LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25503
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
L'histoire des relations entre le Front national et la franc-maçonnerie serait-elle celle d'un malentendu ? Un malentendu volontairement entretenu par la gauche maçonnique, basé sur un procès d'intentions prêtées au Front national, et destiné à assurer non pas la défense d'idéaux philosophiques, mais la préservation d'intérêts politiques et financiers. Un chantage aux bons sentiments au service d'intérêts privés.
☞ À la question : « Qu'est-ce qui ferait descendre les francs-maçons dans la rue ? », Roger Leray, alors Grand Maître du Grand Orient de France répondait en juillet 1986 « L'expression d'une volonté despotique totalitaire. » En janvier 1992, le pas était franchi, et quelques dizaines de maçons arborant les attributs de leur confrérie défilaient, solennels, au côté du PC, d'une fraction du PS, des organisations antiracistes et de tout le ban et l'arrière-ban de l'extrême gauche, dans une grande « mobilisation » contre l'« extrême droite » et les « discours de haine », c'est-à-dire, si l'on a bien suivi les rengaines sémantiques, contre le Front national. Celui-ci aurait-il, incidemment, manifesté une « volonté despotique totalitaire » ?
Oui, répond Jean-Robert Ragache, successeur de Leray à la tête du Grand Orient, car le Front national, comme le Front islamique du salut (FIS) en Algérie « s'avance masqué en cultivant le même souci de respectabilité [tous deux ont le culot de vouloir accéder au pouvoir par les urnes... NDLR] qui dissimule les ambitions réelles un pouvoir totalitaire ». « On rencontre chez eux, a-t-il expliqué, la même dénonciation d'un présent décadent et immoral [le fait est...], la même recherche de responsables nommément désignés [les conneries ne tombent pas du ciel !], c'est-à-dire en France immigrés [lisez les journaux !], juifs [?], francs-maçons [on va y revenir], hommes politiques [ce sont tout de même eux qui commettent l'essentiel des... bourdes !], journalistes [ça arrive], le même souci d'un retour à un passé mythique, la même vision d'un avenir fondé sur un homme ou une tradition providentiels : Le Pen ou la charia [CQFD]. » Le Pen donc, accuserait la franc-maçonnerie d'être responsable des maux de notre pays. Où Ragache a t-il lu cela ? Mystère ...
☠ Le Pen / le FIS même combat
On a beau chercher, en effet, dans les textes et discours de Jean-Marie Le Pen et des principaux responsables du Front national : à aucun moment n'apparaît de mise en cause directe de la franc-maçonnerie en tant que telle. Les critiques qui sont exprimées, viennent toujours en réplique à de graves accusations portées contre le mouvement de la droite nationale, ou consistent en la dénonciation d'intérêts particuliers qui tendent à primer sur l'intérêt général. Pour tout dire, la franc-maçonnerie, au Front national : tout le monde s'en fiche (sauf, peut-être, ceux qui en sont membres). Qu'ils vénèrent un grand Architecte de l'univers, s'échangent des signes de reconnaissance hermétiques, et conversent en des propos incompréhensibles au commun des mortels laisse chacun de marbre.
Hormis quelques rares tenants des thèses conspirationnistes, la majorité des cadres du mouvement lepéniste prend les loges maçonniques pour ce qu'elles sont : des clubs très privés où, sous des alibis philosophiques, se rassemblent des gens mus par un même désir de réussite sociale. A-t-on vu le Front national demander la fermeture des loges maçonniques, l'interdiction des obédiences, la nationalisation de leurs biens ? A-t-il désigné, en son sein, un commissaire aux questions maçonniques ? Jamais. Le Front national, en vérité, n'a « rien à cirer », des francs-maçons... dans la stricte mesure où ceux-ci le laissent tranquille. Or depuis plusieurs années, ceux-ci, justement, mènent contre lui une campagne qui frise l'hystérie, et n'est pas sans rappeler celle orchestrée par les organisations juives. La coïncidence n'est peut-être pas fortuite.
☠ Tolérants, pas complaisants
C'était l'automne 1985, les élections législatives de mars 1986 approchaient, et le Front national promettait de faire une entrée remarquée à l'Assemblée nationale. Le 7 septembre 1985, le convent du Grand Orient de France, présidé par Roger Leray, homme de gauche s'il en est - il sera nommé par Michel Rocard au Conseil économique et social, la sinécure offerte aux amis pour services rendus au socialisme -, décidait de refuser tout postulant à la maçonnerie qui « aurait été ou serait en contact avec des membres du Front national ». Une décision qui faisait suite au décret adopté par le Grand Orient le 23 mars de la même année : « Considérant les thèses racistes, dogmatiques, dont antimaçonniques, développées par certaines associations politiques, en particulier le Front national, le Conseil de l'ordre du Grand Orient de France estime que l'appartenance d'un de ses membres à l'une de ses organisations est incompatible avec l'engagement maçonnique. » Un discours d'exclusion sans cesse réaffirmé depuis, et justifié par le fait que les « francs-maçons sont tolérants, pas complaisants ». Nuance...
Dans les faits, peu de francs-maçons seront contraints de quitter leur obédience. Non pas qu'aucun lepéniste n'ait été découvert en loge, mais au contraire parce que procéder à leur départ 10 à 15 % des membres de cette organisation... et sans doute près du double pour pour une obédience plus droitière comme la Grande loge nationale de France. Le « Pas de fraternité pour les ennemis de la fraternité » a ses limites. Ainsi au Grand Orient, les sympathisants du Front national qui ne montraient pas assez de discrétion ont été seulement priés d'aller rejoindre les rangs de la GLF, plus accueillante pour des gens de leur espèce.
Le 14 novembre 1985 était révélé un Appel commun à la fraternité, cosigné par le Grand Orient de France, la Grande loge de France, Grande loge féminine de France, divers obédiences de moindre importance, le Mrap, la Licra, la Ligue des droits de l'homme, le Conseil permanent de l'épiscopat, la Fédération protestante, le Conseil supérieur rabbinique, et tutti quanti. Nulle part Jean-Marie Le Pen, le Front national ou ses électeurs ne sont cités. On met hypocritement en accusation « une partie du corps social national [qui] réagit par des réflexes de peur et d'intolérance », victime d'« idéologies extrémistes discriminatoires [qui] trouvent une emprise chaque jour plus grande dans notre pays ». Pour la première fois en France, l'Eglise catholique passait officiellement outre les directives du Vatican condamnant la franc-maçonnerie, et s'alliait au grand jour avec elle. Jeté aux poubelles de l'histoire le rappel signifié le 26 novembre 1983 par la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi : « Ces associations ont toujours été jugées inconciliables avec la doctrine de l'Eglise. »
☠ À l'initiative de Jean Pierre-Bloch
Comment l'Eglise en vint-elle à accepter cette association ? A l'initiative, tout simplement, d'un franc-maçon éminent et militant de toujours de la cause sioniste : Jean Pierre-Bloch. Initié en maçonnerie en 1929 - il est né en 1905 -, Jean Pierre-Bloch est surtout connu pour son action à la tête de la Licra, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, qu'il préside depuis 1968.
Le 6 janvier 1985, Jean Pierre-Bloch réunit, au siège de la Licra, les représentants des églises et des principales obédiences maçonniques. Son projet organiser à Paris, avant les élections législatives, un grand rassemblement public au Palais des sports ou à Bercy, réunissant dans un même élan républicain toutes les autorités morales du pays, évêques, rabbins, pasteurs et vénérables maîtres alignés sur une même estrade. L'épiscopat refuse. Il estime cette forme d'union trop voyante, et trop risquée : les fidèles ne comprendraient pas.
Pendant huit mois, deux réunions mensuelles vont avoir lieu, à chaque fois sous l'égide de Jean Pierre-Bloch, jusqu'à ce que l'unité soit trouvée sur l'Appel commun à la fraternité. Un texte d'une rédaction très maçonnique qui enfile les banalités humanitaro-philosophiques : « tolérance », « différence », « enrichissement mutuel », « société meilleure », « respect de l'autre », etc.
En résumé, il ressort de la déclaration que : 1. Le Pen, c'est mal ; 2. les immigrés sont chez eux chez nous ; 3. il faut s'aimer les uns les autres, donc rejeter Le Pen. Imparable ! Seule obédience importante à refuser l'accord : la Grande loge nationale de France (GLNF), traditionnellement beaucoup plus droitière, et qui prend prétexte de l'utilisation du terme « immigré », vocable qu'elle récuse au nom de la fraternité universelle, pour refuser de participer à ce grand happening fraternel. Peu importe en définitive : il y longtemps que le Grand Orient, organisation irrégulière au regard des lois de la maçonnerie internationale - au contraire de la GLNF - s'est attribué auprès des médias le monopole du discours maçonnique.
☠ Le terrorisme Grand-Oriental
A force d'être dénoncé comme le mal absolu, le président du Front national a fini par prendre la mouche. André Rossinot, président du parti radical, et franc-maçon notoire, ayant renvoyé de son groupuscule le maire de Grasse favorable à une alliance entre la droite et le Front national, Jean-Marie Le Pen va saisir l'occasion d'apporter l'explication qui convient à l'ostracisme dont son parti est régulièrement victime : « Derrière Rossinot, expliqua le Pen, se profile un nouveau terrorisme. Après le terrorisme moyen-oriental et proche-oriental, voici le terrorisme grand-oriental », allusion à l'appartenance de Rossinot au Grand-Orient de France. Et le leader du Front national de qualifier le Grand-Orient de « Ku Klux Klan », comparaison que lui avaient inspirée, dit-on, tant l'accoutrement que l'intolérance des maçons.
Et quand, en septembre 1987, Jean-Robert Ragache succéda à Roger Leray à la tête du Grand Orient, l'une des premières déclarations de ce Normand distingué, coauteur d'une Histoire de la Normandie avec un écrivain connu pour ses opinions très peu progressistes, fut pour affirmer qu'il était « un homme de tolérance, sauf à l'égard de l'extrême droite ». Et de dénoncer la « montée de la xénophobie, du racisme, des intolérances, des intégrismes religieux ». Le discours ne changeait pas, les consignes non plus, notamment celle fixée par une note interne diffusée au sein du Grand Orient à quelques semaines de son élection et qui exigeait des maçons « de signaler toute manifestation de frères proches ou membres du Front national susceptible de créer un trouble dans le fonctionnement de notre organisation ». Comme dirait ; Gérard Longuet, il ne manque qu'un élément : l'adresse de la Kommandantur.
Véritable fer de lance du combat antilepéniste, le Grand Orient de France a su rallier à sa cause l'essentiel de ce que l'on pourrait appeler la maçonnerie médiatique française, c'est-à-dire l'ensemble des obédiences, moins la Grande Loge nationale de France.
Si plusieurs raisons peuvent expliquer ce combat incessant contre le parti de Jean-Marie Le Pen, la plus importante est sans doute l'interpénétration des intérêts socialistes et maçonniques.
Chaque scrutin est désormais l'occasion d'une mise en garde adressée aux frères et à l'ensemble des Français, rappelant d'abord la neutralité politique traditionnelle des loges, pour mieux mettre ensuite en garde contre le péril fasciste qui guette la France et qui, par sa gravité, justifie l'entorse au principe de non-intervention maçonnique publique dans la vie de la Cité.
☠ « Un petit groupe maçonnique »
Les élections législatives de 1981 par exemple, consécutives à l'accession de François Mitterrand à la présidence de la République, envoyèrent à la Chambre un nombre de francs-maçons tel qu'on n'en avait pas vu depuis la victoire du Front populaire. Ce taux exceptionnel n'avait rien d'une coïncidence : la gauche socialiste est maçonnique par nature, de la même manière que le communisme est stalinien, et le clergé progressiste. Les récentes affaires de corruption et de détournement de fonds publics ont démontré à quel point les réseaux maçonniques étaient impliqués dans l'affairisme socialiste (du Carrefour du développement à la Sages, deux dossiers dont les principaux protagonistes appartiennent à la loge Victor Schoelcher du Grand Orient), à tel point que le président de la République lui-même fut amené à en faire la remarque à des journalistes, à propos du dossier de la Sages (le lobby concurrent d'Urbagracco dans le financement du PS) :
- C'est une petite affaire minable. C'est un petit groupe maçonnique.
Le propos, on s'en doute, a légèrement déplu au Grand Orient, qui s'est empressé de faire savoir dans un communiqué qu'il tenait ces propos pour « inacceptables », d'autant qu'ils « auraient été tenus par le premier magistrat, garant des institutions maçonniques ». L'emploi du conditionnel permettant de laisser la porte ouverte à des arrangements discrets avec un François Mitterrand qui s'est toujours méfié des circuits parallèles, et donc des loges, mais a su composer avec elles lorsqu'il estimait qu'elles pouvaient avoir un effet bénéfique sur sa carrière.
☠ Le PS au centre des influences occultes
Mais sur le fond, François Mitterrand a-t-il dit autre chose que Jean Verdun, Grand Maître de la Grande Loge de France, qui s'indignait en 1986, avant de rentrer bien sagement dans le rang maçonnique : « Il faut que nos frères du Grand Orient se fassent peu à peu à l'idée qu'ils sont devenus minoritaires en France et ne peuvent plus parler au nom de tous [...] Il faut que les frères de la Grande Loge de France sachent qu'ils appartiennent à un ordre initiatique, et non à un méli-mélo maçonnique où l'affairisme à l'anglo-saxonne prête la main à ce que j'ai appelé la politicardie à la française. » Seulement François Mitterrand ne peut pas se passer des francs-maçons, comme ceux-ci ne peuvent pas se passer du parti socialiste. En 1981, 67 % des membres du Grand Orient votèrent pour le candidat Mitterrand, comme 76 % de ceux du Droit Humain, 82 % des sœurs de la Grande Loge féminine de France - et seulement 38 % des maçons de la GLNF.
L'interview fracassante accordée le mois dernier à National Hebdo par Michel Poniatowski, ancien ministre de l'Intérieur, et proche de Valéry Giscard d'Estaing tendait à accréditer cette thèse de l'interpénétration des intérêts maçonniques et socialistes : « Une bonne partie du monde politique, expliquait-il, est sous influence, conditionnée par des groupes de pression, des maçonneries, des lobbies ethniques, des ambassades, des centres d'influence, des grandes sociétés. Ils pèsent directement sur la politique et les médias font et défont ceux qui leur conviennent. Le Parti socialiste est le creuset type de ces influences occultes. »
Quant au combat idéologique que mènent les maçons, il est aux antipodes de celui du Front national, et à l'unisson de celui du Parti socialiste. L'immigration ? Les maçons œuvrent pour des « sociétés multiculturelles, un monde pluriel ». La nation ? Ils se veulent « citoyens du monde ». La famille ? Toute cellule naturelle leur fait horreur. Sans parler de l'avortement ou du catholicisme, thèmes sur lesquels les positions sont inconciliables.
☠ 50 millions de francs-maçons
Encore une fois le 19 février dernier, à un mois d'une échéance électorale importante, les loges maçonniques sont montées au créneau. Les responsable de quatre obédiences maçonniques, Michel Barat, Grand Maître de la Grande Loge de France, Jean-Robert Ragache, Grand Maître du Grand Orient, Evelyne Rauzières, présidente du Conseil national du droit humain, et France Sornet, grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France, ont signé à Bruxelles une déclaration commune « face aux risques de banalisation du discours de l'extrême droite », affirmant leur « détermination à combattre foutes les idéologies d'exclusion [et] à condamner la violence physique ou morale ».
