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Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 07/10/2008 - 22:13
par Pat
Sarkozy, M'Beki, Obama and Co : copains et coquins
DEUX semaines avant d'assister (seul : on connaît les scrupules droits de l'hommistes de Madame) à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, Nicolas Sarkozy aura connu le 25 juillet une journée inoubliable : à l'occasion du Sommet de l'Union européenne sur l'Afrique du Sud organisé à Bordeaux, il aura eu en effet le plaisir d'accueillir le président Thabo M'Béki, de s'entretenir longuement avec lui et de le traiter à déjeuner avant, de retour à l'Elysée, d'y recevoir longuement le candidat Démocrate américain Husseyn Barack Obama, pour lequel il ne cèle ni sa sympathie ni son admiration. Au contraire d'Angela Merkel qui avait refusé au métis l'honneur de discourir Porte de Brandebourg, si bien que c'est du Tiergarten (en bon français : le zoo, lieu bien choisi) que l'icône dut s'adresser aux 200 000 Berlinois venus l'acclamer et pâmés d'aise quand, célébrant les « peuples du monde », le « nouveau Kennedy » version afro leur affirma que « les Etats-Unis ont plus que jamais besoin de l'Europe » ... Surtout pour combattre en Afghanistan où Obama veut renforcer la présence militaire de l'OTAN.
A BORDEAUX, Sarkozy qu'escortait José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, s'est félicité du succès du « partenariat stratégique » avec la nouvelle Afrique du Sud et de l'action diplomatique menée par celle-ci, notamment au Zimbabwe ... où elle soutient pourtant corps et âme Robert Mugabé, l'un des tyrans les plus sanguinaires et les plus racistes de la planète puisque, non content d'avoir chassé par le fer et par le feu quasiment tous les Blancs qui avaient fait la richesse de la Rhodésie, il s'est attaqué à l'ethnie honnie des Matabélés qu'il a éliminés politiquement à l'issue d'une atroce guerre civile.
Exploits qui, pas plus que la gabegie, l'incompétence et la corruption caractérisant le régime de Thabo M'Béki (contre lequel des manifestations violentes s'étaient déroulées deux jours plus tôt à Johannesburg, où des milliers de pauvres ont crié leur "dégoût" et leur "frustration"), ne semblent gêner notre président. Lequel, après l'arrestation de l'ancien leader des Serbes de Bosnie Radovan Karadjic, avait en revanche exprimé le 22 juillet sa « très vive satisfaction », estimant que « cette arrestation, longtemps attendue, manifeste clairement la volonté du nouveau gouvernement de Belgrade de rapprocher la Serbie de l'Union européenne, en contribuant à la paix et à la stabilité des Balkans » rapprochement qui serait encore plus rapide si était également mis hors d'état de nuire Ratko Mladic mais, hélas, malgré la récompense promise de un million de dollars, aucun de ses soldats n'a encore trahi l'ancien général en chef des Serbes de Bosnie.
Reste que ce ne sont ni Karadjic (expédié le 30 juillet en catastrophe aux Pays-Bas, et tant pis pour la démocratie) ni Mladic, ces "bourreaux" tant démonisés par la « communauté internationale » et les media aux ordres qui ont compromis au premier chef la paix et la stabilité dans les Balkans. Ce sont les Turcs qui, en envahissant, en islamisant, en "orientalisant" et en occupant un demi-millénaire durant les Slaves du Sud, ont édifié entre eux des barrières religieuses et civilisationnelle qui, un moment camouflées par la dictature titiste, ont réapparu ensuite. Sans l'islam, dont les orthodoxes, mais aussi les catholiques croates et hongrois du limes eurent tant à souffrir, il n'y aurait jamais eu de tentative de nettoyage ethnique en Bosnie et au Kossovo, et donc pas de massacre de Srebrenica. Mais qui le rappelle, et qui s'en soucie alors qu'on nous tympanise des siècles plus tard de la traite triangulaire ?
Sûrement pas Nicolas Sarkozy, dont les ancêtres Mallah étaient, de même que tous les ladinos, comme des coqs en pâte dans l'Empire ottoman (le témoignage du défunt écrivain judéo-sarajévien et communiste Mosha Pijade est à cet égard édifiant), et qui brûle de faire entrer la Turquie dans l'Europe.
L'EUROPE, cet humaniste la représentera donc, actuel président "tournant" de l'Union, vendredi prochain à Pékin où il a juré d'intercéder en faveur des Tibétains (que fait-il des Ouïgours, tout aussi persécutés mais évidemment moins médiatiques ?) et des prisonniers politiques.
Mais, selon le quotidien hongkongais South China Moming Post et en dépit du slogan officiel des Jeux « One World, One Dream » (Un monde, un rêve), les autorités ont interdit aux propriétaires de bars et de restaurants d'admettre des Noirs, des Mongoles et autres catégories « socialement indésirables » afin d'éradiquer « le trafic de drogue et la prostitution » dans la capitale chinoise. Le premier étant la spécialité des Blacks et la seconde celle des descendantes déchues de Gengis Khan. Frénétique partisan en France de la "diversité", au détriment des "souchiens" , Nicolas Sarkozy dénoncera-t-il, au nom de l'Union européenne, la discrimination négative frappant ces Noirs qu'il aime tant, à en juger par ses effusions à l'égard de M'Béki et d'Obama, "mon copain" comme il aime à dire ? Et cet écologiste militant regrettera-t-il les irréversibles dommages à l'environnement causés par la Chine en général (lire à ce sujet l'accablant article de Jim Reeves dans la livraison d'août-septembre de notre revue Ecrits de Paris) et les pharaoniques Jeux de Pékin en particulier ? Evidemment non. De même qu'il ne soufflera mot de ce paradis du dopage qu'est devenue la Chine où n'importe qui peut se procurer presque n'importe où stéroïdes et EPO mais aussi, contre 24 000 dollars en espèce, des cellules souche à s'injecter en intraveineuses pour améliorer ses performances sportives (1).
Traiter l'armée française de bande d'''amateurs'' ou tenter de dicter sa loi aux Irlandais (1) et aux Serbes est une chose, faire la leçon au dragon chinois en est une autre. A Pékin, l'intraitable Sarkozy suivra donc les préceptes de la sagesse locale : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. Il aura d'ailleurs toutes les occasions de se rattraper ensuite. A nos dépens.
RIVAROL, du 1er août au 4 septembre 2008
<galic@rivarol.com>.
(1) Ce reportage diffusé le 21 juillet par la chaîne de télévision allemande ARD et où l'on voit un pseudo-entraÎneur occidental acheter les décoctions de cellules-souche aurait « abasourdi les experts en antidopage à quelques jours de l'ouverture des Jeux ». Modestement, les Chinois ont affirmé qu'ils ne s'attendaient pas à de grandes performances de la part de leurs athlètes. La surprise n'en sera que plus vive ...
(2) Lesquels, selon un récent sondage, rejettent à 71 % le principe d'un nouveau référendum, où ils voteraient non à 62 % s'il leur était imposé.
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 09/10/2008 - 11:52
par Pat
L'armée fusillée par Sarkozy
Chaque fois que les pouvoirs publics évoquent la modernisation ou l'adaptation d'une structure, d'une entreprise ou d'un secteur, on peut craindre le pire. Et en effet, présentant le 17 juin le Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale Porte de Versailles à Paris devant quelque 3 000 militaires, gendarmes, policiers et responsables de la sécurité civile au garde-à-vous, Sarkozy s'est voulu rassurant, se disant « garant de la défense des intérêts vitaux et stratégiques de notre pays » et affirmant avoir pour objectif que « notre pays reste une puissance militaire et diplomatique majeure, prête à relever les défis que nous confèrent nos obligations internationales, et celui que l'Etat assure l'indépendance de la France et la protection de tous les Français ».
SAIGNÉE DANS LES EFFECTIFS
Pourtant ce discours présidentiel est à marquer d'une pierre noire pour l'armée française. En effet, le chef de l'Etat a annoncé une réduction de 54 000 postes civils et militaires de la Défense, soit une baisse de plus de 16 % étalée sur « six ou sept ans ». Les effectifs de l'armée de terre vont diminuer de 17 %, ceux de l'armée de l'air de 25 % et ceux de la marine de 11 %. Quant à la gendarmerie, elle sera rattachée au ministère de l'Intérieur dès le 1er janvier 2009.
Cette décrue sans précédent des effectifs - que nous avions prévue dans l'éditorial du 25 janvier titré : « Avec Sarko la Défense à la casse » - se traduira par la dissolution de dizaines de régiments et de bases aériennes tandis qu'une cinquantaine de communes pourront voir disparaître toute présence militaire sur le sol. Certes, la liste définitive ne doit être connue que jeudi prochain, lorsque le ministre de la Défense, l'ectoplasme Hervé Morin, la présentera à ses troupes, mais d'ores et déjà la fermeture des bases aériennes de Cambrai, de Reims et de Colmar semble acquise même si le ministère n'a pas encore tranché entre l'abandon de Dijon ou de Luxeuil.
S'agissant de la marine, la décision de construire un second porte-avions est renvoyée aux calendes grecques, l'Elysée promettant de choisir d'ici à la fin du quinquennat, probablement pas avant 2011.
