Après avoir subi un long calvaire les quatre infirmières bulgares et le médecin palestinien sont enfin sortis des griffes du chef de la Jamahiriya. Cette séquestration au prétexte d'une accusation de contamination volontaire de centaines d'enfants par les intéressés avait bien évidement pour objectif dans l'esprit du colonel Kadhafi de disposer d'un moyen de chantage à l'intention des occidentaux. Curieuse coïncidence la somme accordée aux familles des prétendues victimes de ces malheureuses personnes en dédommagement de la perte ou de la maladie sciemment inoculée à leurs enfants correspond au montant versé par la Libye aux victimes de l'attentat de Lockerbie.
Soyons certains que les destinataires théoriques de ce pactole n'en verront pas la couleur mais que cette manne viendra rejoindre les caisses du gouvernement de Tripoli. Autre hasard étrange le principal responsable de cet attentat détenu en Grande-Bretagne va voir son cas réexaminé bientôt par les autorités locales. Il apparaît enfin que de juteux projets de contrats financiers vont pouvoir se réaliser providentiellement sous peu. Incontestablement une des choses les plus étonnantes dans cette affaire est l'extrême naïveté d'une partie d'un public qui prend pour argent comptant les déclarations de nos officiels. Comment être assez con pour imaginer que les prisonniers aient pu être libérés sans contrepartie ?
Le colonel Kadhafi, encore parfois encensé y compris dans nos milieux, n'a jamais été un enfant de coeur quant à la veulerie de nos politiciens, elle n'est plus à démontrer. La raison d'état doit primer avant toutes choses l'image de certains dut elle en souffrir et que céder au chantage d'un vulgaire preneur d'otage est la porte ouverte à n'importe quelle dérive et constitue un danger pour la souveraineté politique d'un pays. Si encore Mrs Sarkozy and Co avaient agis par simple souci d'humanité la motivation serait honorable. L'objectif certain de toute cette camarilla médiatique a été plus sordidement sa propre mise en valeur et les dessous de cartes comme il apparaît actuellement sont infiniment moins reluisants que la version fabriquée par les manipulateurs d'opinion. L'indécente starisation de notre président de la République et de son épouse vient étayer mes propos. Car en réalité combien va nous coûter ce maquignonnage ?
Tous les chefs d'Etats n'ont pas l'envergure d'un Poutine capable d'endosser ses responsabilités dans des affaires bien plus tragiques quitte à assumer la mort d'innocents otages. L'intérêt général est de bien peu de poids face aux intérêts médiatiques de nos élites et la piètre prestation de l'opposition parlementaire, enragée de voir Sarkö tirer encore un peu plus la couverture à lui alors que dans la même situation elle n'aurait guère brillé d'avantage, vient ajouter à l'écoeurement. Si ce qui se fait appeler indûment l'Autorité Européenne avait un minimum de crédibilité, elle gèlerait tous les avoir Libyens sur son territoire, de même dans un juste souci de réciprocité l'aimable jeune homme se pavanant en France, rejeton de Mohammar Kadhafi, aurait-il du être à son tour embastillé tant que les otages croupissaient dans les prisons de son père. Le procédé peut paraître barbare aux âmes émasculées mais, comme tout ce qui est excessif, l'abus de civilisation envers un adversaire ne partageant pas les mêmes valeurs que les nôtres n'apporte que déconvenues et certainement pas reconnaissance.
En d'autres termes, il est inutile de donner des perles aux pourceaux. De même ne dira t-on jamais assez que les individus à la fibre exotico-humanitaires qui font profiter de leurs services les populations de pays à risques, c'est leur droit, au delà du danger qu'elles courent, ce qui est leur affaire, sont potentiellement des otages qui mettront dans une situation délicate leur gouvernement et coûteront chers aux finances de leur pays en cas d'enlèvement. A ce titre, et une fois officiellement averties des risques qu'elles encourent en s'engageant dans une telle entreprise, elles ne devraient plus pouvoir compter sur les fonds publics en cas de malheur.
La Gauche Nationale
Sarko et cie les amis de Kadhafi.
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Je suis un Trou du Cul et j'en suis fier
Paris
Deux avocats des infirmières bulgares ont dénoncé vendredi les pressions dont elles font l'objet selon eux de la part des autorités de leur pays pour ne pas engager de poursuites judiciaires contre la Libye.
«Elles sont constamment sous surveillance et elles ne peuvent sortir sans aviser les autorités, donc elles sont sous pression permanente», a souligné sur i
«Elles ont signé toutes sortes de documents» et «cela leur a été présenté par les Européens comme une condition sine qua non à leur libération», a confirmé à l'Associated Press Me Emmanuel Altit. Mais ce «document n'a strictement aucune valeur juridique», a-t-il rappelé.
