Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
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Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Julien Dray est un homme clé de l’idéologie dominante.
Trostkyste, ancien de la Ligue communiste révolutionnaire, fondateur de SOS-Racisme, il a construit l’idéologie antiraciste dans les années 1980. Dans un entretien au Monde il fait part de son inquiétude face à une possible défaite idéologique de son camp, qui doit faire face à « des rapprochements liés à des angoisses, à des inquiétudes, à la volonté de défendre cette identité white face à “cette France qui fout le camp”, ce sentiment qu’”on n’est plus chez nous” ». Un document brut pour aider à comprendre le grand désarroi du camp cosmopolite face aux mouvements de fond de la société française.
Polémia.
Membre du Parti socialiste depuis 1981, député de l’Essonne de 1988 à 2012, Julien Dray est vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, chargé de la culture. Il a participé à la fondation de SOS-Racisme, avec Harlem Désir, l’actuel premier secrétaire du PS. Pour lui, « le défi qui est posé à la gauche, c’est de promouvoir un modèle de société » qui défende « un monde libre, métissé, mais rassurant, car adossé à un combat pour un ordre social juste. »
Division de la gauche, scandale Cahuzac, absence de résultats économiques… Les raisons avancées par les socialistes quant à la défaite lors de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) vous semblent-elles satisfaisantes ?
Une explication est exacte : si la gauche éliminée au premier tour n’avait pas appelé à faire barrage au candidat du FN, il aurait été élu. Mais c’est insuffisant.
Ce que démontrent les partielles et les processus politiques en cours, c’est qu’il y a une dynamique de rassemblement de l’électorat de la droite et du FN qui dépasse les frontières territoriales des partis. C’est pourquoi le PS doit maintenant analyser ces processus, et ce qui s’est notamment passé cette année à travers la mobilisation contre le mariage pour tous.
Ce mouvement aurait donc cristallisé encore un peu plus la fusion des électorats ?
Dans la rue, les barrières sont tombées, des gens ont défilé côte à côte, de nouvelles générations ont appris à vivre ensemble dans ces manifestations. Cela crée des solidarités, des réciprocités. Toutes les préventions qui existaient auparavant s’effacent devant ce « combat commun ». Marion Maréchal-Le Pen, par exemple, était très à l’aise dans ces manifestations, nombre de jeunes la considérant comme partie prenante du mouvement, à l’inverse de sa tante Marine Le Pen, plus distante.
Il y a aujourd’hui des rapprochements liés à des angoisses, à des inquiétudes, à la volonté de défendre cette identité white face à « cette France qui fout le camp », ce sentiment qu’« on n’est plus chez nous » et qu’il est temps de réaffirmer quelque chose. C’est là que la différence entre droite et extrême droite s’estompe.
Ce phénomène est-il vraiment nouveau ? Le plus significatif, n’est-ce pas l’installation du FN au second tour ?
Avant, on regardait l’extrême droite comme dangereuse pour la démocratie. Cette idée l’emportait sur ce sentiment d’abandon moral, économique et social. Ce n’est plus le cas. Un rapprochement identitaire s’effectue, qui dépasse appareils et personnalités politiques.
La manière dont Patrick Buisson met en avant l’idée, pour la première fois, d’un mouvement social catholique ou le score du courant de la Droite forte, à l’UMP, sont révélateurs de cela. La campagne improvisée de Nicolas Sarkozy en 2012, qui fut une fuite en avant pour rattraper une partie de l’électorat d’extrême droite, a brisé toutes les frontières. Et la continuité de cela, c’est le fameux « ni-ni » de M. Copé.
Ces électeurs de gauche qui ont voté FN au second tour vous inquiètent-ils ?
Cela existe de manière marginale, chez des électeurs qui ont une relation plus distante avec la gauche. Mais cela reste encore très minoritaire. Le cœur du processus se situe dans la fusion qui s’opère entre les électorats de droite et d’extrême droite. Et là, comme toujours, la force va à la force. Surtout quand la résignation abstentionniste s’installe dans l’électorat de gauche.