LA DÉFENSE, LA MAL AIMÉE DE LA Ve RÉPUBLIQUE
Cela fait longtemps que l'armée est le parent pauvre des gouvernements successifs. La Grande Muette est la mal aimée de la Ve République. De Gaulle l'a trahie de manière éhontée en 1958 en lui donnant l'assurance que la France resterait en Algérie tout en négociant secrètement avec le FLN. L'armée française ne s'est jamais vraiment remise de cette trahison initiale, les traditions militaires mettant l'honneur, la loyauté et le respect de la parole donnée au-dessus de toutes les vertus. Les successeurs de l'homme de Colombey ne manifestèrent guère plus d'égards envers les militaires. C'est sous François Mitterrand, Rocard étant à Matignon et Jospin rue de Grenelle, que pour la première fois dans l'histoire de la République le budget de la Défense ne représentait plus le premier poste de dépenses de la nation, l'Education nationale l'ayant détrôné. Ce déséquilibre n'a depuis cessé de croître et d'embellir.
En décidant en 1996 l'abandon de la conscription et la professionnalisation des armées, Jacques Chirac avait drastiquement réduit les dépenses militaires tout en promettant à la Grande Muette que les réductions d'effectifs seraient largement compensées par le perfectionnement de leur équipement et la sophistication de leur armement. Mais jamais l'on n'avait démantelé à ce point notre outil de défense.
L'AUXILIAIRE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL
Il est vrai que dans la logique mondialiste il ne s'agit plus de protéger la patrie mais de défendre les droits de l'homme selon les critères de l'OTAN et de l'ONU. Sarkozy a d'ailleurs achevé son discours Porte de Versailles en évoquant une France qui « jouera tout son rôle pour la défense de la paix et de ses valeurs », Déjà, dans ses vœux à la nation le 31 décembre dernier, il avait remercié les soldats français défendant dans le monde « nos valeurs ». Il n'est nullement question de la patrie. Il ne s'agit plus de défendre un territoire concret, charnel, ni une souveraineté - bradée à Bruxelles. Il s'agit de transformer nos soldats en bras armé de la nouvelle gouvernance mondiale, de mettre l'armée française au service de valeurs abstraites qui sont le cache-sexe de l'impérialisme américano-sioniste.
LE RETOUR DANS L'OTAN
Car, et c'est sans doute l'essentiel du discours sarkozien, l'alignement sur les Etats-Unis est total : Alors même que la Cour des comptes américaine (GAO) dénonçait le contrat de 35 milliards de dollars signé par le Pentagone avec Airbus-EADS pour la livraison d'avions ravitailleurs - et qu'avait contesté Boeing -, le chef de l'Etat a en effet confirmé sa volonté de réintégrer les structures du commandement intégré de l'OTAN que la France avait quitté sous De Gaulle en 1966. Le Livre blanc appelle en effet à une « relation transatlantique rénovée » et à une « pleine participation » de la France à l'OTAN. L'on voit bien que l'Union européenne n'est qu'un appendice de l'Oncle Sam, son serviteur zélé, la fameuse défense européenne dont on nous tympanise depuis des années n'étant là que pour masquer la totale inféodation à l'OTAN comme l'avait si souvent prédit Jean Deni-pierre dans nos colonnes.
Dans cette logique de soumission à l'Amérique, la France abandonne sans remords ses zones d'influence traditionnelles. En Afrique, la présence militaire sera ainsi allégée, voire supprimée comme en Côte d'Ivoire. Les Américains qui font tout pour nous écarter du continent africain peuvent triompher ! Le document préconise en effet une révision "radicale", pas moins, des accords de défense sur ce continent. Or, il ne faut pas oublier que la constante dans la géopolitique de la Maison-Blanche est de réduire le rôle mondial de notre pays, de détruire ses zones de force et d'influence, de contrecarrer ses intérêts économiques et géostratégiques. C'est ainsi que les Etats-Unis se sont acharnés à ce que nous perdions nos colonies, envoyant même des armes au FLN via la Tunisie en 1957.
La défense revue et corrigée par Sarkozy est appelée désormais à « se concentrer sur un axe géographique prioritaire », de la Méditerranée au nord de l'océan Indien. Ce qui justifie comme par hasard de nouvelles bases permanentes dans le Golfe. Comme si l'on se préparait à une guerre contre l'Iran ! Il est vrai que Sarkozy s'est déjà engagé en Angleterre, puis devant George Bush lors de sa récente visite à Paris, à augmenter fortement la présence militaire de la France aux côtés des Américains en Afghanistan.
Sans surprise la Maison-Blanche a « salué la nouvelle » de ce retour dans l'OTAN. Sarkozy a certes pris soin de préciser dans son discours que « nos forces armées resteront nationales » et que « la France ne placera aucun contingent militaire sous commandement permanent de l'OTAN en temps de paix », mais cela ne trompe personne. Le Front national et les souverainistes ont condamné cette inféodation aux Etats-Unis. Le Parti socialiste également. Son premier secrétaire François Hollande a ainsi jugé sur RTL « extrêmement grave » la décision du chef de l'Etat tandis que l'ex-ministre de la Défense Alain Richard estime, lui, que les conclusions du Livre blanc « sont définies non par une vision stratégique, mais par une logique budgétaire ». Mais de la part de la gauche il s'agit de réactions de tartufes car, comme l'écrivait Libération du 18 mai, « sur le fond du dossier les socialistes sont embarrassés. Ils reconnaissent que si Ségolène Royal avait été élue, ils auraient confié la direction de leur Livre blanc au même Jean-Claude Mallet, le conseiller d'Etat qui l'a dirigé pour le compte de Sarkozy. Confidence d'un socialiste : " Au final, notre document n'aurait pas été très différent. Sauf sur l'OTAN, où l'on aurait fait de l'idéologie et sur quelques aspects de sécurité intérieure". »
Ce qui prouve une nouvelle fois que l'UMP et le PS c'est bonnet rose et rose bonnet !
QUID DE L'IMMIGRATION ?
Par ailleurs, le Livre blanc fixe les « contrats opérationnels » des armées, c'est-à-dire ce que l'Etat attend des militaires en termes de capacités. Pour l'armée de terre, il s'agit de pouvoir projeter 30 000 hommes à 7 000 ou 8 000 kilomètres de la France, en cas de coalition internationale (évidemment dans le cadre de l'OTAN). Dans le même temps, elle devrait garder, nous assure-t-on, une capacité de 5 000 hommes pour une autre opération extérieure et de 10 000 sur le théâtre national. Ce qui est bien peu lorsque l'on constate la multiplication des émeutes urbaines, de Villiers-le-Bel à Vitry-le-François, et l'explosion des zones dites de non-droit - plus d'une centaine en France. Hervé Morin a expliqué sur France 2 le 17 juin que la disparition de la menace soviétique justifiait une réduction des effectifs et du budget de la Défense. Mais c'est faire fi du caractère très instable et dangereux du monde actuel et surtout c'est nier la gravité de la situation à l'intérieur même du territoire national. Car les experts savent très bien que les émeutes de l'automne 2005 peuvent se reproduire, en bien pire, à tout moment sur l'ensemble du territoire. Aurait-on alors les moyens d'y faire face ? Sans oublier le fait que nos unités sont désormais très métissées, y compris chez les parachutistes dont plus d'un cinquième des effectifs sont allogènes. Au reste, il y a quelques mois, était paru dans Le Figaro un article très alarmiste évoquant le refus grandissant de soldats mahométans de se soumettre à la discipline militaire, de saluer le drapeau, leur propension à exiger des repas spéciaux et toute une série de dérogations, leur insistance à manifester au grand jour leur exécration de la France et des Français.
Preuve de la volonté sarkozienne de créer une armée « de moitié », le Livre blanc qui, précisons-le, n'est pas un rapport d'experts mais l'expression de la volonté du chef de l'Etat - fixe le cadre budgétaire pour les douze prochaines années (2009-2020), à hauteur de 377 milliards d'euros. Un chiffre en très nette baisse si on le rapporte au Produit intérieur brut. « Pensions comprises, nous sommes aujourd'hui à 2,3 % du PIB. Au terme du processus, nous serons à 2 % » explique-t-on à l'Elysée. Comme quoi si l'on se soumet aux Etats-Unis, en revanche on ne les imite pas dans l'importance qu'ils accordent à la Défense, le budget américain des armées dépassant largement 3 % du PIB. En revanche, on adopte leur vocabulaire. Le Livre blanc comprend ainsi un volet « sécurité nationale », concept d'importation américaine qui n'existait pas dans les deux précédents Livres blancs de 1972 et de 1994.
ATTENTION A LA COLÈRE DES LÉGIONS ?
Même si elle est tenue à un devoir de réserve, l'armée s'inquiète beaucoup des desseins du chef de l'Etat. Fait exceptionnel, un groupe d'officiers généraux et supérieurs des trois armées terre, air, mer, tenu à l'anonymat, critique fortement dans Le Figaro du 19 juin le Livre blanc en pointant notamment quatre incohérences majeures. La première, c'est que « l'Europe en général et la France en particulier diminuent leur effort de défense au moment même où chacun les augmente (les dépenses militaires mondiales ont progressé de 45 % en dix ans) », La seconde, c'est de ne pas tenir compte de « l'évolution de la conflictualité, le paradigme de la "guerre industrielle" (entre arsenaux étatiques) ayant été remplacé par celui de la "guerre bâtarde ", le plus souvent "au sein des populations", ce qui exige à la fois des forces terrestres plus nombreuses, une capacité de projection aérienne et navale plus affirmée, une réorientation des programmes en conséquence ». Troisième incohérence : « Nous revenons dans l'OTAN, avec une capacité militaire affaiblie, et tout en y revendiquant des postes de commandement. Nous prétendons faire de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) un dossier majeur du renforcement de la défense européenne sous présidence française, et nous baissons la garde au moment où nous souhaitons entraîner nos partenaires vers un renforcement de la défense européenne. Mais surtout, nous abandonnons aux Britanniques le leadership militaire européen, alors que nous connaissons la nature particulière de leurs relations avec les Etats-Unis. La France jouera désormais dans la division de l'Italie. Il est inutile de se payer de mots. » Quatrième incohérence : alors que nous avons « la certitude de nous engager vingt fois en Afrique dans les années qui viennent, pour y éviter des catastrophes humanitaires ou assurer l'évacuation de nos ressortissants ( ... ), nous affaiblissons de manière définitive notre positionnement, avec ce paradoxe que nos abandons vont conduire mécaniquement à un accroissement du nombre de crises que nous ne pourrons plus prévenir et dans lesquelles nous ne pourrons intervenir qu'à un coût incomparablement plus élevé. »
Difficile d'être plus sévère. Mais Sarkozy, qui se moque éperdument de la France, ne s'inquiète nullement de l'avenir de son armée. Dans le schéma mondialiste, les fonctions régaliennes de l'Etat (la police, l'armée, la justice) deviennent caduques ou à tout le moins subsidiaires.
