Vers un nouveau militantisme

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Vers un nouveau militantisme

Messagepar Pat » 03/08/2013 - 21:51

Vers un nouveau militantisme (Partie 1)

LE SYSTEME EN PHASE DE TRANSITION

J’écris cet article au moment ou le conseil des ministres prononce la dissolution de l’œuvre Française, une structure âgée de 50 ans, pierre angulaire du nationalisme français d’après-guerre. Que ce soit dit clairement, je ne partage que très peu de choses avec les aspirations, la doctrine et les objectifs de l’œuvre. En réalité, cette dissolution est emblématique, puisqu’elle s’inscrit dans une période de répression généralisée et de durcissement visible du système totalitaire français (et par delà mondialiste) à toute opposition nationaliste (mais aussi syndicale, anti-impérialiste, écologiste…). La dissolution de l’œuvre Française intervenant juste après celle de 3ème Voie, des JNR, de l’association Envie de rêver (mouvements opposés à l’œuvre, pourtant), le tout basé sur un motif déconnecté et futile, on est en devoir d’en tirer des conclusions.
L’Etat, plus que jamais, est aux abois. Plus que jamais, la situation française est instable. En conséquent, de ‘’’la main de fer dans le gant de velours » », il ne reste plus que la main de fer, pour nous nationaliste et dissidents. La brutalité de la répression du mouvement pourtant fort présentable du « « printemps français » », les flics qui plaquent les mains sur les bouches des gens qui huent le Président le 14 Juillet, les tabassages, les escadrons de la milice de Paris, l’arrestation du père de famille Varg Vikernes sur une base de soupçon injustifié, sont autant d’éléments qui prouvent que :
-le système a peur

-le système est parano

-le système tape sur tout ce qui bouge, et se fout de plus en plus que ce soit visible

-le système peut même désormais taper « préventivement ».
C'est-à-dire que virtuellement, nous pouvons être arrêtés et emprisonnés, dissous, interdits, neutralisés, à n’importe quel moment.
Autrefois nous étions dans une « dictature molle ». Aujourd’hui nous allons vers une dictature assumée.
On peut rajouter la collusion à visage quasi-découvert entre le gouvernement et des groupes d’actions comme les FEMEN, les antifas, ou encore les salafistes. Et peut être demain des faux patriotes ou des militants récupérés, manipulés dans des partis pro-système.

On a ainsi vu que tout mouvement construit et déclaré, même s’il est le plus légal, le plus irréprochable possible, est passible de dissolution arbitraire. Même quand la raison officielle de cette dissolution est complètement déconnectée de la réalité (un militant de 3V se défend contre une agression = un mouvement pétainiste ennemi de 3V est dissout). Que ce mouvement ne soit pas réellement dangereux pour le système n’est même pas une garantie. La conjoncture politique peut faire qu’un ministre soit obligé de taper sur les « fachos », les « rouges » ou « les bougnouls » pour répondre à l’actualité du moment. Nul ne peut prévoir les raisons et les exigences de la politique.
Cela ne servant à rien de créer un mouvement officiel si ce n’est pour lutter et grandir, et tout mouvement de ce type qui connaît le succès (ou pas) étant condamné à être dissout un jour ou l’autre, il nous faut repenser tout notre militantisme.

BILAN RAPIDE DES METHODES NATIONALISTES FRANCAISES

. Si je me démarque aujourd’hui du milieu nationaliste français (définition trop limitée à mon gout), les propositions que je ferais ici lui sont destinées en premier lieu, car j’ai pu observer et vivre ses traditions militantes.

En quoi se résume essentiellement l’activité des nationalistes français ? (hors-FN)
-Des partis hiérarchiques dont la tête est souvent fixée à Paris.

-Un chef charismatique, un intellectuel ou un militant historique.
-Chez les groupuscules plus réduit, une implantation géographique limitée à une seule région (NB dans le sud, Autonomes en Lorraine, etc).

-une doctrine (que le militant de base ne connaît pas souvent).