De son côté la Grande Loge de France lançait un Appel solennel contre les signes de « barbarie et d'obscurantisme » qui feraient craindre « aux hommes de bonne volonté le retour des vieux démons ». La GLF n'ajouta pas que ceux-ci nous rappelaient « les heures les plus sombres de notre histoire », mais le cœur y était.
Ces « hommes de bonne volonté », le but constant de la franc-maçonnerie est de les réunir. En leur sein d'abord, puis à la tête du pays. De la même manière que la composition des loges, au-delà des « querelles partisanes », se veut une préfiguration de la société de demain, il n'a pas suffisamment été dit que la cohabitation, inaugurée par le gouvernement Chirac en 1986, était censée préfigurer le Front républicain que certains, à l'intérieur du parti socialiste, appellent de leurs vœux.
D'abord réticent, Chirac avait fini par rallier l'idée, après qu'Edouard Balladur, dans Le Monde, en avait fait un vibrant plaidoyer. Un Edouard Balladur franc-maçon, qui ne faisait que traduire pour le grand public la substantifique mœlle des réflexions concoctées au sein de la maçonnerie française depuis le milieu des années 80, tendant à susciter un front républicain de tous les humanistes contre ceux suspectés de ne pas l'être assez. Mais s'il faut juger la cohabitation à l'aune de la répétition générale du grand rassemblement humaniste de demain, on a pu voir pendant deux ans que, l'homme étant ce qu'il est, le système avait des ratés. Peut-être était-ce dû au fait que tous les responsables politiques n'avaient pas encore vu la lumière ?
Ce qui ressemble à une boutade n'en est pas une. Car Jean-Louis Pétriat, PDG de la Garantie mutuelle des fonctionnaires, successeur du très haut dignitaire maçon Michel Baroin à la tête de la FNAC, et franc-maçon lui-même, a génialement trouvé la solution miracle pour en finir une bonne fois pour toutes avec la persistance de la fameuse fécondité d'où est sortie la bête immonde. Pour que nul n'accuse plus la franc-maçonnerie d'un quelconque méfait, et que la république fonctionne enfin de manière harmonieuse, il suffirait que chacun... devienne franc-maçon. Pétriat déclarait en effet le mois dernier au mensuel Globe : « Le meilleur vaccin contre le racisme serait que tous les Français soient francs-maçons. » On attend avec impatience que Jean Pierre-Bloch vienne nous expliquer que, pour en finir aussi avec l'antisémitisme, il suffirait que tous les Français deviennent francs-maçons... et juifs.
Pourquoi pas, puisque c'est devant l'obédience maçonnique juive des B'naï Brith, dont Jean Pierre-Bloch est l'un des éminents dirigeants, que les leaders des principaux partis d'opposition prirent, avant les élections législatives de 1986, l'engagement solennel de ne s'allier en aucun cas avec le Front national. Un serment rappelé publiquement dans les colonnes du journal Le Monde le 26 mars 1986 : « [Les B'naï Brith] rappellent aux représentants de ces partis leur engagement pris au cours des forums du B'nai Brith devant la communauté, déclarations reprises après proclamation du vote, de ne s'allier en aucun cas au Front national. » Après : « Catholiques et Français toujours », « Juifs et Francs-Maçons toujours » ?
✍ Pierre Villedary le Choc du Mois • Mars 1992
☞ À la question : « Qu'est-ce qui ferait descendre les francs-maçons dans la rue ? », Roger Leray, alors Grand Maître du Grand Orient de France répondait en juillet 1986 « L'expression d'une volonté despotique totalitaire. » En janvier 1992, le pas était franchi, et quelques dizaines de maçons arborant les attributs de leur confrérie défilaient, solennels, au côté du PC, d'une fraction du PS, des organisations antiracistes et de tout le ban et l'arrière-ban de l'extrême gauche, dans une grande « mobilisation » contre l'« extrême droite » et les « discours de haine », c'est-à-dire, si l'on a bien suivi les rengaines sémantiques, contre le Front national. Celui-ci aurait-il, incidemment, manifesté une « volonté despotique totalitaire » ?
Oui, répond Jean-Robert Ragache, successeur de Leray à la tête du Grand Orient, car le Front national, comme le Front islamique du salut (FIS) en Algérie « s'avance masqué en cultivant le même souci de respectabilité [tous deux ont le culot de vouloir accéder au pouvoir par les urnes... NDLR] qui dissimule les ambitions réelles un pouvoir totalitaire ». « On rencontre chez eux, a-t-il expliqué, la même dénonciation d'un présent décadent et immoral [le fait est...], la même recherche de responsables nommément désignés [les conneries ne tombent pas du ciel !], c'est-à-dire en France immigrés [lisez les journaux !], juifs [?], francs-maçons [on va y revenir], hommes politiques [ce sont tout de même eux qui commettent l'essentiel des... bourdes !], journalistes [ça arrive], le même souci d'un retour à un passé mythique, la même vision d'un avenir fondé sur un homme ou une tradition providentiels : Le Pen ou la charia [CQFD]. » Le Pen donc, accuserait la franc-maçonnerie d'être responsable des maux de notre pays. Où Ragache a t-il lu cela ? Mystère ...
☠ Le Pen / le FIS même combat
On a beau chercher, en effet, dans les textes et discours de Jean-Marie Le Pen et des principaux responsables du Front national : à aucun moment n'apparaît de mise en cause directe de la franc-maçonnerie en tant que telle. Les critiques qui sont exprimées, viennent toujours en réplique à de graves accusations portées contre le mouvement de la droite nationale, ou consistent en la dénonciation d'intérêts particuliers qui tendent à primer sur l'intérêt général. Pour tout dire, la franc-maçonnerie, au Front national : tout le monde s'en fiche (sauf, peut-être, ceux qui en sont membres). Qu'ils vénèrent un grand Architecte de l'univers, s'échangent des signes de reconnaissance hermétiques, et conversent en des propos incompréhensibles au commun des mortels laisse chacun de marbre.
Hormis quelques rares tenants des thèses conspirationnistes, la majorité des cadres du mouvement lepéniste prend les loges maçonniques pour ce qu'elles sont : des clubs très privés où, sous des alibis philosophiques, se rassemblent des gens mus par un même désir de réussite sociale. A-t-on vu le Front national demander la fermeture des loges maçonniques, l'interdiction des obédiences, la nationalisation de leurs biens ? A-t-il désigné, en son sein, un commissaire aux questions maçonniques ? Jamais. Le Front national, en vérité, n'a « rien à cirer », des francs-maçons... dans la stricte mesure où ceux-ci le laissent tranquille. Or depuis plusieurs années, ceux-ci, justement, mènent contre lui une campagne qui frise l'hystérie, et n'est pas sans rappeler celle orchestrée par les organisations juives. La coïncidence n'est peut-être pas fortuite.
☠ Tolérants, pas complaisants
C'était l'automne 1985, les élections législatives de mars 1986 approchaient, et le Front national promettait de faire une entrée remarquée à l'Assemblée nationale. Le 7 septembre 1985, le convent du Grand Orient de France, présidé par Roger Leray, homme de gauche s'il en est - il sera nommé par Michel Rocard au Conseil économique et social, la sinécure offerte aux amis pour services rendus au socialisme -, décidait de refuser tout postulant à la maçonnerie qui « aurait été ou serait en contact avec des membres du Front national ». Une décision qui faisait suite au décret adopté par le Grand Orient le 23 mars de la même année : « Considérant les thèses racistes, dogmatiques, dont antimaçonniques, développées par certaines associations politiques, en particulier le Front national, le Conseil de l'ordre du Grand Orient de France estime que l'appartenance d'un de ses membres à l'une de ses organisations est incompatible avec l'engagement maçonnique. » Un discours d'exclusion sans cesse réaffirmé depuis, et justifié par le fait que les « francs-maçons sont tolérants, pas complaisants ». Nuance...
Dans les faits, peu de francs-maçons seront contraints de quitter leur obédience. Non pas qu'aucun lepéniste n'ait été découvert en loge, mais au contraire parce que procéder à leur départ 10 à 15 % des membres de cette organisation... et sans doute près du double pour pour une obédience plus droitière comme la Grande loge nationale de France. Le « Pas de fraternité pour les ennemis de la fraternité » a ses limites. Ainsi au Grand Orient, les sympathisants du Front national qui ne montraient pas assez de discrétion ont été seulement priés d'aller rejoindre les rangs de la GLF, plus accueillante pour des gens de leur espèce.
Le 14 novembre 1985 était révélé un Appel commun à la fraternité, cosigné par le Grand Orient de France, la Grande loge de France, Grande loge féminine de France, divers obédiences de moindre importance, le Mrap, la Licra, la Ligue des droits de l'homme, le Conseil permanent de l'épiscopat, la Fédération protestante, le Conseil supérieur rabbinique, et tutti quanti. Nulle part Jean-Marie Le Pen, le Front national ou ses électeurs ne sont cités. On met hypocritement en accusation « une partie du corps social national [qui] réagit par des réflexes de peur et d'intolérance », victime d'« idéologies extrémistes discriminatoires [qui] trouvent une emprise chaque jour plus grande dans notre pays ». Pour la première fois en France, l'Eglise catholique passait officiellement outre les directives du Vatican condamnant la franc-maçonnerie, et s'alliait au grand jour avec elle. Jeté aux poubelles de l'histoire le rappel signifié le 26 novembre 1983 par la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi : « Ces associations ont toujours été jugées inconciliables avec la doctrine de l'Eglise. »
☠ À l'initiative de Jean Pierre-Bloch
Comment l'Eglise en vint-elle à accepter cette association ? A l'initiative, tout simplement, d'un franc-maçon éminent et militant de toujours de la cause sioniste : Jean Pierre-Bloch. Initié en maçonnerie en 1929 - il est né en 1905 -, Jean Pierre-Bloch est surtout connu pour son action à la tête de la Licra, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, qu'il préside depuis 1968.
Le 6 janvier 1985, Jean Pierre-Bloch réunit, au siège de la Licra, les représentants des églises et des principales obédiences maçonniques. Son projet organiser à Paris, avant les élections législatives, un grand rassemblement public au Palais des sports ou à Bercy, réunissant dans un même élan républicain toutes les autorités morales du pays, évêques, rabbins, pasteurs et vénérables maîtres alignés sur une même estrade. L'épiscopat refuse. Il estime cette forme d'union trop voyante, et trop risquée : les fidèles ne comprendraient pas.
Pendant huit mois, deux réunions mensuelles vont avoir lieu, à chaque fois sous l'égide de Jean Pierre-Bloch, jusqu'à ce que l'unité soit trouvée sur l'Appel commun à la fraternité. Un texte d'une rédaction très maçonnique qui enfile les banalités humanitaro-philosophiques : « tolérance », « différence », « enrichissement mutuel », « société meilleure », « respect de l'autre », etc.
En résumé, il ressort de la déclaration que : 1. Le Pen, c'est mal ; 2. les immigrés sont chez eux chez nous ; 3. il faut s'aimer les uns les autres, donc rejeter Le Pen. Imparable ! Seule obédience importante à refuser l'accord : la Grande loge nationale de France (GLNF), traditionnellement beaucoup plus droitière, et qui prend prétexte de l'utilisation du terme « immigré », vocable qu'elle récuse au nom de la fraternité universelle, pour refuser de participer à ce grand happening fraternel. Peu importe en définitive : il y longtemps que le Grand Orient, organisation irrégulière au regard des lois de la maçonnerie internationale - au contraire de la GLNF - s'est attribué auprès des médias le monopole du discours maçonnique.
☠ Le terrorisme Grand-Oriental
A force d'être dénoncé comme le mal absolu, le président du Front national a fini par prendre la mouche. André Rossinot, président du parti radical, et franc-maçon notoire, ayant renvoyé de son groupuscule le maire de Grasse favorable à une alliance entre la droite et le Front national, Jean-Marie Le Pen va saisir l'occasion d'apporter l'explication qui convient à l'ostracisme dont son parti est régulièrement victime : « Derrière Rossinot, expliqua le Pen, se profile un nouveau terrorisme. Après le terrorisme moyen-oriental et proche-oriental, voici le terrorisme grand-oriental », allusion à l'appartenance de Rossinot au Grand-Orient de France. Et le leader du Front national de qualifier le Grand-Orient de « Ku Klux Klan », comparaison que lui avaient inspirée, dit-on, tant l'accoutrement que l'intolérance des maçons.
Et quand, en septembre 1987, Jean-Robert Ragache succéda à Roger Leray à la tête du Grand Orient, l'une des premières déclarations de ce Normand distingué, coauteur d'une Histoire de la Normandie avec un écrivain connu pour ses opinions très peu progressistes, fut pour affirmer qu'il était « un homme de tolérance, sauf à l'égard de l'extrême droite ». Et de dénoncer la « montée de la xénophobie, du racisme, des intolérances, des intégrismes religieux ». Le discours ne changeait pas, les consignes non plus, notamment celle fixée par une note interne diffusée au sein du Grand Orient à quelques semaines de son élection et qui exigeait des maçons « de signaler toute manifestation de frères proches ou membres du Front national susceptible de créer un trouble dans le fonctionnement de notre organisation ». Comme dirait ; Gérard Longuet, il ne manque qu'un élément : l'adresse de la Kommandantur.
Véritable fer de lance du combat antilepéniste, le Grand Orient de France a su rallier à sa cause l'essentiel de ce que l'on pourrait appeler la maçonnerie médiatique française, c'est-à-dire l'ensemble des obédiences, moins la Grande Loge nationale de France.
Si plusieurs raisons peuvent expliquer ce combat incessant contre le parti de Jean-Marie Le Pen, la plus importante est sans doute l'interpénétration des intérêts socialistes et maçonniques.
Chaque scrutin est désormais l'occasion d'une mise en garde adressée aux frères et à l'ensemble des Français, rappelant d'abord la neutralité politique traditionnelle des loges, pour mieux mettre ensuite en garde contre le péril fasciste qui guette la France et qui, par sa gravité, justifie l'entorse au principe de non-intervention maçonnique publique dans la vie de la Cité.
☠ « Un petit groupe maçonnique »
Les élections législatives de 1981 par exemple, consécutives à l'accession de François Mitterrand à la présidence de la République, envoyèrent à la Chambre un nombre de francs-maçons tel qu'on n'en avait pas vu depuis la victoire du Front populaire. Ce taux exceptionnel n'avait rien d'une coïncidence : la gauche socialiste est maçonnique par nature, de la même manière que le communisme est stalinien, et le clergé progressiste. Les récentes affaires de corruption et de détournement de fonds publics ont démontré à quel point les réseaux maçonniques étaient impliqués dans l'affairisme socialiste (du Carrefour du développement à la Sages, deux dossiers dont les principaux protagonistes appartiennent à la loge Victor Schoelcher du Grand Orient), à tel point que le président de la République lui-même fut amené à en faire la remarque à des journalistes, à propos du dossier de la Sages (le lobby concurrent d'Urbagracco dans le financement du PS) :
- C'est une petite affaire minable. C'est un petit groupe maçonnique.