A quoi en effet sert une armée s'il n'y a plus de patrie à défendre, de sol à protéger, de frontières à contrôler, si l'on ne sait plus ce qu'est la France et si l'Europe que l'on prétend construire n'est en réalité que le laboratoire et l'antichambre d'une gouvernance planétaire dirigée par Israël, ses alliés et ses zélotes ?
Jérôme BOURBON, Rivarol du 27 juin 2008
<jeromebourbon@yahoo.fr.>
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 09/10/2008 - 16:08
par supergaulois
G-B a écrit :Ce n'est pas le cas des USA, mais Washington veut devenir un gendarme antiterroriste
Les terroristes seront là, où les intérêts se trouvent, mais ne seront pas ailleurs, même si massacre il y a.
Ça continue!! Heureusement ils ont AL-QUAÏDA

soit disant une organisation internationale, ça les arrange bien pour trouver comme excuse de faire la guerre partout

Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 13/10/2008 - 16:10
par Pat
Télévision : la «casse» du siècle
CERTES, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. On peut se demander néanmoins pourquoi Nicolas Sarkozy, qui annonçait le 17 avril 2007 : « Mon intention, si je suis élu, est d'augmenter les ressources publicitaires de l'audiovisuel public », frappait la France de stupeur en déclarant le 8 janvier 2008, lors d'une conférence de presse, « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques ». Ce qui, nous apprenait-il le 25 juin, sera bientôt fait : la publicité sur la télévision publique sera supprimée après 20 heures dès le 1er janvier prochain, puis totalement à partir du 1er décembre 2011. Le manque à gagner étant compensé par une « taxe de 0,9 % sur les opérateurs de téléphonie et d'internet ».
Et ce ne sera pas le seul changement : par mesure d'économie et de "rationalisation", le nombre des stations régionales de France 3 chutera de quinze à neuf. Quant au président de France Télévisions (qui regroupe cinq chaînes publiques), il sera désormais « nommé par l'exécutif », certes « après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel (lequel procédait auparavant à cette nomination), et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle ».
Au risque de surprendre, avouons ne pas être choqués par cette "révolution" que la presse, le PS et même des députés UMP ont aussitôt flétrie à l'envi comme une "régression", un « retour obscurantiste à l'ORTF », un « abus de pouvoir », etc. On comprend mal en - effet que France Télévisions financée par la redevance à hauteur de 1,879 milliard d'euros chaque année nous submerge de spots publicitaires ineptes et, pour faire de l'audience afin d'obtenir ces spots, de "variétés" débiles, de propagande métisseuse («Plus belle la vie» sur France 3) et de séries américaines à l'exaspérante Political Correctness, avec flics noirs ou chicanos géniaux et Blancs sadiques et corrompus. Ajoutons que, sur le plan comptable, France Télévisions est une pétaudière où chaque féodalité rivalise dans le gaspillage. Et ne parlons pas des rédactions régionales de France 3, pour la plupart annexes de la LCR. Quant à la nomination du PDG par le CSA, qui pouvait croire à l'indépendance de ce dernier, et à la liberté d'action du promu ? Sans sa "Conversation" avec Bernadette Chirac, dont il réussit à faire un gros succès de librairie, l'actuel président Patrick De Carolis - qui, estimant que « le compte n'y est pas » dans le financement de son groupe, a menacé mardi de démissionner - ne serait évidemment pas parvenu en 2005 à ses hautes fonctions. Ni Marc Tessier avant lui (en 1999) s'il n'avait pas été un protégé du socialiste André Rousselet, intime de Mitterrand. Avec la réforme annoncée, nul ne pourra donc plus ignorer que le patron des écrans publics est, comme il l'a toujours été, une créature du pouvoir.
NON, ce qui nous turlupine dans la "Sarkovision" dénoncée par Libération, c'est ce qu'elle induit sur l'inquiétante versatilité du chef de l'Etat qui, quatorze mois après avoir louangé le service public, glorieuse « exception française » à conserver dans le formol, éructait le 17 juin dernier lors d'une réception à l'Elysée, devant Patrice Duhamel, directeur général de France Télévisions : « Je vais tout casser, du sol au plafond ! Finis le confort et les placards dorés. La réforme, c'est moi qui vais m'en charger et personne d'autre ! »
Il y a pire : et si, plus cynique encore que versatile, Sarkozy n'avait formulé son engagement de 2007 qu'avec la ferme intention de le violer un an plus tard ?
Dans le but bien évidemment obliger les richissimes amis ses "frères", dans le cas de Martin Bouygues de TF1-LCI et d'Arnaud Lagardère d'Europe 1 et autres media - qui pendant des lustres l'ont couvert de présents, ont mis à sa disposition yachts de luxe et résidences de rêve et, surtout, lui avaient si libéralement offert leurs antennes pour faciliter son ascension politique, puis son élection à la magistrature suprême. Il faut maintenant renvoyer l'ascenseur. Royalement : dès l'an prochain et comme M6 d'ailleurs, de l'ami Tavernost, TF1 encaissera 30 % de recettes en plus. Une manne très attendue alors que l'audience de la « chaîne de béton», et donc ses ressources publicitaires, sont en chute libre - voir nos articles des 16 et 30 mai.
Enfin, il reste une troisième hypothèse, au demeurant compatible avec la deuxième. Interrogé sur ce qu'il ferait après son départ de l'Elysée, le président élu le 6 mai 2007, et qui sera encore très jeune en 2017, répondit crûment : « Après, je ferai du fric. »
Alors qu'il reste à tenter de régler tant de problèmes vitaux pour la France (submersion allogène, faillite de l'Education nationale, toxicomanie et alcoolisme juvéniles, croissance en berne, déficit abyssal de la Sécurité sociale avec dix millions de fausses cartes Vitale en circulation, etc.), est-ce pour s'entraîner à « faire du fric » que l'Elyséen déploie tant d'énergie à « tout casser » à la télévision dont la situation, si gabegique qu'elle soit, n'est cependant pas de première urgence ?
RIVAROL du 4 juillet 2008
<galic@rivarol.com>.
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 13/10/2008 - 17:55
par Pat
La fausse victoire de Sarkozy
UN CINGLANT échec à Dublin où il a dû rengainer son intention de « faire revoter l'Irlande », un demi-succès à Versailles où la réforme constitutionnelle a été acquise d'une seule voix, comme l'avait été en 1793 la condamnation à mort de Louis XVI.
Décidément, la « magie sarkozienne » n'opère plus et moins encore l'autorité qu'était censée donner au chef de l'Etat français la présidence tournante de l'Union européenne. Accueilli à Dublin lundi par des pancartes portant les mots « Casse-toi, pauvre con ! », cruelle référence à l'injure que lui-même avait lancée au Salon de l'Agriculture à un quidam qui refusait sa main tendue, Nicolas Sarkozy a dû rabattre de sa superbe. Le cosmopolite qui prétendait « régler le problème irlandais » avant les élections européennes de juin 2009 a dû s'incliner devant la détermination celte. Rien ne bougera avant le 31 décembre, quand il passera la main à son homologue tchèque, et le communiqué commun diffusé à l'issue de ses entretiens avec le Premier ministre Brian Cowen est peu encourageant puisqu'il signale simplement que les deux hommes « se sont engagés à agir en étroite concertation afin de trouver le moyen de faire progresser l'Union ». Difficile de trouver formule plus vague.
L 'ELYSEEN allait-il se revancher avec le vote du Parlement réuni en Congrès sur la révision de près de la moitié des articles de la Constitution ? Il l'espérait bien, le Premier ministre et lui-même (de Marrakech où il villégiaturait en compagnie, assurent les initiés, du couple Strauss-Kahn/Sinclair qui possède dans la Ville rouge un somptueux riad) ayant multiplié les interventions et surtout les pressions pour faire basculer les plus réfractaires des élus UMP. Ces derniers menacés, comme l'ont avoué certains d'entre eux, de perdre l'investiture du parti, voire d'être lésés dans le redécoupage de leur circonscription s'ils n'émettaient pas l'avis conforme. Quant aux "flottants" tels les Radicaux de Gauche de Jean-Michel Baylet, ils ont été l'objet d'une cour effrénée, avec promesses de décorations et même de « missions rémunérées » ... sans oublier l'heureux et si opportun dénouement, quelques jours avant le vote, du litige opposant le "parrain" Tapie au Crédit lyonnais. Et tout cela a pourtant bien failli ne pas suffire puisque six députés et un sénateur UMP (honneur à ces résistants !) ont voté contre.