-un sigle et une esthétique (esthétique parfois contraire à la doctrine, et toujours sujette à conflit et à critique de la part des autres nationalistes qui confondent les deux).
-des sections publiques, avec des membres. Sois on « en est » et on prend sa carte, sois on « en est pas ».
-Des ordres qui tombent d’en haut, et souvent sans explication (même quand ils sont intelligents).

Par ailleurs, ces partis nationalistes n’ayant aucune visée électorale, leur militantisme consiste en :

-coller et tracter, de manière irrégulière, avec des textes dénonciateurs, mais sans solutions ou alors très vagues.
-des actions romantiques (amusantes et parfois utiles, mais toujours aléatoires et déconnectées de toute stratégie globale) : baston contre les « ennemis », trollage de conférence, contre-manifestation bordeliques, actions symboliques visant à faire le buzz et toujours en réaction à l’actualité.

-organisation de conférences (déjà plus intéressant), mais trop souvent réservées aux intellos fafs, en langage imbitable, ou alors encore une fois sur des thèmes romantiques très généralistes et déconnectés du quotidien).

-« manifestations » ou plutôt défilés nationalistes, soit pour commémorer (un mort, un évènement historique) soit pour s’opposer à quelque chose (l’islamisme, l’immigration ou la mondialisation dans les cas les plus audacieux). Malheureusement, les thèmes de ces défilés (sauf quelques tentatives audacieuses, mais isolées) restent conscrits au même domaine culturel et civilisationnel, rarement à l’économie ou au social.

-participation déclarée ou non à des manifestations générales, très rares et toujours sur un thème culturel et « de droite ». Fait exceptionnel résumé par la mobilisation contre le mariage homosexuel, qui reste malheureusement encrée « à droite » et dont les nationalistes ont été la chaire à canon et non le cerveau.

L’IMPASSE

L’opposition radicale et révolutionnaire actuelle, quelle qu’elle soit, est dans une impasse, comme nous l’a montré l’exemple nationaliste. Le groupe politique non-électoral mais déclaré n’a que ces options peu ragoutantes :
-Il peut servir d’idiot utile par le gouvernement pour taper sur les vrais dissidents (à l’intérieur de son propre courant politique, tel les antifas attaquant Michel Colon, ou en face), ou encore pour mener des actions inutiles mais choquant l’opinion publique (et justifiant des lois répressives ou autres mesures dictatoriales).
-Il peut végéter sur le long terme avec un effectif stagnant et une relative discrétion, se bornant à des activités culturelles.
-Dans les deux cas il peut être dissout à tout moment, sans justification, et ses membres persécutés sans raison, de manière « préventive ».
Conclusion : même si parfois, ces partis accomplissent un réel progrès idéologique ou militant, ils sont tous condamnés à l’écroulement ou à la disparition le plus aléatoire et le plus imprévisible. Le travail est perdu, les militants se dispersent, se regroupent dans un autre parti, parfois même opposé à celui de la veille, sans trop savoir pourquoi. Certains se complaisent à ne plus rien faire, d’autres virent vers l’intellectualisme.
Le système a parfaitement compris que la dissidence (nationaliste ou sociale) a un boulevard face à elle. Il a donc établi un solide barrage pour l’empêcher de prendre ce boulevard, et elle se retrouve donc enfermée dans une impasse.
Puisqu’on ne peut pas briser le barrage, il faut le contourner ou arriver par d’autres rues.

Guillaume Lenormand http://cerclenonconforme.hautetfort.com ... tie-1.html

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Re: Vers un nouveau militantisme (Partie 1)

Messagepar Pat » 04/08/2013 - 8:26

Personne ne prétend ici révolutionner le nationalisme français, la dissidence révolutionnaire et le militantisme en général. Nous n’inventons rien. Nous n’avons pas de solution magique. Et si nous en avions une, encore faudrait-il qu’elle soit appliquée patiemment, méticuleusement, systématiquement, et sur le long terme.

