Dites tout sur Sarkö...
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Sarkozy : un roi fainéant qui travaille deux jours par semaine en faisant la leçon à tout le monde ?
Posté par Olivier de Granvil : le 27 août 2009
Billet d'humeur lu sur Le Post.FR
Hier, la machine à raconter des histoires de l’Elysée s’est (une fois de plus) montrée ultra-performante.
La matin, je me réveille et entame mon petit zapping radio : partout la même chanson. Il revient, il est reposé. Il va se faire les banquiers. Je me dis qu’entre l’AFP si gentille et quelques journalistes politiques ciblés, le téléphone élyséen a bien passé la consigne. Même constatation à la lecture des quotidiens.
Midi : re-belote aux journaux télévisés et radios. Les ministres sortent du conseil des ministres et chacun de ceux qui sont interrogés s’efforcent de répéter les mots « Président » et « travail » cent-vingt fois en quinze secondes. Et les reporters d’insister sur le président qui reprend une activité de folie dès son retour, qui s’en va faire un discours pour célébrer l’anniversaire de la Libération de Paris, et qui (again) va se payer les banquiers juste après son frugal déjeuner.
http://tv.lepost.fr/2009/08/25/1669580_ ... malus.html
A 13 heures, le décor est posé : il est revenu pour travailler et va dire leur fait à ces infâmes banquiers spéculateurs.
Premières infos sur le discours prononcé devant les policiers de Paris. Après une rupture avec l’héritage gaulliste et une révision historique ahurissante (comme d’habitude pas un journaliste ne l’a remarqué) la gentille AFP nous fait savoir que le président a resservi son discours sur la sécurité. Premiers flashs radios là-dessus et bien évidemment, rappel que le président va se faire les banquiers après.
15 heures : le décor est complété. Il est revenu pour travailler, va dire leur fait aux infâmes banquiers spéculateurs et EN PLUS, il est toujours préoccupé de la sécurité des Français et rappelle à la police de toujours être du côté des victimes (la même qui l’était un peu moins juste avant la Libération de Paris, mais ça, il l’a oublié dans son discours…).
18 heures : lors d’un flash d’informations sur une grosse radio périphérique, le présentateur nous apprend que (comme prévu) le président de la République a remonté les bretelles des banquiers à l’Elysée. Paraît que ça a chauffé. Et mieux encore, il précise que la réunion n’est pas terminée et que personne n’est sorti. Je me demande alors comment on peut déjà savoir ce qui s’est passé dans une réunion qui n’est pas terminée, et je me dis « Ah ben tiens ! Une bonne source a du informer les correspondants attitrés de la gentille AFP sur place, sauf que si ça s’est passé comme ça, les gentils correspondants de l’AFP ont publié l’info sans la vérifier auprès des concernés toujours en réunion », ce qui n’est qu’une supposition de ma part, naturellement.
20 heures : dans les deux JT, c’est le grand jour du retour, il est revenu, il est en forme, il va travailler, il s’occupe toujours de la sécurité, il a fait la peau aux banquiers. Top !
21 heures : avant de regarder Fantomas contre Scotland Yard, je jette un oeil sur l’agenda présidentiel. Aujourd’hui, il installe Juppé et Rocard à la tête du comité Théodule qui va dire à Fillon quoi faire de l’emprunt. Et à 16 heures, il reçoit des ambassadeurs pour un buffet.
Je note que le jeudi et le vendredi, rien, absolument rien n’est prévu.
Je passe un petit coupe de fil là où il faut quand il faut et on me dit qu’il s’offre un petit week-end de quatre jours avec Maman à se la couler douce. Et moi de conclure : cet homme s’occupe, mais ne travaille pas, et de me souvenir que dans ma famille on m’a toujours dit que ce genre d’individus était de la race des rois fainéants.
http://www.nationspresse.info
Posté par Olivier de Granvil : le 27 août 2009
Billet d'humeur lu sur Le Post.FR
Hier, la machine à raconter des histoires de l’Elysée s’est (une fois de plus) montrée ultra-performante.
La matin, je me réveille et entame mon petit zapping radio : partout la même chanson. Il revient, il est reposé. Il va se faire les banquiers. Je me dis qu’entre l’AFP si gentille et quelques journalistes politiques ciblés, le téléphone élyséen a bien passé la consigne. Même constatation à la lecture des quotidiens.
Midi : re-belote aux journaux télévisés et radios. Les ministres sortent du conseil des ministres et chacun de ceux qui sont interrogés s’efforcent de répéter les mots « Président » et « travail » cent-vingt fois en quinze secondes. Et les reporters d’insister sur le président qui reprend une activité de folie dès son retour, qui s’en va faire un discours pour célébrer l’anniversaire de la Libération de Paris, et qui (again) va se payer les banquiers juste après son frugal déjeuner.
http://tv.lepost.fr/2009/08/25/1669580_ ... malus.html
A 13 heures, le décor est posé : il est revenu pour travailler et va dire leur fait à ces infâmes banquiers spéculateurs.
Premières infos sur le discours prononcé devant les policiers de Paris. Après une rupture avec l’héritage gaulliste et une révision historique ahurissante (comme d’habitude pas un journaliste ne l’a remarqué) la gentille AFP nous fait savoir que le président a resservi son discours sur la sécurité. Premiers flashs radios là-dessus et bien évidemment, rappel que le président va se faire les banquiers après.
15 heures : le décor est complété. Il est revenu pour travailler, va dire leur fait aux infâmes banquiers spéculateurs et EN PLUS, il est toujours préoccupé de la sécurité des Français et rappelle à la police de toujours être du côté des victimes (la même qui l’était un peu moins juste avant la Libération de Paris, mais ça, il l’a oublié dans son discours…).
18 heures : lors d’un flash d’informations sur une grosse radio périphérique, le présentateur nous apprend que (comme prévu) le président de la République a remonté les bretelles des banquiers à l’Elysée. Paraît que ça a chauffé. Et mieux encore, il précise que la réunion n’est pas terminée et que personne n’est sorti. Je me demande alors comment on peut déjà savoir ce qui s’est passé dans une réunion qui n’est pas terminée, et je me dis « Ah ben tiens ! Une bonne source a du informer les correspondants attitrés de la gentille AFP sur place, sauf que si ça s’est passé comme ça, les gentils correspondants de l’AFP ont publié l’info sans la vérifier auprès des concernés toujours en réunion », ce qui n’est qu’une supposition de ma part, naturellement.
20 heures : dans les deux JT, c’est le grand jour du retour, il est revenu, il est en forme, il va travailler, il s’occupe toujours de la sécurité, il a fait la peau aux banquiers. Top !
21 heures : avant de regarder Fantomas contre Scotland Yard, je jette un oeil sur l’agenda présidentiel. Aujourd’hui, il installe Juppé et Rocard à la tête du comité Théodule qui va dire à Fillon quoi faire de l’emprunt. Et à 16 heures, il reçoit des ambassadeurs pour un buffet.
Je note que le jeudi et le vendredi, rien, absolument rien n’est prévu.
Je passe un petit coupe de fil là où il faut quand il faut et on me dit qu’il s’offre un petit week-end de quatre jours avec Maman à se la couler douce. Et moi de conclure : cet homme s’occupe, mais ne travaille pas, et de me souvenir que dans ma famille on m’a toujours dit que ce genre d’individus était de la race des rois fainéants.
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DuG
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Re: Dites tout sur Sarkö...
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Jean-Marie Le Pen aurait avertit Brice Hortefeux, le ministre de intérieur, que si aucune réforme du système des parrainages n’était mise en place dans le but d’empêcher une candidature Front National à la prochaine présidentielle, les électeurs FN se retourneraient contre Sarkozy en 2012.
« Si vous ne changez pas ce système et caressez l’idée d’éliminer ainsi la candidature du Front national en espérant bénéficier de ses voix, vous vous suicidez, aurait-il prévenu. Les électeurs se retourneront contre le président, et ce sera Dominique Strauss-Kahn qui sera élu »
Bravo Monsieur Le Pen...
Jean-Marie Le Pen aurait avertit Brice Hortefeux, le ministre de intérieur, que si aucune réforme du système des parrainages n’était mise en place dans le but d’empêcher une candidature Front National à la prochaine présidentielle, les électeurs FN se retourneraient contre Sarkozy en 2012.
« Si vous ne changez pas ce système et caressez l’idée d’éliminer ainsi la candidature du Front national en espérant bénéficier de ses voix, vous vous suicidez, aurait-il prévenu. Les électeurs se retourneront contre le président, et ce sera Dominique Strauss-Kahn qui sera élu »
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supergaulois
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Re: Dites tout sur Sarkö...
DuG a écrit :http://www.nationspresse.info/
Jean-Marie Le Pen aurait avertit Brice Hortefeux, le ministre de intérieur, que si aucune réforme du système des parrainages n’était mise en place dans le but d’empêcher une candidature Front National à la prochaine présidentielle, les électeurs FN se retourneraient contre Sarkozy en 2012.