La réponse des socialistes vous semble-t-elle à la hauteur ?
Il ne faut pas abandonner l’argumentation selon laquelle le FN constitue un danger pour la démocratie, un parti d’apartheid social. Mais si l’on est uniquement défensif, si l’on en reste à l’incantation d’un discours républicain qui donne aujourd’hui le sentiment de n’être plus opératoire, si l’on se contente du point Godwin, nous risquons une grave défaite. Nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille d’identité. Ce mouvement est fort, mais il n’est pas majoritaire, loin de là, dans la société. Or, s’il n’y a rien en face, il va le devenir, car il va attirer les franges les moins politisées de l’électorat de gauche, qui sont davantage dans le vote protestataire, et moins dans le réflexe de fidélité à la gauche.
Mais alors comment, précisément, constituer un pôle de résistance à cette dynamique
Le défi qui est posé à la gauche, c’est de promouvoir un modèle de société qui réponde à ces questions existentielles : est-ce que la France existe encore ? N’est-elle pas devenue une « sous-nation » ? La politique peut-elle encore quelque chose ? La gauche actuelle, si elle veut encore avoir un rôle positif, doit relever ce défi. Défendre un monde libre, métissé, mais rassurant, car adossé à un combat pour un ordre social juste. La première réponse à la montée du FN, en 1984, c’étaient les manifestations antifascistes. Mais c’est dans un phénomène culturel, Touche pas à mon pote, qu’on a gagné la bataille. SOS-Racisme portait un projet de société : le vivre-ensemble.
N’y a-t-il pas une forme de déni, dans la majorité et l’exécutif, devant ce qui ressemble de plus en plus à une irrésistible ascension du FN ?
Il y a certainement une angoisse face à cette réalité, car elle va impliquer de profondes réflexions et remises en cause de certaines politiques actuelles en France et en Europe. Mais il y a aussi une leçon rafraîchissante : sans unité de la gauche, pas d’avenir. Aucun. On ne s’en sortira pas si une partie de la gauche continue à faire le procès de l’autre partie. Le processus de substitution d’une gauche à une autre, auquel certains ont cru, ne marchera pas.
Propos recueillis par David Revault d’Allones
Le Monde
http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html
1/07/2013
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Trostkyste, ancien de la Ligue communiste révolutionnaire, fondateur de SOS-Racisme, il a construit l’idéologie antiraciste dans les années 1980. Dans un entretien au Monde il fait part de son inquiétude face à une possible défaite idéologique de son camp, qui doit faire face à « des rapprochements liés à des angoisses, à des inquiétudes, à la volonté de défendre cette identité white face à “cette France qui fout le camp”, ce sentiment qu’”on n’est plus chez nous” ». Un document brut pour aider à comprendre le grand désarroi du camp cosmopolite face aux mouvements de fond de la société française.
Polémia.
Membre du Parti socialiste depuis 1981, député de l’Essonne de 1988 à 2012, Julien Dray est vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, chargé de la culture. Il a participé à la fondation de SOS-Racisme, avec Harlem Désir, l’actuel premier secrétaire du PS. Pour lui, « le défi qui est posé à la gauche, c’est de promouvoir un modèle de société » qui défende « un monde libre, métissé, mais rassurant, car adossé à un combat pour un ordre social juste. »
Division de la gauche, scandale Cahuzac, absence de résultats économiques… Les raisons avancées par les socialistes quant à la défaite lors de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) vous semblent-elles satisfaisantes ?
Une explication est exacte : si la gauche éliminée au premier tour n’avait pas appelé à faire barrage au candidat du FN, il aurait été élu. Mais c’est insuffisant.
Ce que démontrent les partielles et les processus politiques en cours, c’est qu’il y a une dynamique de rassemblement de l’électorat de la droite et du FN qui dépasse les frontières territoriales des partis. C’est pourquoi le PS doit maintenant analyser ces processus, et ce qui s’est notamment passé cette année à travers la mobilisation contre le mariage pour tous.