Plutôt qu’une doctrine militante, nous proposons ici un ensemble de reflexes organisationnels et militants, qui peuvent éventuellement contribuer à changer la donne et à surprendre le système totalitaire auquel nous faisons face.

UNE DISPOSITON MENTALE
Avoir un objectif clair et commun.

Le militant doit savoir ce qu’il veut. Assez précis pour être énoncé clairement, assez commun pour ne pas être sectaire et pouvoir englober plusieurs tendances. Par exemple :
« Je milites pour :

- le renversement, par tous les moyens, de la Vème République

-l’instauration en France d’un Etat fort, indépendant, contrôlant l’économie, basé sur le mérite et la responsabilité politique des français, respectant et préservant l’identité et l’unité de la France. »
C’est là une définition dans laquelle presque tous les nationalistes, et beaucoup de français peuvent se retrouver, quel que soit leur tendance.
[Cela a été le succès de la doctrine communiste, qui a connu des dissensions parmi ses intellectuels, mais presque jamais parmis ses militants. L’ouvrier chinois et le guérillero péruvien étaient capables de résumer, en quelques phrases, la même idéologie et les mêmes objectifs (l’instauration d’une société communiste-collectiviste, l’abolition des classes, etc).]
L’avantage d’un objectif clair, c’est que vous pouvez militer librement avec tous ceux qui partagent essentiellement le même objectif final que vous, même énoncé différemment. Il ne faut jamais confondre la ligne politique et l’étiquette politique. Certains « communistes » ou militants de « gauche » peuvent avoir une ligne politique beaucoup plus proche de la nôtre, contrairement à certains « patriotes » atlantistes et libéraux, et il faut éviter de se faire berner par leur étiquette.

Au final, une parade au sectarisme mental et à l’enfermement dans le « ghetto faf ».
Il faut avoir l’esprit le plus large possible et envisager la scène politique, associative, culturelle, économique, comme un échiquier comportant autant de pions qui sont des véhicules de nos idées, de notre vision du monde, de notre combat et de notre victoire.
Autrement dit, si vous refusez de parler ou de travailler avec tous les gens qui ne sont pas ultranationalistes français, blancs, catholiques et habillés en militaires, vous n’accomplirez jamais rien.

Réserver ses cartouches pour l’ennemi :

-La personne ou l’organisation en question est elle réellement nuisible, dans les faits, à notre but, à nos objectifs?
-Si non, foutez-leur la paix à défaut de mieux. C’est le Statut Quo.

-Si oui, est-ce par définition (le NPA trotskyste est par définition mondialiste) ou par récupération (la CGT ou certains mouvements patriotes) ?
-Si c’est par nature, combattez ce mouvement.
-Si c’est par récupération, allumez des contre-feux ou réinvestissez ce mouvement vous-même.

UNE ORGANISATION DIFFERENTE

On peut imaginer des alternatives aux éternels partis nationalistes traditionnels ::

-Penser des structures qui se construisent du bas vers le haut (une section de nationalistes locaux, qui s’organise sur une base de coopération locale et de travail concret avec des objctifs de solidarité, quitte à fédérer cette section avec sa voisine, dans la ville voisine ou encore dans la région la plus proche).
Fini les petits chefs autoproclamés et leurs ultimatums.

-Si chef il y a, il doit se désigner sur le mérite, c'est-à-dire à la fois sur son efficacité, sur ces accomplissements, et sur l’unanimité du groupe qui décide de le suivre.
Un intello ne fait pas forcément un bon chef. Un bon organisateur n’est pas forcément un grand théoricien. Il faut donc répartir les tâches selon les capacités de chacun. Çà peut paraître naturel, mais les nationalistes ne le font presque jamais.