« Si vous ne changez pas ce système et caressez l’idée d’éliminer ainsi la candidature du Front national en espérant bénéficier de ses voix, vous vous suicidez, aurait-il prévenu. Les électeurs se retourneront contre le président, et ce sera Dominique Strauss-Kahn qui sera élu »
Bravo Monsieur Le Pen...
c'est fort
Re: Dites tout sur Sarkö...
supergaulois a écrit :DuG a écrit :http://www.nationspresse.info/
Jean-Marie Le Pen aurait avertit Brice Hortefeux, le ministre de intérieur, que si aucune réforme du système des parrainages n’était mise en place dans le but d’empêcher une candidature Front National à la prochaine présidentielle, les électeurs FN se retourneraient contre Sarkozy en 2012.
« Si vous ne changez pas ce système et caressez l’idée d’éliminer ainsi la candidature du Front national en espérant bénéficier de ses voix, vous vous suicidez, aurait-il prévenu. Les électeurs se retourneront contre le président, et ce sera Dominique Strauss-Kahn qui sera élu »
Bravo Monsieur Le Pen...
c'est fort
Décidément, tous les coups bas sont permis....
"Condamner l'Immigration de Remplacement ( et ses conséquences) sans jamais dénoncer les Responsables de cette Immigration c'est faire preuve d'inintelligence et de lâcheté !"
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Réforme du juge d’instruction : la destruction de notre conception judiciaire
Derrière l’institution du juge d’instruction, se profile notre conception de la justice
Après le quinquennat instauré pour l’élection du président, après la réintégration militaire atlantiste, après l’argent érigé en valeur morale, après une réorientation de la doctrine de l’Etat en matière religieuse et l’apparition de la notion de « laïcité » active, après la privatisation des missions de sécurité publique, la France va continuer à s’américaniser.
L’américanisation de notre système judiciaire est en marche
En matière judiciaire, sous l’impulsion de Nico l’Américain, le « plaider coupable » a fait son apparition. Il devrait être étendu en matière criminelle. Par ailleurs, voilà que la disparition du juge d’instruction semble refaire surface. Un rapport officiel pondu par le comité Léger, un petit faire valoir créer pour l’occasion et qui porte bien son nom, vient valider l’idée présidentielle émise il y a quelques mois.
La nature fondamentale de la réforme
Historiquement, le juge d’instruction est un magistrat chargé de diriger une enquête à charge et à décharge. En proposant de supprimer le juge d’instruction, Nicolas Sarkozy n’envisage rien de moins que de laisser les investigations au parquet (chargé de requérir contre les personnes) . La procédure ne serait alors menée qu’à charge. Dans cette hypothèse, le justiciable est laissé tout seul : soit il dispose personnellement de l’argent et il paye des conseils, des policiers privés et des avocats pour se défendre, soit il n’a pas d’argent et il est soumis aux conclusions unilatérales du parquet sous les ordres du ministre de la justice c’est-à-dire du pouvoir politique. Dans la réforme, ne demeurerait qu’un juge « des libertés » pour contrôler les mesures d’instruction les plus graves (emprisonnement…).
Très clairement ce système est parfaitement injuste et est contraire à notre conception de l’égalité devant la justice ; il laisse également présager une insécurité juridique pour tous les citoyens notamment les moins fortunés et des possibilités de percussions judiciaires des opposants sans aucune limite.
La fin du modèle républicain
Les premiers éléments connus de la réforme font dire au juge Renaud Van Ruymbeke, -qui a instruit de nombreuses affaires sensibles- que ce dispositif pourrait signifier la fin de telles enquêtes. “On assiste à une reprise en main par le pouvoir politique de l’action pénale”, estime-t-il, parlant de “régression des libertés publiques. »
Si l’institution du juge d’instruction devait être réformée, à la lumière de l’affaire d’Outreau il fallait aller vers davantage de juges d’instruction (c’est-à-dire concrètement instaurer leur collégialité) plutôt que décider leur suppression. Mais ceci nous aurait éloignés du modèle américain.
http://fr.altermedia.info/
Derrière l’institution du juge d’instruction, se profile notre conception de la justice
Après le quinquennat instauré pour l’élection du président, après la réintégration militaire atlantiste, après l’argent érigé en valeur morale, après une réorientation de la doctrine de l’Etat en matière religieuse et l’apparition de la notion de « laïcité » active, après la privatisation des missions de sécurité publique, la France va continuer à s’américaniser.
L’américanisation de notre système judiciaire est en marche
En matière judiciaire, sous l’impulsion de Nico l’Américain, le « plaider coupable » a fait son apparition. Il devrait être étendu en matière criminelle. Par ailleurs, voilà que la disparition du juge d’instruction semble refaire surface. Un rapport officiel pondu par le comité Léger, un petit faire valoir créer pour l’occasion et qui porte bien son nom, vient valider l’idée présidentielle émise il y a quelques mois.
La nature fondamentale de la réforme
Historiquement, le juge d’instruction est un magistrat chargé de diriger une enquête à charge et à décharge. En proposant de supprimer le juge d’instruction, Nicolas Sarkozy n’envisage rien de moins que de laisser les investigations au parquet (chargé de requérir contre les personnes) . La procédure ne serait alors menée qu’à charge. Dans cette hypothèse, le justiciable est laissé tout seul : soit il dispose personnellement de l’argent et il paye des conseils, des policiers privés et des avocats pour se défendre, soit il n’a pas d’argent et il est soumis aux conclusions unilatérales du parquet sous les ordres du ministre de la justice c’est-à-dire du pouvoir politique. Dans la réforme, ne demeurerait qu’un juge « des libertés » pour contrôler les mesures d’instruction les plus graves (emprisonnement…).
Très clairement ce système est parfaitement injuste et est contraire à notre conception de l’égalité devant la justice ; il laisse également présager une insécurité juridique pour tous les citoyens notamment les moins fortunés et des possibilités de percussions judiciaires des opposants sans aucune limite.
La fin du modèle républicain
Les premiers éléments connus de la réforme font dire au juge Renaud Van Ruymbeke, -qui a instruit de nombreuses affaires sensibles- que ce dispositif pourrait signifier la fin de telles enquêtes. “On assiste à une reprise en main par le pouvoir politique de l’action pénale”, estime-t-il, parlant de “régression des libertés publiques. »
Si l’institution du juge d’instruction devait être réformée, à la lumière de l’affaire d’Outreau il fallait aller vers davantage de juges d’instruction (c’est-à-dire concrètement instaurer leur collégialité) plutôt que décider leur suppression. Mais ceci nous aurait éloignés du modèle américain.
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Sarkozy est comme les canards… toute sa force est dans le bec !
Au printemps dernier, le gouvernement avait annoncé qu’il serait bon de mettre en place en place de portiques de sécurité à l’entrée des collèges ou des lycées – comme le réclame le Front National dans les Régions depuis de nombreuses années – et avait même promis la fouille des élèves, et finalement, comme il fallait s’y attendre avec ces « champions de la promesse oubliée », rien ne sera fait en ce sens et les portiques qui ne seront pas de sortie, resteront remisés.
Rappelons tout de même que le 28 mai dernier, comme par hasard un peu avant les élections européennes, et alors que plusieurs faits divers viennent de troubler nombre d’établissements scolaires, Nicolas Sarkozy choisit de prononcer un discours « sécuritaire » plutôt musclé et d’expliquer avec le talent de « vendeur de trousseaux » de la belle époque qu’on lui connait « qu’aucune cave ne devait rester sans surveillance » et pour les écoles… même durcissement : « Nous allons sanctuariser les établissements scolaires, il n’est pas question de tolérer la présence d’armes dans les établissements scolaires (…) Les personnels de direction recevront une habilitation qui leur permettra de faire ouvrir les cartables et les sacs », avait-il fanfaronné en roulant les mécaniques devant les caméras convoquées pour l’occasion.
Une fois de plus l’illusionniste n’avait donc fait que ce qu’il sait faire à la veille d’élections : pousser le « coup de gueule ». Et, une fois de plus, comme prévu par ses conseillers, nombre de naïfs se sont laissé prendre à son « baratin » oubliant que Nick Sarko est, en définitive, comme les canards : il a toute sa force dans… le bec !
Jacques : le 2 septembre 2009
http://nationpresse.info/
Au printemps dernier, le gouvernement avait annoncé qu’il serait bon de mettre en place en place de portiques de sécurité à l’entrée des collèges ou des lycées – comme le réclame le Front National dans les Régions depuis de nombreuses années – et avait même promis la fouille des élèves, et finalement, comme il fallait s’y attendre avec ces « champions de la promesse oubliée », rien ne sera fait en ce sens et les portiques qui ne seront pas de sortie, resteront remisés.
