Les cinq plaies de la fonction publique

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Pat
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Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar Pat » 08/06/2009 - 23:02

Pas d'Etat national sans un corps de fonctionnaires compétents, efficaces, fiers de leur mission, dévoués au bien public et jouissant du respect dû à la noblesse de leurs tâches : protéger, éduquer, pour citer les principales. Dans les faits, l'image de nos fonctionnaires ne correspond plus à cette vision. Ceux qui demeurent fidèles à la notion de service de la France et des Français se heurtent à l'irritation de moins en moins dissimulée de leurs compatriotes du "privé", qui ont tendance à les mettre "dans le même sac" que certains de leurs collègues toujours en tête de cortèges revendicatifs. Ils savent que cinq caractéristiques les affectent, qui constituent aujourd'hui un ensemble de privilèges en leur faveur, et qui, demain, pourraient bien tourner en malédiction.

I - L'absentéisme
Pour des raisons diverses - la santé, les congés pris pour des causes autres que "légales" -, des salariés ne se présentent pas à leur travail. Un seul de ces motifs est honorable et encourageable. Dans les tableaux publiés par le ministère du Travail et diverses autres administrations sur l'absentéisme, il est de façon déplorable mentionné à côté de la maladie : il s'agit de la maternité. Les avantages des fonctionnaires, dont devraient profiter toutes les salariées, du privé comme du public, font que la fréquence d'absences, du fait de la maternité est affecté du taux de 0,5% dans le privé, de 1,1% dans les services de l'Etat et 0,9% dans les collectivités territoriales. Autrement dit, une fonctionnaire d'Etat a de bien meilleures conditions pour avoir un enfant. Ce "privilège" - deux fois plus de chances d'être mère - n'est pas contestable, les femmes du privé n'en disposent malheureusement pas, ce qui en dit long sur la dégradation des conditions de travail ces dernières décennies en France, sous la houlette des socialistes et des UDF-RPR.
En tout état de cause, l'absentéisme dans la fonction publique, exprimé en pourcentage, est deux fois plus important que dans le privé. Le tableau ci-dessous est sans appel :

Il - Temps de travail
National Hebdo a déjà rendu compte de la question, sous forme d'une éloquente revue de presse. Les situations sont très diverses selon les secteurs, il n'empêche que le temps de travail du secteur public est largement inférieur à celui du privé. Bien qu'il soit difficile de donner une moyenne nationale, compte tenu de la "discrétion" de certaines entreprises d'Etat sur le sujet et du problème de l'impact des congés, on aura une idée du différentiel privé-public, dans le contexte de l'application des 35 heures, par les données suivantes, concernant environ 140 000 salariés du secteur public (EDF-GDF) :
32 heures payées 37, ou 35 heures payées 39 selon les catégories ;
ou 32 heures payées 39 (SNCF)

Image

III - Pouvoir d'achat
Il y a encore deux ou trois décennies, les fonctionnaires et assimilés étaient plaints par les salariés du privé, quant à leur rétribution. Ils avaient la sécurité de l'emploi, certes, mais ils payaient cet avantage au niveau de leur porte-monnaie. Ce n'est plus vrai au moins depuis le début des années 90. En 1996, on relevait, pour le salaire moyen, un écart de 10% : 11 830 francs net par mois pour un agent de l'Etat, 10 690 francs net par mois pour un salarié du privé. D'année en année, l'écart se creuse. En dépit des obscurités statistiques en la matière, la reconstitution 1990-1996 donne déjà :

SALAIRE NET :
Privé :
1990 : base 100,
1996 : base 99
Public :
1990 : base 100,
1996 : base 106,5


A ceci s'ajoute le différentiel de charges sociales, beaucoup plus légères pour les ressortissants du public. Et le fameux domaine des primes augmente la différence entre le privé et le public.

IV - Les retraites
Les salariés de la fonction publique, et plus largement du secteur public, bénéficient d'un double avantage lorsqu'ils partent en retraite :
Ils partent plus tôt, avec une pension à taux plein (50% entre 55 et 59 ans, l'âge moyen est de 56,6 ans).
Leur pension est de 75% du dernier salaire (privé : 47%):
Par ailleurs, et sans multiplier les détails, ils cotisent moins et moins longtemps. D'où un extraordinaire déséquilibre dans les "régimes spéciaux" des fonctionnaires et assimilés.

