Dites tout sur Sarkö...

Un chef-d'oeuvre bimillénaire en péril.
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Pat
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Pat » 29/11/2009 - 0:09

Un an de sarkozysme un bilan désastreux !

Qu'il est loin le temps où Nicolas Sarkozy semblait irrésistible ! De 2002 à 2007, si l'on excepte ses déboires conjugaux avec Cécilia, quasiment tout lui a réussi : des cotes de popularité insolentes, une utilisation très habile des media et de ses différends avec Chirac et Villepin, une capacité à dire ce que beaucoup de Français voulaient entendre, sur l'immigration, le crime, la réhabilitation du travail, le retour à l'ordre et à la morale, la réduction de la pression fiscale. Et sa campagne présidentielle fut un modèle du genre. Pour réunir plus de 31 % des électeurs au premier tour et 53 % au second, ce qu'aucun de ses devanciers de droite n'avaient fait depuis De Gaulle et Pompidou, il fallait être un candidat performant ! Et le début du quinquennat avait commencé sur les chapeaux de roue : le Front national, épine dans le pied de la droite parlementaire depuis près d'un quart de siècle, était considérablement affaibli, la gauche à genoux sans programme, sans présidentiable incontesté et désorientée de plus par la politique d'ouverture - en fait, par le débauchage de personnalités socialistes.
Sarkozy 1er régnait sans adversaire à sa mesure, n'ayant aucun rival crédible dans son camp : Villepin complètement démonétisé, connaissant de surcroît des déboires judiciaires avec l'interminable et filandreuse affaire Clearstream, Juppé battu aux législatives à Bordeaux et contraint de démissionner de son poste de numéro deux du gouvernement, un super-ministère taillé à sa mesure et chargé de l'écologie.

L'ART DE TRANSFORMER L'OR EN PLOMB
L'Elyséen avait tout pour réussir : une majorité absolue à l'Assemblée nationale et au Sénat, un gouvernement à son service, des relations très précieuses parmi les magnats des media et de l'industrie, un culot et une aisance verbale assez exceptionnels. Las, comme l'a dit sans aménité le socialiste Pierre Moscovici, Sarkozy a transformé l'or en plomb en l'espace de quelques mois. De sorte que, depuis le début de l'année 2008, les sondages accusent une baisse très notable voire un effondrement de la cote de popularité et de confiance du chef de l'Etat. La grande conférence de presse qu'il a tenue le 8 janvier à l'Elysée et où il évoqua assez longuement sa liaison et ses projets matrimoniaux avec Carla Bruni - dont il avait, quelques semaines plus tôt, porté le fils sur les épaules à Pétra devant une foultitude de caméras et de journalistes - a été le début d'une dégringolade qui ne s'est pas vraiment interrompue depuis. Et la sanction sans appel est tombée aux élections locales des 9 et 16 mars : les municipales et les cantonales ont été une Bérézina pour l'UMP et un triomphe pour le Parti socialiste qui compte désormais dans son escarcelle une large majorité des départements et des communes de moyenne et grande importance et la totalité des communautés urbaines de plus de 500 000 habitants.
C'est donc peu de dire qu'un an après le premier tour de la présidentielle qui l'avait conduit à une victoire sans appel, Nicolas Sarkozy suscite déception et scepticisme chez les Français dans une ambiance économique et sociale de plus en plus morose. Les derniers sondages publiés à l'occasion de cet anniversaire sont très sévères pour le chef de l'Etat : 59 % des Français considèrent que la première année de son quinquennat a été « plutôt un échec », et ils sont 79 % à estimer qu'en un an, il n'a pas permis d'améliorer la situation dans le pays, "Médiatisation" excessive, « style personnel » contesté, manque de résultats notamment sur la question du pouvoir d'achat dont il avait fait une priorité durant la campagne électorale : un sombre bilan pour un président qui avait entamé son quinquennat avec une popularité inédite depuis le général De Gaulle et qui, répétons-le, avait de multiples atouts en mains. L'institut Ifop pour le Journal du dimanche le créditait fin avril de seulement 36 % de satisfaits, son plus mauvais score depuis mai 2007, et le pire résultat pour un président après un an de mandat depuis le début de la Ve République en 1958.
Nicolas Sarkozy cherche actuellement à redresser la barre, en particulier en adoptant un style plus sobre. Son ex-épouse avait dit du locataire de l'Elysée : « Il ne fait pas président, il a un vrai problème de comportement. » De fait, l'ex-président de l'UMP a beaucoup de mal à se maîtriser, comme l'ont montré ses algarades avec des pêcheurs bretons, ses insultes à un visiteur hostile au Salon de l'Agriculture, sa brusque interruption d'une interview avec une journaliste américaine évoquant son divorce d'avec Cécilia. C'est pourquoi, depuis quelques semaines, le chef de l'Etat cherche à se présidentialiser. D'où son hommage au dernier poilu qui a eu des obsèques solennelles aux Invalides le 17 mars, d'où sa présence lors des cérémonies d'hommage aux combattants et résistants, notamment sur le plateau des Glières. D'où sa volonté de réformer les institutions.