Une autre solution consiste, pour échapper au caporalisme, à se diviser en cellules non officielles (donc inexistantes sur le papier) de 4 ou 5 membres maximum. Ces cellules autonomes peuvent décider plus facilement, par unanimité, avec qui elles travailleront, ou, quand, comment. Moins de membres = moins de conflits de gestion et plus de transparence.
La transparence, dans le travail de groupe, est essentielle.
Une ligne de conduite, définie par notre camarade Lénine, résumait bien le fonctionnement idéal :
« Liberté complète dans la discussion, discipline complète dans l’action ».
A l’exemple de la section normande de 3ème Voie, toute action ou décision politique était débattue lors de la réunion mensuelle. Il y avait des règles strictes.
Un chef de réunion proposait un ordre du jour. Personne ne parlait en même temps, chacun son tour. On arrivait finalement à l’unanimité générale, car toutes les questions avaient trouvé une réponse, toutes les suggestions avaient été écouté. Le militant qui désaprouvait radicalement annonçait d’avance qu’il ne participerai pas, et on savait dés lors sur qui compter, exactement, pour telle ou telle action.
Une fois que l’on s’était mis d’accord, il n’y avait plus de place pour le manque de discipline, l’improvisation, la déconnade. Le militant indiscipliné, provocateur, bourré, en retard, etc, n’avait aucune excuse, et il ne pouvait pas dire « le chef ne m’aime pas ».
Il faut se rappeler qu’un militant ne sera jamais un soldat. Il n’est pas payé, il est volontaire, et sur le côté, il a le plus souvent un emploi et une vie de famille. On ne peut donc le traiter éternellement comme de la merde et l’obliger à participer à des coups de buzz dont il sera la victime, ou à des actions qui ne le concernent pas.
Un mouvement révolutionnaire se souciant du peuple, construit localement, và privilégier la mobilisation sur des thèmes qui impliquent directement les travailleurs français sur le plan local. Et ce seront le plus souvent des thèmes socio-économiques, licenciements, etc.
Avec un petit nombre d’hommes déterminés, des structures de collecte, de distribution de bouffe ou de solidarité diverses peuvent être mis en place. C’est moins romantique que de défiler en uniforme paramilitaire, mais le vrai nationalisme commence comme cela.
Concernant l’idéologie : un groupe de travail local, à objectif social, ne doit pas, ne PEUT pas être sectaire, ni ridiculement folklorique. L’idéologie ne doit pas passer en premier. D’abord la mobilisation, ensuite le message. Sinon c’est du prosélytisme, et le français déteste cela.

Pour autant, cela est loin d’être suffisant.
Deux organisations nationalistes ont fait le pari de s’organiser différemment. Le MAS (Mouvement d’Action Sociale) et les Nationalistes Autonomes.

Le MAS survit tel un réseau fantomatique à l’origine de très bonnes initiatives. Mais ce n’est pas suffisant. La revue Rébellion ou la radio Méridien Zéro sont de bons outils, mais il s’agit d’intellos fafs qui parlent à des intellos fafs avant tout. Bref, peu de prise sur le populo et peu de capacité de nuisance ou de contre-attaque face au système.
Les nationalistes autonomes, très bon concept qui voulait copier les black blocks, ont eux aussi soufferts de l’arrivée de petits chefs qui ont mené à des querelles. Leur amateurisme, leur indiscipline et leurs limites géographiques ont réduit leur marge d’action.
Ces deux mouvements ont toutefois été des expériences très intéressantes, et il faut s’en inspirer.
Une organisation de nationalistes sans partis, sans chefs, divisée en cellule, doit faire face à plusieurs dangers :
-se désagréger faute de ciment idéologique (d’où l’utilité d’un programme clair, court et commun).
-sombrer dans le n’importe-quoi.
-sombrer dans l’invisibilité et l’inaction.
-devenir sectaire