V - La garantie de l'emploi
Le chômage exerce ses ravages parmi les travailleurs du privé, à tous les postes hiérarchiques, dans toutes les branches et professions. Nul n'est à l'abri. La garantie de l'emploi du secteur public est un avantage qu'on ne saurait sous-estimer, par conséquent. Il est vrai que l'introduction progressive de "'contractuels" dans diverses activités du secteur public oblige à nuancer ce rappel, cette catégorie n'étant pas "protégée".
Au total, la différence de statut social entre privé et public est loin d'être mince. Elle se retourne aujourd'hui contre l'ensemble de la fonction publique française. Car la Commission de Bruxelles, obsédée par sa volonté de détruire les Etats nationaux, compte exploiter au maximum ces disparités afin de détruire tout moyen d'action autonome des divers pays de l'Union européenne. En bloquant toute évolution des statuts des fonctionnaires et agents du secteur public, les syndicats de la gauche aident les eurocrates à isoler la fonction publique française. Ils prennent la terrible responsabilité de la jouer dans une sorte de quitte ou double, entre immobilisme et démantèlement total. Voici pourquoi les cinq groupes de privilèges du public sur le privé risquent de se transformer pour les fonctionnaires en poison mortel.
René-Louis DUVAL National Hebdo du 4 au 10 mars 1999
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar Pat » 18/08/2009 - 21:21

LA MALADIE DU FONCTIONNAIRE...

Il n'est jamais souhaitable de ne pas être en bonne santé ... sauf peut-être si on y est encouragé ! C'est un des défis, parmi tant d'autres ayant trait au secteur étatisé, que devra relever Nicolas Sarkozy. L'absentéisme dans le secteur public (qui coûte aujourd'hui 8,5 % du budget annuel de l'État) pourrait-il être expliqué ? Quels sont les origines de ces maladies dévastatrices qu'affrontent les agents SNCF ou les enseignants, alors même que leur nombre d'heures travaillées est inférieur au privé ? Tâchons de percer l'énigme.

Quand on est fonctionnaire titularisé, on bénéficie de congés maladie ordinaire (CMO), de congés longue maladie (CLM ) ou de congés longue durée (CLD). Nous allons voir qu'à chaque étape, le laxisme règne en maître et que les différences entre privé et public sont patentes. Mais ajoutons en préambule que, sans être malade, le fonctionnaire peut prendre des congés sans solde, selon un système particulièrement favorable. Dans le privé, tout salarié peut lui aussi prétendre à un congé sabbatique afin de réaliser un projet personnel de son choix, mais à condition d'avoir au moins 6 ans d'activité professionnelle, et 3 ans d'ancienneté dans l'entreprise. La durée du congé sera alors comprise entre 6 et 11 mois au maximum (source : code du Travail). Dans le secteur public, vous avez droit à trois fois plus, soit une période de trois ans d'affilée de congés, renouvelable trois fois, pour un total possible de 9 ans, ce en conservant son statut de fonctionnaire, avec les conditions de retraite afférentes !