UNE VRAIE-FAUSSE RUPTURE
Son bilan ne manifeste aucune véritable rupture sur le plan de la politique intérieure. Il avait promis de réduire très fortement les prélèvements obligatoires de sorte que l'ensemble des impôts et cotisations payés par les Français s'inscrivent dans la moyenne des autres pays européens. Or rien n'a été fait dans ce domaine sauf le fameux bouclier fiscal voté à l'été 2007 mais qui concerne une minorité de contribuables et ne va d'ailleurs pas très loin. Contrairement à ce que beaucoup avaient cru, les droits de succession ne sont pas supprimés mais simplement quelque peu allégés. Ce qui est très différent. On est donc loin de la révolution fiscale qu'il aurait fallu entreprendre pour redynamiser le pays et libérer les énergies, « Sarkozy a certes réduit les droits de succession pour un coût de 10 à 12 milliards mais à ce prix-là, on pouvait acheter l'exonération de 10 millions de contribuables sur 17 de l'impôt sur le revenu. L'effet sociologique, politique et psychologique aurait été tout autre ! Et comme il s'agissait de petits contribuables, cela aurait relancé l'économie alors que l'on nous parle de baisse du pouvoir d'achat. Parmi les 185 prélèvements recensés en France, il est parfaitement possible d'en supprimer un, l'impôt sur le revenu qui ne représente même pas 3 % du PIB. Dans une Europe sans frontières, le pays qui supprime cet impôt crée une attractivité colossale. Une Occasion en or qui a été manquée » remarquait le professeur J-C. Martinez lors d'un entretien à RIVAROL daté du 25 avril 2008.
Non seulement la remise à plat des prélèvements obligatoires n'a pas eu lieu mais la dette avouée (1 200 milliards d'euros) et les déficits publics (quelque 50 milliards d'euros annuels) ne cessent, eux, de se creuser. Ainsi le déficit du régime général (salariés) de la Sécurité Sociale a atteint 9,5 milliards d'euros en 2007, contre 8,7 milliards en 2006, a d'ores et déjà indiqué la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS) dans un document publié avant son rapport détaillé prévu en juin. Aussi François Bayrou a-t-il eu beau jeu de dénoncer le bilan macro-économique d'un an de présidence de Nicolas Sarkozy : « On est dans un pays à qui on a fait croire il y a exactement un an (...) que c'était facile, qu'il suffirait de dépenser de l'argent et que cet argent injecté dans l'économie, tout allait repartir et que du coup les déficits disparaîtraient. Tout est Possible, disait-on (...) Aujourd'hui, on a la preuve que c'était une stratégie qui racontait des histoires, que c'était malheureusement prendre les citoyens pour des gogos » a dit le président du MODem Sur RMC et BFM TV.
Toutes les mesures annoncées pendant la campagne présidentielle et qui ont permis à Sarkozy de détourner du vote frontiste beaucoup de nationaux et de patriotes ont fait long feu. Le candidat de l'UMP s'était ainsi solennellement engagé à instaurer dans les transports en commun un service minimum en cas de grèves, Or rien n'a été fait ou presque dans ce domaine comme l'a montré de manière spectaculaire la grève des cheminots en novembre 2007. Les bus, les métros, les trains et les RER étaient toujours aussi peu nombreux et les files d'attente interminables. Pendant sa campagne, Sarkozy avait promis un gouvernement resserré. Or si le nombre de ministres a certes diminué (une quinzaine), les secrétaires d'Etat se sont, eux, multipliés, de sorte que l'équipe gouvernementale est pléthorique. Le candidat UMP avait promis pareillement l'instauration du contrat unique de travail. On en est loin et le Contrat nouvelles embauches (CNE) dont le gouvernement Villepin était particulièrement fier et qui datait d'août 2005 a même été retoqué.

TOUJOURS PLUS D'IMMIGRATION !
Mais c'est sans doute en matière d'immigration que la politique sarkozienne est la plus détestable. Alors que l'homme avait su, par des formules et un style empruntés à Jean-Marie Le Pen, séduire nombre d'électeurs nationaux, et que son idée de créer un grand ministère de l'immigration et de l'identité nationale lui a sans doute permis de dépasser les 30 % au premier tour de la présidentielle, aucune mesure de maîtrise et a fortiori d'inversion des flux migratoires n'a été prise. De plus, des Français issus de l'immigration ont obtenu des postes importants dans le gouvernement, la Maghrébine Rachida Dati devenant ministre de la Justice, la Franco-Sénégalaise Rama Yade occupant le secrétariat d'Etat aux droits de l'homme et à la francophonie et Fadela Amara, l'ex-présidente de Ni putes ni soumises, étant chargée des banlieues et de l'intégration. La politique d'immigration choisie et de quotas conduit d'ores et déjà à un accroissement du nombre d'allogènes, y compris clandestins puisque la grève de travailleurs immigrés sans papiers a conduit le gouvernement Fillon et le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux à régulariser des milliers de clandestins. Tragiquement le choix en France est entre régularisation massive ou régularisation au cas par cas des clandestins, ce qui à l'arrivée revient au même.
Il est vrai que, locataire de la place Beauvau de 2002 à 2007, Sarkozy avait aussi par vagues successives régularisé des clandestins. Ce qui ne l'avait pas empêché de faire grief à l'Italien Berlusconi et à l'Espagnol Zapatero d'avoir procédé dans leur pays à des régularisations massives. Les reconduites à la frontière sont toujours de 25 000 par an c'est-à-dire pas plus que sous le gouvernement de gauche plurielle de Lionel Jospin entre 1997 et 2002. Quant au Plan Banlieues de Fadela Amara annoncé à grands coups de trompettes et plusieurs fois ajourné, il a finalement fait pschitt. Cela dit, le milliard d'euros prévu l'est en pure perte et ne rompt nullement avec la politique dite de la ville qui a été poursuivie par tous les gouvernements depuis un quart de siècle avec les résultats que l'on connaît et qui ont été dénoncés par la Cour des Comptes. Les émeutes très violentes de Villiers-le-Bel en novembre ont également montré que sur le terrain rien n'avait changé et que les mâles propos de Sarkozy n'étaient qu'une posture, voire une imposture.