Pour illustrer un peu, on peut imaginer une sorte de « MAS » national, non-existant officiellement, au programme social et national clair, compréhensible et assez large pour englober de droite à gauche des ultranationalistes charnels (tendance Œuvre Française) et des syndicalistes ouvriers, comme des français lambdas…
Cette organisation se mobiliserait avant tout dans le quotidien, rebâtissant des organisations sociales qui prendraient le relais d’un Etat disparaissant et démissionnaire (exemple du Hezbollah, le parti chiite libanais et premier fournisseur d’emplois dans son pays, possédant une branche militaire et ses propres hôpitaux, crèches, écoles, ateliers, etc).
Au-delà, les membres de ce parti investiraient au maximum toutes les manifs et les champs de revendication politiques, sur le terrain. En s’y rendant naturellement, de manière autonome, car se serait non un ordre venu d’en haut mais un réflexe militant, une part de leur formation.
Ainsi, quelle que soit la manif (contre le mariage gay ou contre la réforme des retraites), il s’y trouverait un bloc « rouge & noir » solide, combattif, autonome mais aussi discipliné et lucide, qui serait présent pour combattre et non pour se défouler. Ce serait l’ébauche d’une vraie force révolutionnaire et réellement dangereuse pour le système en place.

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Re: Vers un nouveau militantisme (Partie 1)

Messagepar Pat » 05/08/2013 - 20:40

Vers un nouveau militantisme (Partie 3)

Imaginons à présent ce que pourrait donner, de manière très générale et hypothétique, une force nationaliste-révolutionnaire construite sur de nouveaux principes, et entièrement dédiée à son objectif.
Objectif :

-Renverser la Vème République
-la remplacer par un état social-nationaliste fondé sur :
-le contrôle de l’économie par un Etat fort aux fonctions régaliennes,
-sur une organisation locale et populaire à la base.
Cela nécessite :
-des troupes (des penseurs, des cadres, des militants, des sympathisants,) aux compétences variées.
-des réseaux (dans toute la société et dans tous les domaines, pas seulement le milieu faf ou gauchiste, mais partout ou s’exprime et ou s’appuie le peuple).
-des moyens (diplomatiques, financiers, idéologiques, etc).
-un front commun (c'est-à-dire tirer tous dans la même direction sans se gêner mutuellement si possible, et ne pas gâcher ses munitions sur des cibles inutiles).
Aucune faction révolutionnaire en France ne dispose de cela.

La structure révolutionnaire :

Outils publics, organisation souterraine.

Quelle que soient leurs noms, les fédérations, les courants politiques, les groupes, les cellules ou les sections devront être complètement clandestines.
Finit les associations loi de 1901. Finit les cartes de membre, les bureaux avec pignon sur rue, les beaux logos et les sites officiels. Un mouvement clandestin est plus difficilement infiltré, et impossible à dissoudre. On ne peut pas le mettre hors la loi s’il n’a pas de charte ni de nom ni de liste d’adhérents…

Les structures externes, associatives, logistiques ou diverses (maison d’édition, local associatif, syndicat, collectif de distribution de nourriture etc) elles, seront légales et déclarées. Elles ne seront que des outils au service de la force révolutionnaire et devront donc être gérées par le conseil révolutionnaire central. Par contre, les gens qui y travailleront ne seront que des sympathisants ou des bénévoles divers, sans liens direct avec l’organisation mais si possible encadrés par un militant révolutionnaire. Tout sera fait pour que les structures légales et apparentes n’aient aucun lien visible ni avéré avec le mouvement révolutionnaire, ni même sous-jacent. Elles doivent être le plus neutres possibles.

Division et structure pyramidale
Les militants devront travailler en cellules hermétiques. Tous les militants seront obligatoirement sous pseudo. Seul le chef de cellule (ou les chefs) peut rencontrer les autres chefs (qu’il ne connaît que sous pseudo, lui aussi) et participer aux différentes réunions de coordination. Cela réduira la contamination et l’infiltration des cellules, les scissions, etc. Les cellules de 3 à 10 membres maximum permettent aussi de réduire les conflits personnels. Si un type ne s’intègre pas dans une cellule, qu’il travaille dans une autre. Si une cellule éclate, le mouvement ne perdra qu’un nombre infime de militants.
Les cellules devront se former à la base (quartier, ville) puis se fédérer progressivement (bureau régional, bureau national) vers le haut, et pas l’inverse.

