Divorce chez l'oncle SAM

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joeblack
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Divorce chez l'oncle SAM

Messagepar joeblack » 27/08/2007 - 23:09

Des NOUVELLES de l'oncle SAM:

La démission d'Alberto Gonzales marque la fin d'une ère pour l'administration Bush

Pour les journaux américains, ce n'est pas un hasard si le départ d'Alberto Gonzales, annoncé lundi 27 août par le New York Times, intervient à peine deux semaines après celui de Karl Rove. Les deux hommes, très proches du président George Bush et originaires, comme lui, du Texas, étaient les cibles privilégiées des démocrates. M. Rove pour ses intrigues et ses coups politiques, et M. Gonzales pour sa supposée incompétence.

"Gonzales a dû se dire que si Rove pouvait partir, alors lui aussi le pouvait", explique le blog politique du Wall Street Journal. "Rove et Gonzales étaient les deux figures les plus puissantes du premier mandat de Bush. Maintenant, il sont partis, poursuit-il, évoquant la fin d'une ère pour l'administration du président, et particulièrement pour les Texans qu'il avait fait venir."

"FIGURE RADIOACTIVE"


La démission d'Alberto Gonzales "marque la perte d'un autre fidèle de Bush", assure également le Washington Post, qui souligne le soutien indéfectible de George Bush envers son ministre, alors même que les républicains au Congrès souhaitaient son départ. "Bush a été libéré de deux des figures les plus radioactives de son administration", commente quant à lui le site spécialisé Politico.com. "Ce changement laisse Bush sans aucun de ses amis du Texas qui ont contribué à son ascension. C'est un changement lourd de sens pour le président, qui s'est toujours reposé sur une oligarchie virtuelle pendant ses six ans au pouvoir."

Le départ surprise d'Alberto Gonzales n'a pas manqué de susciter des réactions, entre soulagement et ironie, chez les démocrates, en ordre de bataille pour l'élection présidentielle de 2008, mais également chez les républicains, contents de se débarrasser d'un homme qui cristallisait les attaques de l'opposition. Sur CNN, Barack Obama s'est dit "content" de la démission de M. Gonzales, alors que le chef démocrate du Sénat, Harry Reid, a fustigé un homme "qui manquait d'indépendance, de jugement et de courage pour dire non à Karl Rove". "La démission ne veut pas dire fin de l'histoire", a poursuivi M. Reid, indiquant que les enquêtes se poursuivront.

BUSH N'A PAS APPRIS SA LEÇON


Une idée partagée par l'hebdomadaire The Nation, qui a jugé que la politisation de la justice avait atteint son apogée avec le coupe Rove-Gonzales. "En tant que 80e ministre de la justice américain, il a transformé le département en une extension de la boutique politique de Karl Rove, explique l'éditorialiste, l'important maintenant est de faire en sorte que cette administration ne puisse pas utiliser le départ de fonctionnaires haut placés pour éliminer ou diminuer l'impact des ces enquêtes".


Du côté des blogs, politiques ou non, l'effervescence est également de mise. Lundi à 18 heures, 1 372 blogs évoquaient la démission de M. Gonzales. Le nom du probable remplaçant de M. Gonzales – Michael Chertoff, actuellement responsable du département de la sécurité intérieure – y circule déjà et suscite de nombreux commentaires. Il n'est pas sûr que le président ait compris la leçon, notent plusieurs blogs. ThinkProgress.org affirme notamment que si Michael Chertoff est finalement nommé au poste de ministre de la justice, il laissera le portefeuille de la sécurité intérieure aux mains de Clay Johnson, secrétaire adjoint au budget, "qui ne possède aucune expérience dans ce domaine, notamment en matière d'immigration, de sécurité aérienne et de protection civile".
Mais qu'importe, poursuit le blog. M. Johnson "est un des plus vieux amis de Bush, ils sont allés à l'université ensemble. Il était chef de cabinet quand George Bush était gouverneur du Texas" et possède même "une figurine à l'effigie du président sur son bureau". "Clay Johnson apporte les même qualités à la sécurité intérieure qu'Alberto Gonzales avait apporté à la justice", conclut-il, fataliste.
Source: http://www.lemonde.fr

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