LA PORTE OUVERTE A ANKARA
Le cynisme de Sarkozy s'est manifesté de manière particulièrement éclatante dans l'affaire du traité constitutionnel européen. Les Français ayant rejeté par référendum le 29 mai 2005 la Constitution européenne. Sarkozy n'a rien trouvé de mieux que de concocter un autre traité jumeau, le traité de Lisbonne, qui a été adopté en France, comme d'ailleurs dans l'ensemble des pays de l'Union européenne, à l'exception de l'Irlande, par la voie parlementaire, façon éclatante de se moquer du vote populaire et de passer outre l'adage selon lequel seul ce que le peuple a fait, le peuple peut le défaire. Il procède d'ailleurs de même à l'égard de la Turquie. Après s'être engagé à ce que, président, il n'accepterait jamais l'intégration d'Ankara à l'Union européenne, il a fait acter dans la réforme des institutions préparée par la commission BaIladur que toute nouvelle adhésion d'un pays à l'UE serait soumise à l'approbation soit du peuple soit des parlementaires. Ce qui est une façon de nous imposer demain l'intégration de la Turquie et, pourquoi pas ? du Maroc, de l'Algérie et d'Israël.
Pour donner des gages à des Français qui ne comprenaient pas son soutien militant à l'entrée du pays d'Atatùrk dans l'Union, Chirac avait fait inscrire dans la Constitution que toute nouvelle demande d'adhésion à l'UE serait soumise à référendum et que, en tout état de cause, le peuple aurait donc le dernier mot ; en fait, tout laisse à penser que les Français ne seront jamais consultés et que les parlementaires, ces godillots votant tout ce qu'on leur demande, se chargeront de la sale besogne.
On fait grand cas de la réforme des institutions qui, nous assure-t-on, accroîtra le pouvoir du Parlement, limitera à deux le nombre de mandats présidentiels successifs, mais la principale disposition, celle qui a motivé la réforme, est bel et bien la suppression du référendum obligatoire pour toute nouvelle candidature d'un pays à l'entrée dans l'Union européenne.

UN BASCULEMENT GÉOPOLITIQUE TRÈS ALARMANT
Au fond, le seul domaine où la présidence Sarkozy ait véritablement instauré une rupture - outre la gestion de sa vie privée et sa conception très égocentrée de la présidence -, c'est celui de la politique étrangère. Et ce changement est particulièrement préoccupant et lourd de menaces. Avec l'accession de Bernard Kouchner au Quai d'Orsay, c'est toute la tradition diplomatique de la France, faite de (très relatif) équilibre entre les puissances arabes et le monde anglo-saxon et israélien, qui se trouve brutalement compromise. En un an, une multitude de signes convergents ont prouvé la volonté sarkozienne d'en finir avec l'exception française et de se conduire, selon le mot de Laurent Fabius, en « caniche de George Bush ». Qu'il s'agisse du renforcement de l'effort militaire français en Afghanistan où nous n'avons pourtant rien à faire, annonce d'ailleurs faite par le chef de l'Etat en Grande-Bretagne, ce qui est d'autant plus scandaleux. Qu'il s'agisse de la réintégration du commandement militaire intégré de l'OTAN à l'horizon 2009, ce qui est piquant de la part d'un homme qui a fait toute sa carrière dans des partis issus du gaullisme et qui cite comme modèle politique le fondateur de la Ve République ! Qu'il s'agisse des odes répétées à Israël, de la présence de l'Elyséen au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France le 13 février 2008 - où il évoqua un délirant projet de parrainage obligatoire des enfants juifs déportés par des élèves du primaire -, de la première visite d'Etat du quinquennal accordée au président de l'Etat hébreu, l'octogénaire Shimon Perez. Qu'il s'agisse enfin de la préférence très nette accordée au Royaume-Uni et aux Etats-Unis au détriment du traditionnel couple franco-allemand qui, de De Gaulle à Chirac, d'Adenauer à Schroeder, constituait un maillon essentiel de la politique française. Enfin, les menaces réitérées contre l'Iran n'augurent rien de bon et sont le signe d'un bellicisme très inquiétant comme en témoignent notamment le discours aux ambassadeurs le 24 août 2007 où Sarkozy évoquait l'alternative entre la bombe iranienne ou le bombardement de Téhéran et plus récemment ses propos selon lesquels la France pourrait utiliser sa bombe nucléaire contre le pays de Mahmoud Ahmadinedjad.