Le propos, on s'en doute, a légèrement déplu au Grand Orient, qui s'est empressé de faire savoir dans un communiqué qu'il tenait ces propos pour « inacceptables », d'autant qu'ils « auraient été tenus par le premier magistrat, garant des institutions maçonniques ». L'emploi du conditionnel permettant de laisser la porte ouverte à des arrangements discrets avec un François Mitterrand qui s'est toujours méfié des circuits parallèles, et donc des loges, mais a su composer avec elles lorsqu'il estimait qu'elles pouvaient avoir un effet bénéfique sur sa carrière.
☠ Le PS au centre des influences occultes
Mais sur le fond, François Mitterrand a-t-il dit autre chose que Jean Verdun, Grand Maître de la Grande Loge de France, qui s'indignait en 1986, avant de rentrer bien sagement dans le rang maçonnique : « Il faut que nos frères du Grand Orient se fassent peu à peu à l'idée qu'ils sont devenus minoritaires en France et ne peuvent plus parler au nom de tous [...] Il faut que les frères de la Grande Loge de France sachent qu'ils appartiennent à un ordre initiatique, et non à un méli-mélo maçonnique où l'affairisme à l'anglo-saxonne prête la main à ce que j'ai appelé la politicardie à la française. » Seulement François Mitterrand ne peut pas se passer des francs-maçons, comme ceux-ci ne peuvent pas se passer du parti socialiste. En 1981, 67 % des membres du Grand Orient votèrent pour le candidat Mitterrand, comme 76 % de ceux du Droit Humain, 82 % des sœurs de la Grande Loge féminine de France - et seulement 38 % des maçons de la GLNF.
L'interview fracassante accordée le mois dernier à National Hebdo par Michel Poniatowski, ancien ministre de l'Intérieur, et proche de Valéry Giscard d'Estaing tendait à accréditer cette thèse de l'interpénétration des intérêts maçonniques et socialistes : « Une bonne partie du monde politique, expliquait-il, est sous influence, conditionnée par des groupes de pression, des maçonneries, des lobbies ethniques, des ambassades, des centres d'influence, des grandes sociétés. Ils pèsent directement sur la politique et les médias font et défont ceux qui leur conviennent. Le Parti socialiste est le creuset type de ces influences occultes. »
Quant au combat idéologique que mènent les maçons, il est aux antipodes de celui du Front national, et à l'unisson de celui du Parti socialiste. L'immigration ? Les maçons œuvrent pour des « sociétés multiculturelles, un monde pluriel ». La nation ? Ils se veulent « citoyens du monde ». La famille ? Toute cellule naturelle leur fait horreur. Sans parler de l'avortement ou du catholicisme, thèmes sur lesquels les positions sont inconciliables.
☠ 50 millions de francs-maçons
Encore une fois le 19 février dernier, à un mois d'une échéance électorale importante, les loges maçonniques sont montées au créneau. Les responsable de quatre obédiences maçonniques, Michel Barat, Grand Maître de la Grande Loge de France, Jean-Robert Ragache, Grand Maître du Grand Orient, Evelyne Rauzières, présidente du Conseil national du droit humain, et France Sornet, grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France, ont signé à Bruxelles une déclaration commune « face aux risques de banalisation du discours de l'extrême droite », affirmant leur « détermination à combattre foutes les idéologies d'exclusion [et] à condamner la violence physique ou morale ».
De son côté la Grande Loge de France lançait un Appel solennel contre les signes de « barbarie et d'obscurantisme » qui feraient craindre « aux hommes de bonne volonté le retour des vieux démons ». La GLF n'ajouta pas que ceux-ci nous rappelaient « les heures les plus sombres de notre histoire », mais le cœur y était.
Ces « hommes de bonne volonté », le but constant de la franc-maçonnerie est de les réunir. En leur sein d'abord, puis à la tête du pays. De la même manière que la composition des loges, au-delà des « querelles partisanes », se veut une préfiguration de la société de demain, il n'a pas suffisamment été dit que la cohabitation, inaugurée par le gouvernement Chirac en 1986, était censée préfigurer le Front républicain que certains, à l'intérieur du parti socialiste, appellent de leurs vœux.
D'abord réticent, Chirac avait fini par rallier l'idée, après qu'Edouard Balladur, dans Le Monde, en avait fait un vibrant plaidoyer. Un Edouard Balladur franc-maçon, qui ne faisait que traduire pour le grand public la substantifique mœlle des réflexions concoctées au sein de la maçonnerie française depuis le milieu des années 80, tendant à susciter un front républicain de tous les humanistes contre ceux suspectés de ne pas l'être assez. Mais s'il faut juger la cohabitation à l'aune de la répétition générale du grand rassemblement humaniste de demain, on a pu voir pendant deux ans que, l'homme étant ce qu'il est, le système avait des ratés. Peut-être était-ce dû au fait que tous les responsables politiques n'avaient pas encore vu la lumière ?
Ce qui ressemble à une boutade n'en est pas une. Car Jean-Louis Pétriat, PDG de la Garantie mutuelle des fonctionnaires, successeur du très haut dignitaire maçon Michel Baroin à la tête de la FNAC, et franc-maçon lui-même, a génialement trouvé la solution miracle pour en finir une bonne fois pour toutes avec la persistance de la fameuse fécondité d'où est sortie la bête immonde. Pour que nul n'accuse plus la franc-maçonnerie d'un quelconque méfait, et que la république fonctionne enfin de manière harmonieuse, il suffirait que chacun... devienne franc-maçon. Pétriat déclarait en effet le mois dernier au mensuel Globe : « Le meilleur vaccin contre le racisme serait que tous les Français soient francs-maçons. » On attend avec impatience que Jean Pierre-Bloch vienne nous expliquer que, pour en finir aussi avec l'antisémitisme, il suffirait que tous les Français deviennent francs-maçons... et juifs.
Pourquoi pas, puisque c'est devant l'obédience maçonnique juive des B'naï Brith, dont Jean Pierre-Bloch est l'un des éminents dirigeants, que les leaders des principaux partis d'opposition prirent, avant les élections législatives de 1986, l'engagement solennel de ne s'allier en aucun cas avec le Front national. Un serment rappelé publiquement dans les colonnes du journal Le Monde le 26 mars 1986 : « [Les B'naï Brith] rappellent aux représentants de ces partis leur engagement pris au cours des forums du B'nai Brith devant la communauté, déclarations reprises après proclamation du vote, de ne s'allier en aucun cas au Front national. » Après : « Catholiques et Français toujours », « Juifs et Francs-Maçons toujours » ?
✍ Pierre Villedary le Choc du Mois • Mars 1992
Re: LES FRANCS-MACONS CONTRE LE PEN
L'une des plus grandes raisons des persécutions anti-nationales en politique française.
Kevin
Kevin
"Les racines de l'apostasie moderne réside dans l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, rationalisme, illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous." - Pape Pie XII -
Re: LES FRANCS-MACONS CONTRE LE PEN
Le meilleur vaccin contre le racisme serait que tous les Français soient francs-maçons.
Enorme
En fait, les Frontistes se fichent éperdument des fils de la veuve. Que ces derniers se servent de ce truc pour leur propre ascension sociale n'est un secret pour personne. Par contre, certains maçons ont déclaré la guerre au FN. On ne sait pas pourquoi d'ailleurs, mais le texte placé plus haut permet d'y voir plus clair.
Le FN ne fait que se défendre en attendant qu'il se mettent à réfléchir sérieusement.
Re: LES FRANCS-MACONS CONTRE LE PEN
160e anniversaire de la loge maçonnique de Pontoise

Annoncé dans Le Parisien-Val d’Oise de ce matin, les francs-maçons de Pontoise fêtent ce soir les 160 ans de la loge des Amis du peuple. Cette célébration se fera, sous le patronage du Grand Orient de France, en présence notamment du député-maire UMP Philippe HOUILLON.
Elu du Front National dans le Val d’Oise, je n’ai aucun message de félicitations ni de sympathie à adresser aux francs-maçons. Je n’ai aucune affection, aucune admiration, aucune compassion pour la franc-maçonnerie qui est l’une des pires ennemies de la France et de l’Eglise.
Depuis sa création, héritée du ténébreux siècle dit « des lumières », la franc-maçonnerie ne poursuit qu’un seul but : l’anéantissement et la destruction de l’Eglise et de la France. Que les « frères 3 points » se rassurent, leur entreprise diaboliquement perverse est inéluctablement vouée à l’échec.
En effet, l’Eglise a les promesses de la vie éternelle, « les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle »(Mt. 16-18), quant à la France, elle demeurera éternellement, n’en déplaise à certains, la Fille aînée de l’Eglise de par le Baptême de son Roi Clovis en 496.
Les dernières « réussites » de la franc-maçonnerie en infiltrant l’Eglise ont été le funeste Concile Vatican II où ses idées modernes y ont été reprises. Autre « succès » : la Nouvelle Messe, rédigée par un franc-maçon notoire de la loge P2, Mgr BUGNINI, qui a fait perdre la Foi à grand nombre de fidèles.
En France, la franc-maçonnerie a imposé sa propre devise « liberté, égalité, fraternité » à la République.
En 1975, la Loi Veil n’a jamais été rédigée par Simone. La Mère Veil n’a fait qu’apposer son nom sur un projet de loi rédigé préalablement par la loge du Grand Orient de France, qui a légalement permis l’extermination de millions de petits Français.
Rappelons enfin qu’en 1986, la plupart des dirigeants du RPR et de l’UDF se sont engagés par serment, devant les francs-maçons du B’NAI B’RITH, à ne jamais faire alliance avec le Front National de Jean-Marie LE PEN.
Pour tous ces motifs effroyablement graves et odieux, je n’ai qu’un vœu à formuler à la loge maçonnique de Pontoise : qu’elle disparaisse au plus vite et que ses membres se convertissent à Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie !
Source -
http://www.nationspresse.info
Kevin

Annoncé dans Le Parisien-Val d’Oise de ce matin, les francs-maçons de Pontoise fêtent ce soir les 160 ans de la loge des Amis du peuple. Cette célébration se fera, sous le patronage du Grand Orient de France, en présence notamment du député-maire UMP Philippe HOUILLON.
Elu du Front National dans le Val d’Oise, je n’ai aucun message de félicitations ni de sympathie à adresser aux francs-maçons. Je n’ai aucune affection, aucune admiration, aucune compassion pour la franc-maçonnerie qui est l’une des pires ennemies de la France et de l’Eglise.
Depuis sa création, héritée du ténébreux siècle dit « des lumières », la franc-maçonnerie ne poursuit qu’un seul but : l’anéantissement et la destruction de l’Eglise et de la France. Que les « frères 3 points » se rassurent, leur entreprise diaboliquement perverse est inéluctablement vouée à l’échec.
En effet, l’Eglise a les promesses de la vie éternelle, « les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle »(Mt. 16-18), quant à la France, elle demeurera éternellement, n’en déplaise à certains, la Fille aînée de l’Eglise de par le Baptême de son Roi Clovis en 496.
Les dernières « réussites » de la franc-maçonnerie en infiltrant l’Eglise ont été le funeste Concile Vatican II où ses idées modernes y ont été reprises. Autre « succès » : la Nouvelle Messe, rédigée par un franc-maçon notoire de la loge P2, Mgr BUGNINI, qui a fait perdre la Foi à grand nombre de fidèles.
En France, la franc-maçonnerie a imposé sa propre devise « liberté, égalité, fraternité » à la République.
En 1975, la Loi Veil n’a jamais été rédigée par Simone. La Mère Veil n’a fait qu’apposer son nom sur un projet de loi rédigé préalablement par la loge du Grand Orient de France, qui a légalement permis l’extermination de millions de petits Français.
Rappelons enfin qu’en 1986, la plupart des dirigeants du RPR et de l’UDF se sont engagés par serment, devant les francs-maçons du B’NAI B’RITH, à ne jamais faire alliance avec le Front National de Jean-Marie LE PEN.
Pour tous ces motifs effroyablement graves et odieux, je n’ai qu’un vœu à formuler à la loge maçonnique de Pontoise : qu’elle disparaisse au plus vite et que ses membres se convertissent à Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie !
Source -
http://www.nationspresse.info
Kevin
"Les racines de l'apostasie moderne réside dans l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, rationalisme, illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous." - Pape Pie XII -
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25503
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: LES FRANCS-MACONS CONTRE LE PEN
La bande .⋅. FM .⋅. contre Le Pen
Depuis l'origine, c'est le grand Orient qui a déclaré la guerre au Front national et non l'inverse. Les principales prises de positions des grands maîtres successifs depuis l'émergence électorale du front national en font foi.
Lorsque François Mitterrand devient président de la République en 1981, le grand maître du Grand Orient de France est Roger Leray. Ancien ouvrier-tourneur, ce réfractaire au STO (puis engagé dans la 2e DB en août 1944) est un autodidacte. il grimpera dans la société Auer, dont il deviendra directeur technique avant d'en être licencié économique en 1979. Les accointances avec Mitterrand sont multiples : Leray appartient au parti socialiste et son obédience participera largement à la victoire du candidat socialiste. Initié en 1957, il a présidé le Congrès des Loges de Paris en 1969, avant d'entrer au Conseil de l'Ordre (l'instance suprême de l'obédience). Grand maître adjoint en 1972 et pilier de la loge d'influence politique Demain, il devient grand maître en 1979, le demeure jusqu'en septembre 1981 et le sera à nouveau de 1984 à 1987.
C'est lui qui est à l'origine du diktat maçonnique contre les frères qui auraient pu se rattacher au mouvement national, même si, dans un premier temps il a, avec ses oeillères, totalement sous-estimé l'émergence du FN. Ne déclarait-il pas le 2 avril 1986 : « Je ne crois pas du tout au déferlement de je ne sais quelle extrême droite en France. Les partis au pouvoir devraient se féliciter, cela les a débarrassé des éléments qui y étaient intégrés. Ils vont mieux savoir à qui ils ont affaire. » Le FN se développant, il jette l'anathème, à la manière de ses frères du B'nai B'rith : « On ne peut pas être franc-maçon et membre du Front national. Il y a incompatibilité pour la raison que la maçonnerie est universaliste, qu'elle est habitée de toutes ses fibres par la volonté de se manifester contre toute espèce de racisme. » Laissant filtrer encore un peu plus ses idées, il ajoute : « On peut être franc-maçon et conservateur, encore que, personnellement, je juge, moi, qu'il y a une sorte d'incompatibilité. » Comme quoi, l'UDF et le RPR sont déjà suspects.
Procédure exorbitante
En 1987, il obtient le changement du règlement intérieur du Grand Orient de France, bannissant le Front national. On notera que cette procédure n'avait jamais été utilisée jusque-là, ni avant la Seconde Guerre mondiale avec les Ligues ou le parti social français, ni durant la guerre d'Algérie. En réalité, et c' est peu connu, deux articles sont alors ajoutés. Le paragraphe 5 de l'article 76 relatif aux conditions d'admission. Le but est de bloquer toute admission d'un membre supposé du FN : « Pour pouvoir être admis à l'initiation, il faut (...) ne pas avoir été adhérent ou sympathisant (c'est nous qui soulignons) d'une association ou d'un groupement appelant à la discrimination raciale, à la violence envers un groupe de personnes en prétextant de leur origine, leur appartenance à une ethnie ou à une religion déterminée et qui propagerait ou aurait propagé des idées et des théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine, cette violence. » Le deuxième ajout est le paragraphe 7 de l'article 93 relatif aux suspensions : « Le Conseil de l'Ordre, est habilité (...) à suspendre tout franc-maçon, en raison des faits suivants retenus à son encontre, qu'il ait ou non enregistré (c'est nous qui soulignons) une plainte à l'égard de celui-ci (à savoir) l'appartenance à une association ou à un groupement appelant à la discrimination, à la haine, à la violence, etc. » On voit donc que c'est l'arbitraire le plus complet qui règne. Qu'est-ce qu'un «sympathisant» du Front national ? Celui qui lit National Hebdo, celui qui s'est abonné à Révision d'Alain Guionnet (comme par exemple l'ancien grand maître Jean-Robert Ragache) ou à Faits & Documents d'Emmanuel Ratier (comme le frère Xavier Pasquini, collaborateur de Charlie-Hebdo et spécialiste des sectes) ? Celui qui vote pour le Front national ? Celui qui fait des réflexions racistes comme cela arrive à tout un chacun ? Toujours est-il que Leray décède en 1991. Encore un adversaire d'enterré. La malédiction Le Pen fonctionne ...