Le laxisme règne en maître
N'épiloguons pas et revenons aux seuls statuts du fonctionnaire malade. Le congé maladie ordinaire (CMO) est prévu pour les affections ne présentant pas de gravité particulière, ne relevant ni du congé de longue maladie, ni du congé de longue durée. On obtient sans difficulté à ce titre un congé de 3 mois à plein traitement et de 9 mois à demi-traitement (NB : les "indemnités de résidence" et "supplément familial de traitement" sont versés intégralement en sus). Si au bout de 6 mois consécutifs on n'a pas envie de recommencer son travail, un "comité médical" est saisi pour avis sur les demandes de prolongation pour les 6 mois restant à courir. Le CM est donc en réalité dans les faits de 12 mois possibles. Au-delà, on passe an statut dit de CL. Le congé de longue maladie (CL) est prévu au départ pour une durée maximale de 3 ans. Une liste des maladies ouvrant droit à ce congé est fixée par un arrêté, mais elle n'est qu'indicative : le comité médical peut donc accorder un CL pour une maladie n'y figurant pas, après avis du comité médical supérieur. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son salaire pendant un an puis la moitié pendant les deux années suivantes. Toutefois, il conserve aussi la totalité des suppléments pour charge de famille et ce qu'on appelle l'indemnité de résidence. Le congé de longue durée (CL) était à l'origine prévu pour les malades atteints de tuberculose, maladie mentale, cancer, poliomyélite, déficit immunitaire grave acquis. Notons au passage que la rubrique "maladie mentale", de par son flou même, ouvre la porte aux abus de tous genres. Le CAL a été ensuite étendu au sida, dans des conditions particulièrement favorables aux agents de l'État. Depuis l'intervention tapageuse d'Act Up-Paris en 1994 auprès du ministère de la Fonction publique, les malades du sida bénéficient en effet à présent du CLD. En théorie les trois premières années, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement et les deux années suivantes, un demi-traitement. En pratique, c'est bien davantage puisque « s'il a contracté sa maladie dans l'exercice de ses fonctions » (et qui pourra jamais prouver le contraire ?) le fonctionnaire bénéficie de cinq ans de plein traitement et trois ans de demi-traitement. Bien entendu le temps passé en CMO, en CLM ou en CLD est décompté comme temps travaillé. Il est pris en compte pour l'avancement et la retraite. Pour ces types de congé maladie, la plupart des mutuelles de la fonction publique complètent le demi-traitement par des allocations journalières qui permettent, dans la plupart des cas, de conserver au minimum environ 75 % de son traitement net (hors les primes). Par surcroît ces allocations ne sont pas imposables.

Par ailleurs, si votre état de santé est de nature à « compromettre le bon fonctionnement du service », le supérieur hiérarchique peut établir un "rapport" adressé au chef du SGAP. À l'expiration du CLD, si le fonctionnaire « ne se sent pas en état de retravailler tout en ayant conservé l'espoir de réexercer un jour sa fonction » (sic), il demande à être « mis en disponibilité d'office ». Il est alors payé par l'administration sous forme d'indemnités journalières (non fiscalisées) qui représentent 50 % du traitement. Si en revanche, le fonctionnaire pense ne pas reprendre un jour sa tâche harassante, il demande une mise à la retraite pour invalidité. Le ministère des Finances établira alors le montant de la pension. Celui-ci est calculé soit par rapport aux années effectivement effectuées, soit forfaitairement sur la base de 50 % du traitement net du dernier échelon du grade concerné. C'est le calcul le plus favorable qui est retenu par l'administration. Particularité française inouïe, par-delà l'extrême générosité ci-dessus exposée, cette pension de retraite après longue maladie est tout à fait cumulable avec un emploi, sauf dans la fonction publique ! L'administration admet donc sans sourciller qu'on puisse être malade chez elle, et bien portant ailleurs...

Voici la signification de tout ceci.
A. Les congés maladies sont payés (et l'intégralité des primes diverses avec) au-delà de toute raison, avec un mécanisme d'automaticité si peu contraignant qu'il favorise les comportements abusifs, ce qui explique le taux de maladie étrangement élevé - en nombre et en périodicité - de la fonction publique.
B. La possibilité de travailler dans le privé en touchant une retraite du public est moralement douteuse, et ce passe-droit interdit au secteur privé choque. Mais que penser si, par surcroît, le fonctionnaire est miraculeusement guéri après une vie professionnelle ou les périodes d'alitement se sont succédé, cas clairement autorisé par l'administration ? Bien entendu, l'ensemble de ce qui vient d'être exposé n'a pas cours dans le secteur privé, sommé lui, de financer le dispositif. Les salariés - y compris de gauche - non-fonctionnaires apprécieront...

Grégoire Duhamel monde et vie . 19 mai 2007
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar Pat » 25/12/2009 - 19:46

LE NOMBRE DES FONCTIONNAIRES

Une fois n'est pas coutume. Nous allons citer tout simplement le Monde et l'AFP. Le nombre de fonctionnaires a augmenté de 36 % depuis 1980.

1,4 million de fonctionnaires en plus cette date. Les effectifs de l'ensemble de la fonction publique française ont augmenté de 36 % entre 1980 et 2008, alors que l'emploi total en France progressait deux fois moins vite (18 %), selon un rapport de la Cour des comptes qui déplore la rigidité et l'absence de vision stratégique de l'Etat dans ce domaine.