Les groupes UMP et Nouveau Centre réunissent 58,5 % des parlementaires, la majorité des trois-cinquièmes des suffrages exprimés (896) était requise, soit 538 voix. Or, 539 parlementaires seulement ont émis un vote favorable. Sans la trahison du socialiste Jack Lang, prêt à toutes les compromissions pour jouer un rôle officiel, et la manœuvre du président du Congrès Bernard Accoyer qui s'est assis sur la tradition observée depuis 1958 pour glisser son bulletin dans l'urne, la partie était perdue. Un résultat peu glorieux pour le pouvoir après tant de manipulations et de tentatives d'intimidation et qui traduit un profond rejet du premier magistrat de France et de tout ce qu'il incarne, plus encore que de sa réforme.
Comble de cynisme, celle-ci avait été présentée comme devant accroître les pouvoirs du Parlement alors qu'elle accentuera encore davantage la présidentialisation du régime transformé en une "monocratie".
Il est en effet patent que le prétendu référendum d'initiative populaire, soigneusement encadré, ne sera autorisé que s'il est prétexte à plébiscite. Et qu'en s'arrogeant le droit de s'adresser directement au Parlement, mais sans que son discours donne lieu à débat ou à vote, le chef de l'Etat officialise la confusion entre Exécutif et Législatif.
Cet emprunt servile à la Constitution états-unienne aurait été à la rigueur admissible si avaient été également adoptés ses corollaires : la suppression du poste de Premier ministre (mais pas question de se passer bien sûr de ce fusible) et une procédure de destitution du président en cas de forfaiture. Mais là encore Sarkozy s'est bien gardé de toucher au principe chiraquien de totale immunité, ce qui rend impossible tout "impeachment". En revanche il a fait, toujours à l'américaine, réduire à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Ce qui, escompte-t-il, lui permettra d'être plus facilement reconduit en 2012 : après tout, un quinquennat est vite passé ...
Quant au référendum maintenu - pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne en commençant par celle de la Turquie, ne nous faisons pas trop d'illusions : l'Elysée peut parfaitement choisir la voie parlementaire si les trois-cinquièmes du Parlement lui donnent le feu vert. Au contraire du référendum d'initiative dite par antiphrase populaire, qui doit être appuyé par 4 millions de citoyens et 200 parlementaires, cette autorisation sera une simple formalité quand on sait que la Gauche, tous partis confondus, brûle d'accueillir Ankara dans l'ex-"Club chrétien".
Cette vingt-quatrième révision constitutionnelle - en moins de cinquante ans ! - aurait eu un sens si elle avait abouti à l'introduction d'une dose au moins de proportionnelle et mis fin à « l'inepte système de parrainage pour l'élection du Président de la République ». Mais, comme l'a aussitôt déploré Bruno Gollnisch, faute de ces indispensables modifications, « des millions de Français resteront sans une seule voix pour porter l'écho de leurs souffrances et de leurs espoirs dans ce que l'on ose encore appeler la représentation nationale » et « les traitements discriminatoires tel que celui que subit le Front National » se poursuivront.
Du point de vue de Sarkozy, qui s'estime débarrassé de tout danger sur sa droite, c'est évidemment une réussite. Mais sa non-réforme aura été adoptée de si extrême justesse, dans des conditions si déshonnêtes et si déshonorantes pour un homme porté triomphalement au pouvoir il y a moins de quinze mois, que ce calamiteux 21 juillet pourrait bien être le symbole de sa présidence.
RIVAROL du 25 juillet 2008
<gallic@rivarol.com>
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 13/10/2008 - 21:33
par Pat
L’INSOLENCE DE SARKOZYLes journaux annoncent en rigolant qu’il se rencontre une difficulté pour la nomination du nouvel Ambassadeur de France au Vatican. Il a été proposé d'abord un divorcé ce qui était vraiment une provocation. Une autre provocation a suivi : la France a proposé un homosexuel notoire qui allait venir s'installer au Vatican avec son compagnon.
Le Vatican a refusé ces deux candidats.
Les journaux, toujours indulgents pour le « lider maximo » mettent ces faux pas sur le compte d'une maladresse du Quai d'Orsay. Quand on connaît la main de fer qui s'exerce à partir de l'Élysée sur toute démarche du gouvernement, l'on ne peut pas ne pas penser à une vraie insolence provocatrice.
http://www.libeco.net/magazine.htm
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 13/10/2008 - 21:41
par G-B
Pat a écrit :L’INSOLENCE DE SARKOZYLes journaux annoncent en rigolant qu’il se rencontre une difficulté pour la nomination du nouvel Ambassadeur de France au Vatican. Il a été proposé d'abord un divorcé ce qui était vraiment une provocation. Une autre provocation a suivi : la France a proposé un homosexuel notoire qui allait venir s'installer au Vatican avec son compagnon.
Le Vatican a refusé ces deux candidats.
Les journaux, toujours indulgents pour le « lider maximo » mettent ces faux pas sur le compte d'une maladresse du Quai d'Orsay. Quand on connaît la main de fer qui s'exerce à partir de l'Élysée sur toute démarche du gouvernement, l'on ne peut pas ne pas penser à une vraie insolence provocatrice.
http://www.libeco.net/magazine.htm
Encore une saloperie de sa part pour humilier un peu plus la France et les Français.
Il paiera un jour ou l'autre maudit nabot

Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 14/10/2008 - 11:51
par Miroir
Et pourtant des gens qui se disent de chez nous ont voté pour ça...
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 18/10/2008 - 18:45
par Pat
SARKOZY POLITICIEN PRESSE
Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa (on comprend l'abréviation), ministre du Budget, est présenté comme un jeune homme pressé. Agé de 38 ans, il est, en effet, un jeune ministre. La lecture du Who's Who, révèle qu'il n'a pas réussi à avoir son doctorat en droit, puisqu'il n'est titulaire que d'une maîtrise. Avocat, il précise qu'il est « l'associé du bâtonnier », ce qui ne lui confère aucun titre ni aucune autorité dans la profession. En revanche, il est devenu membre du Comité central du RPR à 22 ans. Il était en effet très pressé. Pour arriver à ses fins en politique (maire de Neuilly, puis député), il dut se livrer à des manœuvres en compagnie de Charles Pasqua pour écarter Florence d'Harcourt de sa route.
Il s'est défini comme un adversaire déterminé du Front National en adoptant le discours calomnieux de la gauche et des médias à notre égard.
La maîtrise du budget nécessite de posséder parfaitement les techniques fiscales et comptables. De ce point de vue, le nouveau ministre n'apparaît pas particulièrement qualifié, et il faut s'attendre à ce qu'il ne soit que le porte-parole des services de la Direction générale des Impôts, toute puissante, comme chacun sait.
Nous attendons, en les craignant, ses prochaines initiatives dans le domaine fiscal.
Pierre DESCAVES National Hebdo Semaine du 8 au 14 avril 1993
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 18/10/2008 - 19:46
par G-B
Il s'est défini comme un adversaire déterminé du Front National en adoptant le discours calomnieux de la gauche et des médias à notre égard.
Nous serons encore debout, quand lui sera écrasé comme une grosse merde
Rira bien qui rira le dernier, lui n'en a plus pour très longtemps, à se foutre de la gueule des gens...
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 19/10/2008 - 17:49
par Pat
Sarkozy a obtenu son "FBI à la française"
SARKOZY ministre de l'Intérieur y pensait depuis quelques années (voir RIV. du 9/2/07). Sarkozy président de la République l'a fait. Au nom de l'efficacité et du contrôle des services (RIV. du 13/6/08). C'est donc le 1er juillet, le jour même où Paris prenait la présidence tournante de l'Union européenne, ce qui a quelque peu éclipsé l'événement, qu'est née officiellement la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), résultant de la fusion de la DST et des Renseignements généraux (RG). Le 2 juillet, le Conseil des ministres a nommé son patron : Bernard Squarcini, un homme d'expérience (ancien DST et RG), appartenant en outre au sérail sarkoziste.
PASSE-MURAILLE
Bien avant cette date, les agents de la DCRI avaient pris leurs fonctions dans un immeuble rénové (coût : 360 millions d'euros, facture qui a fait tiquer la Cour des Comptes) et hautement sécurisé de Levallois-Perret. Chez l'ami Balkany, comme par hasard. Le Figaro leur a consacré le 30 juin un reportage flatteur commençant ainsi: « 9 heures du matin. Une cohorte d'hommes et de femmes aux allures de passe-muraille (sic) s'engouffre dans un immeuble caparaçonné de verre opaque. Sans desserrer la mâchoire (resic), ils pénètrent dans un hall tout droit sorti d'un décor de science-fiction version années 70. » Brrr ...
Le reste du reportage, plus sérieux et bénéficiant sans doute d'informations contrôlées, nous apprend que la DCRI comprend 4 000 fonctionnaires venant des services disparus qui en totalisaient 6 000. Ils ont été consultés et ont eu le choix. Tout en étant l'objet d'enquêtes sévères. Car ils bénéficieront désormais du « secret défense ». Seules 1 800 personnes seront basées à Levallois-Perret, les autres formeront des cellules dispersées à travers le territoire. Installées dans des commissariats ou des logements indépendants. Dans les commissariats, elles cohabiteront avec leurs anciens, désormais chargés de l'« Information générale » (IG) rattachée à la Sécurité publique.