En 1987, c'est toujours un socialiste qui lui succède pour trois années, Jean-Robert Ragache. Cet ancien militant d'extrême gauche (jeunesses socialistes, parti socialiste unifié) est agrégé d'histoire. Après divers postes, il s'installera à Rouen pour y diriger l'Ecole normale d'institutrices. C'est alors que, fait peu connu, il rejoint le mouvement normand dirigé par Didier Patte. organisateur entre autres de la grande manifestation contre la gauche et les gauchistes en mai 68 dans la capitale de la Normandie, et dont le père-fondateur, pour ne pas dire idéologue, est notre ami et collaborateur Jean Mabire, auteur de nombreux ouvrages militaires consacrés à la Seconde Guerre mondiale. Les amitiés sont telles que Jean Mabire et Jean-Robert Ragache signeront ensemble une excellente Histoire de la Normandie (qui en est aujourd'hui à sa troisième réédition). Cela ne l'empêche pas, sans rire, de déclarer juste après son élection : « Je suis tolérant, sauf à l'égard de l'extrême droite. » Sans doute fasciné par la période de l'Occupation, comme bien d'autres, il a également rédigé, avec son propre frère, une Vie quotidienne des intellectuels et des artistes sous l'Occupation (1988).
Membre du GODF comme son père, ses deux grands-pères et un arrière-grand-père, il sera initié en 1964, quelques mois après son retour d'Algérie. Entré au Conseil de l'Ordre en 1985, en charge des affaires économiques et sociales, il succède un peu par hasard à Leray. Il ne demeure grand maître qu'une seule année (en raison d'une réglementation complexe) mais retrouve son fauteuil un an plus tard, et y demeure jusqu'en 1991. Sans doute moins sectaire que Leray et consorts, il n'en poursuivra pas moins l'œuvre d'épuration déclenchée par son prédécesseur. Comme il le dira à Globe (octobre 1989) de Benhamou : « Il est incompatible d'être militant du FN et franc-maçon ». En février 1992, il cosigne avec Michel Barat de la Grand Loge de France, Evelyne Rauzières, grande maîtresse du Droit humain et France Sornet, grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France un appel contre l'extrême droite : « Compte tenu des valeurs humanistes et des principes de fraternité (...) face aux risques de banalisation du discours de l'extrême droite (ces obédiences) affirment leur détermination commune à combattre toutes les thèses extrémistes et intégristes, toutes les idéologies d'exclusion, et à condamner la violence physique ou morale. » Se sentant pousser des ailes, Ragache lancera par la suite, avec le communiste Jean Elleinstein, le mouvement Liberté-Egalité-Fraternité et la Charte européenne « contre tous les nationalismes », essaiera de monter une liste européenne et se présentera même à l'élection présidentielle de 1995. Las, il n'aura pas les signatures suffisantes. Ayant rallié Laurent Fabius, il devra se contenter d'un modeste strapontin de maire adjoint à la culture à Rouen.
Entre-temps, en 1988-1989 durant une année, c'est Christian Pozzo di Borgo qui assure l'intérim. Médecin anesthésiste, il se revendique comme catholique non-pratiquant et se situe dans la mouvance humaniste, parallèle au « recentrage» de l'ordre maçonnique à la suite du changement électoral de 1986. On ne lui connaît pratiquement aucune déclaration anti-FN. Cette retenue sera sans doute à l' origine de son échec électoral lorsqu'il se représente en 1992 et qu'il est battu par Gilbert Abergel.
Ashkénazes contre sépharades
En 1992, c'est donc Gilbert Abergel qui accède au maillet suprême. Agé alors de 43 ans, ce natif de Casablanca est passé de l'enseignement spécialisé dans l'enfance inadaptée à la psychanalyse, clinique puis sociale. Directeur du département de la communication interne du groupe GMF (un fief maçonnique), il a été initié jeune, à 23 ans. Membre du Conseil de l'Ordre dès 1985, il s'inscrit dans une espèce de continuité de Pozzo di Borgo et de Ragache, en plus modéré sans doute politiquement. Il appartient d'ailleurs aux radicaux de gauche (comme nombre de dignitaires de l' ordre), après avoir flirté avec le gauchisme dans sa jeunesse (PSU. CFDT). Actualité Juive précisera (17 septembre 1992) : « En privé, il se définit comme "athée" mais précise qu'il "n'oublie pas ses origines israélites." » Ses positions sont donc très claires vis-à-vis du FN : pour lui, la lutte anti-FN s'apparente au « combat républicain » (L'Express, 5 mai 1993). Son travail de psychanalyste se reflète sur ses réflexions : pour lui, les électeurs de Le Pen sont des malades qu'il faut soigner : « Nous interdisons l'accès du Grand Orient à tout membre du FN. Dans les imprimés, il y a l'engagement de ne jamais avoir appartenu au FN. On ne peut pas être au Grand Orient et nier qu'une certaine partie de l'humanité est capable de barbarie. (...) Le discours du FN s'adresse aux composantes les plus archaïques de l'individu, confie-t-il à Tribune juive (1er octobre 1992).
Abergel demeure en poste deux ans, avant d'être pratiquement renversé par son frère Kessel. Ce que Rivarol (septembre 1994) analyse ainsi : « La victoire de Kessel consacre une revanche ashkénaze sur les sépharades. » En réalité, la victoire est double, puisque accède ainsi à la tête du GODF un très proche, pour ne pas dire plus, du parti des travailleurs, cette secte trotskyste spécialisée dans l'entrisme. Né en décembre 1950, ce diplômé d'études supérieures de sciences économiques et d'une maîtrise de sociologie, a d'abord été journaliste : entré à l'AFP en 1973, il sera rédacteur en chef adjoint du quotidien socialiste Le Matin de Paris, en charge de la politique. Appelé comme conseiller technique du ministre franc-maçon des relations avec le Parlement, Jean Poperen, en 1988, puis du secrétaire d'Etat franc-maçon à la Formation professionnelle, il prend en 1990 la direction du Centre de développement de l'information sur la formation professionnelle, une chasse gardée de la maçonnerie.
Membre du Conseil de l'Ordre à partir de 1993, il profite de la vague de scandales associant GO et parti socialiste pour se présenter comme le « chevalier blanc », et groupant votes chiraquiens et trotskystes, s'empare, au grand dam des socialistes, de la Grande Maîtrise au terme d'un scrutin difficile : 17 voix contre 16 à Michel Marien. La ligne affichée est claire : retour à la politique, défense des idées laïques et républicaines, lutte contre le FN. Dès 1985, il écrivait : « La banalisation de l'extrême droite est révoltante. (...) Les thèses de l'extrême droite, qu'on croyait jetées aux poubelles de l'histoire, font désormais bonne figure en société. » Il faut s'opposer « au retour des intégristes et d'une droite en ordre de bataille idéologique, à l'instar des années 30, face au vide oppositionnel. (...) » L'obsession laïque est évidente. Lorsqu'il intervient dans Tribune Juive (9 mars 1995), il déclare : « Nous ne voulons pas d'une Europe des clergés et des clochers. » Président du Club des égaux, il cosigne le Manifeste des 50 contre le FN, dirigé par Jean-Christophe Cambadélis, et écrit alors : « Il n'est que temps de réagir, de s'organiser, de s'unir pour combattre toutes les formes de fascisme. (...) Le front que nous appelons de nos vœux doit regrouper ceux qui ont du sens à offrir aux valeurs fondamentales de la République. » Il n'aura pas le temps de mettre son programme anti-FN en œuvre, ses manipulations politico-maçonniques ayant entraîné sa destitution par le Conseil de l'Ordre.
Au convent de septembre 1995, la crise est telle qu'un grand maître provisoire est nommé. En janvier, c'est finalement un des fidèles d'Abergel qui lui succède, l'avocat bordelais Jacques Lafouge. Ancien directeur des ressources humaines de l'Aérospatiale, il s'est reconverti dans le droit social, il a pour tâche de calmer le jeu... et de conserver le pouvoir au « kesséliens ». Ex-adjoint de Kessel, Lafouge défend la même ligne : toujours plus de laïcité, toujours plus de haine antichrétienne, toujours plus de haine anti-FN. Reçu à l'Elysée, il exige de Jacques Chirac que celui-ci rejette toute remise en cause du scrutin majoritaire. Il ne faut en aucun cas favoriser l'émergence d'un groupe FN à l'Assemblée. Le « laboratoire d'idées de la République » qu'est le Grand Orient est une arme de guerre. On le verra dans toutes les manifestations contre la venue du pape Jean-Paul II en France, avec les immigrés clandestins, à Montpellier contre l'université d'été du FN, etc. Pour Lafouge, l'histoire est d'une simplicité extrême : il y a d'un côté le GODF, de l'autre l'Eglise, symbole du mal. Ce qui lui fait dire des énormités du type : « Clovis, c'est une invention de Vichy. » C'est lui qui demandera pour la première fois la dissolution pure et simple du FN. Lui aussi qui parlera de « lutte à mort ».
Nouveau coup du sort en 1996 : alors que Kessel espère reprendre le maillet, il n'est pas élu au Conseil de l'Ordre au titre de Paris, et ne peut donc se représenter. A sa place, un officier sorti du rang ; Philippe Guglielmi. fondateur de l'influente loge corse Fraternité Pasquale Paoli, ce Corse a effectué un séjour au Liban dans les troupes de la Finul. Cornaqué par le socialiste spécialisé dans les questions de sécurité Alain Bauer (qui travailla un temps pour Pellerin de la Sari, au centre d'un scandale immobilier à la Défense), il attend habilement son heure, tissant des liens, même avec les pasquaïens et se fait élire en 1997. Secrétaire général du Comité Laïcité-République, il est parmi les plus chaud partisans de la dissolution du Front national. Lors d'un débat à Mulhouse en septembre 1997, il déclare : « Il faut interdire le FN. Tout rapprochement (il ne s'agit même plus de « sympathisant ») d'un franc-maçon avec un membre du Front national entraîne l'exclusion du premier. » Il s'emploie depuis lors à « purifier» l'obédience, traquant le moindre sympathisant. En pure perte d'ailleurs ; même au sein du GODF, la plupart des idées du FN, qui sont de simple bon sens, finissent par percer auprès des francs-maçons de base, trompés par leur direction.
Gabriel LINDON National Hebdo du 2 au 8 avril 1998
Depuis l'origine, c'est le grand Orient qui a déclaré la guerre au Front national et non l'inverse. Les principales prises de positions des grands maîtres successifs depuis l'émergence électorale du front national en font foi.
Lorsque François Mitterrand devient président de la République en 1981, le grand maître du Grand Orient de France est Roger Leray. Ancien ouvrier-tourneur, ce réfractaire au STO (puis engagé dans la 2e DB en août 1944) est un autodidacte. il grimpera dans la société Auer, dont il deviendra directeur technique avant d'en être licencié économique en 1979. Les accointances avec Mitterrand sont multiples : Leray appartient au parti socialiste et son obédience participera largement à la victoire du candidat socialiste. Initié en 1957, il a présidé le Congrès des Loges de Paris en 1969, avant d'entrer au Conseil de l'Ordre (l'instance suprême de l'obédience). Grand maître adjoint en 1972 et pilier de la loge d'influence politique Demain, il devient grand maître en 1979, le demeure jusqu'en septembre 1981 et le sera à nouveau de 1984 à 1987.
C'est lui qui est à l'origine du diktat maçonnique contre les frères qui auraient pu se rattacher au mouvement national, même si, dans un premier temps il a, avec ses oeillères, totalement sous-estimé l'émergence du FN. Ne déclarait-il pas le 2 avril 1986 : « Je ne crois pas du tout au déferlement de je ne sais quelle extrême droite en France. Les partis au pouvoir devraient se féliciter, cela les a débarrassé des éléments qui y étaient intégrés. Ils vont mieux savoir à qui ils ont affaire. » Le FN se développant, il jette l'anathème, à la manière de ses frères du B'nai B'rith : « On ne peut pas être franc-maçon et membre du Front national. Il y a incompatibilité pour la raison que la maçonnerie est universaliste, qu'elle est habitée de toutes ses fibres par la volonté de se manifester contre toute espèce de racisme. » Laissant filtrer encore un peu plus ses idées, il ajoute : « On peut être franc-maçon et conservateur, encore que, personnellement, je juge, moi, qu'il y a une sorte d'incompatibilité. » Comme quoi, l'UDF et le RPR sont déjà suspects.
Procédure exorbitante
En 1987, il obtient le changement du règlement intérieur du Grand Orient de France, bannissant le Front national. On notera que cette procédure n'avait jamais été utilisée jusque-là, ni avant la Seconde Guerre mondiale avec les Ligues ou le parti social français, ni durant la guerre d'Algérie. En réalité, et c' est peu connu, deux articles sont alors ajoutés. Le paragraphe 5 de l'article 76 relatif aux conditions d'admission. Le but est de bloquer toute admission d'un membre supposé du FN : « Pour pouvoir être admis à l'initiation, il faut (...) ne pas avoir été adhérent ou sympathisant (c'est nous qui soulignons) d'une association ou d'un groupement appelant à la discrimination raciale, à la violence envers un groupe de personnes en prétextant de leur origine, leur appartenance à une ethnie ou à une religion déterminée et qui propagerait ou aurait propagé des idées et des théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine, cette violence. » Le deuxième ajout est le paragraphe 7 de l'article 93 relatif aux suspensions : « Le Conseil de l'Ordre, est habilité (...) à suspendre tout franc-maçon, en raison des faits suivants retenus à son encontre, qu'il ait ou non enregistré (c'est nous qui soulignons) une plainte à l'égard de celui-ci (à savoir) l'appartenance à une association ou à un groupement appelant à la discrimination, à la haine, à la violence, etc. » On voit donc que c'est l'arbitraire le plus complet qui règne. Qu'est-ce qu'un «sympathisant» du Front national ? Celui qui lit National Hebdo, celui qui s'est abonné à Révision d'Alain Guionnet (comme par exemple l'ancien grand maître Jean-Robert Ragache) ou à Faits & Documents d'Emmanuel Ratier (comme le frère Xavier Pasquini, collaborateur de Charlie-Hebdo et spécialiste des sectes) ? Celui qui vote pour le Front national ? Celui qui fait des réflexions racistes comme cela arrive à tout un chacun ? Toujours est-il que Leray décède en 1991. Encore un adversaire d'enterré. La malédiction Le Pen fonctionne ...