Début 2008, les trois fonctions publiques (Etat, collectivités territoriales et hôpitaux) employaient au total 5,3 millions d'agents, dont près de la moitié (2,5 millions) pour l'Etat. Cela représente un peu plus de 20 % de l'emploi total en France, a souligné mercredi 16 décembre le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin. Ces chiffres masquent toutefois d'importantes disparités : la progression de l'emploi public résulte essentiellement des collectivités territoriales (+71 %) et, dans une moindre mesure, des hôpitaux (+ 54 %).

Avec une progression de seulement 14 %, l'Etat a été très loin d'être exemplaire (...) parce que sa progression en apparence modérée masque son incapacité à s'adapter aux réformes de l'action publique qu'il a lui-même décidées, a jugé Monde Séguin. L'Etat « aurait dû pourtant réduire sensiblement ses effectifs du fait de la décentralisation et de la montée en puissance des opérateurs publics, agences, offices et autres organismes publics autonomes. »

Malgré d'importants transferts de compétences aux collectivités, la décentralisation n'a entraîné aucune baisse ni même stabilisation des effectifs de l'Etat, a relevé Monsieur Séguin. En 1980, la fonction publique d'Etat comptait 2,1 millions d'agents et 400 000 de plus fin 2007.

Le rapport s'inquiète aussi du recours accru aux « opérateurs » pour assurer des missions de service public. En 2007, ces opérateurs ont perçu 21 milliards d'euros de subventions de l'Etat et 6,5 milliards de ressources fiscales.

« La progression modérée des emplois de l'Etat n'est donc qu'optique, puisque ses missions sont désormais accomplies par d'autres structures mais à ses frais, déplore Monsieur Séguin. Les effectifs s'ajustent très peu à la baisse de la demande ou des besoins mais sont au contraire très réactifs aux nouvelles sollicitations. C'est comme un yo-yo qui ne cesserait de monter et ne descendrait jamais » Ainsi, les effectifs du ministère de l'agriculture et de ses opérateurs ont doublé, alors que le poids de l'agriculture dans l'emploi et la richesse nationale était divisé par deux.

« Comment montrer à nos concitoyens qu'une politique est devenue prioritaire ? En embauchant des fonctionnaires à tour de bras », regrette M. Séguin, citant l'exemple de la police, où les effectifs ont progressé de 20 % entre 1989 et 2006, sans conduire à des résultats probants sur le terrain. La France compte un policier pour environ 250 habitants, contre un pour 303 en Italie et un pour 380 au Royaume-Uni. « Plus que le nombre de policiers, c'est bien la manière d'affecter, de gérer et d'organiser les missions des policiers qui est aujourd'hui déterminante », a conclu le président de la Cour des comptes.

Ces constatations citées par le Monde et l'AFP sont d'autant plus frappantes et désolantes qu'elles viennent de la Cour des Comptes, elle-même composée de fonctionnaires qui n'ont ainsi aucune indulgence pour le système qui les nourrit eux-mêmes.

Cela veut bien dire que la situation est grave.

M.P. http://www.libeco.net/magazine.htm
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar joylydia » 25/12/2009 - 19:55

Pour ce qui est des retraites ,il serait plus humain d'aligner le privé sur le public et non pas l'inverse, quand on a travaillé toute sa vie ,il faut avoir une retraite décente,au lieu de payer le minimum vieillesse à tous les immigrés qui n'ont pas travaillé ni cotisé un centime en France.
Quant à l'âge de la retraite ,c'est parce qu'on pousse les fonctionnaires les plus âgés à partir,afin d'embaucher des jeunes moins payés ,avec des contrats différents. Et les dirigeants font tout pour les dégoùter et les faire partir .