UN AVENIR TRÈS DIFFICILE
D'ores et déjà, l'acte II du mandat de Nicolas Sarkozy s'annonce difficile dans un contexte économique peu porteur et alors que les couacs gouvernementaux se multiplient, les ministres, ce qui est sans précédent, ne faisant preuve d'aucune solidarité les uns avec les autres et s'attaquant même publiquement comme l'a montré l'affaire des OGM opposant Jean-Louis Borloo à sa secrétaire d'Etat. Par ailleurs, le moral des Français est au plus bas, selon l'indicateur de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). L'inflation est en hausse, en raison de la flambée mondiale des cours du pétrole et de l'alimentation, et la croissance déjà décevante devrait encore ralentir au premier semestre 2008. De plus, Nicolas Sarkozy doit faire face à une mobilisation croissante contre ses rares réformes, comme le montrent les manifestations de lycéens et d'enseignants contre la suppression de postes dans l'éducation ou les mouvements de grève dans les ports contre le transfert au privé de certaines activités. Comme quoi il est plus facile de vaincre que de durer et Sarkozy a beau répéter à ses proches que désormais il veut « faire du Mitterrand » (en « laissant du temps au temps » ?), l'extrême nervosité de l'individu, sa démesure, son incapacité à se discipliner, son ego surdimensionné et sa propension à séduire et à être adulé ne laissent pas présager un quinquennat apaisé et réussi. Il ne manquerait plus que l'individu engage notre pays dans une expédition punitive contre l'Iran pour tenter de redorer son blason !
Une certitude : avec Sarkozy c'est encore cinq ans de perdus pour la France et les Français. La course à l'abîme continue de plus belle. Non, décidément, pour une telle politique et de tels résultats, ce n'était pas la peine de changer de président ni de gouvernement !
Jérôme BOURBON, Ecrits de Paris juin 2008
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Eniotnar
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Eniotnar » 17/03/2010 - 10:44

http://www.theatrum-belli.com/
"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
Image. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter

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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar criquette92 » 17/03/2010 - 20:15

Prodeo a écrit :
Eniotnar a écrit :C'est parfait et cela me sied !
Merci, Prodeo.
Aria avait photocopié un article du LJ particulièrement informatif sur cet animal, mais, dès mon retour, je vais concentrer tout ce que je vais (enfin) pouvoir lire à tête reposée et reviendrai vers ce topic, c'est promis !
PS : acceptes-tu l'audio et la video dans ton topic ? :roll: :scratch:

Oui, bien sûr, toutes sortes de documents significatifs sans restriction, que celle du bon goût et du respect de la loi. :wink:
_



Je ne peux que te recommander d'y publier (pour rendre la visite du blog moins austère) des dessins
caricatures et autres concernant le sieur Sarkozy. La presse en regorge.

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Re:

Messagepar criquette92 » 17/03/2010 - 20:18

Prodeo a écrit :.
http://nicolaspaulstephanesarkozydenagybocsa.blogspot.com/

Allez vite y lire le rapport de Marianne.
Un document explosif qui vous démontre bien la nature pathologique de notre nouveau président de la ripoublique.

Pauvre France, et pauvres Français naïfs !

:cry:
_


Peu crédibles les gens de Marianne.
A longueur d'années et de mois, ils ont fait de la critique de Sarkozy, leur fonds de commerce.
Et pire encore : je me marre quand je les lis à ce sujet, car ça dépasse tout en hystérie.

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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar criquette92 » 17/03/2010 - 20:23

Sept 2004
Le cadeau de Sarkozy à l'Algérie.
Pour son départ de Bercy pour prendre la présidence de l'UMP, il annule la dette de 3 milliards de l'Algérie.
Abdéhraman Dahaman, président du conseil des démocrates musulmans a bien saisi la portée de ce geste électoraliste:
"Si Nicolas Sarkozy se présentait à la présidentielle, nous le soutiendrions sans réfléchir."
Français d'Abord


Tout simplement " nauséabond "

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criquette92
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar criquette92 » 17/03/2010 - 20:32

Bénédict transmet à son petit-fils sa passion pour la France et pour De Gaulle.


La transmission a dû se gripper quelque part.... car rien n'indique dans ses actes que N.Sarkozy puisse
aimer la France.

Laissez-moi rire ! :lol: :lol: :lol:

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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Cleo » 17/03/2010 - 22:38

Sept 2004
Le cadeau de Sarkozy à l'Algérie.
Pour son départ de Bercy pour prendre la présidence de l'UMP, il annule la dette de 3 milliards de l'Algérie.


Saloperie! :evil:

supergaulois
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar supergaulois » 17/03/2010 - 23:27

la France le seul pays qui annule des dettes et qui continue a donner de l'argent :evil:

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JCL31
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar JCL31 » 25/03/2010 - 21:39

Miroir a écrit :http://www.voltairenet.org/article157210.html#article157210

Explosif! :salut1:


Pour ceux qui veulent l'archiver en PDF

Fabricationdupresidentsarkozy
:wink:
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam
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Maximus
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Maximus » 26/03/2010 - 0:59

Vu les résultats des régionales 2010,
Sarko doit surement réfléchir à nous pondre une stratégie
de derrière les fagots
, afin de contre carré tout ça ....
en vu des futures présidentielles.
C'est ce que je pensais tout bas depuis quelques jours....
Mais quoi ????!!!!!
pis voilà que tout d'un coup un certain "Villepin" revient
sur la scène en prétendant former son parti , qui soit disant ,
ne serai ni de droite- ni de gauche....
Suspect non ?!!???
J'ai comme l'intuition que la stratégie de Sarko se joue là,
"diviser pour mieux régner" !
Et ce n'est peut être pas finit....
car il savent très bien que leur alliance se fera lors du futur second tour des présidentielles dans 2 ans.