En 1987, c'est toujours un socialiste qui lui succède pour trois années, Jean-Robert Ragache. Cet ancien militant d'extrême gauche (jeunesses socialistes, parti socialiste unifié) est agrégé d'histoire. Après divers postes, il s'installera à Rouen pour y diriger l'Ecole normale d'institutrices. C'est alors que, fait peu connu, il rejoint le mouvement normand dirigé par Didier Patte. organisateur entre autres de la grande manifestation contre la gauche et les gauchistes en mai 68 dans la capitale de la Normandie, et dont le père-fondateur, pour ne pas dire idéologue, est notre ami et collaborateur Jean Mabire, auteur de nombreux ouvrages militaires consacrés à la Seconde Guerre mondiale. Les amitiés sont telles que Jean Mabire et Jean-Robert Ragache signeront ensemble une excellente Histoire de la Normandie (qui en est aujourd'hui à sa troisième réédition). Cela ne l'empêche pas, sans rire, de déclarer juste après son élection : « Je suis tolérant, sauf à l'égard de l'extrême droite. » Sans doute fasciné par la période de l'Occupation, comme bien d'autres, il a également rédigé, avec son propre frère, une Vie quotidienne des intellectuels et des artistes sous l'Occupation (1988).
Membre du GODF comme son père, ses deux grands-pères et un arrière-grand-père, il sera initié en 1964, quelques mois après son retour d'Algérie. Entré au Conseil de l'Ordre en 1985, en charge des affaires économiques et sociales, il succède un peu par hasard à Leray. Il ne demeure grand maître qu'une seule année (en raison d'une réglementation complexe) mais retrouve son fauteuil un an plus tard, et y demeure jusqu'en 1991. Sans doute moins sectaire que Leray et consorts, il n'en poursuivra pas moins l'œuvre d'épuration déclenchée par son prédécesseur. Comme il le dira à Globe (octobre 1989) de Benhamou : « Il est incompatible d'être militant du FN et franc-maçon ». En février 1992, il cosigne avec Michel Barat de la Grand Loge de France, Evelyne Rauzières, grande maîtresse du Droit humain et France Sornet, grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France un appel contre l'extrême droite : « Compte tenu des valeurs humanistes et des principes de fraternité (...) face aux risques de banalisation du discours de l'extrême droite (ces obédiences) affirment leur détermination commune à combattre toutes les thèses extrémistes et intégristes, toutes les idéologies d'exclusion, et à condamner la violence physique ou morale. » Se sentant pousser des ailes, Ragache lancera par la suite, avec le communiste Jean Elleinstein, le mouvement Liberté-Egalité-Fraternité et la Charte européenne « contre tous les nationalismes », essaiera de monter une liste européenne et se présentera même à l'élection présidentielle de 1995. Las, il n'aura pas les signatures suffisantes. Ayant rallié Laurent Fabius, il devra se contenter d'un modeste strapontin de maire adjoint à la culture à Rouen.
Entre-temps, en 1988-1989 durant une année, c'est Christian Pozzo di Borgo qui assure l'intérim. Médecin anesthésiste, il se revendique comme catholique non-pratiquant et se situe dans la mouvance humaniste, parallèle au « recentrage» de l'ordre maçonnique à la suite du changement électoral de 1986. On ne lui connaît pratiquement aucune déclaration anti-FN. Cette retenue sera sans doute à l' origine de son échec électoral lorsqu'il se représente en 1992 et qu'il est battu par Gilbert Abergel.
Ashkénazes contre sépharades
En 1992, c'est donc Gilbert Abergel qui accède au maillet suprême. Agé alors de 43 ans, ce natif de Casablanca est passé de l'enseignement spécialisé dans l'enfance inadaptée à la psychanalyse, clinique puis sociale. Directeur du département de la communication interne du groupe GMF (un fief maçonnique), il a été initié jeune, à 23 ans. Membre du Conseil de l'Ordre dès 1985, il s'inscrit dans une espèce de continuité de Pozzo di Borgo et de Ragache, en plus modéré sans doute politiquement. Il appartient d'ailleurs aux radicaux de gauche (comme nombre de dignitaires de l' ordre), après avoir flirté avec le gauchisme dans sa jeunesse (PSU. CFDT). Actualité Juive précisera (17 septembre 1992) : « En privé, il se définit comme "athée" mais précise qu'il "n'oublie pas ses origines israélites." » Ses positions sont donc très claires vis-à-vis du FN : pour lui, la lutte anti-FN s'apparente au « combat républicain » (L'Express, 5 mai 1993). Son travail de psychanalyste se reflète sur ses réflexions : pour lui, les électeurs de Le Pen sont des malades qu'il faut soigner : « Nous interdisons l'accès du Grand Orient à tout membre du FN. Dans les imprimés, il y a l'engagement de ne jamais avoir appartenu au FN. On ne peut pas être au Grand Orient et nier qu'une certaine partie de l'humanité est capable de barbarie. (...) Le discours du FN s'adresse aux composantes les plus archaïques de l'individu, confie-t-il à Tribune juive (1er octobre 1992).
Abergel demeure en poste deux ans, avant d'être pratiquement renversé par son frère Kessel. Ce que Rivarol (septembre 1994) analyse ainsi : « La victoire de Kessel consacre une revanche ashkénaze sur les sépharades. » En réalité, la victoire est double, puisque accède ainsi à la tête du GODF un très proche, pour ne pas dire plus, du parti des travailleurs, cette secte trotskyste spécialisée dans l'entrisme. Né en décembre 1950, ce diplômé d'études supérieures de sciences économiques et d'une maîtrise de sociologie, a d'abord été journaliste : entré à l'AFP en 1973, il sera rédacteur en chef adjoint du quotidien socialiste Le Matin de Paris, en charge de la politique. Appelé comme conseiller technique du ministre franc-maçon des relations avec le Parlement, Jean Poperen, en 1988, puis du secrétaire d'Etat franc-maçon à la Formation professionnelle, il prend en 1990 la direction du Centre de développement de l'information sur la formation professionnelle, une chasse gardée de la maçonnerie.
Membre du Conseil de l'Ordre à partir de 1993, il profite de la vague de scandales associant GO et parti socialiste pour se présenter comme le « chevalier blanc », et groupant votes chiraquiens et trotskystes, s'empare, au grand dam des socialistes, de la Grande Maîtrise au terme d'un scrutin difficile : 17 voix contre 16 à Michel Marien. La ligne affichée est claire : retour à la politique, défense des idées laïques et républicaines, lutte contre le FN. Dès 1985, il écrivait : « La banalisation de l'extrême droite est révoltante. (...) Les thèses de l'extrême droite, qu'on croyait jetées aux poubelles de l'histoire, font désormais bonne figure en société. » Il faut s'opposer « au retour des intégristes et d'une droite en ordre de bataille idéologique, à l'instar des années 30, face au vide oppositionnel. (...) » L'obsession laïque est évidente. Lorsqu'il intervient dans Tribune Juive (9 mars 1995), il déclare : « Nous ne voulons pas d'une Europe des clergés et des clochers. » Président du Club des égaux, il cosigne le Manifeste des 50 contre le FN, dirigé par Jean-Christophe Cambadélis, et écrit alors : « Il n'est que temps de réagir, de s'organiser, de s'unir pour combattre toutes les formes de fascisme. (...) Le front que nous appelons de nos vœux doit regrouper ceux qui ont du sens à offrir aux valeurs fondamentales de la République. » Il n'aura pas le temps de mettre son programme anti-FN en œuvre, ses manipulations politico-maçonniques ayant entraîné sa destitution par le Conseil de l'Ordre.
Au convent de septembre 1995, la crise est telle qu'un grand maître provisoire est nommé. En janvier, c'est finalement un des fidèles d'Abergel qui lui succède, l'avocat bordelais Jacques Lafouge. Ancien directeur des ressources humaines de l'Aérospatiale, il s'est reconverti dans le droit social, il a pour tâche de calmer le jeu... et de conserver le pouvoir au « kesséliens ». Ex-adjoint de Kessel, Lafouge défend la même ligne : toujours plus de laïcité, toujours plus de haine antichrétienne, toujours plus de haine anti-FN. Reçu à l'Elysée, il exige de Jacques Chirac que celui-ci rejette toute remise en cause du scrutin majoritaire. Il ne faut en aucun cas favoriser l'émergence d'un groupe FN à l'Assemblée. Le « laboratoire d'idées de la République » qu'est le Grand Orient est une arme de guerre. On le verra dans toutes les manifestations contre la venue du pape Jean-Paul II en France, avec les immigrés clandestins, à Montpellier contre l'université d'été du FN, etc. Pour Lafouge, l'histoire est d'une simplicité extrême : il y a d'un côté le GODF, de l'autre l'Eglise, symbole du mal. Ce qui lui fait dire des énormités du type : « Clovis, c'est une invention de Vichy. » C'est lui qui demandera pour la première fois la dissolution pure et simple du FN. Lui aussi qui parlera de « lutte à mort ».
Nouveau coup du sort en 1996 : alors que Kessel espère reprendre le maillet, il n'est pas élu au Conseil de l'Ordre au titre de Paris, et ne peut donc se représenter. A sa place, un officier sorti du rang ; Philippe Guglielmi. fondateur de l'influente loge corse Fraternité Pasquale Paoli, ce Corse a effectué un séjour au Liban dans les troupes de la Finul. Cornaqué par le socialiste spécialisé dans les questions de sécurité Alain Bauer (qui travailla un temps pour Pellerin de la Sari, au centre d'un scandale immobilier à la Défense), il attend habilement son heure, tissant des liens, même avec les pasquaïens et se fait élire en 1997. Secrétaire général du Comité Laïcité-République, il est parmi les plus chaud partisans de la dissolution du Front national. Lors d'un débat à Mulhouse en septembre 1997, il déclare : « Il faut interdire le FN. Tout rapprochement (il ne s'agit même plus de « sympathisant ») d'un franc-maçon avec un membre du Front national entraîne l'exclusion du premier. » Il s'emploie depuis lors à « purifier» l'obédience, traquant le moindre sympathisant. En pure perte d'ailleurs ; même au sein du GODF, la plupart des idées du FN, qui sont de simple bon sens, finissent par percer auprès des francs-maçons de base, trompés par leur direction.
Gabriel LINDON National Hebdo du 2 au 8 avril 1998
Re: LES FRANCS-MACONS CONTRE LE PEN
Sans quitter le sujet:
Ca fait deux ans que le sieur CHIRAC n'est plus président, et qu'il n'est donc plus couvert par l'immunité qui allait avec la fonction.
Alors, où en est l'enquête judiciaire qui va bien avec les casseroles qu'il traine depuis des années et des années ?????

Ca fait deux ans que le sieur CHIRAC n'est plus président, et qu'il n'est donc plus couvert par l'immunité qui allait avec la fonction.
Alors, où en est l'enquête judiciaire qui va bien avec les casseroles qu'il traine depuis des années et des années ?????
- G-B
- Administrateur principal
- Messages : 36838
- Inscription : 24/03/2006 - 21:59
- Localisation : Ailleurs...
Re: LES FRANCS-MACONS CONTRE LE PEN
RÉPONSE DES MOUTONS VACHES ET VEAUX FRANÇAIS >>>
>>>En France mieux vaut être un grand voleur qu'un défenseur des droits des citoyens voir l'article ici
Chirac nouvelle idole des Français
>>>En France mieux vaut être un grand voleur qu'un défenseur des droits des citoyens voir l'article ici
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25503
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: LES FRANCS-MACONS CONTRE LE PEN
La bande FM dans le fromage
La récente interdiction du livre d'Antoine Gaudino a masqué le fond du problème des tribunaux de commerce : c'est la franc-maçonnerie.
National Hebdo a rendu compte de la sortie du livre d'Antoine Gaudino sur « La Mafia des tribunaux de commerce », objet d'une tentative d'interdiction par décision de justice si manifestement abusive qu'en appel, elle a été révoquée. Le scandale de cette juridiction spécifique se révèle si manifeste que des manœuvres à grand spectacle ont été déclenchées à ce propos, et qu'un flot de révélations à haut indice médiatique se déverse sur l'opinion. Enfin, toute la vérité ? A y regarder d'un peu plus près, il y a à la fois trop de lumière, jusqu'à l'aveuglement, et de curieuses zones d'ombre.
Une commission d'enquête parlementaire a été constituée, destinée à s' intéresser à « l'activité et au fonctionnement des tribunaux de commerce ». On est immédiatement tenté de se dire que, comme tous les organismes de ce genre, la dite commission va vite s'empresser d'enterrer les dossiers. Eh bien, pas du tout. La commission fonce sur le terrain, somme les juges de se transformer en accusés, défraie la chronique. Contrôlée par les socialistes, elle est présidée par le député PS François Collombet, et à pour rapporteur son incisif collègue Arnaud Montebourg l'aréopage parlementaire déploie une activité aussi rigoureuse qu'inhabituelle. De quoi se réjouir et, pour les victimes, de se féliciter ?
Fracas et silences
Tribunal de commerce de Paris, un début d'après-midi. Le service d'ordre, d'ordinaire plutôt débonnaire dans cette enceinte est manifestement sur les nerfs. Un groupe de journalistes, hérissé de multiples caméras, grossit de minute en minute. Il semble attendre une grande vedette. Pour s'occuper, les professionnels de télévision s'intéressent à des particuliers, leur posent des questions. Il s'avère que les personnes filmées sont des victimes de juges et mandataires de tribunaux de commerce, dont les témoignages sont ainsi recueillis. A l'exception des déclarations mettant ouvertement en cause les liaisons maçonniques de magistrats corrompus. Aussitôt, les filmages s'interrompent :
Un grand brouhaha, voici qu'apparaît Arnaud Montebourg, rapporteur de la commission d'enquête. Il s'élance comme à l'assaut d'une forteresse sur les marches menant à la solennelle salle du Conseil du tribunal, suivis par des dizaines de journalistes, fait une entrée fracassante, s'installe en maître à la place d'honneur derrière une table massive
recouverte de drap vert avec des assesseurs à ses côtés. Et, sans tergiverser le voici qui intime dans une atmosphère tendue, aux relents de tribunal populaire, l'ordre à des magistrats de se présenter devant lui. Sous les flashes et les perches tendues, au milieu des réflexions peu amènes de victimes de la justice consulaire, et des heures durant, s'exposent les débuts des sombres affaires dites du « Royal Monceau » (2 milliards de trou) et du «Palace» (dont l'héroïne-victime est la très médiatique Régine Choukroun).
Fouquier-Tinville, fort acceptable, Arnaud Montebourg écrase sous les questions, les déductions et les conclusions, un juge nommé Chevalier, complètement abasourdi, et à la mémoire lacunaire au-delà du crédible. Le président du tribunal de commerce de Paris, Jean-Pierre Mattei, aura la présence d'esprit de contester la forme, pour le moins méprisante, des auditions à la Montebourg. Déjà éclaboussée par des agissements trop souvent douteux ou carrément criminels, la justice consulaire est maintenant sciemment avilie par une vedette du PS, en mal d'effets de manche. Ce qui permet d'ailleurs aux magistrats. suspectés de protester, pas à tort, contre de telles méthodes, et de jeter la suspicion sur l'impartialité d'une commission d'enquête aussi clinquante et partisane.