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar supergaulois » 25/12/2009 - 23:44

certains fonctionnaires ont la retraite a 50 ans et qui paye la facture, le secteur privé :evil:

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar wesker » 27/12/2009 - 13:37

La garantie de l'emploi correspondant à des missions de services publics, il est deplorable que la subversion interieure et la concurrence déloyale extérieure mis en palce par l'Union Européenne ait devalorisé la fonction publique.

supergaulois
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar supergaulois » 27/12/2009 - 23:11

la sécurité de l'emploi dans la fonction publique est une exception française, ça n'existe dans aucun pays oocidental, normal c'est la ruine assurée ce systeme :evil:

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar PATRIOTE64 » 28/12/2009 - 22:08

Égalité, Fraternité qu'ils disent, non c'est ça la France, embrouilles et magouilles, on critique le public, n'oublions pas les avantages de certaines sociétés, de certaines banques, de patrons et surtout de politiques les représentants de notre état qui s'octroient des augmentations de salaires des avantages sur les retraites, les indemnités, les primes!
Bref je pense qu'il faudra faire table rase pour une plus juste équité, malheureusement beaucoup y perdrons, d'autres y gagnerons mais cela sera plus juste!
Pourquoi certains pourrai partir à la retraite à 55 ans avec le pactole et d'autres devraient partir à 60 ans et pas toujours avec le pactole!
Privé - public sujet délicat et explosif! :mrgreen:
« Les hommes qui ont changé l’univers n’y sont jamais parvenus en gagnant des chefs; mais toujours en remuant des masses. »« La mort n’est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours. »
NAPOLEON BONAPARTE

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar wesker » 29/12/2009 - 13:26

effectivement;..La volonté du Président de la république est de faire de notre pays, une zone uniquement commerciale préoccupée par la seule marchandisation.

C'est parce que cela est contraire à nos valeurs et à notre identité qu'il nous appartient de nous élever contre ces orientations.

A l'heure actuelle, sous cette présidence, le pays ne cesse d'être demantelé, pour ne pas dire dépravé.

Seul le FN peut apparaître comme un recours et federer autour de lui des individualités qui, par craintes ou par refus de se mouiller partagent néanmoins ses valeurs....C'est à ces derniers et leurs électeurs que nous devons nous adresser pour les convaincre de l'efficacité du vote FN, autrement plus redouté que l'abstention encouragée implicitement par les tenants du système.

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Eniotnar
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar Eniotnar » 29/01/2010 - 0:54

supergaulois a écrit :certains fonctionnaires ont la retraite a 50 ans et qui paye la facture, le secteur privé :evil:

supergaulois a entièrement raison.

Ne vous êtes pas demandé pourquoi les syndicats du service public étaient si calmes, si incompétents en ce moment pour défendre la fonction publique ?
- Parce que le service privé va payer la retraite du service public !

Mais comment, me demanderez-vous ?

- Grâce à un subtil prélèvement de l'Argic et de l'Arrco (organismes sensés financés vos retraites privées) qui ira enrichir la retraite des mecs et des gonzesses qui nous ont toujours emmerdés pendant notre vie ! Nos fonctionnaires !

Oui, je sais que vous n'y croyez pas !
- Alors, observez ceux que vous croyez vos amis, observez vos services publics et SURTOUT, observez l'augmentation des prélèvements qui seront faits sur vos propres organismes de retraites privées !
Et mort aux cons ! :vomil:
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar Eniotnar » 29/01/2010 - 0:56

supergaulois a écrit :la sécurité de l'emploi dans la fonction publique est une exception française, ça n'existe dans aucun pays oocidental, normal c'est la ruine assurée ce systeme :evil:

Supergaulois est le seul intervenant compétent sur le sujet.
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar supergaulois » 29/01/2010 - 12:02

merci Eniotnar :mrgreen:

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar Tireur_isolé » 29/01/2010 - 14:17

supergaulois a écrit :certains fonctionnaires ont la retraite à 50 ans et qui paye la facture, le secteur privé :evil:



*
_ Il serait bon de citer ces fonctionnaires, car certains métiers relevant de la fonction publique la mérite
(je ne suis pas fonctionnaire, et ai derrière moi quarante années de très bons et très loyaux service dans deux entreprises privées)
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar criquette92 » 29/01/2010 - 17:16

Dans le secteur public, vous avez droit à trois fois plus, soit une période de trois ans d'affilée de congés, renouvelable trois fois, pour un total possible de 9 ans, ce en conservant son statut de fonctionnaire, avec les conditions de retraite afférentes !


C'est vraiment une caste à part, dorlotée comme ce n'est pas permis. Oui si on ne les bichonne pas ils se mettent en grève et paralysent tout le pays.

