président d'honneur de notre parti Karel Dillen. C'est lui qui a eu le courage, après la débâcle du Pacte Egmont de créer un nouveau parti. Malgré l'adversité, le fatalisme et le scepticisme. Pendant des années il a traversé seul le désert. Fidèle à nos idéaux flamands. Par son obstination et son intégrité, Dillen a montré que le Vlaams Blok n'est pas un parti que l'on peut acheter en lui faisant miroiter quelques strapontins. Cette attitude s'est révélée payante dans les urnes.
Et nos cadres, nos conseillers municipaux, nos députés et sénateurs, nos élus à Bruxelles et au Parlement européen méritent également que je les salue ici. Et plus encore tous ces militants anonymes qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes pendant toutes ces années. Tous ont bravé la haine des médias et des partis au pouvoir. Sans jamais fléchir ou courber l'échine.
C'est à eux et à un million d'électeurs flamands que nous voulons dire solennellement aujourd'hui que leur abnégation n'a pas été vaine. Le Vlaams Blok est prêt pour l'avenir et sortira ses drapeaux pour une Flandre prospère où il fera bon vivre et où les Flamands seront maîtres chez soi.
L'espoir des sans-grade
Non, nous ne sommes pas un parti d'extrémistes ou de marginaux. Nous sommes un grand parti populaire qui a des soutiens dans toutes les couches de la population. Des dockers aux médecins, des enseignants aux avocats, des femmes au foyer aux artisans, des étudiants aux entrepreneurs... Personne n'a le droit de nier le droit d'exister à un parti qui représente un Flamand sur quatre. La condamnation de notre parti ne signifie donc nullement que nous déposons les armes de notre combat politique et démocratique. C'est Gerolf Annemans qui a un jour défini le Vlaams Blok comme "la puissance des gens sans pouvoir et l'espoir pour les gens qui n'ont plus d'espoir". Un million de Flamands comptent sur nous. Nous n'avons ni le droit ni la volonté de les abandonner.
Le Vlaams Blok : un précurseur
L'histoire jugera du rôle qu'a joué le Vlaams Blok. Ce jugement sera correct et sans a priori ou cliché absurde. Est-ce que nous avons commis des erreurs dans le passé ? Sans aucun doute.
Mais nous pouvons légitimement être fiers de la lutte politique que le Vlaams Blok a menée. Pendant des années notre parti a été un précurseur. Le Vlaams Blok a été le premier parti à mettre en question les utopies de la société dite multiculturelle et la politique catastrophique et gâteuse envers les immigrés. Le Vlaams Blok a réveillé les autruches des autres partis et a mis la brûlante question de la criminalité sur l'agenda politique. Le Vlaams Blok a été le premier parti politique qui a résolument défendu l'idée de l'indépendance de la Flandre. C'est nous qui avons fait germer cette idée dans les cercles de la politique et du monde des affaires. Le Vlaams Blok a engagé le combat contre la dictature du politiquement correct. Cette dictature vit ses derniers spasmes avec la condamnation de notre parti.
Une énorme tâche repose sur nos épaules. Elle ne sera pas simple. Mais après toutes ces années, nous avons les électeurs, les cadres et les militants compétents pour créer un nouveau Vlaams Blok. Ce Vlaams Blok - qui aura probablement un nouveau nom mais aura le même programme et les mêmes personnes - devra devenir plus grand et plus fort que jamais. Afin de faire vaciller l'arbre pourri de la Belgique et de provoquer le grand changement dont notre Flandre a tellement besoin. Vous pouvez compter sur nous. Je compte sur vous.
Frank Vanhecke
Président du Vlaams Blok
Source -
http://www.vlaamsblok.be