Christine Lagarde veut remettre les chômeurs au travail. La ministre de l'Emploi se déclare prête à lever la dispense de recherche d'emploi (DRE) pour
les chômeurs de plus de 57 ans et demi, estimant qu'à cet âge-là «on n'est pas fichu, on peut retrouver un emploi», jeudi dans une interview au «Républicain Lorrain».
Depuis 1985, les demandeurs d'emploi de plus de 57 ans et demi (ou plus de 55 ans sous certaines conditions) peuvent conserver leurs droits à indemnisation sans avoir à effectuer les démarches régulières demandées aux autres chômeurs.
Fin décembre 2007, 383.117 chômeurs étaient officiellement dispensés de recherche d'emploi, selon des chiffres du régime d'assurance chômage (Unedic). La suppression des DRE ferait mathématiquement fortement grimper le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE.
Des offres d’emploi plus loin du domicile
Dans la même interview, Christine Lagarde a indiqué que les nouvelles sanctions des chômeurs refusant deux offres «raisonnables» d'emploi feront l'objet d'un projet de loi d'ici fin 2008, voire avant. Ce qui pourrait confirmer les informations publiées par le journal «Les Echos» lundi qui faisait état d'un durcissement des conditions au bout de 6 mois de recherche d'emploi.
Les chômeurs vont devoir faire des efforts: «Celui qui a été dans une profession très étroite, il lui faudra ouvrir un peu. Celui qui a travaillé tout près de chez lui, il faudra qu’il envisage d’aller un peu plus loin. Et au-delà du seul salaire, il faudra que le demandeur d’emploi prenne aussi en considération l’intérêt des postes qui lui sont proposés», précise la ministre.
Pour le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, «si des gens ont refusé de passer d’un garage Citroën à un garage Peugeot, on peut dire que cette attitude n’est pas raisonnable». «Il faut être plus exigeant avec la petite minorité qui ne jouerait pas le jeu», selon lui.
Les chômeurs ne sont pas des «fainéants»
La ministre et son secrétaire d'Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez ont entamé ce jeudi une série de consultations avec les leaders des organisations syndicales et patronales représentatives sur la réforme de l'assurance chômage, notamment sur des sanctions renforcées pour les chômeurs. Sans leur présenter ni document, ni projet précis.
Mais Bernard Thibaut, leader de la CGT, n’est pas dans les meilleures dispositions: «Le climat est de plus en plus lourd», a t-il déclaré jeudi. «Il est faux de considérer que les chômeurs sont d'abord des salariés fainéants qui se complaisent dans une situation d'exclusion. Il est faux de considérer que nous avons simplement un nombre de chômeurs au niveau où il est officiellement répertorié.»
http://www.20minutes.fr/article/226047/ ... emploi.php
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et aussi
Un Livre Blanc sur la fonction publique remis jeudi au gouvernement suggère de renforcer le recours aux contrats de droit privé et l'évaluation des fonctionnaires au mérite, une
évaluation pouvant conduire à un «licenciement» en cas «d'insuffisance» professionnelle.
Ce rapport, qui se veut une synthèse des débats sur les valeurs et missions de la fonction publique organisés par le gouvernement depuis octobre, décrit «un nouveau modèle» de fonction publique qui inquiète les syndicats. Le gouvernement prévoit de consulter ces derniers, ainsi que les parlementaires, en préalable à une réforme «d'ensemble».
Rémunération au mérite
Première suggestion de l'auteur du rapport, le conseiller d'Etat Jean-Ludovic Silicani: l'introduction du mérite dans la rémunération, par l'intermédiaire d'entretiens «périodiques» d'évaluation remplaçant la notation actuelle jugée peu significative. La part de l'avancement automatique serait réduite au profit de la part liée à l'emploi occupé et à la performance des agents. «A grade et fonction identiques, certaines personnes sont plus efficaces que d'autres», souligne Jean-Ludovic Silicani. L'entretien d'évaluation qui doit s'appuyer sur une «procédure», des «objectifs» et des «critères» précis permettrait aussi «d'identifier les agents insuffisants de façon répétée» pouvant être licenciés. «Avant d'aboutir au licenciement, il y a des étapes intermédiaires, c'est le cas ultime», précise Jean-Ludovic Silicani, soulignant que la possibilité de licencier existe déjà mais est peu employée.
Un régime juridique pour les contractuels
Autre innovation: redéfinir la place des contractuels, évalués à 20% des emplois publics. Pour Jean-Ludovic Silicani, il s'agit de leur «donner un régime juridique adapté aux besoins des services publics». L'administration pourra embaucher certains agents sur des contrats de droit privé dans cinq cas précis: carrières courtes (militaires), besoins occasionnels (remplacements), compétences spécialisées, salariés issus du privé, personnes ayant des difficultés pour accéder au concours (sans diplôme, handicapés, seniors). Actuellement, la plupart des contractuels sont soumis au droit public «moins protecteur» que le droit privé, explique Jean-Ludovic Silicani qui souhaite encadrer le recours à ces contrats.
Une «bourse de l'emploi public»
Le Livre Blanc propose aussi de créer une «bourse de l'emploi public» où tous les postes vacants seraient mis en ligne, à l'intention des agents. Lorsqu'un agent est affecté sur un poste, une «convention d'affectation», qui servira de référence pour son évaluation, précisera les fonctions exercées, leur durée, les objectifs, la rémunération, etc. Le rapport préconise la mise en place d'une fonction publique organisée par «familles de métiers», en sept grandes filières: administration générale, financière et fiscale, sociale, éducation et recherche, culture, technique, sécurité.
Développer l'externalisation
Jean-Ludovic Silicani suggère enfin que les collectivités territoriales développent l'externalisation de certaines tâches en confiant à des entreprises extérieures une partie de leurs missions, notamment de nature matérielle ou logistique. Ces mesures alimentent les inquiétudes des syndicats, qui craignent, comme la FSU, un «éclatement du statut» et une «gestion à la tête du client». La CGT évoque de son côté «des préconisations qui iront encore plus loin que les mesures déjà annoncées dans la casse du service public», faisant allusion à la révision générale des politiques publiques qui prévoit le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite en 2009.
http://www.liberation.fr/actualite/poli ... 790.FR.php
la fin de l'emploi garanti