Rappelons tout de même que le 28 mai dernier, comme par hasard un peu avant les élections européennes, et alors que plusieurs faits divers viennent de troubler nombre d’établissements scolaires, Nicolas Sarkozy choisit de prononcer un discours « sécuritaire » plutôt musclé et d’expliquer avec le talent de « vendeur de trousseaux » de la belle époque qu’on lui connait « qu’aucune cave ne devait rester sans surveillance » et pour les écoles… même durcissement : « Nous allons sanctuariser les établissements scolaires, il n’est pas question de tolérer la présence d’armes dans les établissements scolaires (…) Les personnels de direction recevront une habilitation qui leur permettra de faire ouvrir les cartables et les sacs », avait-il fanfaronné en roulant les mécaniques devant les caméras convoquées pour l’occasion.
Une fois de plus l’illusionniste n’avait donc fait que ce qu’il sait faire à la veille d’élections : pousser le « coup de gueule ». Et, une fois de plus, comme prévu par ses conseillers, nombre de naïfs se sont laissé prendre à son « baratin » oubliant que Nick Sarko est, en définitive, comme les canards : il a toute sa force dans… le bec !
Jacques : le 2 septembre 2009
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Sarkozy est comme les canards… toute sa force est dans le bec !
Sauf que les canards ne puent pas du bec eux !!
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Sarkoland : Les dépenses somptuaires de l’Élysée
Posté par jeromemoreno
Toute la France est touchée par les mesures de récession. Vraiment toute la France ? Non, une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy (54 ans).
Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy.
Dans les 300 mètres carrés de l’appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence. Coût : 280.000 euros par an.
Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l’accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d’urgence.
Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60 millions d’euros) a été baptisé « Carla » du prénom de madame Sarkozy numéro 3.
Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne, etc.) : 1 million d’euros
Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d’Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.
Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l’Élysée, le repas de midi leur est servi par des laquais.
Le président et son épouse peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.
Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France, il semble être une affaire d’honneur que le Chef de l’État incarne la « Gloire de la nation« . Il est le successeur du Roi Soleil. Et c’est exactement comme tel qu’il vit. Les courbettes et la courtisanerie sont une exception française, le bas peuple gaulois ne protestera jamais devant les ors, il adore cette manière masochiste de se faire dilapider le porte-monnaie.
Il s’avère difficile de comprendre cette population d’outre-Rhin, râlant pour des futilités et applaudissant le racket. HONTEUX
Source : Bild Zeitung (traduit de l’allemand)
http://nationpresse.info/
Posté par jeromemoreno
Toute la France est touchée par les mesures de récession. Vraiment toute la France ? Non, une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy (54 ans).
Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy.
Dans les 300 mètres carrés de l’appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence. Coût : 280.000 euros par an.
Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l’accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d’urgence.
Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60 millions d’euros) a été baptisé « Carla » du prénom de madame Sarkozy numéro 3.
Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne, etc.) : 1 million d’euros
Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d’Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.
Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l’Élysée, le repas de midi leur est servi par des laquais.
Le président et son épouse peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.
Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France, il semble être une affaire d’honneur que le Chef de l’État incarne la « Gloire de la nation« . Il est le successeur du Roi Soleil. Et c’est exactement comme tel qu’il vit. Les courbettes et la courtisanerie sont une exception française, le bas peuple gaulois ne protestera jamais devant les ors, il adore cette manière masochiste de se faire dilapider le porte-monnaie.
Il s’avère difficile de comprendre cette population d’outre-Rhin, râlant pour des futilités et applaudissant le racket. HONTEUX
Source : Bild Zeitung (traduit de l’allemand)
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Imposture sarkozyste : nouvelle « rafale » de mensonges de Sarkozy
Nicolas Sarkozy s’était vanté lundi d’avoir pratiquement vendu 36 avions [color=#BF0000]Rafale http://www.nationspresse.info/?p=56785 de Dassault Aviation lors de sa visite au Brésil. Les conditions indiquées avaient déjà de quoi inquiéter, puisque seuls 6 appareils auraient été construits en France, et les autres au Brésil, qui aurait pu ensuite en construire d’autres… pour l’exportation ! Si ce n’est pas se tirer une balle dans le pied ![/color]
Mais deux jours plus tard, le ministre brésilien de la Défense Nelson Jobim souligne que « le processus de sélection du projet FX-2 mené par le commandement de l’Armée de l’Air, n’est pas encore terminé » et que les négociations se poursuivent avec les trois compétiteurs (le rafale de Dassault, le F-18 de Boeing et le Grippen du suédois Saab). « Des négociations, au cours desquelles seront approfondies, et éventuellement redéfinies, les propositions présentées, se poursuivront avec les trois participants », explique-t-il dans un communiqué.
Le revirement est intervenu dans la nuit de dimanche à lundi, à la sortie du dîner entre les deux chefs d’État, dans un souci de précaution pour éviter toute réclamation des constructeurs américain et suédois concernant les règles de concurrence.
Encore une fois, Nicolas Sarkozy a trop parlé, il s’est vanté trop tôt, au risque de faire échouer l’opération, démontrant qu’il est tout à fait indigne et incapable d’occuper sa fonction.
Posté par jeromemoreno : le 11 septembre 2009
Source : http://fn41.unblog.fr
http://nationpresse.info/
Nicolas Sarkozy s’était vanté lundi d’avoir pratiquement vendu 36 avions [color=#BF0000]Rafale http://www.nationspresse.info/?p=56785 de Dassault Aviation lors de sa visite au Brésil. Les conditions indiquées avaient déjà de quoi inquiéter, puisque seuls 6 appareils auraient été construits en France, et les autres au Brésil, qui aurait pu ensuite en construire d’autres… pour l’exportation ! Si ce n’est pas se tirer une balle dans le pied ![/color]
Mais deux jours plus tard, le ministre brésilien de la Défense Nelson Jobim souligne que « le processus de sélection du projet FX-2 mené par le commandement de l’Armée de l’Air, n’est pas encore terminé » et que les négociations se poursuivent avec les trois compétiteurs (le rafale de Dassault, le F-18 de Boeing et le Grippen du suédois Saab). « Des négociations, au cours desquelles seront approfondies, et éventuellement redéfinies, les propositions présentées, se poursuivront avec les trois participants », explique-t-il dans un communiqué.
Le revirement est intervenu dans la nuit de dimanche à lundi, à la sortie du dîner entre les deux chefs d’État, dans un souci de précaution pour éviter toute réclamation des constructeurs américain et suédois concernant les règles de concurrence.
Encore une fois, Nicolas Sarkozy a trop parlé, il s’est vanté trop tôt, au risque de faire échouer l’opération, démontrant qu’il est tout à fait indigne et incapable d’occuper sa fonction.
Posté par jeromemoreno : le 11 septembre 2009
Source : http://fn41.unblog.fr
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Re: Dites tout sur Sarkö...
La conversion socialiste de Nicolas Sarkozy
Où va Nicolas Sarkozy ? Omniprésent, hyperactif, le président français trouve dans la crise économique une occasion en or de satisfaire son besoin impérieux de bouger et de paraître. Le sauveur, c'est lui ! Il ne lui manque plus que des idées cohérentes...
A trop vouloir refonder le capitalisme, Nicolas Sarkozy flirte de plus en plus ouvertement avec le socialisme. Au point de s'attirer les félicitations du président vénézuélien Hugo Chavez, qui lançait, il y a peu, au camarade Sarkozy : « Tu es en train de te rapprocher du socialisme : bienvenu au club, ce sont des idées intéressantes. (...) Il faut créer un système nouveau, avec des différences ici et à, mais il faut que ce soit quelque chose de nouveau. Nous l'appellerons sans doute socialisme, (...) tu l'appelleras nationalisme. »
Une idée tellement nouvelle (sic !), qu'elle a même réussi à réveiller à Cuba le Lider Maximo, qui a lancé, début octobre : « Nous ne sommes pas un pays capitaliste développé en crise dont les dirigeants pataugent aujourd'hui pour trouver des solutions contre la récession, l'inflation, la chute des marchés, le chômage, nous sommes et nous devons être socialistes. »
Enhardis par cet exemple, les socialistes français n'ont pas hésité à cautionner les « mesures nécessaires » de Nicolas Sarkozy, dont l'interventionnisme frôle, ces dernières semaines, la nationalisation la moins cachée, comme le craint notamment le patronat européen qui lui demande de ne prendre en fait que des mesures temporaires. Il est vrai que l'exemple vient de haut ou de loin - puisque l'administration Bush n'a pas hésité à mettre sous tutelle certaines de ses banques en grande difficulté, voire à racheter certaines d'entre elles. A croire que, d'un bord à l'autre de l'Atlantique, on oublie que l'interventionnisme d'Etat est à l'origine de l'excès d'endettement qui, par le biais de créances pourries, ont internationalisé la crise actuelle.
Socialiste « peut-être »
La gauche française voit donc dans le discours du président Sarkozy (et même dans certains de ses actes) une validation de ses théories économiques - dont on se demande bien pourquoi elle ne nous a pas fait pleinement «bénéficier» lors de ses divers passages au pouvoir. On comprend cet exercice d'autosatisfaction, puisque la droite n'hésite plus à gauchir son propos pour stigmatiser les dérives du capitalisme. Depuis Toulon, où Nicolas Sarkozy se voyait en héritier de Jaurès et de Blum (Monde & Vie du 11 octobre), le chef de l'Etat n'a cessé de donner de nouveaux gages (et pas seulement oraux) à la gauche socialiste.