Organisation du bas vers le haut, le contraire de ce qui est fait actuellement.
Eventuellement, un Comité Révolutionnaire Central pourrait être mis en place indépendamment, puis rattaché progressivement aux cellules autonomes, via les chefs de sections et les réunions de coordination. Comme ces chefs seront anonymes et travailleront de manière collégiale et invisible, on supprime automatiquement le conflit de chefs ou le « syndrome gaulois » du « moi je ne marche pas avec untel ni avec untel ».
Ce serait difficile à mettre en place, certes, mais 100 fois plus efficace que la conception dépassée des partis classiques fonctionnant plutôt comme des gangs. . Les membres sont avant tout des militants, pas des amis. [En conséquence, si un mec fout le bordel dans la cellule, ne vient pas aux réunions ou désobéit aux ordres approuvés collectivement, il en est exclut et la mesure disciplinaire apparaît comme naturelle car basée sur une décision collective lors d’une réunion et non sur la volonté arbitraire d’un chef. ]
Un tel modèle de structure ne se construira pas sans pertes, sans heurts, sans échecs mais dans une première phase il serait :
-Bien plus dangereux pour le régime en place que tout ce que nous avons pu faire jusqu’à présent.
-D’une efficacité décuplée sur tous les plans
-Apte à mener la guerre sur un front large sans opposer les diverses tendances politiques ni les différents
-Apte à faire émerger des chefs valables révélés sur leurs compétences réelles et leur capacité de sacrifice et de travail.
-Apte à occuper tous les domaines de luttes (politique, associative, culturelle, économique en pensant de manière utile, plutôt que dogmatique ou romantique.
-Apte à briser l’enfermement en recrutant des militants et des sympathisants en dehors d’une tribu définie et réduite. Une association de quartier qui distribue de la bouffe ce n’est pas fasciste. Un réseau invisible sans charte, sans nom, sans logo, sans sectarisme idéologique n’est pas « infréquentable ». Le militant révolutionnaire peut être un ultranationaliste fan de black metal, un col blanc apolitique ou un encarté de la CGT. De telles expériences ont déjà fonctionné.
-Capable d’engendrer l’embryon d’un Etat révolutionnaire réellement capable de prendre le relais quand la Vème République s’écroulera ou perdra ses moyens (hausse des prix, situation de chaos, etc). [Un comité de quartier « apolitique », en cas d’absence de l’Etat, peur assurer dans l’urgence une gestion de la nourriture et de l’eau, et d’un coup, comme par magie, se doter d’un beau drapeau rouge & noir. Il peut même fonder une milice d’autodéfense légitime aux yeux des habitants, en cas d’émeute, etc…]
Tout le monde parle de révolution mais on oublie qu’il ne suffit pas que le système s’écroule. Il faut avoir quelque chose pour prendre le relais de ce système.
Dans une deuxième phase, une telle structure, pourrait, le jour ou l’Etat passe à un stade supérieur de décomposition (comme en Grèce) :
-servir d’interlocuteur crédible à une puissance étrangère qui bénéficierait d’un changement de régime, et donc à recevoir des soutiens plus importants.
-remplacer peu à peu un Etat de plus en plus démissionnaire, dans une société de plus en plus pauvre et anarchique, éclatée, aux structures sociales traditionnelles absentes. Etre présent pour les gens.
-donner naissance à une branche armée capable d’entrer en guerre ouverte contre l’Etat en s’appuyant sur le peuple (comme l’a fait le Hezbollah au Liban, comme l’Aube Dorée est en voix de le faire en Grèce.).
Il n’y a aucuns raccourcis pour la révolution. Le seul chemin, c’est la constitution lente et minutieuse de cette force.

