Obligé de travailler le dimanche et sans gagner plus
- Prodeo
- Décédé
- Messages : 9209
- Inscription : 25/03/2006 - 8:52
- Localisation : La Défense - Royaume de France
- Contact :
.
Attendez qu'on nous impose la synagogue le samedi et la mosquée le dimanche...
Ce jour là, je les crucifie !
_
Attendez qu'on nous impose la synagogue le samedi et la mosquée le dimanche...
Ce jour là, je les crucifie !
_
« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
pour gagner plus, etre dans ''l'elite des voleurs''
PARIS - Alors que le titre Lagardère caracole en Bourse, il semblerait que l’Autorité des Marchés Financiers envisage, en toute discrétion, de requalifier les soupçons de “délit d’initié massif” chez EADS et Airbus en simple “défaut de communication ou de reporting” aux actionnaires.
Selon le magazine Challenges, l’AMF abandonnerait toutes poursuites au titre des délits d’initiés. Ce qui signifie que seuls l’ancien patron d’EADS Noël Forgeard et le directeur financier du groupe Hans Peter Ring sont susceptibles de poursuites, et non plus les principaux actionnaires d’EADS, les groupes Lagardère et Daimler, qui avaient opportunément revendus pour plusieurs millions d’euros d’actions juste avant l’annonce des mauvais résultats de l’entreprise.
Une telle décision dépasserait allègrement les frontières de l’indécence à l’heure où l’on annonce la faillite de la France et où l’on s’apprête à demander de nouveaux efforts au petit peuple de France qui voit déjà fondre son pouvoir d’achat.
Mais il est vrai qu’entre SMS de Nicolas Sarkozy, alcool au volant et mémoire de la Shoah, le gouvernement a des dossiers autrement plus urgents que la lutte contre la corruption des prétendues « élites » économiques et le combat contre l’affairisme qui jongle avec les milliards sur le dos des peuples et des nations…
PARIS - Alors que le titre Lagardère caracole en Bourse, il semblerait que l’Autorité des Marchés Financiers envisage, en toute discrétion, de requalifier les soupçons de “délit d’initié massif” chez EADS et Airbus en simple “défaut de communication ou de reporting” aux actionnaires.
Selon le magazine Challenges, l’AMF abandonnerait toutes poursuites au titre des délits d’initiés. Ce qui signifie que seuls l’ancien patron d’EADS Noël Forgeard et le directeur financier du groupe Hans Peter Ring sont susceptibles de poursuites, et non plus les principaux actionnaires d’EADS, les groupes Lagardère et Daimler, qui avaient opportunément revendus pour plusieurs millions d’euros d’actions juste avant l’annonce des mauvais résultats de l’entreprise.
Une telle décision dépasserait allègrement les frontières de l’indécence à l’heure où l’on annonce la faillite de la France et où l’on s’apprête à demander de nouveaux efforts au petit peuple de France qui voit déjà fondre son pouvoir d’achat.
Mais il est vrai qu’entre SMS de Nicolas Sarkozy, alcool au volant et mémoire de la Shoah, le gouvernement a des dossiers autrement plus urgents que la lutte contre la corruption des prétendues « élites » économiques et le combat contre l’affairisme qui jongle avec les milliards sur le dos des peuples et des nations…
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS
- G-B
- Administrateur principal
- Messages : 36838
- Inscription : 24/03/2006 - 21:59
- Localisation : Ailleurs...
Prodeo a écrit :.
Attendez qu'on nous impose la synagogue le samedi et la mosquée le dimanche...
Ce jour là, je les crucifie !
![]()
_
La mosquée c'est le vendredi justement... Pas le dimanche, voilà pourquoi ça ne les dérangent pas de travailler ce jour là. Synagogue Idem...
- Ardechois libre
- Membre d'honneur
- Messages : 2942
- Inscription : 24/09/2006 - 18:28
-
supergaulois
- Membre d'honneur
- Messages : 12128
- Inscription : 01/10/2014 - 13:26
- Ardechois libre
- Membre d'honneur
- Messages : 2942
- Inscription : 24/09/2006 - 18:28
Les CPF au boulot, je me marre. Il se trouveque des fois nous sommes amenés à travailler avec des interimaires.