Malgré le tonitruant Montebourg, beaucoup de choses sont en réalité occultées. Si l'arrière-plan de compromissions politico-financières avec les partis de la «droite», de la part de juges mandataires «ripoux», est à nouveau mis en lumière, et ce n'est pas négligeable, deux aspects des scandales à répétition au détriment des entreprises en difficultés sont délibérément ignorés. Le premier concerne l'évidente liaison de certains dossiers entre eux, l'orchestration des menées spoliatrices entre les divers juges, mandataires et experts, repreneurs et administrateurs. Un fil rouge les relie, il a nom maçonnerie, et plus précisément Grande Loge Nationale de France. Le fait est si patent qu'il était admis publiquement au printemps 1997. On pouvait ainsi lire dans Libération ; quotidien peu suspect d' antimaçonnisme primaire, le 23 juin 1997.
« Le réseau des tribunaux de commerce s'appuie sur la franc-maçonnerie. Certes, la plupart des francs-maçons sont des gens formidables, mais certaines loges sont notoirement gangrenées par des affairistes. Les milieux consulaires ont un penchant pour la loge Bineau (GLNF), sise à Neuilly ». Et dans le Nouvel Observateur du 20 mars 1997 : « Dans la région parisienne, un des maillons essentiels de cette chaîne (relationnelle) est la Grande loge nationale française, installée à Neuilly-sur-Seine, boulevard Bineau, et dans l'ouest de la capitale ». Curieusement, depuis que la commission d'enquête socialiste se remue, plus un mot sur les aspects maçonniques des affaires. Le sujet est devenu tabou.
Autre particularité des affaires placées sous le feu des projecteurs, elles paraissent avoir été «pré-sélectionnées», en ce sens que leurs incidences politiques mènent le plus souvent au RPR, et que la gauche n'a, rien à y voir. Ce n'est pas l'avis de certaines victimes, ou de connaisseurs des arcanes judiciaires. Des dossiers de spoliés n'ont pas été pris en considération par la commission, et on aimerait connaître précisément les critères retenus par l'examen, ou non, des affaires à inventorier. Il n'est pas inintéressant de relever que tel juge, condamné en première instance, puis appel, pour corruption dans ses fonctions au tribunal de Bobigny, avait pour avocat Maître Francis Terquem, ex-vedette du PS et de SOS-Racisme. Chacun sait que les avocats sont libres de défendre qui ils veulent, en conscience.
René-Louis DUVAL National Hebdo du 2 au 8 juillet 1998
La récente interdiction du livre d'Antoine Gaudino a masqué le fond du problème des tribunaux de commerce : c'est la franc-maçonnerie.
National Hebdo a rendu compte de la sortie du livre d'Antoine Gaudino sur « La Mafia des tribunaux de commerce », objet d'une tentative d'interdiction par décision de justice si manifestement abusive qu'en appel, elle a été révoquée. Le scandale de cette juridiction spécifique se révèle si manifeste que des manœuvres à grand spectacle ont été déclenchées à ce propos, et qu'un flot de révélations à haut indice médiatique se déverse sur l'opinion. Enfin, toute la vérité ? A y regarder d'un peu plus près, il y a à la fois trop de lumière, jusqu'à l'aveuglement, et de curieuses zones d'ombre.
Une commission d'enquête parlementaire a été constituée, destinée à s' intéresser à « l'activité et au fonctionnement des tribunaux de commerce ». On est immédiatement tenté de se dire que, comme tous les organismes de ce genre, la dite commission va vite s'empresser d'enterrer les dossiers. Eh bien, pas du tout. La commission fonce sur le terrain, somme les juges de se transformer en accusés, défraie la chronique. Contrôlée par les socialistes, elle est présidée par le député PS François Collombet, et à pour rapporteur son incisif collègue Arnaud Montebourg l'aréopage parlementaire déploie une activité aussi rigoureuse qu'inhabituelle. De quoi se réjouir et, pour les victimes, de se féliciter ?
Fracas et silences
Tribunal de commerce de Paris, un début d'après-midi. Le service d'ordre, d'ordinaire plutôt débonnaire dans cette enceinte est manifestement sur les nerfs. Un groupe de journalistes, hérissé de multiples caméras, grossit de minute en minute. Il semble attendre une grande vedette. Pour s'occuper, les professionnels de télévision s'intéressent à des particuliers, leur posent des questions. Il s'avère que les personnes filmées sont des victimes de juges et mandataires de tribunaux de commerce, dont les témoignages sont ainsi recueillis. A l'exception des déclarations mettant ouvertement en cause les liaisons maçonniques de magistrats corrompus. Aussitôt, les filmages s'interrompent :
Un grand brouhaha, voici qu'apparaît Arnaud Montebourg, rapporteur de la commission d'enquête. Il s'élance comme à l'assaut d'une forteresse sur les marches menant à la solennelle salle du Conseil du tribunal, suivis par des dizaines de journalistes, fait une entrée fracassante, s'installe en maître à la place d'honneur derrière une table massive
recouverte de drap vert avec des assesseurs à ses côtés. Et, sans tergiverser le voici qui intime dans une atmosphère tendue, aux relents de tribunal populaire, l'ordre à des magistrats de se présenter devant lui. Sous les flashes et les perches tendues, au milieu des réflexions peu amènes de victimes de la justice consulaire, et des heures durant, s'exposent les débuts des sombres affaires dites du « Royal Monceau » (2 milliards de trou) et du «Palace» (dont l'héroïne-victime est la très médiatique Régine Choukroun).
Fouquier-Tinville, fort acceptable, Arnaud Montebourg écrase sous les questions, les déductions et les conclusions, un juge nommé Chevalier, complètement abasourdi, et à la mémoire lacunaire au-delà du crédible. Le président du tribunal de commerce de Paris, Jean-Pierre Mattei, aura la présence d'esprit de contester la forme, pour le moins méprisante, des auditions à la Montebourg. Déjà éclaboussée par des agissements trop souvent douteux ou carrément criminels, la justice consulaire est maintenant sciemment avilie par une vedette du PS, en mal d'effets de manche. Ce qui permet d'ailleurs aux magistrats. suspectés de protester, pas à tort, contre de telles méthodes, et de jeter la suspicion sur l'impartialité d'une commission d'enquête aussi clinquante et partisane.
Malgré le tonitruant Montebourg, beaucoup de choses sont en réalité occultées. Si l'arrière-plan de compromissions politico-financières avec les partis de la «droite», de la part de juges mandataires «ripoux», est à nouveau mis en lumière, et ce n'est pas négligeable, deux aspects des scandales à répétition au détriment des entreprises en difficultés sont délibérément ignorés. Le premier concerne l'évidente liaison de certains dossiers entre eux, l'orchestration des menées spoliatrices entre les divers juges, mandataires et experts, repreneurs et administrateurs. Un fil rouge les relie, il a nom maçonnerie, et plus précisément Grande Loge Nationale de France. Le fait est si patent qu'il était admis publiquement au printemps 1997. On pouvait ainsi lire dans Libération ; quotidien peu suspect d' antimaçonnisme primaire, le 23 juin 1997.
« Le réseau des tribunaux de commerce s'appuie sur la franc-maçonnerie. Certes, la plupart des francs-maçons sont des gens formidables, mais certaines loges sont notoirement gangrenées par des affairistes. Les milieux consulaires ont un penchant pour la loge Bineau (GLNF), sise à Neuilly ». Et dans le Nouvel Observateur du 20 mars 1997 : « Dans la région parisienne, un des maillons essentiels de cette chaîne (relationnelle) est la Grande loge nationale française, installée à Neuilly-sur-Seine, boulevard Bineau, et dans l'ouest de la capitale ». Curieusement, depuis que la commission d'enquête socialiste se remue, plus un mot sur les aspects maçonniques des affaires. Le sujet est devenu tabou.
Autre particularité des affaires placées sous le feu des projecteurs, elles paraissent avoir été «pré-sélectionnées», en ce sens que leurs incidences politiques mènent le plus souvent au RPR, et que la gauche n'a, rien à y voir. Ce n'est pas l'avis de certaines victimes, ou de connaisseurs des arcanes judiciaires. Des dossiers de spoliés n'ont pas été pris en considération par la commission, et on aimerait connaître précisément les critères retenus par l'examen, ou non, des affaires à inventorier. Il n'est pas inintéressant de relever que tel juge, condamné en première instance, puis appel, pour corruption dans ses fonctions au tribunal de Bobigny, avait pour avocat Maître Francis Terquem, ex-vedette du PS et de SOS-Racisme. Chacun sait que les avocats sont libres de défendre qui ils veulent, en conscience.
René-Louis DUVAL National Hebdo du 2 au 8 juillet 1998
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25503
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: LES FRANCS-MACONS CONTRE LE PEN
Les franc-maçons et la justice
Dans un livre (1) récemment publié mais boycotté par les médias nationaux et les grands diffuseurs, comme la FNAC qui refuse de le distribuer, l'avocat Bernard Mery dénonce l'influence néfaste des frères... sur la Justice.
Avocat depuis 27 ans, Bernard Mery a souvent été confronté dans les prétoires et les tribunaux à des magistrats francs-maçons. Dans cc cas la justice est sous influence, et de l'influence à la corruption il y a un pas vite franchi. Un juge peut-il, à la fois être franc-maçon et rendre la justice sereinement ? La question mérite d'être posée, lorsque l'on sait qu'une très grande majorité de magistrats, essentiellement à Paris et en région parisienne, sont membres de la franc-maçonnerie.
En France le débat est tabou. Pour Bernard Mery, la réponse est évidemment négative car la franc-maçonnerie au sein de l'institution judiciaire s'est instituée en relais de la corruption : « Un nombre réduit d'hommes et encore moins de femmes, disposant de postes de décision, bien à l'abri des soupçons, agissent en marge de la légalité, au service d'intérêts particuliers et mercantiles sous couvert de buts honorables et de pensées lénifiantes » dénonce-t-il dans son ouvrage.
D'ailleurs la fonction de magistrat et l'appartenance à une obédience maçonnique ne sont-elles pas incompatibles du fait même de l'engagement, pris sous serment dans l'un et l'autre cas ?
Ainsi, le juge doit obligatoirement « jurer de bien et fidèlement remplir ses fonctions, de garder religieusement le secret des délibérations et de se conduire en tout comme un digne et loyal magistrat. » (ordonnance du 22 décembre 1958).
Comment concilier cette profession de foi avec le serment du Grand Orient : « Sur cette équerre, emblème de la conscience, de la rectitude et du droit, sur ce livre de la Constitution (Règlement intérieur de la loge) qui sera désormais ma Loi, je m'engage à garder le secret. Je promets d'aimer mes F et de mettre en pratique en toutes circonstances, la grande loi de la solidarité humaine qui est la doctrine morale de la franc-maçonnerie... » ou encore le serment de la franc-maçonnerie : « Aucune partie des secrets ou mystères de maçons n'est acceptée... que je ne transcrirai ces secrets, ni ne les rédigerai, sculpterai, marquerai, graverai, ni ne les tracerai en aucune façon... Je jure de les observer... Sous le châtiment qui ne saurait être moindre, si je viole l'un d'eux, que d'avoir la gorge tranchée, la langue arrachée par la racine et le corps enseveli dans le sable du rivage à la limite des basses mers ou à une encablure de la terre, là ou le flot monte et redescend régulièrement deux fois en vingt-quatre heures... »
Derrière ce jargon se cache une menace à peine voilée qu'aucun maçon qui se respecte se garderait d'oublier.
"En clair, ajoute Bernard Mery, le juge s'interdit de révéler un secret dont il a connaissance au travers d'une loge ou au travers d'un frère de loge. Dès lors comment garantir l'impartialité entre deux plaideurs, lorsque le débat porte sur les révélations franc-maçonnes, et que l'un des plaideurs est franc-maçon tandis que l'autre ne l'est pas ?"
En Angleterre où la question de la double appartenance est librement débattue, Jack Straw, ministre de l'Intérieur de Sa Majesté, a indiqué récemment "qu'un juge ne saurait être dans le même temps franc-maçon sans que le justiciable ne soit informé de sa double appartenance préalablement et publiquement."
En Italie. depuis 1993, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s'est prononcé d'une façon catégorique et définitive, pour l'incompatibilité.
Or, la presse nationale française n'a jamais donné de la publicité à cette prise de position.
Il faudra attendre mars 1995 pour lire un article traduit de l'italien sur ce sujet dans la revue ultra-confidentielle du Grand Orient de France. Humanisme (2). Il y est relaté comment le Conseil supérieur de la magistrature a pris une sanction disciplinaire contre un substitut de la République de Catanzaro qui était accusé d'avoir été affilié à une loge maçonnique de 1987 à 1990.
Bernard Mery sait de quoi il parle. Docteur en droit, lauréat de la faculté, avocat au barreau de Paris depuis plus de vingt-sept ans, il connaît bien les faits qu'il relate. Son ouvrage fourmille de noms et de cas concrets qui ont défrayé la chronique ces derniers mois. "Est-ce un hasard,écrit-il, si M. Pierre Truche est franc-maçon et Premier président de la Cour de Cassation, l'ultime récompense, et si l'un de ses prédécesseurs M. Pierre Drai, l'était tout autant ? A l'inverse ce poste peut-il être occupé par un non franc-maçon ?"
Il cite entre autres une affaire concernant la Ville de Paris, qui aurait pu se révéler très gênante pour le maire - il s'agissait de Jacques Chirac, devenu depuis Président de la République - instruite par un ancien greffier, devenu juge d'instruction par concours interne, décoré de la Légion d'honneur pour avoir récupéré des armes appartenant à des contestataires canaques. Dans ce dossier, la Ville par le biais d'une société d'exploitation mixte (SEM), avait donné mission à son employé, expert judiciaire, de multiplier le prix du loyer commercial par cinq afin de pouvoir en imposer la charge à sa victime et de ce fait pousser le malheureux à se faire expulser, tout en évitant de lui payer la moindre indemnité d'éviction. Si les faits étaient avérés logiquement le juge aurait dû mettre en examen le maire, c'est-à-dire Chirac.
Une plainte fut déposé par la victime le 3 mars 1998 près le Doyen des juges d'instruction de Paris. L, juge d'instruction reçu le dossier le 27 mars. Le 3 avril 1998, soit huit jours plus tard, il rendait une ordonnance d'irrecevabilité. Le procureur de la République avait rédigé son réquisitoire introductif qui, comme il fallait s'y attendre, concluait au refus d'informer. Le juge n'eut plus qu'à recopier les motifs du réquisitoire, à la différence qu'à la place de refus d'informer, il rendit une ordonnance d'irrecevabilité. Simple détail, le greffier décoré devenu juge était franc-maçon et affilié à la Grande Loge de France.
Par la suite, l'avocat de la victime se remua si efficacement que la procédure ne fut pas stoppée et que l'affaire est bloquée momentanément, du moins elle n'est pas enterrée !
Autre exemple, le président d'une chambre de cour d'appel de Paris oubliera dans un arrêt de mentionner le nom d'un frère, pourtant présenté comme prévenu, et s'en prendra ouvertement et publiquement à l'avocat qui avait tenté de prononcer "l'innommable".
Les ramifications sont multiples et l'on retrouve des franc-maçons dans tous les milieux ; d'affaires ou politiques : Michel Mouillot, l'ancien maire de Cannes, autrefois affilié au Grand Orient, loge jugée trop tranquille, a dû sa rapide envolée avant sa chute, au fait de son affiliation à la GNLF (ex-loge Bineau), en créant une sous-branche de l'atelier "Kipling", dirigé par tous les proches de François Léotard, à Fréjus.