8)
Il est possible que je me trompe,
mais je suis persuadé que le diablotin a plus d'un tour dans son sac...
:boulet1: :boulet2:
Faisons de la France un beau pays !

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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Miroir » 26/03/2010 - 9:16

Maximus a écrit :Vu les résultats des régionales 2010,
Sarko doit surement réfléchir à nous pondre une stratégie
de derrière les fagots
, afin de contre carré tout ça ....
en vu des futures présidentielles.
C'est ce que je pensais tout bas depuis quelques jours....
Mais quoi ????!!!!!
pis voilà que tout d'un coup un certain "Villepin" revient
sur la scène en prétendant former son parti , qui soit disant ,
ne serai ni de droite- ni de gauche....
Suspect non ?!!???
J'ai comme l'intuition que la stratégie de Sarko se joue là,
"diviser pour mieux régner" !
Et ce n'est peut être pas finit....
car il savent très bien que leur alliance se fera lors du futur second tour des présidentielles dans 2 ans.

8)
Il est possible que je me trompe,
mais je suis persuadé que le diablotin a plus d'un tour dans son sac...
:boulet1: :boulet2:

Le petit agité travaille pour les mêmes patrons que Villepin, ce n'est pas lui qui décide qui sera le prochain président, ce sont eux.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci

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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Saint Jean » 26/03/2010 - 11:10

Selon un sondage HARRIS , 70% des Français pensent que Sarko n'a pas tiré les leçons de sa raclée aux dernieres élections régionales .

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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Prodeo » 26/03/2010 - 11:21

Saint Jean a écrit :Selon un sondage HARRIS , 70% des Français pensent que Sarko n'a pas tiré les leçons de sa raclée aux dernieres élections régionales.

N'est-ce pas le genre d'homme qui préfère donner des leçons plutôt que d'en recevoir ?
Il ne peut pas tout "tirer" (si vous voyez ce que je veux dire -pour ceux qui ne voient pas, demandez au spécialiste GB-).
:mrgreen:
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Maximus » 26/03/2010 - 11:31

Prodeo a écrit :
Saint Jean a écrit :Selon un sondage HARRIS , 70% des Français pensent que Sarko n'a pas tiré les leçons de sa raclée aux dernieres élections régionales.

N'est-ce pas le genre d'homme qui préfère donner des leçons plutôt que d'en recevoir ?
Il ne peut pas tout "tirer" (si vous voyez ce que je veux dire -pour ceux qui ne voient pas, demandez au spécialiste GB-).
:mrgreen:

:lol: :lol: :lol: :lol:
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Eniotnar » 31/03/2010 - 10:51

Le pôv petit Nicolas, :geek:
Il chute tant qu'il fait appel à papa qui sera l'invité des GG à 13h00 ce jour.
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Fife » 31/03/2010 - 11:23

Je l'ai vu dans son discours à la Maison Blanche....il tournait ses phrases de façon à bien faire comprendre qu'il tutoie Obama!

Quelle vulgarité ce type...

Quant à sa femelle, toujours la pose, comme sur un podium, toujours le même sourire longtemps répété devant une glace.....

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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Pat » 06/04/2010 - 14:41

Grand emprunt, grand gaspillage

Le grand emprunt du gouvernement (35 milliards) va non seulement plomber nos finances publiques, mais il va aussi détourner l'argent des vrais projets d'avenir.
Encore une fois on ne saura pas qui est le père. Elle a dû faire un bébé toute seule, comme dans la chanson. Qui ça ? Marianne, bien sûr. La gueuse ! Depuis le temps qu'on vous disait qu'elle n'était pas très sérieuse...
Marianne est enceinte, donc. Enceinte de nombreux projets qu'elle va pouvoir réaliser grâce au grand emprunt. C'est tout ce que les Diafoirus de la communication ont trouvé pour nous faire avaler cette manipulation. Quelques chiffres, pour commencer. Le grand emprunt c'est 35 milliards d'euros. 11 milliards d'euros seront consacrés à l'Enseignement supérieur et à la formation, 7,9 milliards pour la Recherche, 6,4 milliards pour les filières industrielles et les PME, 5,1 milliards pour le " développement durable" et 4,5 milliards pour l'économie numérique.
Rappelons que le déficit de l'Etat est, en 2009, de 140 milliards, et la dette publique, excusez du peu, de 1500 milliards. « Le premier effet immédiat et certain du grand emprunt est de creuser la dette de 35 milliards d'euros en 2010, ce qui la portera à 83,2 % du PlB, nouveau record historique », déclarait Didier Migaud au mois de décembre, quand il était encore président de la commission des finances de l'Assemblée. Réflexion de bon sens inscrite dans les chiffres : le grand emprunt creuse le déficit, alourdit la dette et aggrave les impôts de demain. C'est l'inconvénient de l'emprunt : tôt ou tard il faut rembourser.

Quand l'Etat décidait qu'on n'aurait pas besoin des téléphones mobiles...