Et maintenant, une fois encore, alors que leur retraite est deux fois plus interessante que celle des salariés
de droit commun, on pique des milliards sur les caisses AGIRC ET ARCOO les complèmentaires, pour renflouer l'IRCANTEC, la caisse des paresseux et absentéistes, soit-disant "garants du bon fonctionnement de l'Etat"

Ca me fait gerber :vomil: :vomirr:

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar criquette92 » 29/01/2010 - 17:19

Eniotnar a écrit :
supergaulois a écrit :la sécurité de l'emploi dans la fonction publique est une exception française, ça n'existe dans aucun pays oocidental, normal c'est la ruine assurée ce systeme :evil:

Supergaulois est le seul intervenant compétent sur le sujet.


Aujourd'hui quand on réalise des sondages sur les jeunes de 20 à 25 ans, sur ce qu'ils voudraient faire plus tard, ils répondent : FONCTIONNAIRES

C'est le statut rêvé des jeunes

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar Tireur_isolé » 29/01/2010 - 19:08

criquette92 a écrit :Aujourd'hui quand on réalise des sondages sur les jeunes de 20 à 25 ans, sur ce qu'ils voudraient faire plus tard, ils répondent : FONCTIONNAIRES

C'est le statut rêvé des jeunes



*
_ Première nouvelle, enfin pas de fonctionnaire chez moi, ouf
:twisted:
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar supergaulois » 30/01/2010 - 0:26

normal etre fonctionnaire tu peux faire greve, etre absent de nombreuses fois dans l'année et tu seras jamais virer pendant 30 ans, le reve pour des cpf

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar criquette92 » 31/01/2010 - 19:39

Ne vous êtes pas demandé pourquoi les syndicats du service public étaient si calmes, si incompétents en ce moment pour défendre la fonction publique ?


normal, ce sont des syndicalistes qui dirigent l'IRCANTEC la caisse de retraite des fonctionnaires :roi:

ils se taisent car ils veulent grossir leur cagnotte

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar JeanPaul » 31/01/2010 - 20:01

criquette92 a écrit :
Ne vous êtes pas demandé pourquoi les syndicats du service public étaient si calmes, si incompétents en ce moment pour défendre la fonction publique ?


normal, ce sont des syndicalistes qui dirigent l'IRCANTEC la caisse de retraite des fonctionnaires :roi:

ils se taisent car ils veulent grossir leur cagnotte

:superD:
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar wesker » 31/01/2010 - 20:33

Peu importe que les fonctionnaires aient la garantie de l'emploi mais la problèmatique est l'abandon ou la perversion de la definition de la notion de service public.

Etre agent du service public signifie être au service du public, des usagers et c'est ce qui justifie la garantie de l'emploi.

Hélàs, aujourd'hui les services publics sont démantelés à la fois par la droite financière mais aussi par la subversion interne au travers le gauchisme syndical qui diffuse des idées contraires aux intérêts des services publics et donc des français qui en sont les propriétaires !

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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar Eniotnar » 01/02/2010 - 1:04

criquette92 a écrit :
Eniotnar a écrit :
supergaulois a écrit :la sécurité de l'emploi dans la fonction publique est une exception française, ça n'existe dans aucun pays oocidental, normal c'est la ruine assurée ce systeme :evil:

Supergaulois est le seul intervenant compétent sur le sujet.

Aujourd'hui quand on réalise des sondages sur les jeunes de 20 à 25 ans, sur ce qu'ils voudraient :vomirr: faire plus tard, ils répondent : FONCTIONNAIRES
C'est le statut rêvé des jeunes

Ah mais ma Chère criquette92, lorsque tu écris "aujourd'hui", je réfléchis 5 minutes : en 1990, c'était déjà le rêve des jeunes (aujourd'hui vieux chnocs fonctionnaires) d'être protégés par l'Etat tout puissant.

J'imagine que ces vioques planqués n'ont reproduit que des feignasses qui n'ont d'avenir que de devenir de futurs fonctionnaires ; eh beh, mauvaise pioche ! Il va falloir que leurs gamins apprennent à bosser pour gagner leur croûte et goûtent un peu au marché privé de l'emploi ! (oh, quel angoisse ! :pale: )
Mais que vont-ils devenir ces chers petits ? :scratch:
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Eniotnar
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar Eniotnar » 01/02/2010 - 1:20

wesker a écrit :Peu importe que les fonctionnaires aient la garantie de l'emploi mais la problèmatique est l'abandon ou la perversion de la definition de la notion de service public.
Etre agent du service public signifie être au service du public, des usagers et c'est ce qui justifie la garantie de l'emploi.
Hélàs, aujourd'hui les services publics sont démantelés à la fois par la droite financière mais aussi par la subversion interne au travers le gauchisme syndical qui diffuse des idées contraires aux intérêts des services publics et donc des français qui en sont les propriétaires !

Bon, entre nous, wesker, si les fonctionnaires avaient assumé leur mission, nous n'aurions pas dû subir leur grève interminable de 3 mois ; te souviens-tu de 1995 ? ; entre autres grèves ?
Trop c'est trop et aujourd'hui ils récoltent ce qu'ils ont semé :

- ils ne sont plus soutenus par notre gouvernement et surtout,
- ils ne sont plus soutenus par leurs employeurs (le peuple qui paie leur salaire) et qui en chie.

Pendant que ces Dames et ces Messieurs font leurs grèves de gamins capricieux, le "privé" trime et en bave parce que dans le monde du privé, on ne pardonne aucune erreur dans le boulot !

Ils n'ont voulu QUE LEURS DROITS et ont ignoré LEURS DEVOIRS envers le public qu'ils se sont engagés à servir en contrepartie de leur salaire.

Voilà pourquoi on les abandonne et qu'on est pressés de les privatiser parce que NOUS LES PAYONS sur nos deniers PRIVES !
Bref, un grand ras-le-bol parisien !
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supergaulois
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar supergaulois » 01/02/2010 - 14:30

un fonctionnaire français dans un autre pays aurait été viré depuis longtemps et dans le secteur privé on ne le prendrait meme pas, on sait pourquoi a France télécom, certains sont énervés, il y a 10 ans, pas de résultat et tu étais conservé, aujourd 'hui tu peux etre viré

ça change tout :wink:

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criquette92
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar criquette92 » 01/02/2010 - 16:31

J'imagine que ces vioques planqués n'ont reproduit que des feignasses qui n'ont d'avenir que de devenir de futurs fonctionnaires ; eh beh, mauvaise pioche ! Il va falloir que leurs gamins apprennent à bosser pour gagner leur croûte et goûtent un peu au marché privé de l'emploi ! (oh, quel angoisse ! )
Mais que vont-ils devenir ces chers petits ?

Bonjour Eniotnar,

J'ai même rencontré de jeunes musiciens dans la galère, dont c'était le rêve la fonction publique.

Une bonne planque pour pouvoir assurer sa pitance et faire en même temps de la musique grâce
aux absentéismes :shock: oui tu ne rêves pas ! :D

Et tous les jeunes qui galèrent de CDD en CDD ne rêvent que d'être fonctionnaires.
On peut les comprendre, à force d'etre exploités par le patronnat.
Une conclusion tout de même, les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus d'idéal et ils ne rêvent que de "sécurité".

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criquette92
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Re: Les cinq plaies de la fonction publique

Messagepar criquette92 » 01/02/2010 - 16:42

un fonctionnaire français dans un autre pays aurait été viré depuis longtemps et dans le secteur privé on ne le prendrait meme pas, on sait pourquoi a France télécom, certains sont énervés, il y a 10 ans, pas de résultat et tu étais conservé, aujourd 'hui tu peux etre viré

ça change tout

Les pauvres.... :alien:

On leur impose de changer leur mentalité, de s'adapter aux nouveaux modèles d'entreprise, à être compétitifs, et à accepter la "mobilité". D'où l'épidémie de suicides. :shock:

Tu te rends comptes que certains d'entre eux après une vingtaine d'années à se la couler douce
doivent s'adapter à tous ces changements, c'est-à-dire se retrouver mutés dans des centres
d'appel , au contact du public et obligés d'adopter un profil commercial.... c'est trop pour ces ex-
privilégiés.

Les jeunes poeuvent encore s'adapter mais les plus âgés ne se font pas aux cadences infernales ,
ni aux missions avec objectifs définis. Comme quoi, on doit se tenir prêt à la polyvalence à tout
âge :clown: :boundissant:


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