L'ancien maire de Cannes, mis en examen et poursuivi pour avoir touché des pots-de-vin d'un gérant de casino, a été sévèrement condamné par la justice.
Preuve que tous les juges ne sont pas à mettre dans le même sac ...
Jean ROBERTO National Hebdo du 8 au 14 octobre 1998
(1) Justice, Franc-Maçonnerie, Corruption par Bernard-Philippe Mery. Spot-Editions. 33 Champs-Elysées - Paris 8e.
(2) Humanisme, édition de mars 1995 - n° 220/221
Dans un livre (1) récemment publié mais boycotté par les médias nationaux et les grands diffuseurs, comme la FNAC qui refuse de le distribuer, l'avocat Bernard Mery dénonce l'influence néfaste des frères... sur la Justice.
Avocat depuis 27 ans, Bernard Mery a souvent été confronté dans les prétoires et les tribunaux à des magistrats francs-maçons. Dans cc cas la justice est sous influence, et de l'influence à la corruption il y a un pas vite franchi. Un juge peut-il, à la fois être franc-maçon et rendre la justice sereinement ? La question mérite d'être posée, lorsque l'on sait qu'une très grande majorité de magistrats, essentiellement à Paris et en région parisienne, sont membres de la franc-maçonnerie.
En France le débat est tabou. Pour Bernard Mery, la réponse est évidemment négative car la franc-maçonnerie au sein de l'institution judiciaire s'est instituée en relais de la corruption : « Un nombre réduit d'hommes et encore moins de femmes, disposant de postes de décision, bien à l'abri des soupçons, agissent en marge de la légalité, au service d'intérêts particuliers et mercantiles sous couvert de buts honorables et de pensées lénifiantes » dénonce-t-il dans son ouvrage.
D'ailleurs la fonction de magistrat et l'appartenance à une obédience maçonnique ne sont-elles pas incompatibles du fait même de l'engagement, pris sous serment dans l'un et l'autre cas ?
Ainsi, le juge doit obligatoirement « jurer de bien et fidèlement remplir ses fonctions, de garder religieusement le secret des délibérations et de se conduire en tout comme un digne et loyal magistrat. » (ordonnance du 22 décembre 1958).
Comment concilier cette profession de foi avec le serment du Grand Orient : « Sur cette équerre, emblème de la conscience, de la rectitude et du droit, sur ce livre de la Constitution (Règlement intérieur de la loge) qui sera désormais ma Loi, je m'engage à garder le secret. Je promets d'aimer mes F et de mettre en pratique en toutes circonstances, la grande loi de la solidarité humaine qui est la doctrine morale de la franc-maçonnerie... » ou encore le serment de la franc-maçonnerie : « Aucune partie des secrets ou mystères de maçons n'est acceptée... que je ne transcrirai ces secrets, ni ne les rédigerai, sculpterai, marquerai, graverai, ni ne les tracerai en aucune façon... Je jure de les observer... Sous le châtiment qui ne saurait être moindre, si je viole l'un d'eux, que d'avoir la gorge tranchée, la langue arrachée par la racine et le corps enseveli dans le sable du rivage à la limite des basses mers ou à une encablure de la terre, là ou le flot monte et redescend régulièrement deux fois en vingt-quatre heures... »
Derrière ce jargon se cache une menace à peine voilée qu'aucun maçon qui se respecte se garderait d'oublier.
"En clair, ajoute Bernard Mery, le juge s'interdit de révéler un secret dont il a connaissance au travers d'une loge ou au travers d'un frère de loge. Dès lors comment garantir l'impartialité entre deux plaideurs, lorsque le débat porte sur les révélations franc-maçonnes, et que l'un des plaideurs est franc-maçon tandis que l'autre ne l'est pas ?"
En Angleterre où la question de la double appartenance est librement débattue, Jack Straw, ministre de l'Intérieur de Sa Majesté, a indiqué récemment "qu'un juge ne saurait être dans le même temps franc-maçon sans que le justiciable ne soit informé de sa double appartenance préalablement et publiquement."
En Italie. depuis 1993, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s'est prononcé d'une façon catégorique et définitive, pour l'incompatibilité.
Or, la presse nationale française n'a jamais donné de la publicité à cette prise de position.
Il faudra attendre mars 1995 pour lire un article traduit de l'italien sur ce sujet dans la revue ultra-confidentielle du Grand Orient de France. Humanisme (2). Il y est relaté comment le Conseil supérieur de la magistrature a pris une sanction disciplinaire contre un substitut de la République de Catanzaro qui était accusé d'avoir été affilié à une loge maçonnique de 1987 à 1990.
Bernard Mery sait de quoi il parle. Docteur en droit, lauréat de la faculté, avocat au barreau de Paris depuis plus de vingt-sept ans, il connaît bien les faits qu'il relate. Son ouvrage fourmille de noms et de cas concrets qui ont défrayé la chronique ces derniers mois. "Est-ce un hasard,écrit-il, si M. Pierre Truche est franc-maçon et Premier président de la Cour de Cassation, l'ultime récompense, et si l'un de ses prédécesseurs M. Pierre Drai, l'était tout autant ? A l'inverse ce poste peut-il être occupé par un non franc-maçon ?"
Il cite entre autres une affaire concernant la Ville de Paris, qui aurait pu se révéler très gênante pour le maire - il s'agissait de Jacques Chirac, devenu depuis Président de la République - instruite par un ancien greffier, devenu juge d'instruction par concours interne, décoré de la Légion d'honneur pour avoir récupéré des armes appartenant à des contestataires canaques. Dans ce dossier, la Ville par le biais d'une société d'exploitation mixte (SEM), avait donné mission à son employé, expert judiciaire, de multiplier le prix du loyer commercial par cinq afin de pouvoir en imposer la charge à sa victime et de ce fait pousser le malheureux à se faire expulser, tout en évitant de lui payer la moindre indemnité d'éviction. Si les faits étaient avérés logiquement le juge aurait dû mettre en examen le maire, c'est-à-dire Chirac.
Une plainte fut déposé par la victime le 3 mars 1998 près le Doyen des juges d'instruction de Paris. L, juge d'instruction reçu le dossier le 27 mars. Le 3 avril 1998, soit huit jours plus tard, il rendait une ordonnance d'irrecevabilité. Le procureur de la République avait rédigé son réquisitoire introductif qui, comme il fallait s'y attendre, concluait au refus d'informer. Le juge n'eut plus qu'à recopier les motifs du réquisitoire, à la différence qu'à la place de refus d'informer, il rendit une ordonnance d'irrecevabilité. Simple détail, le greffier décoré devenu juge était franc-maçon et affilié à la Grande Loge de France.
Par la suite, l'avocat de la victime se remua si efficacement que la procédure ne fut pas stoppée et que l'affaire est bloquée momentanément, du moins elle n'est pas enterrée !
Autre exemple, le président d'une chambre de cour d'appel de Paris oubliera dans un arrêt de mentionner le nom d'un frère, pourtant présenté comme prévenu, et s'en prendra ouvertement et publiquement à l'avocat qui avait tenté de prononcer "l'innommable".
Les ramifications sont multiples et l'on retrouve des franc-maçons dans tous les milieux ; d'affaires ou politiques : Michel Mouillot, l'ancien maire de Cannes, autrefois affilié au Grand Orient, loge jugée trop tranquille, a dû sa rapide envolée avant sa chute, au fait de son affiliation à la GNLF (ex-loge Bineau), en créant une sous-branche de l'atelier "Kipling", dirigé par tous les proches de François Léotard, à Fréjus.
L'ancien maire de Cannes, mis en examen et poursuivi pour avoir touché des pots-de-vin d'un gérant de casino, a été sévèrement condamné par la justice.
Preuve que tous les juges ne sont pas à mettre dans le même sac ...
Jean ROBERTO National Hebdo du 8 au 14 octobre 1998
(1) Justice, Franc-Maçonnerie, Corruption par Bernard-Philippe Mery. Spot-Editions. 33 Champs-Elysées - Paris 8e.
(2) Humanisme, édition de mars 1995 - n° 220/221
- Prodeo
- Décédé
- Messages : 9209
- Inscription : 25/03/2006 - 8:52
- Localisation : La Défense - Royaume de France
- Contact :
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
.
Le phénomène décrit rejoint parfaitement ce qui est développé dans cet ouvrage, même s'il y est très peu question du Front national :
http://www.forumpatriote.org/phpBB3/viewtopic.php?f=32&t=4708&p=375304#p375304

_
Le phénomène décrit rejoint parfaitement ce qui est développé dans cet ouvrage, même s'il y est très peu question du Front national :
http://www.forumpatriote.org/phpBB3/viewtopic.php?f=32&t=4708&p=375304#p375304
_
« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
A la lecture de tout cela ;
Puis-je en conclure que
Jean-Marie LE PEN, aurait fait une tentative de suicide, en instituant la Préférence Nationale ?
Au grand désarroi des Frères Mondialistes, pour lesquels, la Nation doit disparaître par l'institution d'un Gouvernement Mondial.
Les Frères, comme les Trotkistes, abondamment infiltrés dans les MEDIAS, sans mettre en exergue, la préférence Nationale, ont Criminalisé LE PEN, en en faisant un RACISTE !
<< Au XXe Siècle déjà, c'était très vilain le Racisme >> alors, pourquoi ne pas y ajouter le Fascisme ? le Nazisme ? c'est très commercial.
Il ne vient pas à l'idée des chers auditeurs et téléspectateurs qui ingurgitent leurs doses quotidienne de PRET à PENSER ?
Maçonique-Marxisto-Islamiste de s'interroger et aller, en Arabie, Maroc, Algérie, Lybie, Egypte, Jordanie, Syrie,Turquie, Iran, Sénégal, Mali, tout le reste de l'Afrique, La Chine, les Pays d'Asie en particulier, d'Europe à l'exeption de la France, les Pays des Amériques,
Ils pratiquent tous, sans la moindre exception, LA PREFERENCE NATIONALE mais, aucun des Inquisiteurs de France, ne les accuse de RACISME, j'ai sans doute manqué un épisode du Film ?
Alors ? électeurs Français, tous les Pays du Monde, ci-dessus énumérés, seraient-ils un Danger pour vous ?
Exigez du Législateur, une loi interdisant tous accords commerciaux, toutes relations avec tous ces Etats Racistes, aux relents de Fascisme, de Nazisme, Halte aux Camps de concentrations Socialos-Soviétiques.
Et vive la Nation Française, mangeons Français. Vivons Français !
Et surtout, MORT AUX CONS !
La Franc-maçonnerie, tout comme l'Islam, tend à soumettre le Monde à leurs Lois Internes.
Le Musulman, ne reconnait que la Chari'a
Le Franc-maçon ne reconnait que la Loi sous laquelle il a fait le secret serment, lors de son intronisation.
Et pourtant les deux entités, utilisent à ravir, les Lois de la République, pour parvenir à leurs fins ?.gif)
Puis-je en conclure que
Jean-Marie LE PEN, aurait fait une tentative de suicide, en instituant la Préférence Nationale ?
Au grand désarroi des Frères Mondialistes, pour lesquels, la Nation doit disparaître par l'institution d'un Gouvernement Mondial.
Les Frères, comme les Trotkistes, abondamment infiltrés dans les MEDIAS, sans mettre en exergue, la préférence Nationale, ont Criminalisé LE PEN, en en faisant un RACISTE !
<< Au XXe Siècle déjà, c'était très vilain le Racisme >> alors, pourquoi ne pas y ajouter le Fascisme ? le Nazisme ? c'est très commercial.
Il ne vient pas à l'idée des chers auditeurs et téléspectateurs qui ingurgitent leurs doses quotidienne de PRET à PENSER ?
Maçonique-Marxisto-Islamiste de s'interroger et aller, en Arabie, Maroc, Algérie, Lybie, Egypte, Jordanie, Syrie,Turquie, Iran, Sénégal, Mali, tout le reste de l'Afrique, La Chine, les Pays d'Asie en particulier, d'Europe à l'exeption de la France, les Pays des Amériques,
Ils pratiquent tous, sans la moindre exception, LA PREFERENCE NATIONALE mais, aucun des Inquisiteurs de France, ne les accuse de RACISME, j'ai sans doute manqué un épisode du Film ?
Alors ? électeurs Français, tous les Pays du Monde, ci-dessus énumérés, seraient-ils un Danger pour vous ?
Exigez du Législateur, une loi interdisant tous accords commerciaux, toutes relations avec tous ces Etats Racistes, aux relents de Fascisme, de Nazisme, Halte aux Camps de concentrations Socialos-Soviétiques.
Et vive la Nation Française, mangeons Français. Vivons Français !
Et surtout, MORT AUX CONS !La Franc-maçonnerie, tout comme l'Islam, tend à soumettre le Monde à leurs Lois Internes.
Le Musulman, ne reconnait que la Chari'a
Le Franc-maçon ne reconnait que la Loi sous laquelle il a fait le secret serment, lors de son intronisation.
Et pourtant les deux entités, utilisent à ravir, les Lois de la République, pour parvenir à leurs fins ?
Chiqaq Chaya Karu
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
ni islam , ni franc-mac 
- G-B
- Administrateur principal
- Messages : 36838
- Inscription : 24/03/2006 - 21:59
- Localisation : Ailleurs...
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
Il faudrait que tu changes ton avatar avant que je ne m'en occupe. Ici, nous n'acceptons même pas, la photo du grand lâche !!! 
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
Il me semble pour le moins surprenant que quelqu'un qui a baigné dans le frontisme depuis 5 générations ne soit pas au courant de ce détail...G-B a écrit :Il faudrait que tu changes ton avatar avant que je ne m'en occupe. Ici, nous n'acceptons même pas, la photo du grand lâche !!!
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
et pourquoi pas, une photo de la grande zorha au balcon du GG en train de dire , "je vous ai compris" !
je vois que la légende de l'imposteur fait aussi des ravages dans nos propres rangs
je vois que la légende de l'imposteur fait aussi des ravages dans nos propres rangs
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
Miroir a écrit :Il me semble pour le moins surprenant que quelqu'un qui a baigné dans le frontisme depuis 5 générations ne soit pas au courant de ce détail...G-B a écrit :Il faudrait que tu changes ton avatar avant que je ne m'en occupe. Ici, nous n'acceptons même pas, la photo du grand lâche !!!
et Dieu sait si depuis 5 générations "charlot" a montré son amour de la France et de son peuple ,les harkis et pied-noirs s'en souviennent encore
- G-B
- Administrateur principal
- Messages : 36838
- Inscription : 24/03/2006 - 21:59
- Localisation : Ailleurs...
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
Miroir a écrit :Il me semble pour le moins surprenant que quelqu'un qui a baigné dans le frontisme depuis 5 générations ne soit pas au courant de ce détail...G-B a écrit :Il faudrait que tu changes ton avatar avant que je ne m'en occupe. Ici, nous n'acceptons même pas, la photo du grand lâche !!!
Exactement !