Ainsi, le 21 octobre, devant le Parlement européen, le président français a-t-il plaidé pour davantage de régulation sur les marchés financiers et prôné la recapitalisation par les Etats des banques privées en difficulté. Le chef de file des parlementaires socialistes, Martin Schulz, a applaudi une conversion qui voit le président français parler « comme un véritable socialiste européen ». A cette boutade, Nicolas Sarkozy a répondu qu'il était « socialiste peut-être », t'être ben qu'non, ou t'être ben qu'oui ?
Les vrais socialistes, du coup, ont du mal à retrouver leurs marques d'opposants naturels.
Tantôt, ils refusent le plan d'urgence gouvernemental, jugé par eux insuffisant ; tantôt, alors que Nicolas présente ses mesures de soutien devant les entrepreneurs savoyards, ils s'interrogent - manquant quelque peu de suite dans les idées - sur l'origine de l'argent. Question intéressante. Car la planche à billets n'existe plus ; ou plutôt, elle est désormais entre les mains de la Banque centrale européenne, qui la couve d'un œil jaloux.
Nicolas Sarkozy paraît pourtant plus sûr de lui que jamais. Dans le flot des mesures «exceptionnelles» dont il propose la mise en place, la plus importante est la création d'un fonds d'investissement souverain pour les entreprises en difficulté : « Notre réponse à la crise, c'est l'investissement pour la compétitivité de nos entreprises. »
Ce fonds souverain bénéficiera à la fois des ressources de la Caisse des dépôts et consignations, qui sera d'ailleurs chargée de le gérer, mais aussi d'apports publics et privés. De fonds, tout à la fois et sans contradiction aucune, nationaux et européens... Mais que l'on se rassure - si l'on y parvient : « Cet endettement ne creusera pas les déficits, car il aura pour contrepartie l'actif des entreprises au capital desquelles le fonds sera entré. »
On comprend mal l'inquiétude des milieux boursiers, des banquiers et des entreprises, alors que l'État français, lui, ne cesse de faire des affaires... Ainsi, lorsqu'il prête 10 milliards aux banques, nous explique-t-on que ces dix milliards-là rapporteront grâce à un taux d'intérêt fastueux. A y regarder de plus près, ce calcul repose comme les autres sur un dogme : un État occidental ne peut pas faire faillite. Reste à connaître le taux d'infaillibilité de ce dogme-là : car l'Etat suédois, comme la Grande-Bretagne, sont naguère passés tout près de la faillite ... Impossible, vraiment ?
Un activisme à l'échelle de l'Europe
Dans ce tourbillon sarkozyen, d'aucuns s'interrogent sur la philosophie du président. On le dit tantôt bonaparto-libéral, tantôt colbertiste, voire libéral mou... Mais, au-delà des étiquettes, Sarkozy est sans doute surtout un ambitieux pragmatique. Courant partout, omniprésent, il n'hésite plus à se présenter- avant l'échéance! - en sauveur. Avec le président de la Commission européenne Barroso, il plaide désormais ouvertement pour une présidence stable du Conseil européen. « Nous avons besoin d'un président du Conseil qui ne change pas tous les six mois », déclarent-ils. A défaut d'y parvenir, Nicolas Sarkozy a suggéré devant le parlement de Strasbourg qu'il pourrait rester président de l' Eurogroupe jusqu'à ce que la présidence retombe dans l'escarcelle d'un pays de la zone euro. Ce qui, pour être conforme à la pratique habituelle, ne se produira pas avant au moins un an.
Et le président français de justifier : « Plus que jamais, l'Europe prend conscience qu'elle a besoin d'un véritable gouvernement économique, dont elle vient d'expérimenter ce qu'il pourrait être, et l'utilité qu'il pourrait avoir. » Un certain nombre de pays, qui commencent à se fatiguer de l'exercice franco européen de Nicolas Sarkozy, ont répondu du tac au tac qu'il existe déjà un président de l'Eurogroupe en la personne du Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.
Berlin n'a pas caché ses réserves devant les visées élyséennes, mais les plus virulents ont sans doute été les Tchèques. Le président Vaclav Klaus n'a pas envoyé dire à son homologue français qu'il n'admettrait aucun empiétement sur les prérogatives de son mandat européen. La situation est compliquée encore par l'euroscepticisme très marqué dudit Vaclav Klaus, qui ne se gêne pas pour répéter que le traité de Lisbonne est mort en Irlande.
Pas assez interventionniste pour les uns, trop pour les autres, Sarkozy risque d'être rattrapé par une réalité boursière qui voit les lundis catastrophiques succéder aux vendredis noirs et par une récession que la classe politico-économique quasi-unanime ne voit pas se résorber avant 2010.
Olivier Figueras monde & vie 3 novembre 2008
Où va Nicolas Sarkozy ? Omniprésent, hyperactif, le président français trouve dans la crise économique une occasion en or de satisfaire son besoin impérieux de bouger et de paraître. Le sauveur, c'est lui ! Il ne lui manque plus que des idées cohérentes...
A trop vouloir refonder le capitalisme, Nicolas Sarkozy flirte de plus en plus ouvertement avec le socialisme. Au point de s'attirer les félicitations du président vénézuélien Hugo Chavez, qui lançait, il y a peu, au camarade Sarkozy : « Tu es en train de te rapprocher du socialisme : bienvenu au club, ce sont des idées intéressantes. (...) Il faut créer un système nouveau, avec des différences ici et à, mais il faut que ce soit quelque chose de nouveau. Nous l'appellerons sans doute socialisme, (...) tu l'appelleras nationalisme. »
Une idée tellement nouvelle (sic !), qu'elle a même réussi à réveiller à Cuba le Lider Maximo, qui a lancé, début octobre : « Nous ne sommes pas un pays capitaliste développé en crise dont les dirigeants pataugent aujourd'hui pour trouver des solutions contre la récession, l'inflation, la chute des marchés, le chômage, nous sommes et nous devons être socialistes. »
Enhardis par cet exemple, les socialistes français n'ont pas hésité à cautionner les « mesures nécessaires » de Nicolas Sarkozy, dont l'interventionnisme frôle, ces dernières semaines, la nationalisation la moins cachée, comme le craint notamment le patronat européen qui lui demande de ne prendre en fait que des mesures temporaires. Il est vrai que l'exemple vient de haut ou de loin - puisque l'administration Bush n'a pas hésité à mettre sous tutelle certaines de ses banques en grande difficulté, voire à racheter certaines d'entre elles. A croire que, d'un bord à l'autre de l'Atlantique, on oublie que l'interventionnisme d'Etat est à l'origine de l'excès d'endettement qui, par le biais de créances pourries, ont internationalisé la crise actuelle.
Socialiste « peut-être »
La gauche française voit donc dans le discours du président Sarkozy (et même dans certains de ses actes) une validation de ses théories économiques - dont on se demande bien pourquoi elle ne nous a pas fait pleinement «bénéficier» lors de ses divers passages au pouvoir. On comprend cet exercice d'autosatisfaction, puisque la droite n'hésite plus à gauchir son propos pour stigmatiser les dérives du capitalisme. Depuis Toulon, où Nicolas Sarkozy se voyait en héritier de Jaurès et de Blum (Monde & Vie du 11 octobre), le chef de l'Etat n'a cessé de donner de nouveaux gages (et pas seulement oraux) à la gauche socialiste.
Ainsi, le 21 octobre, devant le Parlement européen, le président français a-t-il plaidé pour davantage de régulation sur les marchés financiers et prôné la recapitalisation par les Etats des banques privées en difficulté. Le chef de file des parlementaires socialistes, Martin Schulz, a applaudi une conversion qui voit le président français parler « comme un véritable socialiste européen ». A cette boutade, Nicolas Sarkozy a répondu qu'il était « socialiste peut-être », t'être ben qu'non, ou t'être ben qu'oui ?
Les vrais socialistes, du coup, ont du mal à retrouver leurs marques d'opposants naturels.
Tantôt, ils refusent le plan d'urgence gouvernemental, jugé par eux insuffisant ; tantôt, alors que Nicolas présente ses mesures de soutien devant les entrepreneurs savoyards, ils s'interrogent - manquant quelque peu de suite dans les idées - sur l'origine de l'argent. Question intéressante. Car la planche à billets n'existe plus ; ou plutôt, elle est désormais entre les mains de la Banque centrale européenne, qui la couve d'un œil jaloux.