LA TRADITION AU PANIER
Sous le titre" Avec la fin des RG, un métier disparaît », Le Monde a procédé à une enquête auprès des ex-RG d'Agen en charge du Lot-et- Garonne. Ces "traditionnels" ont exprimé leur refus de rejoindre la DCRI. Ils veulent rester fidèles au milieu local qu'ils connaissent bien grâce à leurs contacts dans les milieux les plus divers. Même si les RG ont pu être mêlés à des affaires douteuses (voir les fameuses notes blanches anonymes), ils étaient, dans le passé, souvent très bien informés du climat politique et leurs prévisions électorales étaient plus fiables que celles des meilleurs instituts de sondages. Ils avaient prévu par exemple la mise en ballottage de De Gaulle lors de la présidentielle de 1965 mais le ministre de l'intérieur de l'époque, Roger Frey, avait hésité à prévenir le général.
Si la politique leur est désormais interdite, il leur reste d'autres terrains d'action sur le plan social, encore que très sensibles, à manier avec précautions. A noter qu'à Agen, une cloison (à bâtir !) séparera les anciens et les nouveaux. Ce qui ne garantit pas la confidentialité. Et n'empêchera pas les frictions. La crainte des agents de l'Information générale, c'est de ne plus servir à grand chose. Ils se sentent dévalorisés. Pour la surveillance des milieux islamiques, la DCRI aura ainsi la priorité. Le Lot-et-Garonne ne compte pas moins de 13 mosquées, 15 salafistes, 70 prédicateurs tabligh et même des extrémistes turcs.
DANS LE MOULE DE L'OTAN
Toutes les informations sur ces sujets relèveront du « secret défense », le terrorisme islamiste étant devenu « urgence absolue ». Ne l'était-il donc pas avant? Des moyens de plus en plus "sophistiqués" seront utilisés pour les enquêtes. En ce qui concerne les suspects, rien n'échappera à la DCRI qui vérifiera lignes téléphoniques, coordonnées bancaires, sites Internet, forums de discussion, courriels, etc. Ce qui permettra de savoir « à tout moment qui a contacté qui, où et quand ». C'est Big Brother ! Pour la bonne cause bien sûr. Le citoyen ordinaire n'a rien à craindre. On n'est pas en régime totalitaire que diable! Mais pour l'instant on ne parle plus d'un contrôle parlementaire et du projet de loi qui devait l'organiser comme nous le disions dans l'article précité de 2007 ..
Existe aussi le risque d'une autre dérive. Comme on le sait, la volonté présidentielle est de nous intégrer le plus possible dans les organismes de l'Otan (dont, d'ailleurs, nous ne sommes jamais complètement sortis). Mais à la tête de l'Otan, il y a les Etats-Unis. Le Figaro a qualifié la DCRI de « FBI à la française ». Et même, en première page, de « véritable CIA », toujours « à la française » bien sûr. Des comparaisons fort inquiétantes quand on songe aux privations de droits élémentaires (y compris au détriment des « citoyens ordinaires ») qu'a engendrées l'instauration du Patriot Act imposé par George W. Bush au Congrès des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. Faut-il vous faire un dessin ?
Jean PARLANGE. Rivarol du 11 juillet 2008
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 21/10/2008 - 12:17
par Prodeo
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 21/10/2008 - 12:51
par DuG
Excellent...

Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 21/10/2008 - 13:02
par Christophe74
Message sans intérêt
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 21/10/2008 - 14:14
par G-B
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 26/10/2008 - 12:41
par Pat
Pendant que Sarkozy pérore, la délinquance augmente
☞ Six jours après la conférence de presse où le Premier ministre a détaillé son catalogue de mesures censées promouvoir une « croissance sociale », Nicolas Sarkozy a présenté son propre catalogue, en tant que président de l'UMP, lors de la convention économique de son parti, intitulée Le nouveau modèle français, un travail pour chacun, du pouvoir d'achat pour tous (en résumé : demain on rase gratis). C'est précisément la perspective de cette convention qui avait poussé Dominique de Villepin à formuler tout un train de nouvelles mesures, afin de couper l'herbe sous le pied de son rival.
Sarkozy était donc contraint à la surenchère. Et l'on n'a pas été déçu. Il a expliqué qu'en dix ans (ses deux quinquennats ?) il pouvait « ramener le taux de chômage à moins de 5 % de la population, c'est-à-dire revenir au plein emploi ». Il a déclaré qu'il fallait aller « plus loin » que la simplification de l'impôt sur le revenu annoncée par Villepin, « en mettant notre système fiscal au service de la croissance ». Aucun Français ne doit payer en impôt plus de 50 % des revenus de son travail, l'ISF doit être réformée « dès cet automne », etc.
On a pu remarquer le soutien explicite, voire tonitruant, d'Edouard Balladur à son ancien conseiller et porte-parole, et aussi la présence du Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen. Car la France doit s'inspirer d'autres pays européens, dit Sarkozy, et son « nouveau modèle français » est explicitement le modèle danois.
Au moment même où Nicolas Sarkozy, avec sa casquette de président de l'UMP, expliquait comment il pouvait annihiler le chômage et faire baisser les impôts, le ministère de l'Intérieur, celui dont le ministre est Nicolas Sarkozy, faisait savoir que la délinquance avait officiellement augmenté de près de 2 % en août par rapport au même mois de l'année dernière, la délinquance de voie publique ayant à elle seule augmenté de près de 2,5 %.
Le ministre qui veut mettre « tous les voyous en prison » devrait logiquement commencer par cela, avant de se livrer à sa démagogie présidentielle.
Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen relève cette coïncidence significative, et ajoute : « Qui peut croire aux promesses de M. Sarkozy ? Les Français attendent que le ministre de l'Intérieur, s'occupe de faire baisser la délinquance, dans les faits et non en paroles, avant de leur expliquer ce qu'il peut faire dans d'autres domaines. »
✍ Y.D. National Hebdo du 15 au 21 septembre 2005
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 26/10/2008 - 19:54
par G-B
Que de la gueule...

Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 27/10/2008 - 0:08
par Pat
SARKOZY UN HOMME DE CONVICTIONS •••
Le mot « convictions a été mis au pluriel non par faute ou par une fantaisie d'impression, mais il s'agit bien de montrer les fluctuations de pensée de notre nouveau ministre du Budget.
Lorsque les socialistes ont proposé d'instituer le nouvel impôt Qu'est la « Contribution sociale généralisée », ou CSG, on a vu le petit coq « gaulois » Sarkozy se dresser sur ses ergots pour clamer son indignation dans son bulletin municipal de Neuilly, en décembre 1990 (voir NH n° 460).
La justice sociale ne trouve son compte en aucun cas dans la création de cet impôt. Cette contribution alourdira notre fiscalité, alors, qu'au contraire, il faudrait l'alléger. Le gouvernement aggrave encore le poids de notre fiscalité par cette CSG, alors que les Français sont déjà les plus taxés des contribuables des pays industrialisés.
A cette proposition, je me suis opposé et la motion de censure, je l'ai votée.
Toutes ces belles phrases, toutes ces pensées définitives et sensées, les voilà abandonnées. Monsieur Sarkozy de convictions a changé, et c'est lui qui propose non pas de supprimer ce « cancer socialiste généralisé », mais de l'aggraver.
Pourtant, il avait bien noté, dans son article susvisé, la nocivité de l'imposition proposée. Une partie des chômeurs et 55 % des retraités vont la payer. Les indemnités journalières de maladie seront elles-mêmes frappées. J'ai condamné un texte que les Français, principalement les plus modestes, rejettent avec bon sens.
Si les Français, dans leur grande majorité, rejetaient cette CSG fixée à 1,1 %, que diront-ils demain de celle portée à 2,4 % (2,2 fois plus, ou 120 % de majoration) ?
Monsieur Sarkozy va-t-il se censurer?
Pour tenter de faire passer la pilule, amère comme le RPR, on parle de la déductibilité de la CSG de l'impôt sur le revenu.
... et de promesses
Pour les contribuables les plus modestes, non imposés, cette déduction est sans effet et, donc, c'est à plein taux qu'ils seront frappés. 55 % des retraités et les chômeurs pourront ainsi remercier Sarkozy et ses amis du gouvernement Balladur, surtout madame Veil, défenseur attitré de la CSG, de les avoir surimposés. Quant aux contribuables, la déduction ne sera que cautère sur jambe de bois.
Dans le cas d'un taux d'impôt moyen de 20 % (cas le plus fréquent), la déductibilité aura pour effet de réduire cet impôt moyen de 1,3, soit 0,26 %.
Il restera, de ce fait, un accroissement global des impositions de : 1,3 - 0,26 = 1,04%
Nous faire apparaître comme une faveur une augmentation de 100 % du taux net de la CSG, il fallait être Sarkozy pour le proposer.
Lors des élections législatives de 1993, j'avais mis en garde les électeurs en disant de se méfier des promesses des candidats UPF. J'avais, en effet, observé que lorsqu'ils étaient dans l'opposition, ils promettaient de réduire les impositions et que, lorsqu'ils étaient majoritaires, ils les augmentaient.
J'avais donné alors les statistiques des accroissements des impositions locales décidées par les Conseils régionaux UPF dans leur budget pour 1993 (de 25 à 70 %).
Le message n'ayant pas été entendu, les électeurs devront payer, du moins tant qu'ils pourront le faire. J'espère qu'ainsi, pour l'élection présidentielle, ils auront compris.
Pierre DESCAVES National Hebdo Semaine du 20 au 26 mai 1993
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 27/10/2008 - 19:04
par Pat
VILLEPIN ET SARKOZV SE DISPUTENT L'IMMIGRATION
À l'issue de la troisième réunion du Comité interministériel de contrôle de l'immigration (Cici), le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé, lit-on ici et là, un « durcissement » du contrôle de l'immigration ...