Allons plus loin. Derrière le grand emprunt, il y a plusieurs croyances solidement ancrées dans la tête des princes qui nous gouvernent. La première est que les problèmes qui se posent à notre pays sont réductibles à la somme d'argent qu'on y consacre. C'est pratique, cela évite une vraie réflexion politique sur le sujet. Prenons le cas de l'université. Il est certain qu'elle va très mal, mais souffre-t-elle d'un manque de moyens ? Non, elle souffre d'abord d'un excès d'étudiants, surtout en première année, dû à la volonté démagogique de donner le baccalauréat à tout le monde et au refus, non moins démagogique, de mettre en place la moindre sélection à l'entrée. Elle souffre ensuite du monopole d'Etat, qui l'enserre dans un carcan étouffant. Bref, ce n'est donc pas en versant des tombereaux d'espèces sonnantes et trébuchantes sur les universités que l'on mettra fin, en quoi que ce soit, au malaise qui les étreint.
La deuxième grande croyance qui se cache derrière le grand emprunt, c'est que décidément, dans ce pays, il faut que l'Etat prenne tout en main, et que la puissance publique est mieux placée que quiconque, et notamment ceux dont c'est le métier, pour investir. Or, l'expérience le démontre, rien n'est plus faux. Et de ce genre d'expérience, en France, nous ne manquons pas. Du fameux « plan Calcul » au Minitel en passant par le Concorde, la puissance publique adore investir « pour l'avenir ». Ecoutons ce témoignage de François Goulard, député maire de Vannes, lors d'un débat récent* : « J'ai été, de 1986 à 1988, directeur de cabinet du ministre des PTT. A l'époque, une étude de la DGT (direction générale des télécommunications) affirmait que les téléphones mobiles, cela concernerait tout au plus quelques milliers de personnes... Le Gosplan avait décidé que nous n'en avions pas besoin ! Aujourd'hui tout le monde en a un dans sa poche. Il faut toujours avoir cela à l'esprit quand l'Etat investit quelque part : à quel secteur d'avenir prend-il de l'argent ? ».
Alors, que doit faire l'Etat ? En ce domaine, rien. Laisser investir les investisseurs, les vrais, et laisser acheter les consommateurs. Les secteurs d'avenir, ce sont eux qui en décideront.
Antoine Couraye monde & vie. 13 mars 2010
(*) Le Cri du contribuable, janvier 2010.
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Pat » 15/04/2010 - 14:42

GRAND EMPRUNT UN CONTE FANTASTIQUE

L'histoire du grand emprunt national de cent milliards lancé en fanfare à la fin de l'année de 2009 est un de ces contes fantastiques dans lesquels se complaît volontiers le pouvoir actuellement en vigueur. Admirons d'abord le qualificatif de national : la situation était si grave qu'il fallait appeler à un sursaut national pour sauver la France. Cela rappelle la triste histoire de l'emprunt Giscard qui était tellement avantageux pour les souscripteurs et désavantageux pour l'État que le parfum de la ruine en résultant se fait sentir encore aujourd'hui.
La crise a été invoquée pour justifier une politique de relance ; au lieu de libérer l'économie, le pouvoir a choisi une relance étatique, ce qui est un concept faux par nature ; en outre, si elle pouvait fonctionner ce serait avec des délais noyant tout effet éventuel. Il s'est ajouté la volonté de singer le privé, détestable habitude des politiques ; la secte des énarchos-socialos qui s'est emparé de la France depuis des décennies avait lu dans les livres que les privés en combinant de l'endettement avec des investissements rentables pouvaient créer de la richesse : ils ignorent ou font semblant d'ignorer que ce mécanisme est absolument impossible au niveau de l'État. L'effet de levier fut appelé aussi en renfort, sans que personne ne pense à son inséparable frère jumeau, que j'ai nommé il y a longtemps l'effet de massue.
Le projet lui-même comportait deux autres inconvénients majeurs. D'abord, ainsi que beaucoup le soulignèrent, toute augmentation de l'endettement public est dévastateur et, en outre, il assèche à proportion les possibilités des privés de trouver des financements alors que ces privés sont les seuls à pouvoir créer de la richesse. Un autre inconvénient, pas souvent remarqué, est le suivant ; compte tenu de la durée de maturation inévitable, une grande incertitude s'est prolongée et les firmes qui voulaient investir dans les projets évoqués, parfois un instant, ont retardé leur investissement dans l'espoir d'obtenir par l'intrigue ou la corruption une partie de la manne annoncée.
Malgré l'urgence avoué, le plus pressé fut de lancer une grande parlotte nationale, réunissant 24 membres avec pour chacun de solides intérêts à promouvoir. Les deux personnages invités à diriger la parlotte étaient Alain Juppé et Michel Rocard, deux anciens premiers ministres qui ont participé largement lorsqu'ils étaient aux affaires à l'écroulement de la France en particulier par les impôts qu'ils ont créé. Ils continuent d'y participer encore par leur fabuleux statut d'ancien premier ministre qu'ils partagent avec plusieurs autres. Ce statut ne suffisant pas à Michel Rocard il a été nommé « ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles arctiques et antarctiques » ; il n'y avait nul besoin de ce fromage créé tout exprès pour le satisfaire alors que le Quai fourmille d'Ambassadeurs parfois en disponibilité connaissant le métier et capables de s’occuper des problèmes s’il y en a ; il s'est entouré d'une kyrielle de collaborateurs et n'a pas planté sa tente au froid mais bien au chaud dans de luxueux bureaux.
La parlotte devait dresser la liste des futurs investissements baptisés pour l'occasion d'investissements d'avenir. Les idées les plus folles ont circulé chacun voulant se disputer cet argent hypothétique. Citons ces idées abstraites : l'économie de la connaissance, la compétitivité des entreprises, le soutien aux investissements industriels stratégiques, l’énergie solaire, l'énergie marine, la fibre optique, les nanotechnologies, le stockage de l'énergie électrique, la construction de stades, de nouvelles places de prison (sic).
Qu'est devenu le beau rêve qui devait sauver la France ?
Il a rétréci comme une peau de chagrin : le projet est inscrit tout simplement dans la loi de finances rectificatives pour environ trente cinq milliards et les fonds seront obtenus dans le cadre de la gestion habituelle du trésor.
Parallèlement le choix des dépenses s'est réduit. Il reste les universités, le développement durable, l'économie numérique, l'industrie et les PME ; le tout est une sorte de permis de gaspiller s'ajoutant à bien d'autres. L'expression « développement durable » ne veut rien dire dans la langue française telle qu'elle existe encore. Investir dans les universités est aussi rentable que d'investir dans le trou de la sécurité sociale : l'argent déversé sera absorbé dans un trou noir et ne reviendra jamais ; la seule façon de porter remède à l'état de délabrement des universités est de les vendre soit à des associations soient à des investisseurs privés, qui les gèreront comme toute entreprise doit l'être.
Chemin faisant l'endettement de la France continue à s'envoler à grande allure. Il est permis de se demander jusqu'à quand les agences de notation lui assureront une note favorable, alors que l'Espagne, le Portugal et même la Grande-Bretagne sont sur la sellette. Comment peut s'expliquer cette exception ? Faut-il mettre en cause la manipulation des agences de notation par les pouvoirs publics ? C'est une éventualité.
Il existe peut-être aussi une explication dans la présence de DSK à la direction du FMI. La France a détourné ses affaires étrangères pendant plusieurs semaines pour obtenir d'une façon surprenante cette nomination ; personne ne saura jamais les contreparties qui ont été données avec les intérêts supérieurs du pays pour réaliser l'objectif. Il est possible que DSK s'affronte avec Sarkozy en 2012 ; soit avant, soit après l'élection aucun des deux n'a intérêt à ce que la France rencontre des difficultés financières majeures.
Quelles sont les interpénétrations entre le FMI et les agences de notation ? A chacun d'imaginer.
Michel de Poncins http://www.libeco.net/magazine.htm
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Pat » 20/04/2010 - 15:18