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Re: Vers un nouveau militantisme

Messagepar Miroir » 06/08/2013 - 11:16

Intéressante réflexion.
Premier commentaire:
les cellules devant être autonomes, elles doivent fonctionner en tant que véritables groupes plus qu'en tant qu'addition d'individus, ce qui nécessite entre 6 et 11 personnes et non 4 ou 5. Il est donc important aussi d'avoir dans chaque cellule une personne formée à la psychologie de groupe et qui ne soit pas le chef du groupe. Ce qui représente en soi une révolution par rapport aux organisations actuelles.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci

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Re: Vers un nouveau militantisme

Messagepar Pat » 06/08/2013 - 15:40

Vers un nouveau militantisme (Partie 4)

LE MILITANTISME INTEGRAL :

Chaque militant qui lit ce texte doit avoir conscience que c’est de lui que partira la constitution d’une force révolutionnaire. Il doit donc devenir, s’il le peut, un militant intégral et autonome. Le militant intégral n’est pas seul, il travaillera idéalement avec des cadres, avec ses égaux, et avec des sympathisants ou des contacts divers.
Un militant intégral n’est pas un mec qui prend une carte et attend des ordres, mais un soldat formé (ou autoformé) visant à devenir un cadre en puissance ou, au moins, capable d’agir seul quand il est isolé. C’est ce qu’on appelle une croissance en tâche d’huile. (Chaque combattant, và recruter ou convaincre en moyenne un nouveau camarade ou rendre une personne de son entourage sympathisante.)
Quand le militant intégral reçoit des directives, elles sont le plus souvent justifiées collectivement auparavant, dans sa cellule. Ou elles émanent dans l’urgence d’un chef qu’il reconnait sans ambiguïté.
Quand le militant n’a pas d’ordres, il doit savoir quoi faire.
On peut se représenter une hiérarchie non-formelle et souple: D’abord le cadre (évolution du militant), le militant intégral (se destinant à être cadre), le militant (discipliné, recruteur potentiel) et le sympathisant (ignorant la cellule mais travaillant au contact d’un militant dans un domaine précis, association, etc). Rapellons que tout se fait par collégialité. Rien sur papier, pas de grade ni de rite de passage. Minimalisme et professionnalisme.
Un certains nombres de réflexes militants à adopter (en vrac):
-Se parler par pseudos
-Supprimer systématiquement les textos et mails, ne rien garder par écrit ou au minimum.
-Considérez Facebook et Internet en général, comme visible et public aux flics. Utilisez ces ressources, parlez sur skype ou sur tchat, mais connaissez les limites.
-Ne jamais parler de choses illégales, autrement qu’en visu, ou au pire par allusions.
-Ne pas confondre la vie privée (les «trips » personnels) et l’action politique. Ne jamais mélanger les deux !!! Sur ce modèle, il est mieux de s’habiller de manière passe-partout ou utile pour militer par exemple. S’adapter selon l’occasion. Pas de tribalisme.
-La droite et la gauche, çà n’existe plus.
-On le répète, tonton Lénine : « liberté complète dans la discussion, discipline complète dans l’action ».
-Juger les gens sur le réel et non sur les impressions. A-t-il la tête sur les épaules ? Est il fiable ? Est il capable de discipline ? Quelles sont ses compétences et ses défauts ? Comment peut-on les utiliser ? Un communiste discipliné et volontaire est plus précieux qu’un nationaliste braillard et individualiste.
-Ne rien garder sur papier, ou alors le strict minimum.
-On répond au téléphone ou on rappelle.
-On est à l’heure aux réunions.
-Une réunion de cellule par mois minimum, deux si possible, une par semaine dans l’idéal.
-Une réunion n’est pas une discussion de comptoir. Ordre du jour, tour de table, vote à main levé, répartition des tâches, conclusion. Une heure et demi au grand maximum.
-Pas de place pour l’émotion, juste du concret. « Untel je ne l’aime pas, il est bizarre ». Si tu n’as rien de concret à lui reprocher, tu ferme ta gueule ou tu te casses.