Pour l'essentiel, il s'agit de porter à deux ans (contre un an actuellement) le délai de séjour permettant à un étranger de faire une demande de regroupement familial, et à quatre ans (au lieu de deux) le délai de vie commune permettant à l'étranger ayant épousé un Français se de demander la nationalité française. A cela s'ajoute l'intention de renforcer le dépistage des mariages blancs.
Ces prétendues mesures « sont trop dérisoires pour être commentées plus avant », a constaté Jean Marie Le Pen. « Alors que le bateau prend eau de toutes parts, et que la salle des machines est déjà noyée, le Premier ministre préconise d'allonger un peu le manche de l'écope. L'efficacité d'une telle opération ne peut être que parfaitement nulle. »
Il n'en a pourtant pas fallu davantage pour que la Ligue des droits de l'homme et SOS Racisme dénoncent des mesures « xénophobes », le MRAP une « machine de guerre contre les immigrés », une « provocation » qui fait entendre les « sirènes de la haine » ...
Face à ce délire, on est tout surpris de voir la Licra réagir sur un tout autre ton : « Pourquoi pas ces mesures, dit son secrétaire général, on a effectivement allongé des délais, mais cela ne fait pas une vraie politique de régulation des flux migratoires tant légaux qu'illégaux. » Pour une fois que la Licra est en accord avec le Front national, ne boudons pas notre plaisir.
On croirait entendre Le Pen ...
Comme on peut s'en douter, Nicolas Sarkozy n'allait pas laisser Villepin tenir seul la vedette, surtout sur ce thème. A l'Assemblée nationale, il a rappelé que c'est lui qui est « en charge de la coordination de la politique d'immigration ». Il s'en est pris à « toutes les majorités depuis 1974 » qui « par complaisance et parfois par lâcheté ont refusé d'aborder ce sujet » et ont ainsi permis au Front national d'être au niveau où il est depuis vingt ans. Alors il a ... repris à son compte le discours du Front national. Après avoir tonné que « la France ne peut pas être le seul pays dans le monde à ne pas décider qui entre », il a poursuivi : « Nous ne voulons plus du laxisme qui a conduit aux drames que nous avons connus, y compris dans nos banlieues où les fils et les petits-fils des immigrés que nous n'avons pas su, pas voulu, pas pu intégrer, sont aujourd'hui sans identité, sans repères et sans avenir. » On croirait entendre Jean-Marie Le Pen dans sa dernière conférence de presse.
Puis Sarkozy s'est rendu au Sénat, et devant la commission parlementaire sur l'immigration clandestine, il a vigoureusement critiqué les droits sociaux dont bénéficient les clandestins, droits qui sont supérieurs en France à ce qu'ils sont ailleurs, au point que les clandestins ont un « quasi-statut » et que cela est « de nature à favoriser l'attractivité de la France », pendant que les régularisations massives de clandestins, comme en Espagne et en Italie, « produisent un appel d'air considérable dans toute l'Europe ».
Il s'est même inscrit en faux contre les statistiques officielles de l'immigration clandestine, jugeant « notoirement sous-estimé » le chiffre d'un flux annuel de 13 000 immigrants illégaux, pour la bonne raison que les forces de l'ordre en interpellent 60 000 ...
Certes, on comprend bien que Sarkozy fait de la surenchère face à Villepin, et l'on connaît l'autre volet de sa politique, sur la discrimination positive et l'immigration prétendument choisie. Mais pour l'heure on ne peut que l'encourager à continuer de faire la propagande du Front national : c'est d'ailleurs ce que lui reprochent avec véhémence les lobbies antiracistes.
Yves Daoudal National Hebdo du 8 au 14 décembre 2005
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 27/10/2008 - 20:43
par G-B
Il faut reconnaitre qu'il a fait fort... Il en a baisé du monde!!
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 03/11/2008 - 14:55
par Pat
Sarkozy pas mieux que Chevènement !
Dans le domaine crucial de la maîtrise des flux migratoires, le ministre de l'Intérieur marche servilement dans les pas de son prédécesseur.
Même duplicité dans le discours et même impuissance à juguler une substitution de peuplement dont la majorité présidentielle partage avec les socialistes la co-responsabilité.
Nicolas Sarkozy est indéniablement devenu le Docteur Jekill et M. Hyde de la politique française. Il y a le ministre qui semble perpétuellement en campagne électorale, pontifiant devant des commissaires de police au mois de juin sa détermination à s'attaquer à bras le corps au problème de l'insécurité, à l'immigration clandestine, promettant aux élus de légiférer sur le droit d'asile et les centres d'accueil des réfugiés et puis il y a le ministre de l'Intérieur, pusillanime, adepte d'une rhétorique biaisée et à la politique ambivalente.
Les dizaines de milliers de clandestins qui bafouent quotidiennement l'autorité de l'État n'ont pas eu besoin de hausser le ton pour faire plier le tigre de papier de la place Beauvau. Manifestations à Paris, occupation scandaleuse de la basilique de Saint-Denis, grèves de la faim à répétition ... les méthodes illicites n'ont pas changé depuis 1997 et produisent leurs mêmes effets dévastateurs : une capitulation de l'État devant la stratégie du chantage. Reçue le 27 août au ministère de l'Intérieur, une coordination de clandestins en est repartie après avoir déposé une liste de 1 150 étrangers en situation irrégulière à régulariser sans condition ! Appuyée par le maire stalinien (et grand ami de Jacques Chirac) de Saint-Denis, Patrick Braouezec, la démarche est d'abord un avertissement adressé par la nébuleuse immigrationniste au gouvernement Raffarin. Saluant ce « nouveau sursaut », Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l'Homme, ne cache pas que l'objectif de cette opération est d'obtenir comme en 1997 une « opération générale de régularisation. On aura besoin de cette mobilisation pour lutter contre les projets qui se préparent sur le droit d'asile et d'immigration ».
Frilosité de rigueur !
Nicolas Sarkozy a semble-t-il parfaitement entendu le message comminatoire. À la détermination des premiers jours dont le ministre avait accoutumé les électeurs, a succédé une frilosité de mauvais aloi.
La fermeture du centre de Sangatte est aujourd'hui au point mort. Londres rechigne à réformer sa législation sur l'accueil des réfugiés, et le sort des 1 300 clandestins présents n'est toujours pas réglé. Aux élus de Basse-Normandie paniqués devant l'afflux de demandeurs d'asile qui sont dans leur immense majorité des réfugiés économiques (dans le Calvados les demandes d'asile politique triplent chaque année et sont passées de 80 en 1999, à 220 en 2000 avant d'atteindre le chiffre de 634 en 2001), le ministre de l'Intérieur, dos au mur, s'est empressé de plagier la phraséologie de ses prédécesseurs, s'engageant à renforcer la présence policière et à prendre des mesures contre les passeurs.
Sur les questions de fond et notamment l'indispensable refonte du droit d'asile, le gouvernement qui en a fait pendant la campagne électorale la pierre angulaire de sa politique d'immigration est aujourd'hui contraint à faire de la figuration ne pouvant rien entreprendre sans l'aval de Bruxelles qui fixe les conditions pour le moins laxistes d'accueil des réfugiés dans l'Union européenne. Reste, derrière cet écran de fumée, les discours péremptoires d'un ministre sans pouvoirs, condamné à agir en apparence.
E D Français d'Abord! septembre 2002
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 06/11/2008 - 11:14
par Pat
Sarkozy, ministre capitulard...
Nommé pour calmer les électeurs de droite effrayés par l'explosion de deux phénomènes intrinsèquement liés, l'insécurité et l'immigration, Nicolas Sarkozy n'aura réussi jusqu'à présent qu'à rassurer les officines immigrationnistes et autres lobbies antinationaux. En six mois, « le premier flic de France » se sera débarrassé de cette spécieuse réputation droitière qui lui collait à la peau, cédant sur toutes les exigences, allant plus loin que ses prédécesseurs socialistes dans la politique de renoncement. De la capitulation à la collaboration, tour d'horizon des petites trahisons sarkoziennes.
✐ Clandestins
« Je crois qu'il ne veut surtout pas passer pour le Pasqua de sa génération.» Le propos est d'un habitué des réunions organisées par la place Beauvau, interlocuteur incontournable du pouvoir, Malek Boutih, président de SOS Racisme. L'ancien ministre de l'Intérieur avait au moins réussi à expulser 101 Maliens avant de rentrer dans le rang et réclamer, une fois dans l'opposition, la régularisation de tous les clandestins. On ne peut pas en dire autant d'un Nicolas Sarkozy qui distribue à tour de bras les cartes de séjour, concrétisant les promesses socialistes d'une régularisation de tous les clandestins qui n'ont jamais été expulsés. Jamais un ministre de l'Intérieur n'avait autant fait l'unanimité autour de lui dans une nébuleuse immigrationniste qui multiplie à son égard les commentaires élogieux. Il faut dire que l'ancien maire de Neuilly cède sur tout, sur les exigences toujours plus extrémistes des coordinations de clandestins cornaquées par les pétitionnaires d'extrême-gauche, accepte sans broncher l'occupation des églises, ne s'offusque pas quand deux municipalités font voter en toute illégalité leurs ressortissants étrangers. Les agitateurs, porte-parole d'étrangers entrés illégalement sur le territoire et qui violent doublement la loi en s'y maintenant, ont leur entrée place Beauvau pendant que les préfets, dépassés par la marée humaine de clandestins venant déposer une demande de régularisation, sont priés par leur ministre, de tutelle de réexaminer, au cas par cas, des situations qui seront à moyen terme soit régularisées soit maintenues dans le statut quo de la clandestinité. Mais comme si cette immigrationnite aiguë ne suffisait pas, le ministre de l'Intérieur enjoint ces mêmes préfets à désigner un «correspondant» dans chaque département « pour faciliter le dialogue avec les associations ». Associations qui pour la plupart réclament une régularisation sans condition de tous les étrangers et un assouplissement des textes législatifs déjà vidés de toute leur substance coercitive et qui, en portant assistance aux clandestins, bafouent la loi que le ministre de l'Intérieur est censé faire respecter !