Combien coûtent les campagnes de pub du gouvernement ?

Entre la promotion des causes nationales et celle des réformes, l’État dépense plus de 100 millions d’euros par an.

Comme toute entreprise, l’État a son plan de com, et ses budgets afférents. Cette semaine, la presse quotidienne a vu fleurir de pleines pages de pub dont le message est : « Nous devons trouver des solutions pour sauver nos retraites. » Une campagne à 5 millions d’euros, justifiée, selon le Service d’information du gouvernement (SIG), par l’enjeu de la réforme.
Il y aura deux autres messages dans les semaines qui viennent, un sur le rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités, le dernier sur l’espérance de vie en France. Et des déclinaisons pour la télé et la radio. Suivra une seconde vague de pub une fois la réforme votée, « car il faudra bien l’expliquer. »
Cette double campagne « sans équivalent » depuis le début du quinquennat Sarkozy, s’insère dans un plan de communication dont le montant, qui n’est pas public, se situe entre 100 et 145 millions d’euros nets en 2009, pour 105 campagnes (contre une soixantaine l’année précédente).

Les thèmes de la publicité d’État sont imposés
La moitié du budget publicitaire du gouvernement est absorbé par les » marronniers » que sont les grandes causes nationales :
* La grande cause de l’année -en 2010, ce sont les violences faites aux femmes- qui se décline en un site Internet dédié et des annonces.
* L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) développe ses thématiques, la dernière campagne très remarquée [notamment sur FDS] a été consacrée à la contraception avec le message : « Filles et garçons, tous concernés. »
* L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) avait par exemple développé en 2009 la fameuse campagne « Faisons vite, ça chauffe » pour nous inciter à faire des économies d’énergie. Une série de messages qui avaient coûté 7 millions d’euros.
* L’Institut national du cancer (Inca) avait notamment travaillé à changer notre regard sur cette maladie avec la campagne « Nous sommes 2 millions de héros ordinaires » menée en 2007.
* La Sécurité routière diffuse aussi régulièrement des messages, le dernier en date : « Nous pouvons tous arrêter cela, alors faisons-le ! »
Outre la cause de l’année et les quatre autres, qui sont pluriannuelles, le gouvernement choisit les politiques sur lesquelles il a besoin de faire passer des messages, comme le Revenu de solidarité active (RSA) ou la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises. La pub pour le RSA aura coûté en 2009 quelques 3 millions d’euros, contre 750 millions pour la mesure elle-même.