Ce mouvement aurait donc cristallisé encore un peu plus la fusion des électorats ?
Dans la rue, les barrières sont tombées, des gens ont défilé côte à côte, de nouvelles générations ont appris à vivre ensemble dans ces manifestations. Cela crée des solidarités, des réciprocités. Toutes les préventions qui existaient auparavant s’effacent devant ce « combat commun ». Marion Maréchal-Le Pen, par exemple, était très à l’aise dans ces manifestations, nombre de jeunes la considérant comme partie prenante du mouvement, à l’inverse de sa tante Marine Le Pen, plus distante.
Il y a aujourd’hui des rapprochements liés à des angoisses, à des inquiétudes, à la volonté de défendre cette identité white face à « cette France qui fout le camp », ce sentiment qu’« on n’est plus chez nous » et qu’il est temps de réaffirmer quelque chose. C’est là que la différence entre droite et extrême droite s’estompe.
Ce phénomène est-il vraiment nouveau ? Le plus significatif, n’est-ce pas l’installation du FN au second tour ?
Avant, on regardait l’extrême droite comme dangereuse pour la démocratie. Cette idée l’emportait sur ce sentiment d’abandon moral, économique et social. Ce n’est plus le cas. Un rapprochement identitaire s’effectue, qui dépasse appareils et personnalités politiques.
La manière dont Patrick Buisson met en avant l’idée, pour la première fois, d’un mouvement social catholique ou le score du courant de la Droite forte, à l’UMP, sont révélateurs de cela. La campagne improvisée de Nicolas Sarkozy en 2012, qui fut une fuite en avant pour rattraper une partie de l’électorat d’extrême droite, a brisé toutes les frontières. Et la continuité de cela, c’est le fameux « ni-ni » de M. Copé.
Ces électeurs de gauche qui ont voté FN au second tour vous inquiètent-ils ?
Cela existe de manière marginale, chez des électeurs qui ont une relation plus distante avec la gauche. Mais cela reste encore très minoritaire. Le cœur du processus se situe dans la fusion qui s’opère entre les électorats de droite et d’extrême droite. Et là, comme toujours, la force va à la force. Surtout quand la résignation abstentionniste s’installe dans l’électorat de gauche.
La réponse des socialistes vous semble-t-elle à la hauteur ?
Il ne faut pas abandonner l’argumentation selon laquelle le FN constitue un danger pour la démocratie, un parti d’apartheid social. Mais si l’on est uniquement défensif, si l’on en reste à l’incantation d’un discours républicain qui donne aujourd’hui le sentiment de n’être plus opératoire, si l’on se contente du point Godwin, nous risquons une grave défaite. Nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille d’identité. Ce mouvement est fort, mais il n’est pas majoritaire, loin de là, dans la société. Or, s’il n’y a rien en face, il va le devenir, car il va attirer les franges les moins politisées de l’électorat de gauche, qui sont davantage dans le vote protestataire, et moins dans le réflexe de fidélité à la gauche.
Mais alors comment, précisément, constituer un pôle de résistance à cette dynamique
Le défi qui est posé à la gauche, c’est de promouvoir un modèle de société qui réponde à ces questions existentielles : est-ce que la France existe encore ? N’est-elle pas devenue une « sous-nation » ? La politique peut-elle encore quelque chose ? La gauche actuelle, si elle veut encore avoir un rôle positif, doit relever ce défi. Défendre un monde libre, métissé, mais rassurant, car adossé à un combat pour un ordre social juste. La première réponse à la montée du FN, en 1984, c’étaient les manifestations antifascistes. Mais c’est dans un phénomène culturel, Touche pas à mon pote, qu’on a gagné la bataille. SOS-Racisme portait un projet de société : le vivre-ensemble.
N’y a-t-il pas une forme de déni, dans la majorité et l’exécutif, devant ce qui ressemble de plus en plus à une irrésistible ascension du FN ?
