LE PEN FAIT SA RENTRÉE

Un chef-d'oeuvre bimillénaire en péril.
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Pat
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LE PEN FAIT SA RENTRÉE

Messagepar Pat » 13/09/2007 - 17:29

Jean-Marie Le Pen a tenu vendredi dernier sa conférence de presse de rentrée, tout en remarquant qu'on pouvait se demander si cette expression avait encore un sens dans la mesure où Nicolas Sarkozy a tenu les premières pages des journaux tout au long de l'été, et poursuit en permanence« une agitation médiatique tous azimuts ». Laquelle« dessine les contours d'une politique proprement funambulesque »qui« vise à endormir l'opinion tandis que les nuages noirs, lourds et nombreux, s'accumulent à l'horizon ».
Dans nombre de domaines, constate Jean-Marie Le Pen, « le Président se tourne dans la bonne direction, fait une déclaration tonitruante d ' intention volontariste , fait un pas en avant ... et en général s'arrête là. »On croit qu'il prend son élan, mais il fait semblant. Tout est dans l'apparence : c'est toujours l'illusionniste qui est à l'œuvre.
De ce fait, il n'y a« aucune rupture, aucune vraie réforme, aucun changement de fond ». On constate que le souci de Nicolas Sarkozy est d'« éviter le conflit avec les syndicats, avec les censeurs du politiquement correct, avec les minorités agissantes ». Mais on ne peut pas toujours éviter à tout prix le conflit lorsqu'on fait de la politique.
Le prochain grand test va être l'affaire des régimes spéciaux de retraite.
Leur réforme est une des promesses du candidat Sarkozy. Il a suffi que François Fillon, dimanche, dise que la réforme était « prête » pour que les syndicats s'enflamment. L'ouragan a été d'une si brutale ampleur que Nicolas Sarkozy, en visite en Allemagne, a dû indiquer qu'il donnerait sa position le 18 septembre lors du discours prévu devant les journalistes d'information sociale. Il est vrai que François Fillon a été pour le moins maladroit en laissant entendre que la réforme était entièrement ficelée et en ajoutant qu'alors on allait pouvoir entamer les négociations ...

La seule rupture : elle est dans le mauvais sens

Il y a un seul domaine, souligne Jean-Marie Le Pen, où Nicolas Sarkozy «avance sabre au clair ... et à tout risque pour notre pays », opérant un vrai changement... dans la mauvaise direction : c'est la politique étrangère. Il fait subir à la politique étrangère de la France« un net tournant atlantique », se rapproche des États-Unis, attaque l'Iran et la Russie ... Il rompt ainsi avec la ligne traditionnelle de la France, au risque de« provoquer des inimitiés inutiles », notamment avec la Russie, avec laquelle notre pays partage la« solidarité naturelle de l'arc boréal », et change l'image de la France dans le monde arabe, ce qui peut être dangereux à l 'heure de la recrudescence de la menace terroriste.
Il a une« ligne un peu idéologique, un peu aventuriste », qui tranche avec celle de Jacques Chirac, dont Jean-Marie Le Pen rappelle qu'il fut son pire ennemi, mais on doit reconnaître qu'au moins l'ancien président avait su « garder une ligne ménageant l'indépendance internationale de la France».
En outre, Nicolas Sarkozy veut faire passer la Constitution européenne, sous la forme du« mini-traité », et poursuivre les négociations avec la Turquie, contre l'avis des Français.
Sur le plan intérieur, la communication sarkozyenne ne peut masquer la dégradation de la situation. Les déficits atteignent des records historiques, et la croissance est en panne. Après les experts français, ce sont ceux de l' OCDE qui pronostiquent 1,8 % de croissance en 2007, alors que le gouvernement tient à sa prévision de 2,25% et n'a plus que la méthode Coué pour la faire avaler. 1,8 %, quand la prévision est de 2,6 % pour la zone euro ... Elle est de 2,6 % également pour l'Allemagne. Et quand la France accuse un déficit commercial de 26,8 milliards d'euros en 2006, avant de battre un nouveau triste record en 2007, l'Allemagne dégage un excédent de 16,5 milliards pour le seul mois de juin ...
« A l' aune des réalités macro-économiques douloureuses, à l'aune des difficultés de fin de mois pour chaque Français, il est évident que notre hyper-Président se meut dans un contexte plus virtuel que vertueux », remarque Jean-Marie Le Pen.
Car la cote de popularité de Nicolas Sarkozy est en baisse : les Français commencent à comprendre. Certes, on ne peut pas rendre le gouvernement responsable d'une situation héritée du précédent. Mais l'actuel gouvernement n'est rien d'autre également que l'héritier du précédent. Moins on perçoit de « rupture », plus on perçoit la continuité ... Il en est de même en matière d'insécurité, comme on le voit avec les bandes qui opèrent en plein Paris, et en matière d'immigration, avec l'impromptu de Rama Yade à Aubervilliers qui préparait la capitulation des pouvoirs publics.


Le retour de balancier


Ainsi,« ceux qui ont prétendu éradiquer le FN vont en être pour leurs frais ». Car il va y avoir« un retour de balancier », et le programme du FN « n'a pas pris une ride ».
Une petite indication est aussi le résultat des deux cantonales partielles qui ont eu lieu dimanche dans le Pas-de-Calais. Dans un contexte de très forte abstention (entre 72 et 73 %), qui n'est pas un bon signe, une fois de plus, pour la vitalité de la démocratie, et qui n'est pas favorable non plus au Front national (les électeurs qui se déplacent sont la clientèle des notables), le scrutin apporte la preuve indiscutable que le FN n'est pas mort et enterré, comme l'ont cru tant de commentateurs après la présidentielle et les législatives. Les résultats sont comparables à ceux des précédentes cantonales, et surtout marquent un progrès par rapport aux législatives : le FN passe de 9,9 à 10,5 % dans l'une des circonscriptions et de 3,8 à 8,2 % dans l'autre.
Ces scrutins rappellent aussi que le FN est la seule force du courant national, souverainiste, identitaire, etc., qui ait une existence réelle sur le terrain. Cela ne veut pas dire qu'il doive s' enfermer dans sa tour d'ivoire, mais au contraire qu'il a la principale responsabilité dans le rassemblement des énergies d'un courant de plus en plus divers et si enclin à éclater en chapelles qui s' anathémisent.
Ainsi, aux journalistes qui l' interrogeaient sur sa participation au colloque du mouvement Egalité et Réconciliation d'Alain Soral, Jean-Marie Le Pen a déclaré qu'il répondait aux invitations qui lui sont faites s'il juge utile d'y répondre, pour le bien du mouvement national et pour le bien de la France. Et au risque d'étonner son auditoire il a souligné qu'il n'allait pas seulement à ce colloque, mais qu'il était également invité, par exemple, au congrès du parti Populiste, et aussi qu'il serait présent au rassemblement organisé le 22 septembre à Paris par le collectif France indépendante contre le« traité simplifié » européen. Car il ne veut rien négliger qui puisse « redonner vigueur à l' opposition nationale », tout en rappelant et manifestant que le Front national en est, de loin, la première formation.
Y.D. daoudal@fr.oleane.com
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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Harou
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Messagepar Harou » 13/09/2007 - 17:36

Et bien l'année s'annonce bonne, et je nous la souhaite ainsi d'ailleurs !
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"Les peuples ne devraient pas avoir peur de leurs gouvernements. Les gouvernements devraient avoir peur du peuple"


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