Nicolas Sarkozy paraît pourtant plus sûr de lui que jamais. Dans le flot des mesures «exceptionnelles» dont il propose la mise en place, la plus importante est la création d'un fonds d'investissement souverain pour les entreprises en difficulté : « Notre réponse à la crise, c'est l'investissement pour la compétitivité de nos entreprises. »
Ce fonds souverain bénéficiera à la fois des ressources de la Caisse des dépôts et consignations, qui sera d'ailleurs chargée de le gérer, mais aussi d'apports publics et privés. De fonds, tout à la fois et sans contradiction aucune, nationaux et européens... Mais que l'on se rassure - si l'on y parvient : « Cet endettement ne creusera pas les déficits, car il aura pour contrepartie l'actif des entreprises au capital desquelles le fonds sera entré. »
On comprend mal l'inquiétude des milieux boursiers, des banquiers et des entreprises, alors que l'État français, lui, ne cesse de faire des affaires... Ainsi, lorsqu'il prête 10 milliards aux banques, nous explique-t-on que ces dix milliards-là rapporteront grâce à un taux d'intérêt fastueux. A y regarder de plus près, ce calcul repose comme les autres sur un dogme : un État occidental ne peut pas faire faillite. Reste à connaître le taux d'infaillibilité de ce dogme-là : car l'Etat suédois, comme la Grande-Bretagne, sont naguère passés tout près de la faillite ... Impossible, vraiment ?
Un activisme à l'échelle de l'Europe
Dans ce tourbillon sarkozyen, d'aucuns s'interrogent sur la philosophie du président. On le dit tantôt bonaparto-libéral, tantôt colbertiste, voire libéral mou... Mais, au-delà des étiquettes, Sarkozy est sans doute surtout un ambitieux pragmatique. Courant partout, omniprésent, il n'hésite plus à se présenter- avant l'échéance! - en sauveur. Avec le président de la Commission européenne Barroso, il plaide désormais ouvertement pour une présidence stable du Conseil européen. « Nous avons besoin d'un président du Conseil qui ne change pas tous les six mois », déclarent-ils. A défaut d'y parvenir, Nicolas Sarkozy a suggéré devant le parlement de Strasbourg qu'il pourrait rester président de l' Eurogroupe jusqu'à ce que la présidence retombe dans l'escarcelle d'un pays de la zone euro. Ce qui, pour être conforme à la pratique habituelle, ne se produira pas avant au moins un an.
Et le président français de justifier : « Plus que jamais, l'Europe prend conscience qu'elle a besoin d'un véritable gouvernement économique, dont elle vient d'expérimenter ce qu'il pourrait être, et l'utilité qu'il pourrait avoir. » Un certain nombre de pays, qui commencent à se fatiguer de l'exercice franco européen de Nicolas Sarkozy, ont répondu du tac au tac qu'il existe déjà un président de l'Eurogroupe en la personne du Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.
Berlin n'a pas caché ses réserves devant les visées élyséennes, mais les plus virulents ont sans doute été les Tchèques. Le président Vaclav Klaus n'a pas envoyé dire à son homologue français qu'il n'admettrait aucun empiétement sur les prérogatives de son mandat européen. La situation est compliquée encore par l'euroscepticisme très marqué dudit Vaclav Klaus, qui ne se gêne pas pour répéter que le traité de Lisbonne est mort en Irlande.
Pas assez interventionniste pour les uns, trop pour les autres, Sarkozy risque d'être rattrapé par une réalité boursière qui voit les lundis catastrophiques succéder aux vendredis noirs et par une récession que la classe politico-économique quasi-unanime ne voit pas se résorber avant 2010.
Olivier Figueras monde & vie 3 novembre 2008
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Re: Dites tout sur Sarkö...
*
_ Le président de la république était... dans les toilettes
Il ne faut pas confondre le cabinet du maire... et les toilettes de la mairie.
Le ton de ce conseil n'avait pas été trop acerbe. Maniant le tutoiement amical et les décisions à l'unanimité. Puis ça s'est brouillé. La dernière question écrite a mis le feu aux poudres... Elle était signée Catherine Sens-Meyé (groupe d'opposition Boucand, « Mieux vivre Biot ») et portait sur la fête du 14 juillet. La conseillère municipale reprochait à la majorité une association douteuse entre cette fête et la célébration des Templiers. Deux événements qui ont eu lieu le même jour l'été dernier.
Fou rire
Renvois de balles entre Jean-Pierre Dermit (UMP) et Catherine Sens-Meyé. Avec au coeur du débat : les valeurs républicaines. Le ton montait jusqu'au moment où le maire lâchait « une bombe » qui n'était pas un pétard mouillé... Probablement quelque chose qu'il avait sur le coeur depuis longtemps ! « Arrêtez de me parler de valeurs républicaines. Quand j'ai pris mes fonctions (NDLR : au printemps 2008) vous savez où j'ai retrouvé le portrait du président de la République ? ».
Crise de fou rire impossible à refréner dans les rangs de l'opposition Boucand anciennement aux affaires. « Non, ça ne me fait pas rire, c'est scandaleux » s'emportait le premier magistrat. « Quelle que soit l'idéologie du président, on ne doit pas faire ça ! » martelait-il.
Mais où était donc ce portrait ? « Posé par terre dans les toilettes de la mairie, c'est là que je l'ai trouvé » lâchait Jean-Pierre Dermit. « Je ne l'ai jamais mis là », clamait François-Xavier Boucand, son prédécesseur au poste de maire. Qui essayait de se défendre. En vain. « C'est terminé, c'est la fin du conseil, bonsoir ! » ponctuait le maire en place dans un certain brouhaha.
Hier, les deux protagonistes revenaient à froid sur cette histoire douteuse.
François-Xavier Bouchand expliquant : « en fait, on l'a retrouvé dans un petit débarras par lequel on accède aux toilettes. J'ignore qui l'a mis là. Si c'est par esprit humoristique ou négligence. nous avons reçu le portrait un peu tard. Je l'ai amené à l'encadrement. A son retour, j'ai demandé à ce qu'il soit placé dans le hall de la mairie. Je ne sais pas pourquoi ça n'a pas été fait. Il est normal de faire preuve de respect envers le président ».
« Maintenant, il est dans mon bureau »
Jean-Pierre Dermit se voulait toujours ferme. « Je veux bien qu'on m'attaque, mais pas sur les valeurs de la République. Je les ai toujours défendues de manière ferme. Quand je suis arrivé ici, il a fallu acheter une Marianne, des drapeaux, il n'y avait rien...». Et aujourd'hui où est le portrait ? « Dans mon bureau ». Vous avez gardé le même ou est-ce un autre ? « Non, c'est le même ».
srambure@nicematin.fr
Sophie Rambure
http://www.nicematin.com/ra/societe/213 ... -toilettes
_ Et alors, ce n'est pas sa place
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier passé ...
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Posé par terre dans les toilettes de la mairie
C'est bien sa place! Quoi que............... encore plus près de la cuvette ce serait mieux pour pouvoir chier dessus!
Re: Dites tout sur Sarkö...
Cleo a écrit :Posé par terre dans les toilettes de la mairie
C'est bien sa place! Quoi que............... encore plus près de la cuvette ce serait mieux pour pouvoir chier dessus!
Sa vraie place, c'est sur le papier!
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Miroir a écrit :Cleo a écrit :Posé par terre dans les toilettes de la mairie
C'est bien sa place! Quoi que............... encore plus près de la cuvette ce serait mieux pour pouvoir chier dessus!
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Re: Dites tout sur Sarkö...
DISCOURS DE PALAISEAU : Le rêve sarkozien d'une nouvelle France métissée
Nicolas Sarkozy travaille à l'avènement d'une France « égalitaire », au sein de laquelle les représentants de la « diversité » seront appelés à prendre une place de premier plan. Au besoin en imposant par la contrainte cette politique à l'ensemble des Français.
Le 17 décembre dernier, devant les élèves de l'Ecole polytechnique de Palaiseau, Nicolas Sarkozy a tenu un grand discours sur l'égalité des chances et la diversité. Qui n'existent - ou n'existeront - que grâce au miracle républicain.
« C'est le miracle de la République d'avoir permis à la France de conjuguer une identité si forte avec une aspiration si grande à l'universalisme.
« C'est le miracle de la République d'avoir permis à la France d'être une grande patrie faite d'une multitude de petites patries unies par une formidable volonté de vivre ensemble, de partager une langue, une histoire, une façon d'être et de penser, où chacun se reconnaît dans un idéal et un destin communs sans que soient effacées les histoires personnelles et les destins particuliers.
« C'est le miracle de la République d'avoir forgé l'unité de la France sans la condamner à l'uniformité », s'est extasié le président.
Mais - parce qu'il y a évidemment un mais...
« Il n'y a pas de République réelle sans volontarisme républicain.
« Il n'y a pas de République réelle sans la volonté de corriger les inégalités, en traitant inégalement les situations inégales.
« On ne peut progresser vers l'égalité réelle qu'en s'attaquant à la fois aux causes et aux conséquences des inégalités, des injustices, des discriminations. »
Pour cela, il faut bien comprendre en quoi consiste cette égalité réelle.
« L'égalité républicaine, c'est l'égalité devant la loi, l'égalité des droits et des devoirs, c'est l'égale dignité des personnes, c'est l'égalité des chances.
« L'égalité des chances : c'est la priorité d'aujourd'hui.