Une fois, je chargé dans un supermaché toute la marchandise qui restait en rayon car le magasin avait changé d'enseigne,et il fallait réexpédier les fonds de rayons dans d'autres surface de ventes. Donc je me pointe là bas, et les comiques qui préparaient les chariots, c'étaient des CPF. Une vraie bande de fainéant, je ne vous raconte pas. Un seul se bougeait le train, et comme par hasard, c'était le seul FDS. J'y suis retouné peut etre une semaine aprés pour prendre les quelques palettes qui restaient. Et là j'ai fais la remarque au responsable de la reception. Il m'a dit qu'effectivement ce jour là il avait eu une sacré bande d'abruti, mais qu'il en avait embauché un, je vous laisse deviner lequel.
Une autre fois, nous avons livré un magasin en cours d'aménagement. Nous leur amenions deux semis compléte de frigos buffet avec vitre. Ils étaient déballés sitôt le hayon de la semi au sol, et c'étaient des intérimaires chargés de cette tâche. Et là, stupidité de la situation, on a failli assisté à une baston entre deux suédois en plein milieu de l'opération.
Une fois, je chargé dans un supermaché toute la marchandise qui restait en rayon car le magasin avait changé d'enseigne,et il fallait réexpédier les fonds de rayons dans d'autres surface de ventes. Donc je me pointe là bas, et les comiques qui préparaient les chariots, c'étaient des CPF. Une vraie bande de fainéant, je ne vous raconte pas. Un seul se bougeait le train, et comme par hasard, c'était le seul FDS. J'y suis retouné peut etre une semaine aprés pour prendre les quelques palettes qui restaient. Et là j'ai fais la remarque au responsable de la reception. Il m'a dit qu'effectivement ce jour là il avait eu une sacré bande d'abruti, mais qu'il en avait embauché un, je vous laisse deviner lequel.
Une autre fois, nous avons livré un magasin en cours d'aménagement. Nous leur amenions deux semis compléte de frigos buffet avec vitre. Ils étaient déballés sitôt le hayon de la semi au sol, et c'étaient des intérimaires chargés de cette tâche. Et là, stupidité de la situation, on a failli assisté à une baston entre deux suédois en plein milieu de l'opération.
Abstinence et fidélité sont les seuls rempart efficace contre le sida.
et comment ne plus travailler!
Comme souvent, bénéfice en hausse ne rime pas forcément avec garantie de l’emploi des salariés. Alors que le groupe Michelin a annoncé, vendredi matin, avoir engrangé 774 millions d'euros de bénéfice net, en 2007, soit une hausse de 35,3%, son gérant, Michel Rollier, confirme que l’usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) sera bien fermée en 2009.
Nouvelle progression attendue pour 2008
Ainsi, les ventes sont en progression de 3%, à 16,867 milliards d'euros, «une performance opérationnelle de très bon niveau» selon Rollier. L'année 2007 «se traduit par un retour à la croissance après deux années plutôt moroses», a-t-il souligné, ajoutant que «la plupart des activités (...) ont vu leurs volumes vendus progresser». Et le gérant d’ajouter confiant: «sauf détérioration marquée de l'environnement, les ventes nettes (...) devraient être de nouveau en progrès en 2008».
De bons chiffres qui ne pourront que renforcer l’amertume des 826 employés qui voient leur poste à l’usine Kléber supprimés. Une fermeture «inéluctable» selon Michel Rollier. C'est «un site qui a des prix de revient de plus de 50% supérieurs à la moyenne de Michelin. On ne peut rien faire, on ne va pas reconstruire le site», a-t-il justifié. Avant d’assurer que l'entreprise s'engageait à ce que «chaque salarié retrouve un emploi». Et d’ajouter que le groupe allait «investir un milliard d'euros» et «recruter de 800 à 1.000 personnes par an», en France, «dans les années qui viennent».
Trois cadres retenus à l’usine
Il lui faudra encore convaincre les salariés. Des ouvriers de l’usine Kléber retiennent, depuis jeudi matin, trois cadres de l'entreprise. L’un d’entre eux a pu partir vendredi matin. Le directeur des ressources humaines et le chef du personnel s’y trouvent toujours. « On leur a apporté le petit-déjeuner, des huissiers passent régulièrement pour vérifier que tout se passe bien», a précisé Guy Pernin, représentant CGT de Kléber-Toul.
En outre, l'usine Kléber est bloquée depuis mercredi soir, un feu de pneumatiques étant alimenté de manière continue devant le site.