Interrogé sur d'éventuelles poursuites judiciaires des infirmières et du médecin bulgares contre la Libye qui les a détenus pendant plus de huit ans, Me Altit a expliqué que les avocats avaient eu la semaine dernière à Sofia «de très longues conversations» avec les intéressés sur ce sujet. «Nous avons examiné toutes les possibilités d'action qui s'offraient à nous» et «déterminé une ligne de conduite».
Les infirmières ont «la possibilité de recours juridiques, mais pas seulement (...) Le choix leur appartient en définitive et sera fonction du contexte politique bulgare», a-t-il prévenu dans une allusion aux «pressions» qu'elles subissent selon lui.
Selon Me Zerbib, certaines infirmières ont même «posé des questions sur les procédures d'asile politique, puisque elles souhaitent éventuellement en faire la demande, à la France». «Elles ont le sentiment qu'on les empêche de faire reconnaître leur innocence, qu'on les empêche d'obtenir toute compensation, qu'elles sont à nouveau abandonnées et qu'elles sont, si vous permettez l'expression, 'le dindon de la farce'», a-t-il souligné.
Interrogé sur la conclusion de contrats d'armement ou nucléaire entre la France et la Libye après la libération des infirmières, Me Altit ne s'est pas montré surpris: «Toute notre stratégie tournait autour d'une chose: faire des infirmières le pivot des relations entre la Libye et les occidentaux» et «un obstacle incontournable à qui voulait signer des contrats» avec Tripoli. Dès lors, «nous connaissions les contrats, les désirs des uns et des autres».
Dans une déclaration à l'agence de presse officielle bulgare BTA, Valentina Siropoulo, l'une des cinq infirmières bulgares, a assuré que les infirmières n'ont «jamais demandé à changer de nationalité». «Aucune d'entre nous ne voulait changer de nationalité et nous n'avons pas non plus fait l'objet de pressions pour porter plainte ou non», a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que le seul pouvoir qu'elles avaient confié aux avocats français était de les représenter devant les institutions judiciaires libyennes. «Officiellement, ils n'ont jamais été nos défenseurs, car ils n'ont jamais été constitués comme tels».
AP
Deux avocats des infirmières bulgares ont dénoncé vendredi les pressions dont elles font l'objet selon eux de la part des autorités de leur pays pour ne pas engager de poursuites judiciaires contre la Libye.
«Elles sont constamment sous surveillance et elles ne peuvent sortir sans aviser les autorités, donc elles sont sous pression permanente», a souligné sur i
«Elles ont signé toutes sortes de documents» et «cela leur a été présenté par les Européens comme une condition sine qua non à leur libération», a confirmé à l'Associated Press Me Emmanuel Altit. Mais ce «document n'a strictement aucune valeur juridique», a-t-il rappelé.
Interrogé sur d'éventuelles poursuites judiciaires des infirmières et du médecin bulgares contre la Libye qui les a détenus pendant plus de huit ans, Me Altit a expliqué que les avocats avaient eu la semaine dernière à Sofia «de très longues conversations» avec les intéressés sur ce sujet. «Nous avons examiné toutes les possibilités d'action qui s'offraient à nous» et «déterminé une ligne de conduite».
Les infirmières ont «la possibilité de recours juridiques, mais pas seulement (...) Le choix leur appartient en définitive et sera fonction du contexte politique bulgare», a-t-il prévenu dans une allusion aux «pressions» qu'elles subissent selon lui.
Selon Me Zerbib, certaines infirmières ont même «posé des questions sur les procédures d'asile politique, puisque elles souhaitent éventuellement en faire la demande, à la France». «Elles ont le sentiment qu'on les empêche de faire reconnaître leur innocence, qu'on les empêche d'obtenir toute compensation, qu'elles sont à nouveau abandonnées et qu'elles sont, si vous permettez l'expression, 'le dindon de la farce'», a-t-il souligné.
Interrogé sur la conclusion de contrats d'armement ou nucléaire entre la France et la Libye après la libération des infirmières, Me Altit ne s'est pas montré surpris: «Toute notre stratégie tournait autour d'une chose: faire des infirmières le pivot des relations entre la Libye et les occidentaux» et «un obstacle incontournable à qui voulait signer des contrats» avec Tripoli. Dès lors, «nous connaissions les contrats, les désirs des uns et des autres».
Dans une déclaration à l'agence de presse officielle bulgare BTA, Valentina Siropoulo, l'une des cinq infirmières bulgares, a assuré que les infirmières n'ont «jamais demandé à changer de nationalité». «Aucune d'entre nous ne voulait changer de nationalité et nous n'avons pas non plus fait l'objet de pressions pour porter plainte ou non», a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que le seul pouvoir qu'elles avaient confié aux avocats français était de les représenter devant les institutions judiciaires libyennes. «Officiellement, ils n'ont jamais été nos défenseurs, car ils n'ont jamais été constitués comme tels».
AP
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS
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