-Dans le cadre d’une action violente (black block ou autre, investissant une manifestation dont les organisateurs ne sont pas des révolutionnaires, comme la « manif pour tous » ou une manif massive de gauche contre l’UE par exemple) ;
. -Tout penser en termes d’objectifs, de gains, ou de perte. Aller casser des gueules c’est bien. Savoir pourquoi, c’est mieux. Savoir comment, etc,

-En cas d’émeute, ne s’en prendre qu’aux plus stricts symboles du régime (bâtiments administratifs, flics, etc). Si un con casse des bagnoles ou des abribus, pétez lui la gueule. Les émeutiers sont les ennemis des révolutionnaires. Faîtes le ménage quand nécessaire.
-Protéger les manifestants des flics ou des divers agents du régime si possible. La protection du peuple est le premier devoir du révolutionnaire.
-Le vrai danger, ce sont les flics en civil. Pas les CRS.
-Soyez mobiles et conscients de ce qui vous entoure.
-« Restez Groupir ». Si possible, entraînez-vous à ce genre d’affrontement.
-Soyez habillés « casual », discret et utile. En cas de manif réellement violente, prenez exemple sur les black blocks. Sinon, soyez monsieur tout-le monde.
« Un révolutionnaire doit être parmi la population comme un poisson dans l’eau ».
Dans tous les cas, quand çà chauffe :
-Etre présent partout ou s’exprime la colère populaire Dans une manifestation, qu’elle soit marquée à gauche ou à droite, on occupe la rue, on noue des contacts, on rencontre des gens, et on peut même la détourner si elle est trop molle. Ce sont les organisateurs qui payent la casse pas nous. Pour autant, elles ne doivent pas être un défouloir, il faut savoir ce qu’on recherche avant d’y aller
Etre socialiste révolutionnaire, populiste, solidariste, national-communiste ou national-socialiste, c’est être avant tout utile à son peuple.
-Un militant bien intégré dans son immeuble, dans son quartier, est plus utile qu’un paria asocial qui déteste tout le monde.
-Se syndiquer. Au moins au niveau local, c’est une bonne école (et çà vous oblige à apprendre la discretion).

LA FORMATION ET LA DIFFUSION :

Si cet article s’adresse à des gens « avertis », le problème auquel il faudra pallier le plus rapidement sera la formation des militants révolutionnaires mais aussi la diffusion efficace de nos idéaux dans les masses sympathisantes.
Non pas en tentant de faire ingurgiter à un public hétéroclite des centaines de pages de Barrès, de Trotsky ou de Maurras, mais plutôt:
-des définitions claires et factuelles (« les faits sont têtus ») expliquant pourquoi l’Etat est l’ennemi, le peuple et la nation notre maison, et la révolution la solution.. Partir du concret. « Si tu as été licencié par Peugeot, c’est parcequ’à cause de notre gouvernement soumis aux américains, on ne peut plus vendre de bagnoles à l’Iran. Point ». Toutes les responsabilités des problèmes que vivent les gens reviennent à la fin au gouvernement et à ceux qui le défendent. C’est comme cela que s’instaure le réflexe révolutionnaire.
-Des méthodes utiles et terre-à-terre sur des actions précises : comment écrit-on un tract ? Comment se déplace-t-on lors d’un tractage ? Des choses élémentaires, basiques.
La pensée politique, dans l’idéal, serait diffusée par un samizdat ou une lettre anonyme (mail ou papier), 2 pages maximum par semaine, prenant très clairement position sur l’actualité et la course générale à suivre. « Sur tel fait d’actualité, il faut penser ceci et cela. ». Dans un langage que n’importe qui peut comprendre reprendre et répéter lors de ses conversations.
La seule couleur politique précise doit être celle de la révolution du peuple contre le régime, pour instaurer un Etat-Nation socialiste (ou ce qui conviendra à votre interlocuteur).
(Le vocabulaire quotidien est important dans la diffusion large d’une pensée-réflexe révolutionnaire: la République peut être désignée comme « le Régime », le peuple comme « les travailleurs » ou « les français », les ennemis comme des « collaborateurs » ou des « contre-révolutionnaires ». Pas besoin de parler du « complot judéo-maçonniquo-sodomite subversif allié aux hordes simiesques du désert. » ).

Guillaume Lenormand http://cerclenonconforme.hautetfort.com ... tie-4.html

Source et annexes: http://rougenoir76.over-blog.com/vers-u ... et-annexes

http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.


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