Comme souvent, bénéfice en hausse ne rime pas forcément avec garantie de l’emploi des salariés. Alors que le groupe Michelin a annoncé, vendredi matin, avoir engrangé 774 millions d'euros de bénéfice net, en 2007, soit une hausse de 35,3%, son gérant, Michel Rollier, confirme que l’usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) sera bien fermée en 2009.
Nouvelle progression attendue pour 2008
Ainsi, les ventes sont en progression de 3%, à 16,867 milliards d'euros, «une performance opérationnelle de très bon niveau» selon Rollier. L'année 2007 «se traduit par un retour à la croissance après deux années plutôt moroses», a-t-il souligné, ajoutant que «la plupart des activités (...) ont vu leurs volumes vendus progresser». Et le gérant d’ajouter confiant: «sauf détérioration marquée de l'environnement, les ventes nettes (...) devraient être de nouveau en progrès en 2008».
De bons chiffres qui ne pourront que renforcer l’amertume des 826 employés qui voient leur poste à l’usine Kléber supprimés. Une fermeture «inéluctable» selon Michel Rollier. C'est «un site qui a des prix de revient de plus de 50% supérieurs à la moyenne de Michelin. On ne peut rien faire, on ne va pas reconstruire le site», a-t-il justifié. Avant d’assurer que l'entreprise s'engageait à ce que «chaque salarié retrouve un emploi». Et d’ajouter que le groupe allait «investir un milliard d'euros» et «recruter de 800 à 1.000 personnes par an», en France, «dans les années qui viennent».
Trois cadres retenus à l’usine
Il lui faudra encore convaincre les salariés. Des ouvriers de l’usine Kléber retiennent, depuis jeudi matin, trois cadres de l'entreprise. L’un d’entre eux a pu partir vendredi matin. Le directeur des ressources humaines et le chef du personnel s’y trouvent toujours. « On leur a apporté le petit-déjeuner, des huissiers passent régulièrement pour vérifier que tout se passe bien», a précisé Guy Pernin, représentant CGT de Kléber-Toul.
En outre, l'usine Kléber est bloquée depuis mercredi soir, un feu de pneumatiques étant alimenté de manière continue devant le site.
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS
travailler plus!!!
Un cadre du supermarché Carrefour de Sallanches (Haute-Savoie) a porté plainte pour harcèlement moral.
Stéphane Tagliavacca était chef de rayon dans un hypermarché Carrefour de Sallanches (Haute-Savoie). Confronté à un supérieur hiérarchique direct que le patron du magasin cherchait à virer, il a vécu l'enfer depuis 2002. En terme juridique, on appelle ça du "harcèlement moral", mais lui n'hésite pas à parler de terme "esclavage". Il raconte, dans les colonnes du Parisien.
"J'étais suivi en permanence par lui. Il contrôlait mes horaires à la minute près, il m'épiait en permanence et allait tout rapporter au directeur. Il disait que mes rayons étaient sales, poussiéreux. Il arrivait le matin, et il me disait : "vous faites ça". Quelques instants après, il me disait de faire autre chose, alors que je n'avais pas eu le temps matériel pour effectuer la première tâche demandée. C'était tout le temps ordre et contre-ordre. On devient fou."
"Il m'arrivait parfois de travailler de 5 heures à 19 heures. C'était de l'esclavage. Le soir, il téléphonait chez moi pour me demander pourquoi j'étais parti à 17 heures alors que j'étais arrivé à 5 heures. Le harcèlement, c'est une destruction psychologique."
"A force, on craque. Mon médecin m'a arrêté pour une grosse dépression. Cela a été un supplice. J'ai rechuté. Indirectement, mon agresseur a détruit ma vie de famille. J'ai divorcé en 2004. "
"Ce procès, c'est aussi celui de la grande distribution. C'est la jungle du travail. On nous pousse à être toujours plus productifs. A n'importe quel prix
et avec des methodes ''innovantes''
60 milliards d'euros annuels de chiffre d'affaires...
420.000 salariés...
10.000 magasins à travers le monde...
Et un nombre indéfini mais impressionnant de caméras, pour surveiller les clients, mais surtout le personnel...
Bienvenue chez Carrefour !
C'est l'histoire, terrifiante, de Régis Serange...
Ancien agent de sécurité, qui raconte tout dans "L'Humanité"...