Un tiers pour la presse écrite, le reste pour l’audiovisuel

Officiellement, ces campagnes ne rentrent pas dans le cadre du soutien à la presse écrite, que Nicolas Sarkozy a promis d’augmenter lors des États généraux de la presse.
Le président a toutefois rééquilibré les budgets entre audiovisuel et presse écrite, au profit de cette dernière. Les quotidiens (66 régionaux et 10 nationaux) captent donc 30% de l’achat d’espace, sachant qu’une page dans un quotidien coûte bien moins cher qu’un spot à la télé.
Lorsque le gouvernement veut lancer une campagne de publicité, il passe par la procédure des marchés publics. Deux types de marchés sont concernés :
* La partie création pure (700 000 euros nets). Pour les retraites, c’est l’agence CLM BBDO qui a remporté la mise en concurrence. Contrairement aux concours d’architecture ou à d’autres marchés, la compétition n’est pas rémunérée, et si les dossiers sont lourds à préparer, les petites agences s’abstiennent généralement de concourir.
* La partie achat d’espace (4,3 millions d’euros nets). Le marché est renouvelé tous les trois ans. C’est l’agence médias Aegis (Carat) qui est chargée de l’achat des espaces publicitaires. L’État obtiendrait-il des tarifs avantageux ? « Cela dépend des négociations, mais on n’a pas la force d’un L’Oréal ou d’un Danone, » précise-t-on au SIG.
Et parfois, l’État annonce « gratis.» Mais c’est ultra-exceptionnel. Pour les « Alertes enlèvement, » par exemple. Dans le cas de la pandémie de grippe A, la réquisition a été décrétée, et l’État a pu diffuser ce qu’il voulait où il voulait. Les télés ont-elles compensé le manque à gagner en augmentant les tarifs par la suite ? « Elles ont essayé, » nous confie-t-on au SIG.
Rue89 via http://fortune.fdesouche.com
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar poupette » 28/05/2010 - 8:05

Sarko à RTL sur les retraites
"Il s'agit d'expliquer aux français, qu'il faut travailler plus pour protéger leur retraite."


http://www.dailymotion.com/video/x5kn8s ... ed?start=1

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Fricouille est sondé

Messagepar Prodeo » 17/07/2010 - 7:02

.
Sondage: 44% ont trouvé Nicolas Sarkozy convaincant (Ifop, 13 juillet 2010)

Le premier sondage (peut-être le seul) sur l'intervention télévisée du Chef de l'État est sorti, produit par Ifop pour le Figaro. Ce sondage interroge uniquement des personnes qui ont vu en totalité ou en partie l'émission. Les conclusions que l'on peut tirer de ce sondage ne doivent donc pas être généralisées à la population française dans son ensemble. Comme 443 personnes seulement ont été interrogées, la marge d'erreur est également importante, aux environs de 5%.

Retrouvez ce sondage dans son ensemble sur notre page Nicolas Sarkozy

La détermination est le trait de caractère que les téléspectateurs associent le mieux à Nicolas Sarkozy pendant son intervention télévisée. 84% ont en effet estimé que le qualificatif de "déterminé" s'appliquait très bien ou assez bien pour le désigner. de même 63% l'on trouvé "à l'aise", 60% "courageux". Au contraire, seuls 39% l'ont trouvé "à l'écoute des Français" et 41% "rassurant" et 44% "convaincant".

Le caractère convainquant de la parole du Président de la République a été un peu plus creusée par Ifop, qui a interrogé les téléspectateurs sur quels sujets Nicolas Sarkozy avaient été convaincant. La réforme des retraites est le seul sujet sur lequel le locataire de l'Élysée a été trouvé majoritairement convaincant, avec une marge plus faible que la marge d'erreur (52% contre 48% ne le trouvant pas convaincant). A l'autre extrême, seul 30% l'ont trouvé convaincant sur la lutte contre le chômage. 40% ont également été convaincus par le discours du Président sur l'affaire Bettencourt-Woerth.

"Post test de l’intervention de Nicolas Sarkozy sur France 2" - Sondage réalisé par Ifop pour Le Figaro. Enquête réalisée par Internet le 13 juillet 2010 avec un échantillon de 443 personnes. Marge d'erreur : environ 4,7%. (Source)

Par Cyrille le mercredi, 14 juillet 2010, 21:12

Source : Sondages en France.
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !

[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.

« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

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Re: Fricouille est sondé

Messagepar Eniotnar » 10/11/2010 - 20:30

Prodeo a écrit :.
Sondage: 44% ont trouvé Nicolas Sarkozy convaincant (Ifop, 13 juillet 2010)

Ils l'avaient trouvé plus convaincant, il y a 3 ans il me semble !
Allez, une petite piqure de rappel ! :clown:

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Re: Fricouille est sondé

Messagepar Angelo » 10/11/2010 - 20:59

Eniotnar a écrit :
Prodeo a écrit :.
Sondage: 44% ont trouvé Nicolas Sarkozy convaincant (Ifop, 13 juillet 2010)

Oui, je trouve Sarkozy con-vainquant :lol: :joker: :geek: :clown:
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Re: Fricouille est sondé

Messagepar JCL31 » 10/11/2010 - 22:04

Eniotnar a écrit :
Prodeo a écrit :.
Sondage: 44% ont trouvé Nicolas Sarkozy convaincant (Ifop, 13 juillet 2010)

Ils l'avaient trouvé plus convaincant, il y a 3 ans il me semble !
Allez, une petite piqure de rappel ! :clown:

http://www.dailymotion.com/swf/video/x1 ... nalInfos=0


je trouve qu'en 3 ans, il l'a pris un coup de vieux, et il avait aussi moins de tic. :mrgreen:
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
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Re: Dites tout sur Sarkö...

Messagepar Eniotnar » 12/11/2010 - 16:39

Comme c'est bizarre, l'UMP tente par tous moyens d'effacer les traces de la campagne de 2007. Mais c'est oublier les petits malins qui l'ont enregistrée (eh, eh ! :lol: ) :

http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/ ... _a114.html
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