Il y a certainement une angoisse face à cette réalité, car elle va impliquer de profondes réflexions et remises en cause de certaines politiques actuelles en France et en Europe. Mais il y a aussi une leçon rafraîchissante : sans unité de la gauche, pas d’avenir. Aucun. On ne s’en sortira pas si une partie de la gauche continue à faire le procès de l’autre partie. Le processus de substitution d’une gauche à une autre, auquel certains ont cru, ne marchera pas.
Propos recueillis par David Revault d’Allones
Le Monde
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1/07/2013
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Le Franc a écrit :Ce qui lui fait peur, c'est que les gens n'aillent plus voter, et prennent le pouvoir comme ses semblables l'ont pris: par la révolution. Les urnes ne lui font pas peur, car elles sont sous contrôle: la preuve, avec 6 millions d'électeurs, le FN ne dispose que de deux sièges à l'assemblée, dont l'un est occupé par un franc-maçon non adhérent!
La révolution?
Alors il peut dormir sur ses deux oreilles...
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Le Franc a écrit :Miroir a écrit :Le Franc a écrit :Ce qui lui fait peur, c'est que les gens n'aillent plus voter, et prennent le pouvoir comme ses semblables l'ont pris: par la révolution. Les urnes ne lui font pas peur, car elles sont sous contrôle: la preuve, avec 6 millions d'électeurs, le FN ne dispose que de deux sièges à l'assemblée, dont l'un est occupé par un franc-maçon non adhérent!
La révolution?
Alors il peut dormir sur ses deux oreilles...
Cela dépend s'il y croit ou non. C'est une question d'eschatologie. http://herveryssen.over-blog.com/articl ... 78390.html
Effectivement, s'il y croyait ça pourrait perturber son sommeil.
S'il y croyait.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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supergaulois
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
la révolution du mouton, qui peut croire que ça va se produire 

Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
supergaulois a écrit :la révolution du mouton, qui peut croire que ça va se produire
Le jour où ils n'auront plus rien dans leurs assiettes.
Je chante pour mon vallon en souhaitant que dans chaque vallon un coq en fasse autant.( Edmond Rostand)


Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
OhMonPaïs a écrit :supergaulois a écrit :la révolution du mouton, qui peut croire que ça va se produire
Le jour où ils n'auront plus rien dans leurs assiettes.
Ce jour là, ils supplieront qu'on leur donne un os, c'est tout.
Et seront encore plus soumis pour l'obtenir.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Je pense que la crainte que ce charlot exprime ne soit pas seulement une défaite électorale mais aussi culturelle, il le dit lui même, dans les manifs par exemple les jeunes et moins jeunes apolitiques jusqu'à présent ont défilé ou agis avec des personnes classés à l'extrême droite et se sont aperçu que ce n'étaient pas les monstres que les media décrivaient, ce qui peut ouvrir des perspectives pour l'avenir.
je ne parle pas que des grosses manifs parisiennes mais aussi celles presques quotidiennes en province.
je ne parle pas que des grosses manifs parisiennes mais aussi celles presques quotidiennes en province.
Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Pat a écrit :Je pense que la crainte que ce charlot exprime ne soit pas seulement une défaite électorale mais aussi culturelle, il le dit lui même, dans les manifs par exemple les jeunes et moins jeunes apolitiques jusqu'à présent ont défilé ou agis avec des personnes classés à l'extrême droite et se sont aperçu que ce n'étaient pas les monstres que les media décrivaient, ce qui peut ouvrir des perspectives pour l'avenir.
je ne parle pas que des grosses manifs parisiennes mais aussi celles presques quotidiennes en province.
Je plussoie.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Je n'ai aucun doute sur la sauvagerie maintenue sous une fine couche de civilisation.
Ce dont je fais plus que douter est la capacité des sauvages à s'organiser pour aller au-delà de la défense de leur intérêt matériel personnel immédiat, intérêt personnel immédiat qui permet de facilement utiliser les uns contre les autres et inversement.