Oui, tout sur les missions d'espionnage que le groupe Carrefour lui commandait pour contrôler les salariés.
Un vrai cauchemar.
Arrivé chez Carrefour le 8 septembre 2001, dans l'hypermarché d'Ecully, en banlieue lyonnaise, son boulot consiste à détecter les fraudes de la clientèle, mais très vite, son chef lui promet un bel avenir chez Carrefour, en tant que cadre, s'il accepte d'infiltrer un hypermarché du groupe, à Reims...
Infiltrer le personnel...
Alors, il pose des caméras cachées et des micros un peu partout...
Il joue le "copain", les employés parlent facilement...
Résultat : 20 mises en examen au sein du personnel, pour détournement de marchandises...
Et lettre de félicitations de la direction à l'agent de sécurité.
Août 2002 : nouvelle mission, dans le magasin de l'Ile d'Abeau, en Isère...
On lui demande de dégager un responsable de la sécurité externe, pour délit de sale gueule.
"Avec Carrefour, je récidive"...
De missions en missions, on explique au surveillant-espion qu'il s'agit bien de trouver des preuves pour virer des gens...
Ceux qui coûtent trop cher, ou ceux qui sont trop proches des syndicats.
"A Ecully, raconte-t-il, on m'a demandé de monter une embuscade contre une hôtesse d'accueil à temps partiel...
Elle osait prendre des cafés avec des syndicalistes.
Alors, on lui a fait le coup du portefeuille, soit-disant trouvé dans le magasin...
Dedans, on a mis un billet de 50 euros...
La fille l'a mis dans sa poche, sans savoir qu'elle était filmée...
Virée !
Pendant deux ans, j'ai marché à la carotte, avoue Régis...
J'ai participé à faire licencier 150 personnes.
De toute façon, affirme-t-il, une grosse partie du travail des agents de sécurité, c'est la surveillance du personnel...
Pas des clients.
D'ailleurs, toutes les semaines, les chefs de sécurité s'envoient leur palmarès...
Ensuite, un classement est organisé par le magasin, et ça peut s'accomoder de primes de 10% par mois.
Caméras et micros dissimulés jusque dans les portables, des lampes, ou même les toilettes...
Planques dans les cartons de la réserve...
Il y a même des écoutes téléphoniques.
Et puis, pour faire tomber un cadre, on rentre dans sa vie personnelle.
Qui fait quoi ?... Qui couche avec qui ?... Qu'est-ce qu'il boit, et combien ?...
On enquête aussi sur les comptes bancaires."
Ainsi, pendant plusieurs années, Régis a joué les barbouzes pour le compte de Carrefour...
Et à son tour, il a été viré.
"Ce que je fais aujourd'hui, en témoignant, avoue-t-il, c'est une vengeance, bien sûr...
Je ne m'en cache pas, mais ça fait surtout du bien à ma conscience.
Et puis l'important, c'est que les gens que j'ai cartonnés vont pouvoir demander réparation, preuves à l'appui, parce que j'ai gardé toutes les vidéos et tous les documents écrits.
Aujourd'hui, Carrefour m'appelle en me disant : 'On s'arrange, je vous file 10.000 euros par mois'...
Je leur dis d'aller se faire voir."
Contacté par "L'Humanité", le groupe Carrefour n'a pas souhaité réagir.
Un cadre du supermarché Carrefour de Sallanches (Haute-Savoie) a porté plainte pour harcèlement moral.
Stéphane Tagliavacca était chef de rayon dans un hypermarché Carrefour de Sallanches (Haute-Savoie). Confronté à un supérieur hiérarchique direct que le patron du magasin cherchait à virer, il a vécu l'enfer depuis 2002. En terme juridique, on appelle ça du "harcèlement moral", mais lui n'hésite pas à parler de terme "esclavage". Il raconte, dans les colonnes du Parisien.
"J'étais suivi en permanence par lui. Il contrôlait mes horaires à la minute près, il m'épiait en permanence et allait tout rapporter au directeur. Il disait que mes rayons étaient sales, poussiéreux. Il arrivait le matin, et il me disait : "vous faites ça". Quelques instants après, il me disait de faire autre chose, alors que je n'avais pas eu le temps matériel pour effectuer la première tâche demandée. C'était tout le temps ordre et contre-ordre. On devient fou."
"Il m'arrivait parfois de travailler de 5 heures à 19 heures. C'était de l'esclavage. Le soir, il téléphonait chez moi pour me demander pourquoi j'étais parti à 17 heures alors que j'étais arrivé à 5 heures. Le harcèlement, c'est une destruction psychologique."
"A force, on craque. Mon médecin m'a arrêté pour une grosse dépression. Cela a été un supplice. J'ai rechuté. Indirectement, mon agresseur a détruit ma vie de famille. J'ai divorcé en 2004. "
"Ce procès, c'est aussi celui de la grande distribution. C'est la jungle du travail. On nous pousse à être toujours plus productifs. A n'importe quel prix
et avec des methodes ''innovantes''
60 milliards d'euros annuels de chiffre d'affaires...
420.000 salariés...
10.000 magasins à travers le monde...
Et un nombre indéfini mais impressionnant de caméras, pour surveiller les clients, mais surtout le personnel...
Bienvenue chez Carrefour !
C'est l'histoire, terrifiante, de Régis Serange...
Ancien agent de sécurité, qui raconte tout dans "L'Humanité"...
Oui, tout sur les missions d'espionnage que le groupe Carrefour lui commandait pour contrôler les salariés.
Un vrai cauchemar.
Arrivé chez Carrefour le 8 septembre 2001, dans l'hypermarché d'Ecully, en banlieue lyonnaise, son boulot consiste à détecter les fraudes de la clientèle, mais très vite, son chef lui promet un bel avenir chez Carrefour, en tant que cadre, s'il accepte d'infiltrer un hypermarché du groupe, à Reims...
Infiltrer le personnel...
Alors, il pose des caméras cachées et des micros un peu partout...
Il joue le "copain", les employés parlent facilement...
Résultat : 20 mises en examen au sein du personnel, pour détournement de marchandises...
Et lettre de félicitations de la direction à l'agent de sécurité.
Août 2002 : nouvelle mission, dans le magasin de l'Ile d'Abeau, en Isère...
On lui demande de dégager un responsable de la sécurité externe, pour délit de sale gueule.
"Avec Carrefour, je récidive"...
De missions en missions, on explique au surveillant-espion qu'il s'agit bien de trouver des preuves pour virer des gens...
Ceux qui coûtent trop cher, ou ceux qui sont trop proches des syndicats.
"A Ecully, raconte-t-il, on m'a demandé de monter une embuscade contre une hôtesse d'accueil à temps partiel...
Elle osait prendre des cafés avec des syndicalistes.
Alors, on lui a fait le coup du portefeuille, soit-disant trouvé dans le magasin...
Dedans, on a mis un billet de 50 euros...
La fille l'a mis dans sa poche, sans savoir qu'elle était filmée...
Virée !
Pendant deux ans, j'ai marché à la carotte, avoue Régis...
J'ai participé à faire licencier 150 personnes.
De toute façon, affirme-t-il, une grosse partie du travail des agents de sécurité, c'est la surveillance du personnel...
Pas des clients.
D'ailleurs, toutes les semaines, les chefs de sécurité s'envoient leur palmarès...
Ensuite, un classement est organisé par le magasin, et ça peut s'accomoder de primes de 10% par mois.
Caméras et micros dissimulés jusque dans les portables, des lampes, ou même les toilettes...
Planques dans les cartons de la réserve...
Il y a même des écoutes téléphoniques.
Et puis, pour faire tomber un cadre, on rentre dans sa vie personnelle.
Qui fait quoi ?... Qui couche avec qui ?... Qu'est-ce qu'il boit, et combien ?...
On enquête aussi sur les comptes bancaires."
Ainsi, pendant plusieurs années, Régis a joué les barbouzes pour le compte de Carrefour...
Et à son tour, il a été viré.
"Ce que je fais aujourd'hui, en témoignant, avoue-t-il, c'est une vengeance, bien sûr...
Je ne m'en cache pas, mais ça fait surtout du bien à ma conscience.
Et puis l'important, c'est que les gens que j'ai cartonnés vont pouvoir demander réparation, preuves à l'appui, parce que j'ai gardé toutes les vidéos et tous les documents écrits.
Aujourd'hui, Carrefour m'appelle en me disant : 'On s'arrange, je vous file 10.000 euros par mois'...
Je leur dis d'aller se faire voir."
Contacté par "L'Humanité", le groupe Carrefour n'a pas souhaité réagir.
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS
Revenir vers « Politique Française »
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invités