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
A la GLNF, nous refusons de faire de la politique. Nous suivons les règles de la maçonnerie du XVIIIe siècle : les discussions politiques et religieuses sont interdites. Je ne sais donc pas pour qui votent mes frères. Une chose est sûre, ils ne votent pas pour les extrêmes. Les idées du Front national sont incompatibles avec la démarche maçonnique, fondée sur la tolérance et l'ouverture à l'autre.
http://revueparanormale.canalblog.com/a ... 21952.html
La GNLF ne fait pas de politique ?
grosse enfumade pour naïfs de première force.Ils ne manquent pas d'air !
Tout à fait d'accord. Le FRONT NATIONAL, c'est tête haute et mains propres. Deux valeurs incompatibles avec l'esprit maçonnique.Les idées du Front national sont incompatibles avec la démarche maçonnique
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25503
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
Le Front est trop honnête, trop franc, n'a pas assez le goût du secret et surtout trop l'amour de la France et de la liberté pour la franc-maçonnerie !
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
Par le plus grand des hasards, le lien que j'indique dans mon post précédent ne donne plus sur la magnifique prose dont j'ai publié un extrait. 
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25503
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
Franc Maçonnerie et escroquerie massive
Plus de 20M€ de préjudice pour le fisc français ! Après huit années d’instruction, 45 prévenus devront répondre, devant le tribunal correctionnel de Rennes, à partir d’aujourd’hui, et pour trois mois, d’une gigantesque fraude à la TVA. En toile de fond, notamment: milieu des affaires et franc-maçonnerie.
Des chefs d’entreprise et des P-DG, des gérants de sociétés, des experts-comptables, mais aussi un concierge, un VRP, une vendeuse, des retraités, l’ancien chauffeur d’Alfred Sirven… En tout, 45 personnes sont poursuivies pour avoir participé, à des degrés divers, à une gigantesque fraude à la TVA, entre 1995 et 1999. L’escroquerie, qui a été partiellement évaluée (plus de 20M€), avait été dénoncée par un chef d’entreprise nantais. Ouverte à Nantes, l’instruction avait ensuite été confiée à la toute nouvelle juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes, en 2005. Il a finalement fallu huit ans d’enquête pour faire (en partie) la lumière sur cette arnaque.
Dans une loge de la GLNF
Cette escroquerie en bande organisée serait née, et aurait prospéré, au sein d’une loge de la GLNF, à laquelle appartenaient de hauts fonctionnaires. Grâce à certaines entreprises spécialement recrutées, ou créées pour l’occasion, à une banque très bienveillante, avec des complicités dans les ports du Havre, de Dunkerque, de Nantes et de Brest (*), les prévenus étaient parvenus à mettre en place une véritable machine à déclarer des ventes fictives… et à récupérer la TVA que rembourse l’État français, dès lors que ces marchandises sont destinées à l’export au sein de l’Union européenne. Un homme est soupçonné d’avoir organisé cette arnaque: Rubens Levy, un homme d’affaires du Havre. «Il a reconnu y avoir participé, mais a toujours nié en être l’inventeur et le principal bénéficiaire, insiste son avocat, Me Thierry Fillion. D’ailleurs, au cours de l’instruction, il est volontairement revenu d’Israël, pays dont on ne peut pas être extradé, pour s’expliquer…»
Services secrets et financement de partis
L’instruction a permis de retrouver la trace d’une partie de l’argent indûment perçu. Celui-ci alimentait le train de vie fastueux des principaux prévenus: achats de Ferrari, Porsche (…), bateaux mouillant à Saint-Tropez et Monte-Carlo, montres de marque (…), achat de vins prestigieux, d’oeuvres d’art, séjours dans des clubs Med ou des hôtels de luxe… Les enquêteurs n’ont pas pu remonter jusqu’à la destination finale d’importantes sommes d’argent qui transitaient par des paradis fiscaux. À plusieurs reprises, se dessine la piste de l’implication de services secrets de pays étrangers. En filigrane, de fortes suspicions de financement de partis politiques. On trouve aussi la trace d’un décès suspect, d’un enlèvement accompagné de tortures (non-lieu), et nombre de faux et parfois vrais-faux papiers: passeports, cartes de police et passeports diplomatiques… Le procès qui s’ouvre aujourd’hui à Rennes permettra-t-il d’en savoir plus? Il y a quelques années, l’un des principaux prévenus, Hocine Sahir, homme d’affaires algérien, promettait «des noms et des chiffres précis». Aujourd’hui, plusieurs sources évoquent «des pressions». Et un procès sous tension.
* À Brest, via la société Inter-Distributeurs (commerce de gros alimentaire), radiée en 2007. Parmi les 19parties civiles figure, dans le Finistère, la société Le Comptoirirlandais. Le Télégramme http://www.letelegramme.com
http://fortune.fdesouche.com
Plus de 20M€ de préjudice pour le fisc français ! Après huit années d’instruction, 45 prévenus devront répondre, devant le tribunal correctionnel de Rennes, à partir d’aujourd’hui, et pour trois mois, d’une gigantesque fraude à la TVA. En toile de fond, notamment: milieu des affaires et franc-maçonnerie.
Des chefs d’entreprise et des P-DG, des gérants de sociétés, des experts-comptables, mais aussi un concierge, un VRP, une vendeuse, des retraités, l’ancien chauffeur d’Alfred Sirven… En tout, 45 personnes sont poursuivies pour avoir participé, à des degrés divers, à une gigantesque fraude à la TVA, entre 1995 et 1999. L’escroquerie, qui a été partiellement évaluée (plus de 20M€), avait été dénoncée par un chef d’entreprise nantais. Ouverte à Nantes, l’instruction avait ensuite été confiée à la toute nouvelle juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes, en 2005. Il a finalement fallu huit ans d’enquête pour faire (en partie) la lumière sur cette arnaque.
Dans une loge de la GLNF
Cette escroquerie en bande organisée serait née, et aurait prospéré, au sein d’une loge de la GLNF, à laquelle appartenaient de hauts fonctionnaires. Grâce à certaines entreprises spécialement recrutées, ou créées pour l’occasion, à une banque très bienveillante, avec des complicités dans les ports du Havre, de Dunkerque, de Nantes et de Brest (*), les prévenus étaient parvenus à mettre en place une véritable machine à déclarer des ventes fictives… et à récupérer la TVA que rembourse l’État français, dès lors que ces marchandises sont destinées à l’export au sein de l’Union européenne. Un homme est soupçonné d’avoir organisé cette arnaque: Rubens Levy, un homme d’affaires du Havre. «Il a reconnu y avoir participé, mais a toujours nié en être l’inventeur et le principal bénéficiaire, insiste son avocat, Me Thierry Fillion. D’ailleurs, au cours de l’instruction, il est volontairement revenu d’Israël, pays dont on ne peut pas être extradé, pour s’expliquer…»
Services secrets et financement de partis
L’instruction a permis de retrouver la trace d’une partie de l’argent indûment perçu. Celui-ci alimentait le train de vie fastueux des principaux prévenus: achats de Ferrari, Porsche (…), bateaux mouillant à Saint-Tropez et Monte-Carlo, montres de marque (…), achat de vins prestigieux, d’oeuvres d’art, séjours dans des clubs Med ou des hôtels de luxe… Les enquêteurs n’ont pas pu remonter jusqu’à la destination finale d’importantes sommes d’argent qui transitaient par des paradis fiscaux. À plusieurs reprises, se dessine la piste de l’implication de services secrets de pays étrangers. En filigrane, de fortes suspicions de financement de partis politiques. On trouve aussi la trace d’un décès suspect, d’un enlèvement accompagné de tortures (non-lieu), et nombre de faux et parfois vrais-faux papiers: passeports, cartes de police et passeports diplomatiques… Le procès qui s’ouvre aujourd’hui à Rennes permettra-t-il d’en savoir plus? Il y a quelques années, l’un des principaux prévenus, Hocine Sahir, homme d’affaires algérien, promettait «des noms et des chiffres précis». Aujourd’hui, plusieurs sources évoquent «des pressions». Et un procès sous tension.
* À Brest, via la société Inter-Distributeurs (commerce de gros alimentaire), radiée en 2007. Parmi les 19parties civiles figure, dans le Finistère, la société Le Comptoirirlandais. Le Télégramme http://www.letelegramme.com
http://fortune.fdesouche.com
- Prodeo
- Décédé
- Messages : 9209
- Inscription : 25/03/2006 - 8:52
- Localisation : La Défense - Royaume de France
- Contact :
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
.
Curieusement les grands médias ne parlent pas de ce scandaleux Madoff français qu'est Rubens Levy, franc-maçon de son état.
Cherchez l'erreur !
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=7947
_
Curieusement les grands médias ne parlent pas de ce scandaleux Madoff français qu'est Rubens Levy, franc-maçon de son état.
Cherchez l'erreur !
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=7947
_

« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
- wesker
- Membre
- Messages : 779
- Inscription : 18/10/2009 - 12:04
- Localisation : dans la defense des valeurs nationales
- Contact :
Re: LES FRANC-MACONS CONTRE LE PEN
Disons que tant par leur pratique internationaliste que par leur doctrine mondialiste, les francs maçons desapprouvent le fondement doctrinal du FN qui defend la nation en estimant qu'elle constitue le cadre le plus efficace pour assurer la prospérité, la securité, l'identité et la liberté des peuples.
Par conséquent, il est normal que cette organisation ne se reconnaissent pas dans les valeurs du mouvement national qui est l'un de leur adversaire.
Agissant dans l'ombre et infiltrant regulièrement les milieux du pouvoir à l'instar de M. Xavier Bertrand, ils influencent les politiques pour que l'idéologie actuelle se poursuive.
Ces orientations se sont considerablement aggravées sous Sarkozy étant lui même proche de cette organisation dont ils s'entourent de membres.
Par conséquent, il est normal que cette organisation ne se reconnaissent pas dans les valeurs du mouvement national qui est l'un de leur adversaire.
Agissant dans l'ombre et infiltrant regulièrement les milieux du pouvoir à l'instar de M. Xavier Bertrand, ils influencent les politiques pour que l'idéologie actuelle se poursuive.
Ces orientations se sont considerablement aggravées sous Sarkozy étant lui même proche de cette organisation dont ils s'entourent de membres.
- Prodeo
- Décédé
- Messages : 9209
- Inscription : 25/03/2006 - 8:52
- Localisation : La Défense - Royaume de France
- Contact :
Le pouvoir occulte contre la France
.
Le pouvoir occulte contre la France
de Paul Copin-Albancelli
Editions Augustin Barruel
Réimpression de l'édition de 1908. (Couverture ci-dessous)

300 pages. Format 14 X 22,5 cm. - Papier intérieur : Bouffant. - Dos carré, collé-couture-rognée 3 côtés.
PRIX : 169 francs => 25,75 "euros"...
PORT GRATUIT, pour la France métropolitaine.
ISBN : 2-914354-01-0
Ancien franc-maçon, Copin-Albancelli lança au début du siècle dernier une campagne de dénonciation de la franc-maçonnerie afin de dévoiler les buts secrets de la secte, trop souvent ignorés du grand public, à travers des journaux et quelques livres dont celui-ci, enfin réédité, ce qui n'a jamais été réalisé depuis lors.
EXTRAIT DE L'INTRODUCTION :
"Qu'est ce que la Franc-Maçonnerie ?
Pourquoi cette association présente-t-elle l'étrange phénomène de deux organisations, l'une qu'elle montre, l'autre qu'elle dissimule ?
Qu'a-t-elle fait dans notre pays depuis bientôt deux siècles ? Qu'y fait-elle actuellement ?
Par quelles méthodes parvient-elle à accomplir les destructions qu'elle entreprend ?
Par qui un si extraordinaire instrument a-t-il pu être imaginé ?
Dans quel but ?"
L'auteur a été franc-maçon de très nombreuses années pour savoir de quoi il parle et son témoignage est d'une très grande valeur pour ceux qui veulent savoir la vérité sur la Franc-maçonnerie...
Une chose qui frappe en lisant ce livre, c'est qu'on le croirait écrit pour l'heure présente... On voit que la marche de la secte est aujourd'hui la même qu'il y a presque cent ans... même pire...
Autre extrait : " La JUSTICE a été envahie. Lorsque nous avons un procès avec un franc-maçon, c'est un autre franc-maçon qui tranche le différent. Nous ne savons pas que les deux compères se connaissent ; que, même s'il ne se connaissent pas, ils s'appellent "mon frère" et qu'ils ont juré de s'entraider... Nous ne le savons pas ; mais c'est un fait. Dès lors, quelle garantie avons-nous ??? " (page 100)
Il faut quand même savoir que les politiciens, pour la grande majorité, se dénigrent devant les "moutons" que nous sommes, alors qu'en loge, ils sont tous frères républicains... Et ils vénèrent leurs Illustres Grand Maitres...
Disraeli, qui fut un homme d'état britannique, disait que "le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l'imaginent ceux dont l'oeil ne plonge pas derrière les coulisses."
_
Le pouvoir occulte contre la France
de Paul Copin-Albancelli
Editions Augustin Barruel
Réimpression de l'édition de 1908. (Couverture ci-dessous)

300 pages. Format 14 X 22,5 cm. - Papier intérieur : Bouffant. - Dos carré, collé-couture-rognée 3 côtés.
PRIX : 169 francs => 25,75 "euros"...
PORT GRATUIT, pour la France métropolitaine.
ISBN : 2-914354-01-0
Ancien franc-maçon, Copin-Albancelli lança au début du siècle dernier une campagne de dénonciation de la franc-maçonnerie afin de dévoiler les buts secrets de la secte, trop souvent ignorés du grand public, à travers des journaux et quelques livres dont celui-ci, enfin réédité, ce qui n'a jamais été réalisé depuis lors.
EXTRAIT DE L'INTRODUCTION :
"Qu'est ce que la Franc-Maçonnerie ?
Pourquoi cette association présente-t-elle l'étrange phénomène de deux organisations, l'une qu'elle montre, l'autre qu'elle dissimule ?
Qu'a-t-elle fait dans notre pays depuis bientôt deux siècles ? Qu'y fait-elle actuellement ?
Par quelles méthodes parvient-elle à accomplir les destructions qu'elle entreprend ?
Par qui un si extraordinaire instrument a-t-il pu être imaginé ?
Dans quel but ?"
L'auteur a été franc-maçon de très nombreuses années pour savoir de quoi il parle et son témoignage est d'une très grande valeur pour ceux qui veulent savoir la vérité sur la Franc-maçonnerie...
Une chose qui frappe en lisant ce livre, c'est qu'on le croirait écrit pour l'heure présente... On voit que la marche de la secte est aujourd'hui la même qu'il y a presque cent ans... même pire...
Autre extrait : " La JUSTICE a été envahie. Lorsque nous avons un procès avec un franc-maçon, c'est un autre franc-maçon qui tranche le différent. Nous ne savons pas que les deux compères se connaissent ; que, même s'il ne se connaissent pas, ils s'appellent "mon frère" et qu'ils ont juré de s'entraider... Nous ne le savons pas ; mais c'est un fait. Dès lors, quelle garantie avons-nous ??? " (page 100)
Il faut quand même savoir que les politiciens, pour la grande majorité, se dénigrent devant les "moutons" que nous sommes, alors qu'en loge, ils sont tous frères républicains... Et ils vénèrent leurs Illustres Grand Maitres...
Disraeli, qui fut un homme d'état britannique, disait que "le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l'imaginent ceux dont l'oeil ne plonge pas derrière les coulisses."
_

« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
Revenir vers « Politique Française »
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités



