Posté par Pierre Cheynet : le 4 mai 2009

Sont-ils déjà en train de battre leur coulpe ? Combien sont les sondeurs, politologues et autres journalistes à faire machine arrière aujourd’hui après avoir enterré le Front National dans tous les médias, répétant à l’envi que la phase d’expansion du FN était terminée après le « siphonnage » en règle des voix patriotes par Nicolas [...]
le-pen-de-retourSont-ils déjà en train de battre leur coulpe ? Combien sont les sondeurs, politologues et autres journalistes à faire machine arrière aujourd’hui après avoir enterré le Front National dans tous les médias, répétant à l’envi que la phase d’expansion du FN était terminée après le « siphonnage » en règle des voix patriotes par Nicolas Sarkozy ? A un mois des élections européennes, la presse se fait l’écho d’une étrange rumeur, relayée ça et là par des organismes de sondages pourtant prompts à minorer l’influence du courant national : et si le Front était de retour ? L’hypothèse est prise très au sérieux à l’Elysée et dans les rédactions, qui se souviennent que c’est à l’occasion d’élections européennes que le Front National fit sa première percée électorale nationale, en 1984.
Tout a commencé par le net frémissement des courbes de popularité de Jean-Marie et de Marine Le Pen dans le baromètre des personnalités politiques du Point, donnés il y a quelques semaines en hausse de 4 points par rapport à l’ensemble de leurs concurrents, pris au piège des eaux stagnantes du marigot politique. A l’heure où 65 % des Français se déclarent déçus par Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen et le Front National restent un repère essentiel pour les victimes sociales de ce qui n’est pas une simple crise économique, mais l’amorce d’un processus d’autodestruction du système bancaire, monétaire et financier mondial. Le Président de la République ne s’y est pas trompé en demandant il y a deux mois à Eric Besson de « contenir la menace FN » par l’orchestration de coups médiatiques dont lui seul a le secret, à l’image du vrai-faux démantèlement de la « jungle » de Calais. Mais au festival de l’esbroufe, la Palme d’Or Sarkozy a bien du mal à remporter l’adhésion du public.
Aujourd’hui, ce sont deux organismes de sondages, IFOP et CSA, qui soulignent la poussée électorale des listes du Front National, et confirment l’un et l’autre qu’elles distanceraient de loin leurs principaux concurrents à droite bien sûr, avec un Villiers qui ne décolle pas dans les intentions de vote, mais aussi à gauche avec le tassement aussi spectaculaire qu’inattendu d’un Olivier Besancenot gonflé à l’hélium par l’Elysée depuis des mois et des mois.
Autant d’éléments qui exhortent les observateurs à tirer la sonnette d’alarme, comme le fait depuis longtemps déjà le politologue Dominique Reynié, bien connu des étudiants en Sciences Politiques, selon lequel « plus nous irons vers cette globalisation et cette économie compétitive, combinée au vieillissement de la population européenne et au recours à l’immigration, plus la contestation profitera à Le Pen plutôt qu’à la gauche de la gauche. La gauche radicale est verrouillée sur une posture de refus d’un discours identitaire et national qui freine son expansion auprès des classes populaires ». Ses prédictions se confirment au regard de la forte hausse de la popularité du Front chez les 18-25 ans, qui n’a jamais, hors d’un contexte de campagne présidentielle, atteint de tels résultats chez les jeunes (pas moins de 18 % d’entre eux se déclareraient prêts à voter pour lui, selon la dernière enquête CSA). Le pauvre Christophe Forcari, dans les colonnes de Libération, lui aussi, s’en étrangle : « Le Pen joue les derniers contestataires sur le boulevard du crépuscule. Et amorce son grand retour à la droite de la droite. Le Front national n’a pas encore disparu de la scène politique hexagonale. »
Servi par une campagne électorale inventive et offensive qui donne la part belle aux militants, dopé par la prise de conscience liée aux effets du désastre social qu’il avait prédit et anticipé de longue date, le Front National se trouve plus que jamais aujourd’hui en position de recours. A Hénin-Beaumont comme dans l’ensemble du pays, c’est tout un système qui s’effondre et qui nous ouvre, à quelques semaines d’une échéance politique nationale, un véritable boulevard.
Pierre Cheynet, Secrétaire départemental du Front National de Haute-Loire
http://www.national-blog.com/dotclear-1 ... /index.php
http://nationpresse.info/

ça fait des années que nous entendons ça. Il y a quelques années, ils nous ont fait le coup du troisième homme. Ce coup ci, il nous font le coup du facteur qui va cartonner. Toujours la même musique, toujours la même façon de prendre les Français pour des *******. 