Ce dont je fais plus que douter est la capacité des sauvages à s'organiser pour aller au-delà de la défense de leur intérêt matériel personnel immédiat, intérêt personnel immédiat qui permet de facilement utiliser les uns contre les autres et inversement.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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UnGarsDuFN
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Miroir a écrit :Je n'ai aucun doute sur la sauvagerie maintenue sous une fine couche de civilisation.
Ce dont je fais plus que douter est la capacité des sauvages à s'organiser pour aller au-delà de la défense de leur intérêt matériel personnel immédiat, intérêt personnel immédiat qui permet de facilement utiliser les uns contre les autres et inversement.
C'est surtout que croire qu'un jour le système en place laissera la situation se dégrader au point qu'on devienne des sauvages est une rêvasserie. Quel est l'intérêt du système d'avoir une population incontrôlable ? Leur intérêt est que l'on soit toujours contrôlable, donc on aura toujours quelque chose dans les assiettes. Croire l'inverse c'est bon pour vendre du survivalisme pour certains, et rien d'autres.
Et j'ai l'impression que ce que craint surtout Dray c'est qu'il y ait une défaite idéologique de l'anti-racisme, mais pas chez ceux qu'on croît. J'ai l'impression que c'est de plus en plus perdu chez les Français d'origine étrangère. Et ce sont eux qui commencent à prendre conscience des magouilles et de la contre-productivité. C'est un peu ce que je décrivais sur un autre sujet concernant les homosexuels et les échecs grandissants des mouvements LGBT dans la population.
Le Français de souche catholique hétérosexuel lui par contre reste massivement acquis à toute ses conneries en témoigne son indéfectible soutien à ceux qui ont instauré tout cela. Désolé de le dire, mais c'est la réalité.
Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Dissident a écrit :Miroir a écrit :Je n'ai aucun doute sur la sauvagerie maintenue sous une fine couche de civilisation.
Ce dont je fais plus que douter est la capacité des sauvages à s'organiser pour aller au-delà de la défense de leur intérêt matériel personnel immédiat, intérêt personnel immédiat qui permet de facilement utiliser les uns contre les autres et inversement.
Tu doutes donc de la capacité d'un sauvage à pouvoir se civiliser ?
Je doute de la capacité d'un civilisé tombé dans la sauvagerie à construire spontanément une autre civilisation.
Ceux que l'on considère habituellement comme des sauvages sont en fait hautement civilisés, même s'ils vivent en tribus peu technologiques.
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c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Dissident a écrit :UnGarsDuFN a écrit :Miroir a écrit :Je n'ai aucun doute sur la sauvagerie maintenue sous une fine couche de civilisation.
Ce dont je fais plus que douter est la capacité des sauvages à s'organiser pour aller au-delà de la défense de leur intérêt matériel personnel immédiat, intérêt personnel immédiat qui permet de facilement utiliser les uns contre les autres et inversement.
C'est surtout que croire qu'un jour le système en place laissera la situation se dégrader au point qu'on devienne des sauvages est une rêvasserie. Quel est l'intérêt du système d'avoir une population incontrôlable ? Leur intérêt est que l'on soit toujours contrôlable, donc on aura toujours quelque chose dans les assiettes. Croire l'inverse c'est bon pour vendre du survivalisme pour certains, et rien d'autres.
Et j'ai l'impression que ce que craint surtout Dray c'est qu'il y ait une défaite idéologique de l'anti-racisme, mais pas chez ceux qu'on croît. J'ai l'impression que c'est de plus en plus perdu chez les Français d'origine étrangère. Et ce sont eux qui commencent à prendre conscience des magouilles et de la contre-productivité. C'est un peu ce que je décrivais sur un autre sujet concernant les homosexuels et les échecs grandissants des mouvements LGBT dans la population.
Le Français de souche catholique hétérosexuel lui par contre reste massivement acquis à toute ses conneries en témoigne son indéfectible soutien à ceux qui ont instauré tout cela. Désolé de le dire, mais c'est la réalité.