✐ Réfugiés
Programmée en avril, la fermeture du centre de Sangatte ne règle pas la question de ses occupants. Que faire de ces milliers de pseudos réfugiés politiques en transit sur notre sol mais qui y resteront si l'Angleterre ne les accueille pas parce que la législation sociale française est autant incitatrice que son homologue britannique ? Les expulser comme l'ont fait sans état d'âme les autorités australiennes, il y a un an dans l'affaire du Tampa ? Politiquement inconcevable pour un gouvernement aux ordres du lobby immigrationniste et un ministre de l'Intérieur qui clame son opposition à « l'immigration zéro », affirmant que la France « a besoin d'immigrés » quand le chômage a augmenté pour le 14e mois consécutif en août et que près de 2,5 millions de personnes sont sans emploi. Reste la sempiternelle politique d'aide au retour, mise en place entre 1991 et 1999 qui s'est conclue par un échec flagrant (422 volontaires sur 10 000 bénéficiaires potentiels dont la plupart ont regagné la France une fois le pécule dépensé).
Aujourd'hui ce sont 2000 euros que le ministre de l'Intérieur propose d'accorder à chaque clandestin afghan dans le cadre « d'un retour volontaire ». Outre que cette échappatoire gouvernementale n'offre aucune garantie sur le rapatriement de ces hors-la-loi (quand bien même en apporterait-il, pourquoi l'État devrait payer et donc le contribuable mettre la main à la poche pour prier des étrangers en situation irrégulière de respecter les lois), il n'assure pas d'alternative coercitive à l'échec d'une telle politique. Le ministre de l'Intérieur s'est en effet empressé de préciser qu'après le 1er mars 2003 « tous ceux qui seront interpellés en situation irrégulière seront reconduits à la frontière à l'exception des personnes dont le retour sera jugé préjudiciable par le HCR ». Le Haut Commissariat aux réfugiés qui, rappelons-le, dénonce les politiques trop restrictives du droit d'asile des pays européens et réclame son assouplissement. Un vœu en partie exaucé par le gouvernement qui dans sa réforme de la politique d'asile entend améliorer le niveau de protection accordée aux personnes persécutées en étendant le statut de réfugié aux « personnes menacées de persécution par des acteurs non étatiques, et non plus seulement par des États ». Ce qui dans l'Afghanistan tribalisé s'applique à tout le monde. Une générosité du ministre de l'Intérieur politiquement irresponsable et moralement scandaleuse quand dans le même temps, en Normandie, un chômeur de 59 ans a été contraint de creuser lui-même la tombe de sa femme faute de moyens suffisants et aux refus des pouvoirs publics de prendre en charge l'enterrement de son épouse.
✐ Corse
Il aura fallu un «message» des terroristes du FLNC dont les élus «nationalistes» ne sont que les porte-parole politiques (une tentative d'attentat contre la trésorerie générale des Alpes-Maritimes à Nice) pour que le ministre de l'Intérieur satisfasse une revendication « centrale et prioritaire dans l'ordre chronologique » du processus d'indépendance de la Corse : le regroupement des terroristes dans un centre pénitentiaire insulaire. Une mesure préconisée par le gouvernement Jospin en 2001, qui avait provoqué la fureur d'une droite toujours de droite quand elle se trouve dans l'opposition. Sauf qu'à l'époque Daniel Vaillant, titulaire du poste avait parlé de «rapprochement» et non de «regroupement» qui plus est dans des prisons corses qui offrent toutes les garanties... d'insécurité. C'est en effet dans ces centres de rétention ouverts aux quatre vents que nombre d'assassinats ayant frappé à la fin des années 90 la mouvance indépendantiste ont été commandités par des hommes de factions rivales se trouvant derrière les barreaux! Or si l'on peut planifier des meurtres à distance d'une prison, l'on peut tout aussi facilement s'en évader. Après avoir cédé sur l'enseignement obligatoire de la langue corse, le transfert de compétences législatives, l'État capitule sur un nouvel oukase d'organisations terroristes qui à coup d'attentats ou de simples menaces se rapprochent de leur dessein : l'indépendance à moyen terme de l'île de Beauté.
✐ L'islam
C'est au moment où s'est ouvert à Paris le procès des auteurs présumés de l'attentat de 1995 à Paris, que le ministre de l'Intérieur a réaffirmé son souhait de mener à bien la consultation sur l'organisation de l'islam en France. Sujet sensible qui avait embarrassé son prédécesseur socialiste et provoqué des remous dans la mouvance islamiste partagée entre modérés et radicaux. Dans un contexte international délicat où un embrasement en Irak pourrait susciter une explosion des banlieues et raviver les réseaux islamistes dormant, Nicolas Sarkozy se dit convaincu que « l'islam saurait comme les autres religions passer les compromis entre ses convictions religieuses et le respect des principes fondamentaux de la République ». Des principes que la très radicale Union des organisations islamiques de France (UOIF) très implantée dans les banlieues, conteste ouvertement en réclamant notamment le port du voile à l'école et l'interdiction pour les jeunes musulmanes d'aller à la piscine. Cette organisation est également très proche de la Ligue islamique mondiale dont le secrétaire général Abdallah Turkia a récemment entamé une visite en France et a été reçu par le ministre de l'Intérieur. Financés par l'Arabie Saoudite, prônant un islam rigoriste, plusieurs des cadres et imams de cette nébuleuse sont formés par l'organisation égyptienne, les Frères musulmans, cataloguée comme terroriste par les autorités du Caire et dont la connexion avec El Qaida a été maintes fois prouvée. Ce qui n'inquiète guère le ministre de l'Intérieur pas plus que l'implication croissante de l'organisation dans le financement de la construction de mosquées (ce qui est déjà le cas de celles de Mantes-la-Jolie et d'Évry en banlieue parisienne) et pourrait concerner les futurs lieux de culte mahométans de Strasbourg et Marseille.
✍ Éric Domard Français d'Abord ! novembre 2002
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 06/11/2008 - 18:14
par Pat
SARKO-SOCIALO
L’observateur le plus attentif, et même s’il est par nature sympathique à Monsieur Sarkozy, est obligé de constater que toute sa vie publique le président actuellement provisoirement en vigueur a servi la gauche et quelquefois la gauche extrême.
L'habileté suprême fut d’adresser des clins d'oeil appuyés vers la droite et de faire croire le contraire, en prétendant que la fatalité l’empêchait de suivre son électorat. C'est la raison pour laquelle les espoirs fabuleux que la France pouvait nourrir après son élection son partis complètement en fumée.
Pour illustrer le propos, on peut citer la consolidation et l'extension des droits opposables, cette machine tout à fait redoutable qui conduit à une obligation du socialisme, puisque l'État se condamne juridiquement à intervenir dans une foule de domaines qui devraient être laissés au marché. Le droit au logement opposable en vertu de la loi Dalo entrée en application le 1er janvier 2008 est l’un d’entre eux. L'on parle déjà de nouveaux droits opposables à créer comme le droit opposable aux crèches et tout récemment le droit opposable a l’économie numérique annoncé en fanfare.
Dans un autre domaine, citons la politique industrielle qui se déploie avec l'intervention de l'État dans des affaires purement privées comme les problèmes d’Arcelor Mittal en Lorraine ou ceux de Michelin. Au titre de la marche forcée vers le socialisme, il faut ajouter le blocage des loyers, alors que la France sort péniblement de la loi de 1948.
Mentionnons un nouveau droit de préemption accordé aux maires ; jusqu'à présent les maires avaient un droit de préemption à exercer lors des achats immobiliers, ce qui est très déjà une anomalie destructrice du marché du logement. Maintenant, sous prétexte de leur donner le droit de veiller sur les changements de fonds de commerce, ils ont un droit de préemption sur les baux commerciaux : c'est une nouvelle atteinte grave aux droits de propriété.
L'État dans le désordre coutumier continue, comme avant, à dépenser à tout va et dans le monde entier avec en conséquence le dérapage de l’endettement et la création d’une multitude de nouveaux impôts.
La crise financière et économique dans laquelle nous nous enfonçons et dont le président est pour une grande part responsable lui donne l'occasion nouvelle et unique de montrer sa préférence pour le socialisme. Les commentateurs de la presse « officielle », dont on connaît l’hostilité à l'économie de marché, le poussent dans ce sens ainsi que les énarques qui forment sa cour et les socialistes qu'il a mis aux commandes d'un certain nombre de ministères.
Citons simplement quelques faits.