Prévoir ne veut pas dire "croire".
La raison d'être des restau du coeur ou autres aides alimentaires directes ou indirectes sont exactement ce que tu décris : le moyen de garder le contrôle sur la population.
C'est donc que nous sommes dans le vrai quand à l'importance de la bouffe dans l’assiette pour l'avenir du système.
Mais le système comme tout ce qui existe a un début et sans doute une fin.
Quand on voit des cadavres de vaches, de mouton ou de chevaux découpé dans nos pré, il faut croire que l'approvisionnement en bouffe devient insuffisant pour tenir le peuple.
Bien entendu, il est plus rassurant de dire que tout va bien et que le pire n'arrivera pas. Se faisant, tu n'es ni survivaliste, ni théoricien du complot, ni révolutionnaire utopiste. Tu es exactement ce que veut nous laisser croire le système : Tout va très bien, la crise est derrière nous !
UGDFN n'a dit ni que tout va bien ni que la crise est derrière nous.
Il a juste dit que le système fait et fera le nécessaire pour que les moutons restent moutonniers.
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c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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UnGarsDuFN
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Dissident a écrit :Mais le système comme tout ce qui existe a un début et sans doute une fin.
Quand on voit des cadavres de vaches, de mouton ou de chevaux découpé dans nos pré, il faut croire que l'approvisionnement en bouffe devient insuffisant pour tenir le peuple.
Ca c'est ton interprétation.
On peut aussi l’interpréter comme un prétexte pris par les plus malhonnêtes et les plus délinquants pour commettre leurs méfaits. Moi je ne soutiens pas ce genre de gens et ce sont souvent ce genre de personnages qui grossissent les rangs des révolutionnaires.
- Santangelo
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Si les gens ont faim, ils pilleront le super u du coin et le potager des voisins, ils n iront pas chercher a bouffer chez leurs elus.
D ailleurs, ils ne seront plus la...
Je ne crois pas à une "revolution", meme le ventre vide.
D ailleurs, ils ne seront plus la...
Je ne crois pas à une "revolution", meme le ventre vide.
Lorsqu'on hait les tyrans, il faut aimer les rois. (Victor Hugo)
Le prosélytisme et le viol systématique et permanent des consciences, comme l'Inquisition sont des pratiques d'un autre âge. (Odysseus)
Ha, ha, ha. (Bernard Kouchner)
Le prosélytisme et le viol systématique et permanent des consciences, comme l'Inquisition sont des pratiques d'un autre âge. (Odysseus)
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supergaulois
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
malgré le nombre de taxes en France, ça vote toujours autant ump-ps, la révolte c'est possible dans d'autres pays mais pas en France
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UnGarsDuFN
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Dissident a écrit :Je fais la collusion et je vais jusqu'à dire qu'il est comme les gens formatés par le système qui dénoncent systématiquement tout ce qui va contre l'intérêt du système, sans compter que parler à toutes les sauces de cette brochette de merde qu'est le LGBT conforte mon constat.
Tu me fais penser à cet intervenant dans les commentaires sur une vidéo de Salim Laïbi qui m'a traité de gauchiste ultra sioniste après mon premier message. Les réactions fanatiques me fatiguent, donc je ne répondrai pas plus amplement.
Sauf sur la phrase que je viens de citer. Dans ton fanatisme tu es incapable de voir que dès que j'en parle c'est pour les neutraliser et les discréditer. C'est quoi que tu n'as pas aimé dans ma remarque plus haut ? De te démontrer par A + B que les homosexuels eux-même nuiront bien plus à la nébuleuse LGBT à long terme que tous les nationalistes révolutionnaires et autres hurleurs professionnels depuis un an ? Je sais c'est difficile à admettre, mais c'est la réalité. Vous n'avez rien empêché depuis un an, ni depuis 200 ans. Par contre le peu de succès du mariage homosexuel servira dans quelques temps, si l'occasion se présente, de l'abroger car son illégitimité et inutilité aura été prouvé par les chiffres.
Si on prend l'avortement c'est plus difficile, car trop de monde y fait appel.
C'est bien beau de hurler qu'il faut repénaliser l'homosexualité et l'avortement comme les gens que tu admires, mais il faut être réaliste, et ne pas être contre-productif. Marine Le Pen, sur laquelle tu passes ton temps à cracher, avait trouvé une très bonne idée pendant la campagne pour décourager l'avortement (c'est à dire le mener à être de moins en moins légitime dans la population) sans pour autant l'interdire en braquant tout le monde.
Il y a ceux qui ne savent que gueuler, et ceux qui font de la politique, chacun sa place.
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
supergaulois a écrit :malgré le nombre de taxes en France, ça vote toujours autant ump-ps, la révolte c'est possible dans d'autres pays mais pas en France
Ah bon où ça ? En Grèce on nous avait promis que les crève la dalle allaient faire la révolution, non seulement ils n'ont rien fait, mais ils ont revoté pour les même partis au pouvoir.
Les seules révolutions que j'ai vu c'est dans les pays arabes, et comme prévu ça s'est terminé en eau de boudin, quasi-guerre civile, et coup d'Etat, avec les blessés et morts qui vont avec pour déboucher sur une situation encore pire que ce qu'il y avait en place juste avant. Ce qui tend à confirmer ce que j'ai toujours pensé sur la racaille révolutionnaire.
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UnGarsDuFN
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Dissident a écrit :
Marine Le Pen étant entourée de gens qui aiment se faire dominer, il est logique que tu l'admires, elle t’attire comme la bonne copine que tu aimerais avoir...
Tu n'as toujours pas compris que je soutiens le FN depuis l'époque JMLP, et que ce n'est pas par admiration de Marine. Entre la haine et l'admiration il ne peut pas y avoir de juste milieu ? Quant au reste de tes insultes, je n'ai pas trop compris le but, me faire dire ce que je n'ai jamais dit ? Tu me parles de choses que je n'ai jamais défendu bien au contraire, et c'est pour ça que tu es un fanatique, tu ne sais même plus distinguer le pour et le contre dans le propos des autres dès qu'ils osent te heurter. Et c'est en ça que tu es un fanatique, je le répète, malgré tes menaces. Tu es un fanatique comme bien des nationalistes révolutionnaires et c'est à cause de gens comme vous, depuis 200 ans, que personne n'écoute les défenseurs de la Nation.
Ma liberté s'arrête où commence la tienne, bien. Je ne suis pas du genre à me plier à ce genre de délire mégalomaniaque soralien, alors bannie moi si tu veux, mais je ne m'écraserai jamais devant une telle injonction.
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Dissident a écrit :
Marine Le Pen étant entourée de gens qui aiment se faire dominer, il est logique que tu l'admires, elle t’attire comme la bonne copine que tu aimerais avoir...
ça explique pourquoi le sous titre du forum à changer.
Mais comme le fondateur de ce forum, sur lequel vous ne faites qu'insulter le FN et la famille Le Pen, n'est plus là pour s'expliquer, je vous conseillerais de relire sa dernière lettre.
Peut-être qu'avec un peu de respect pour les points de vues différents vous arriverez à sortir de votre "
Marrant la dernière vidéo de Soral parle "du lien" entre SOS Racisme ( je reste dans le sujet du topic) et LGBT, Mariage gay même but au final... Pas vraiment hors sujet sur ce coup, à moins que...
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Re: Le fondateur de SOS-Racisme craint une défaite idéologique
Fr-libre80, tu n'as pas compris que nous n'insultions point le FN mais regrettions son alignement sur l'UMP pour quelques voix de plus aux élections, quant à insulter la famille Le pen, nous avons une grande estime pour JMLP qui a sorti l'extrême droite du ghetto !
mais comme tu as envie de te défoulé vas y.
Regarde ici comme nous détestons la famille Le Pen: viewtopic.php?f=6&t=14535
mais comme tu as envie de te défoulé vas y.
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