Par exemple, il affirme ces temps-ci que tous les espoirs pour l’emploi reposent sur la croissance. Tout récemment, on a entendu sur la radio gauchiste connue, France-info, qu'en dessous de 1,5 % de croissance rien ne pouvait être espéré et que l'économie et donc l’emploi s'amélioreraient à partir de 3 % de croissance. C'est un raisonnement tout à fait faux. La croissance ne crée pas forcément d'emplois et, même, l'on peut affirmer qu'elle risque de ne pas en créer du tout : elle permettra encore plus aux industriels et aux commerçants de se délocaliser si jamais il trouvent un peu d'argent pour payer le prix d’une délocalisation. La seule façon de lutter contre le chômage et de développer l’économie est de libérer la France du poids insupportable des impôts et règlementations, sans oublier un certain nombre de dispositions meurtrières du code du travail : la croissance serait un effet et non une cause.
Le 30 octobre 2008 au matin, les députés, malgré les protestations de certains d'entre eux et sur instruction de l’Elysée, ont décidé le rétablissement de la prime transport que les sénateurs voulaient supprimer. C'est une prime qui oblige les chefs d'entreprise à s'occuper des transports de leurs employés en y contribuant ; le raisonnement mensonger est que de cette façon les employés trouveraient des formules du type covoiturage, ou transports en commun, alors que ces employés doivent être libres de choisir le moyen de transport qui leur convient. Pour ajouter au comique, il sera inclus dans la prime transport l'abonnement au vélolib : cela ne s'invente pas. Personne ne parle du flot de contentieux qui va déferler si un accident se produit grâce au vélolib sur le trajet du travail, comme malheureusement il s’en produit beaucoup.
Autre invention tout à fait récente : 200 000 hauts fonctionnaires seraient payés au mérite. C'est en fait le signal d'une nouvelle augmentation de ces fonctionnaires ; pour que ce ne soit pas le cas, il faudrait que les bénéficiaires voient leur salaire fixe réduit au moins en proportion de l'espoir de la prime au mérite. En outre, dans cette troupe immense de hauts fonctionnaires, il en est beaucoup qui sont occupés à des tâches tout à fait inutiles quand elles ne sont pas négatives et destructrices de l'économie. Il faut, non pas les conduire à mieux travailler mais supprimer purement les tâches auxquelles ils se consacrent abusivement.
Chemin faisant la perspective de nouveaux impôts se confirme, comme la taxe sur les revenus du capital qui, à due concurrence, va de nouveau chasser des capitaux hors de France.
Le désordre dans les contrats de travail va se poursuivre. Qui peut dire aujourd’hui le nombre exact de contrats de travail possibles, tous pièges à réglementations diverses, contradictoires et coûteuses ?
Essayons d’en énumérer quelques uns sauf erreur et omission : Travaux d'utilité collective, contrat de réinsertion en alternance, contrat de retour à l'emploi, contrat emploi-solidarité, contrat emploi consolidé, contrat initiative-emploi, contrats emploi ville, emploi jeune, contrat d'avenir, civis-association, civis-accompagnement vers l'emploi ou civis régional, civis-création d'entreprise, contrat accompagnement emploi, contrat soutien emploi jeune en entreprise, stages d'insertion et de formation à l'emploi individuel, stages d'insertion et de formation à l'emploi collectif, service militaire adapté, contrat d'apprentissage, contrat de qualification, contrat d'adaptation, contrat d'orientation, contrat de professionnalisation… .
Une nouvelle promotion des contrats aidés va prendre place ; or ce ne sont que de faux emplois publics ou quasi publics. Est prévue aussi l’extension du contrat de transition professionnelle (CTP). La jungle s’épaissit.
Terminons par la cérémonie plutôt ridicule qui a eu lieu à l'Élysée le 30 octobre 2008. Le président a invité préfets, trésoriers payeurs généraux et banquiers pour l'écouter sur les mauvaises chaises de la salle des fêtes du « château ».
Les deux premières catégories d'auditeurs étaient conviées pour mettre en tutelle la troisième catégorie.
Il n'avait pas été demandé aux préfets de revêtir leur bel uniforme ; cette omission doit être due aux services de communication abusifs de l'Élysée qui ruinent l’économie par leur existence même. Ils ont, sans doute, estimé que la vue des uniformes pourrait provoquer des états d'âme chez les banquiers déjà malmenés ! En effet, les préfets furent chargés officiellement par le président de donner des coup de fouet aux banquiers récalcitrants. Tout le monde sait que rien ne va se passer ; on ne voit pas le préfet agir vis-à-vis des agents d’une banque nationale alors que ces agents sont tenus par leur contrat de travail de respecter la politique de leur direction générale. Il faudra donc des sortes de super-préfets pour fouetter les directions générales des banques à succursales.
Le président, d'ailleurs, a avoué tout de suite l'inutilité de la réunion puisqu'il a annoncé la création d'un poste central de surveillance des banques sous forme d'un médiateur du nom de René Ricol. Il devra sans doute s’armer d’un fouet dans le quartier de la défense. C’est juste le contraire de ce qu'il faut faire puisque c'est l'amorce d'une grosse administration : on ne voit pas un seul médiateur avec une gentille secrétaire surveiller des utilisations de milliards d'euros. L’on annonce déjà dix collaborateurs !
La deuxième catégorie de personnages était représentée par les trésoriers payeurs généraux. Ils devaient bien rire sous cape, car ces TPG avec d'autres catégories comme les conservateurs des hypothèques sont célèbres dans le monde entier pour la richesse indue récoltée dans leurs fonctions. Ainsi que beaucoup d'autres, ils sont directement responsables de l'écroulement de l'économie française ; il est facile pour un économiste de montrer que cet écroulement est relié à cette richesse indue par de multiples fils aussi solides et invisibles que des fils de soie.
Restaient les banquiers, qui ont dû écouter bouche bée et sagement assis ce qui les menaçait avant même le péché éventuel que peut-être ils ne commettront pas.
Le président toujours fidèle à son orientation gauchiste avait devant lui la vue du magnifique parc de l'Élysée. Il n'a pas ouvert la fenêtre, la seule fenêtre qui pourrait guérir à grande vitesse l'économie française en faisant bondir les investissements et les emplois : la fenêtre de la liberté.
Michel de Poncins
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 07/11/2008 - 22:49
par Pat
Mali : Quand Sarkozy se renie
La venue en France, il y a quelques mois, du président malien, Amadou Toumani Touré, avait été l'occasion pour Nicolas Sarkozy de soulever le problème posé par l'immigration clandestine originaire de ce pays et de s'engager à mieux la maîtriser. Le récent déplacement du ministre de l'Intérieur à Bamako, la capitale malienne, pour évoquer ce dossier a tourné au fiasco.
Montreuil en Seine-Saint-Denis restera bien la première ville malienne de France. Les milliers de Maliens clandestins qui viennent y rejoindre leurs compatriotes déjà sur place avaient craint un instant que les discours de Nicolas Sarkozy sur la « nécessité de lutter contre l'immigration clandestine » seraient suivis d'effet. Face au président malien en visite en France, le ministre de l'Intérieur avait déjà essuyé un camouflet, affirmant précipitamment que ce dernier s'était engagé à aborder la question. Propos immédiatement démentis par l'intéressé, qui avait peu apprécié qu' on lui force la main et l'avait sèchement fait savoir à Nicolas Sarkozy. Les Maliens comme tous les autres étrangers sont chez nous chez eux pour reprendre la formule mitterrandienne et dans la « France pour tous » de Jacques Chirac, il ne saurait être question d'envisager une quelconque politique d'inversion des flux migratoires ni même espérer traiter d'un sujet déclaré tabou.
Sarkozy échoue
Ce que n'ont pas manqué de rappeler les autorités maliennes à Sarkozy en déplacement à Bamako. « Nous n'avons pas parlé d'immigration », a lâché laconiquement Souleymane Didibé, le ministre de l'Intérieur malien aux journalistes avant que son homologue français, concède « ce qui compte, c'est d'avancer concrètement, pas de faire des déclarations intempestives » ni même d'engager des mesures coercitives que la nébuleuse immigrationniste qui a massivement soutenu Jacques Chirac au deuxième tour de l'élection présidentielle n'accepterait pas.
Les Maliens clandestins (qui ont doublement violé la loi en entrant illégalement sur le territoire et en y vivant clandestinement) ne seront donc pas reconduits à la frontière comme la loi le stipule mais simplement invités à quitter le territoire français. Avec à la clé une importante somme d'argent (3600 à 7000 euros octroyés au titre de l'aide au retour) qui ferait rêver le personnel de la compagnie Air Lib, placée en liquidation judiciaire ou les salariés de Metaleurop récemment licenciés !
Un compromis satisfaisant pleinement le ministre de l'Intérieur qui estime possible d'arriver à « 500 retours volontaires ou aidés ». Quand on sait qu'il entre sur le territoire quelque 100 000 clandestins tous les ans, on mesure le caractère dérisoire d'une telle mesure. Sans compter que, selon l'Office des migrations internationales, depuis 1998, seuls 321 Maliens (dont 46 en 2002) ont souhaité bénéficier d'un programme au retour. En 2002, sur les 650 reconduites à la frontière frappant des Maliens, à peine 213 ont été exécutées. Des chiffres qui traduisent s'il en était besoin le manque de volonté de Nicolas Sarkozy de juguler l'immigration malienne qu'elle soit légale ou clandestine.
Éric Domard FDA mars 2003
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 08/11/2008 - 15:59
par G-B
3600 à 7000 euros octroyés au titre de l'aide au retour) qui ferait rêver le personnel de la compagnie Air Lib, placée en liquidation judiciaire ou les salariés de Metaleurop récemment licenciés !
Ou même tout simplement les "De Souche" sans abri...
Cette immigration coute très chère à la France. Si on compte ce qu'ils viennent grappiller, détourner, arnaquer, voler, profiter e c t...

C'est des millions d'
€ 
qui partent chaque année au bled.