« C'est en rétablissant l'égalité des chances que la République fera circuler ses élites. C'est en rétablissant l'égalité des chances qu'elle fera droit à la diversité. C'est en rétablissant l'égalité des chances qu'elle viendra à bout de la tentation communautariste. Tout ce qui entrave l'égalité des chances doit être combattu. »
En trois temps. Nicolas Sarkozy a donc pointé l'objectif : à savoir « relever le défi du métissage ». Un défi que la France a, à l'en croire, « toujours connu » (sic) : et grâce auquel elle aurait atteint à l'« universalisme »...
Les applaudissements nourris des représentants de la LlCRA et du MRAP ont montré qu'ils appréciaient en connaisseurs l'évolution du discours sur la discrimination positive.
Diversité et ouverture à gauche
En effet, il ne s' agit plus seulement, dans le discours présidentiel, de la discrimination positive en faveur des fameuses « minorités visibles » ; celle-ci s'étend désormais (dans des domaines aussi variés que l'école, l'entreprise, la télévision ou les partis politiques) aux victimes des inégalités, et symptomatiquement des inégalités sociales, puisque. « en réduisant toutes les fractures sociales, on réduira du même coup toutes les fractures », qu'elles soient d'ordre ethnique, religieuse, etc.
Tout sera fait pour parvenir à ce résultat, sous l'autorité vigilante du président.
Tout, et d'abord, le renforcement des pouvoirs de la Haute Autorité pour l'égalité et contre les discriminations (Halde). Celle-ci aura notamment la capacité d'effectuer des « contrôles inopinés » sur les lieux de travail : l'équivalent du fameux testing, qui n'est autre qu'un horrible flicage, mais que ne ferait-on pour la grandeur éthique de la République ?... La Halde est actuellement présidée par l'ancien patron de Renault, Louis Schweitzer (par ailleurs président du conseil de surveillance du quotidien Le Monde ... ), nommé pour cinq ans en mars 2005. Récemment contacté (pour la deuxième fois depuis l'élection de Nicolas Sarkozy) pour entrer au gouvernement, Malek Boutih, secrétaire national du parti socialiste et ancien patron de SOS-Racisme, a décliné l'offre mais s'est en revanche déclaré intéressé par la succession de Schweitzer. La présidence de cette police de la Diversité pourrait donc, à terme, lui être confiée. Ensuite, la nomination de l'industriel musulman Yazid Sabeg au poste de « commissaire à la diversité et à l'égalité des chances ». Né en Algérie, fis aîné d'une famille de 13 enfants, il touche aussi bien au milieu industriel et financier que politique (où il est entré parla grâce de Raymond Barre). Il s'est fait, ces dernières années, et notamment par le biais de l'Institut Montaigne, le chantre de la diversité, mais ce critère ne semble guère avoir appartenu à sa vie d'industriel. Auteur d'un Manifeste pour l'égalité réelle, il s'y déclare favorable à une discrimination « positive » sur une base ethnique et n'a pas été avare de critiques à l'égard de la politique sarkozyenne, notamment en ce qui concerne le fameux plan Espoir banlieues de Fadela Amara, auquel il préférerait un Grenelle de la diversité...
Il semble en tout cas clair que ce choix ne vise pas à récompenser une victime de l'inégalité sociale. Le Monde, qui s'est manifestement posé aussi la question, note que « Son appartenance à la franc-maçonnerie - "J'y compte beaucoup d'amis", admet-il - n'est sans doute pas totalement étrangère à son exceptionnelle ascension. » Il illustre en tout cas la « nouvelle France » dont Carla Bruni se faisait le chantre au lendemain de l'élection de Barack Obama, et dont la politique « d'ouverture », orientée à gauche, mise en œuvre par Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l'Elysée, prépare l'avènement.
Olivier Figueras monde & vie 10 janvier 2009
Nicolas Sarkozy travaille à l'avènement d'une France « égalitaire », au sein de laquelle les représentants de la « diversité » seront appelés à prendre une place de premier plan. Au besoin en imposant par la contrainte cette politique à l'ensemble des Français.
Le 17 décembre dernier, devant les élèves de l'Ecole polytechnique de Palaiseau, Nicolas Sarkozy a tenu un grand discours sur l'égalité des chances et la diversité. Qui n'existent - ou n'existeront - que grâce au miracle républicain.
« C'est le miracle de la République d'avoir permis à la France de conjuguer une identité si forte avec une aspiration si grande à l'universalisme.
« C'est le miracle de la République d'avoir permis à la France d'être une grande patrie faite d'une multitude de petites patries unies par une formidable volonté de vivre ensemble, de partager une langue, une histoire, une façon d'être et de penser, où chacun se reconnaît dans un idéal et un destin communs sans que soient effacées les histoires personnelles et les destins particuliers.
« C'est le miracle de la République d'avoir forgé l'unité de la France sans la condamner à l'uniformité », s'est extasié le président.
Mais - parce qu'il y a évidemment un mais...
« Il n'y a pas de République réelle sans volontarisme républicain.
« Il n'y a pas de République réelle sans la volonté de corriger les inégalités, en traitant inégalement les situations inégales.
« On ne peut progresser vers l'égalité réelle qu'en s'attaquant à la fois aux causes et aux conséquences des inégalités, des injustices, des discriminations. »
Pour cela, il faut bien comprendre en quoi consiste cette égalité réelle.
« L'égalité républicaine, c'est l'égalité devant la loi, l'égalité des droits et des devoirs, c'est l'égale dignité des personnes, c'est l'égalité des chances.
« L'égalité des chances : c'est la priorité d'aujourd'hui.
« C'est en rétablissant l'égalité des chances que la République fera circuler ses élites. C'est en rétablissant l'égalité des chances qu'elle fera droit à la diversité. C'est en rétablissant l'égalité des chances qu'elle viendra à bout de la tentation communautariste. Tout ce qui entrave l'égalité des chances doit être combattu. »
En trois temps. Nicolas Sarkozy a donc pointé l'objectif : à savoir « relever le défi du métissage ». Un défi que la France a, à l'en croire, « toujours connu » (sic) : et grâce auquel elle aurait atteint à l'« universalisme »...
Les applaudissements nourris des représentants de la LlCRA et du MRAP ont montré qu'ils appréciaient en connaisseurs l'évolution du discours sur la discrimination positive.
Diversité et ouverture à gauche
En effet, il ne s' agit plus seulement, dans le discours présidentiel, de la discrimination positive en faveur des fameuses « minorités visibles » ; celle-ci s'étend désormais (dans des domaines aussi variés que l'école, l'entreprise, la télévision ou les partis politiques) aux victimes des inégalités, et symptomatiquement des inégalités sociales, puisque. « en réduisant toutes les fractures sociales, on réduira du même coup toutes les fractures », qu'elles soient d'ordre ethnique, religieuse, etc.
Tout sera fait pour parvenir à ce résultat, sous l'autorité vigilante du président.
Tout, et d'abord, le renforcement des pouvoirs de la Haute Autorité pour l'égalité et contre les discriminations (Halde). Celle-ci aura notamment la capacité d'effectuer des « contrôles inopinés » sur les lieux de travail : l'équivalent du fameux testing, qui n'est autre qu'un horrible flicage, mais que ne ferait-on pour la grandeur éthique de la République ?... La Halde est actuellement présidée par l'ancien patron de Renault, Louis Schweitzer (par ailleurs président du conseil de surveillance du quotidien Le Monde ... ), nommé pour cinq ans en mars 2005. Récemment contacté (pour la deuxième fois depuis l'élection de Nicolas Sarkozy) pour entrer au gouvernement, Malek Boutih, secrétaire national du parti socialiste et ancien patron de SOS-Racisme, a décliné l'offre mais s'est en revanche déclaré intéressé par la succession de Schweitzer. La présidence de cette police de la Diversité pourrait donc, à terme, lui être confiée. Ensuite, la nomination de l'industriel musulman Yazid Sabeg au poste de « commissaire à la diversité et à l'égalité des chances ». Né en Algérie, fis aîné d'une famille de 13 enfants, il touche aussi bien au milieu industriel et financier que politique (où il est entré parla grâce de Raymond Barre). Il s'est fait, ces dernières années, et notamment par le biais de l'Institut Montaigne, le chantre de la diversité, mais ce critère ne semble guère avoir appartenu à sa vie d'industriel. Auteur d'un Manifeste pour l'égalité réelle, il s'y déclare favorable à une discrimination « positive » sur une base ethnique et n'a pas été avare de critiques à l'égard de la politique sarkozyenne, notamment en ce qui concerne le fameux plan Espoir banlieues de Fadela Amara, auquel il préférerait un Grenelle de la diversité...
Il semble en tout cas clair que ce choix ne vise pas à récompenser une victime de l'inégalité sociale. Le Monde, qui s'est manifestement posé aussi la question, note que « Son appartenance à la franc-maçonnerie - "J'y compte beaucoup d'amis", admet-il - n'est sans doute pas totalement étrangère à son exceptionnelle ascension. » Il illustre en tout cas la « nouvelle France » dont Carla Bruni se faisait le chantre au lendemain de l'élection de Barack Obama, et dont la politique « d'ouverture », orientée à gauche, mise en œuvre par Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l'Elysée, prépare l'avènement.
Olivier Figueras monde & vie 10 janvier 2009
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Pierre Sarkozy, le rapeur :
http://sarkopitheque.wordpress.com/2008 ... ca-coince/
09/04/2008
Pierre Sarkozy, un des fils de Nicolas Sarkozy, préfère le hip-hop à la politique, contre l’avis du paternel. La carrière musicale du fils aîné du Président fait grincer quelques dents. Et pas seulement à l’Élysée.
[...] Si Nicolas est suffisamment mélomane pour épouser une vedette du Top 50 en privé, le Président ne cache toutefois pas qu’il aurait souhaité une autre carrière pour son aîné. « Producteur de musique, ça va encore, mais producteur de rap, ça coince », raconte un proche de la famille. Le Président a d’ailleurs passé un deal avec son fiston. « Ok pour le hip-hop […] tant que tu continues tes études, mais attention, je ne te donne pas un rond », l’avait-il averti.
En novembre dernier, Pierre était du voyage officiel en Chine. Et le « cas Pierre » avait alors même fait l’objet d’un échange au plus haut niveau entre les deux chefs d’État. S’adressant au président Chinois, devant un parterre de chefs d’entreprise, Nicolas avait lancé : « on va vous l’envoyer en stage, il a besoin d’autorité ».
Mais à la rééducation par le travail, Pierre préfère continuer de fréquenter la « racaille », sous le pseudonyme de « Mosey », ce qui, en anglais, peut se traduire par « Flâner ». Si papa veut nettoyer les banlieues au Kärcher, Pierre travaille étroitement sous cette identité d’emprunt avec des artistes parmi les plus engagés contre son paternel.
Mosey / Pierre Sarkozy est donc producteur de hip-hop. Il a récemment composé la musique d’une émission présentée par les frères Bogdanov sur France 2 et s’occupe activement d’un groupe, « Da Cream Chantilly » (du pur rap). Pierre a même produit le DVD making-of de Jamel Debbouze. Un comble lorsque l’on songe que ce dernier s’était – un temps – affiché comme l’un des plus farouches partisans de Ségolène Royal à l’élection présidentielle.
Si Sarkozy ministre de l’Intérieur avait multiplié les plaintes contre plusieurs groupes de rap, son fiston aime, lui, la compagnie de Dr Dre, le pionnier du rap Outre-Atlantique (rien que ça) ou encore de Timbaland, le plus gros producteur américain de R&B.
Un peu d’orthodoxie politique quand même, puisque Pierre s’apprête à produire le nouvel album de Doc Gynéco. Le Doc, entre ses soucis avec le fisc et sa maison de disque qui l’avait viré en 2004 parce qu’il ne vendait plus assez de disques, s’était engagé pour Sarko. Tout s’arrange, puisque Doc Gynéco vient tout juste de gagner son procès contre EMI.
Mais, même discrète, la présence d’un Sarkozy dans le milieu ne passe pas tout à fait inaperçue. En octobre dernier, la rappeuse au vitriol Casey – originaire de Seine-Saint-Denis – un brin parano, a tenté de sonner le tocsin : « Attention, le fils de Sarkozy essaie de nous refiler ses prods sous le nom de Mosey, faites gaffe », avait-elle lancé lors d’un concert au Nouveau Casino, à Paris. Pas toujours facile de s’intégrer.
Source : blogue Le Sarkopithèque.
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Pierre Sarkozy, le rapeur :
http://sarkopitheque.wordpress.com/2008 ... ca-coince/
09/04/2008
Pierre Sarkozy, un des fils de Nicolas Sarkozy, préfère le hip-hop à la politique, contre l’avis du paternel. La carrière musicale du fils aîné du Président fait grincer quelques dents. Et pas seulement à l’Élysée.
[...] Si Nicolas est suffisamment mélomane pour épouser une vedette du Top 50 en privé, le Président ne cache toutefois pas qu’il aurait souhaité une autre carrière pour son aîné. « Producteur de musique, ça va encore, mais producteur de rap, ça coince », raconte un proche de la famille. Le Président a d’ailleurs passé un deal avec son fiston. « Ok pour le hip-hop […] tant que tu continues tes études, mais attention, je ne te donne pas un rond », l’avait-il averti.
En novembre dernier, Pierre était du voyage officiel en Chine. Et le « cas Pierre » avait alors même fait l’objet d’un échange au plus haut niveau entre les deux chefs d’État. S’adressant au président Chinois, devant un parterre de chefs d’entreprise, Nicolas avait lancé : « on va vous l’envoyer en stage, il a besoin d’autorité ».
Mais à la rééducation par le travail, Pierre préfère continuer de fréquenter la « racaille », sous le pseudonyme de « Mosey », ce qui, en anglais, peut se traduire par « Flâner ». Si papa veut nettoyer les banlieues au Kärcher, Pierre travaille étroitement sous cette identité d’emprunt avec des artistes parmi les plus engagés contre son paternel.
Mosey / Pierre Sarkozy est donc producteur de hip-hop. Il a récemment composé la musique d’une émission présentée par les frères Bogdanov sur France 2 et s’occupe activement d’un groupe, « Da Cream Chantilly » (du pur rap). Pierre a même produit le DVD making-of de Jamel Debbouze. Un comble lorsque l’on songe que ce dernier s’était – un temps – affiché comme l’un des plus farouches partisans de Ségolène Royal à l’élection présidentielle.
Si Sarkozy ministre de l’Intérieur avait multiplié les plaintes contre plusieurs groupes de rap, son fiston aime, lui, la compagnie de Dr Dre, le pionnier du rap Outre-Atlantique (rien que ça) ou encore de Timbaland, le plus gros producteur américain de R&B.
Un peu d’orthodoxie politique quand même, puisque Pierre s’apprête à produire le nouvel album de Doc Gynéco. Le Doc, entre ses soucis avec le fisc et sa maison de disque qui l’avait viré en 2004 parce qu’il ne vendait plus assez de disques, s’était engagé pour Sarko. Tout s’arrange, puisque Doc Gynéco vient tout juste de gagner son procès contre EMI.
Mais, même discrète, la présence d’un Sarkozy dans le milieu ne passe pas tout à fait inaperçue. En octobre dernier, la rappeuse au vitriol Casey – originaire de Seine-Saint-Denis – un brin parano, a tenté de sonner le tocsin : « Attention, le fils de Sarkozy essaie de nous refiler ses prods sous le nom de Mosey, faites gaffe », avait-elle lancé lors d’un concert au Nouveau Casino, à Paris. Pas toujours facile de s’intégrer.
Source : blogue Le Sarkopithèque.
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
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Sarkopsy
.
En 2005, Marianne avait publié un dossier intitulé LES PSYS FACE À SARKOZY (Ses adversaires le disent fou, Les psys analysent le cas Sarkozy). Le diagnostic de Gertrude Dillinger, éclairé par le Dictionnaire de la psychanalyse d’Élisabeth Roudinesco (Fayard) :
Il y a au moins deux Nicolas Sarkozy. Le second tend à venger le premier. Le premier est l’enfant blessé par l’absence d’un père originaire de Hongrie, aristocrate proclamé dont le cadet mal aimé, obligé de vendre des fleurs et des glaces à Neuilly pour payer ses études, se vengera plus tard en proclamant avoir cherché en vain le prétendu château de famille.
Jacques Lacan, le psychanalyste français, a longtemps étudié la psychose à travers ce qu’il nommait “la forclusion du nom du père”. Selon lui, c’est le père qui nomme, qui incarne la loi, qui donne naissance à l’idéal du moi. Ce père-là, Nicolas Sarkozy l’a cherché en se mettant systématiquement à l’ombre et au service d’aînés puissants, Achille Peretti, Jacques Chirac, Édouard Balladur, Charles Pasqua.
Peretti meurt trop vite pour recevoir les coups de bec du pauvre petit canard de Neuilly. Les autres verront tous, à un moment ou un autre, ce “fils idéal” se transformer en carnassier.
Lacan enseignait que l’absence de père chamboule les structures du ça, du moi, du surmoi et du préconscient. Parfois jusqu’au délire de la névrose obsessionnelle. Il y a quelque chose de ce délire dans le soin que met Sarkozy à organiser ses meetings comme autant de sacres à sa gloire – la démesure du dernier congrès de l’UMP restera dans les annales.
Il y a aussi une once de délire et de folie des grandeurs dans son insolence à organiser une conférence de presse le jour du 14 juillet, presque à la même heure que la traditionnelle interview du président de la République.
On dira : il est jeune, fringuant, impatient, sans doute. Mais ce galop permanent peut être aussi le symptôme de son impuissance à situer son idéal de moi.
L’absence de père qui donne le nom, “le signifiant du nom du père” (Lacan), revient en boomerang, sous la forme d’un délire contre Dieu, qui incarne toutes les formes haïes de la paternité. Freud avait déjà souligné le caractère religieux de la névrose obsessionnelle, avatar pathologique de la religion judéo-chrétienne qui sous-tend toute la société occidentale.
Pour Sarkozy, tous ceux qui lui rappellent sa relation d’amour-haine au père et lui barrent le passage sont autant de dieux à dévorer. C’est l’enfer de Nicolas Sarkozy.
Source : Marianne N°434, du 13 au 19 août 2005
En 2005, Marianne avait publié un dossier intitulé LES PSYS FACE À SARKOZY (Ses adversaires le disent fou, Les psys analysent le cas Sarkozy). Le diagnostic de Gertrude Dillinger, éclairé par le Dictionnaire de la psychanalyse d’Élisabeth Roudinesco (Fayard) :
Il y a au moins deux Nicolas Sarkozy. Le second tend à venger le premier. Le premier est l’enfant blessé par l’absence d’un père originaire de Hongrie, aristocrate proclamé dont le cadet mal aimé, obligé de vendre des fleurs et des glaces à Neuilly pour payer ses études, se vengera plus tard en proclamant avoir cherché en vain le prétendu château de famille.
Jacques Lacan, le psychanalyste français, a longtemps étudié la psychose à travers ce qu’il nommait “la forclusion du nom du père”. Selon lui, c’est le père qui nomme, qui incarne la loi, qui donne naissance à l’idéal du moi. Ce père-là, Nicolas Sarkozy l’a cherché en se mettant systématiquement à l’ombre et au service d’aînés puissants, Achille Peretti, Jacques Chirac, Édouard Balladur, Charles Pasqua.
Peretti meurt trop vite pour recevoir les coups de bec du pauvre petit canard de Neuilly. Les autres verront tous, à un moment ou un autre, ce “fils idéal” se transformer en carnassier.
Lacan enseignait que l’absence de père chamboule les structures du ça, du moi, du surmoi et du préconscient. Parfois jusqu’au délire de la névrose obsessionnelle. Il y a quelque chose de ce délire dans le soin que met Sarkozy à organiser ses meetings comme autant de sacres à sa gloire – la démesure du dernier congrès de l’UMP restera dans les annales.
Il y a aussi une once de délire et de folie des grandeurs dans son insolence à organiser une conférence de presse le jour du 14 juillet, presque à la même heure que la traditionnelle interview du président de la République.
On dira : il est jeune, fringuant, impatient, sans doute. Mais ce galop permanent peut être aussi le symptôme de son impuissance à situer son idéal de moi.
L’absence de père qui donne le nom, “le signifiant du nom du père” (Lacan), revient en boomerang, sous la forme d’un délire contre Dieu, qui incarne toutes les formes haïes de la paternité. Freud avait déjà souligné le caractère religieux de la névrose obsessionnelle, avatar pathologique de la religion judéo-chrétienne qui sous-tend toute la société occidentale.
Pour Sarkozy, tous ceux qui lui rappellent sa relation d’amour-haine au père et lui barrent le passage sont autant de dieux à dévorer. C’est l’enfer de Nicolas Sarkozy.
Source : Marianne N°434, du 13 au 19 août 2005

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Re: Dites tout sur Sarkö...
SARKOZY
« Je n'augmenterai pas les impôts »
NDLR : Il a créé depuis deux ans et plus au moins 20 impôts nouveaux, sans les impôts cachés qui sont légion.
http://www.libeco.net
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le prélevement de l'épargne pour financer le rsa de l'autre gauchiste de hirch, ça se nomme un impot par exemple 
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[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Les limites de la méthode Sarkozy
On le sait, il est plus difficile d'obtenir des résultats lorsque l'on est aux responsabilités que de gagner une campagne électorale. Avant chaque élection, et pendant plusieurs décennies, Jacques Chirac, avec un culot phénoménal, multipliait les promesses, s'agitant énormément, mais dès qu'il s'agissait d'agir, de prendre des décisions fermes et de s'y tenir, il n'y avait plus personne. Aussi les deux mandats présidentiels du fondateur du RPR, tout comme ses deux passages à Matignon sous Giscard puis sous Mitterrand, n'ont-ils pas laissé un souvenir impérissable. Au bout de six mois de présidence Sarkozy on est incité à poser le même constat à propos du successeur du Corrézien à l'Elysée,
CHÔMAGE EN HAUSSE, CROISSANCE EN BERNE
Dans les deux dernières livraisons d'Ecrits de Paris, nous avons expliqué en quoi le sixième président de la Ve République soit trahissait déjà ses promesses de campagne tant sur le plan de la politique intérieure que de la politique extérieure, soit aggravait encore la politique de ses prédécesseurs dans bien des domaines. Gouvernement black-blanc-beur, régularisation accélérée de "sans-papiers", relogement de clandestins squatteurs, jésuitique remise en vigueur de la Constitution européenne sous la forme d'un mini-traité devenu traité simplifié, renforcement de la participation militaire de la France en Afghanistan, projet de réintégration dans le commandement intégré de l'Otan, menaces d'une guerre contre l'Iran, acceptation du principe - rejeté jusqu'alors - d'une adhésion de la Turquie à l'Union européenne, alignement sur la politique diplomatique et les objectifs géostratégiques des Etats-Unis d'Amérique, etc.
Mais le bilan de la politique économique et sociale du tandem Sarkozy-Fillon n'est pas plus fameux. Beaucoup de nationaux se sont résignés - à tort - à voter pour l'ex-ministre de l'Intérieur, parce qu'ils espéraient que ce dernier améliorerait sensiblement la situation de l'emploi, réduirait fortement les impôts, charges et cotisations pesant tant sur les particuliers que sur les entreprises, ce qui permettrait une augmentation du pouvoir d'achat et favoriserait la croissance. Même si Sarkozy n'est à l'Elysée que depuis un semestre - ce qui ne saurait toutefois l'exonérer de toute responsabilité dans les politiques poursuivies entre 2002 et 2007 et auxquelles il a activement participé tantôt comme ministre de l'Intérieur, tantôt comme ministre de l'Economie et des Finances -, force est de constater que pour l'instant les résultats ne sont pas au rendez-vous de l'aveu même d'organismes officiels comme l'Agence nationale pour l'emploi et l'Institut national de la statistique et des études économiques.
Ainsi le chômage qui, officiellement au moins, n'avait cessé de baisser, certes assez faiblement, depuis mai 2005 - c'est-à-dire, ironie de l'histoire, au moment même où l'ennemi juré de Sarkozy, Dominique de Villepin, devenait Premier ministre - recommence à augmenter depuis le mois d'août au moment même où l'Allemagne faisait savoir que son nombre de demandeurs d'emploi était le plus bas depuis 1992, cela malgré une coûteuse réunification et une situation économique et sociale désastreuse il y a encore quelques années. L'ANPE a ainsi enregistré 11 800 chômeurs supplémentaires dans les chiffres qu'elle a publiés le 27 septembre. Le plus préoccupant, c'est que cette remontée du chômage s'expliquerait par une "décélération" de la création d'entreprises, selon le constat de l'Unedic.
Quand on songe que Sarkozy a été élu pour, disait-il, donner de l'oxygène aux entrepreneurs, favoriser l'initiative privée, desserrer les carcans administratifs et réglementaires, ce résultat sonne comme un terrible échec. Mais il est vrai qu'il ne suffit pas de quelques déclarations martiales et de quelques coups de menton pour permettre la création de nouvelles entreprises, surtout dans un contexte de concurrence internationale accrue et de délocalisations tous azimuts. Pendant sa campagne présidentielle, alors qu'il est pourtant de tendance libérale et européiste, Sarkozy avait pris des accents protectionnistes pour obtenir les suffrages des milieux populaires, premières victimes de la mondialisation sauvage. Mais qu'a-t-il fait depuis son élection pour protéger notre économie nationale, nos industries, nos travailleurs d'une compétition de plus en plus impitoyable avec l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine ou l'Inde ? A-t-il mis en place des écluses douanières à nos frontières ? A-t-il taxé les produits issus de pays n'ayant pas les mêmes charges sociales et environnementales que nous ? Que nenni ! Il faut dire que dans le cadre de l'Union européenne dont toute la philosophie matérialiste et mercantile repose sur le dogme du libre-échange, de la libre circulation des hommes, des capitaux et des marchandises, c'est impossible. Et ce n'est pas en gravant dans l'airain ces principes détestables et mortifères, comme veut le faire le traité dit simplifié de Sarkozy, que l'on va enfin mettre en place un intelligent et nécessaire protectionnisme.
CHUTE DU MORAL DES MÉNAGES, DETTES ET DÉFICITS ABYSSAUX
Dans ces conditions, l'on conçoit aisément que le moral des ménages soit en chute libre (-6 points). Selon l'Insee, pour la première fois depuis l'élection du successeur de Chirac le 6 mai, la proportion des personnes qui pensent que le chômage va augmenter dans les mois et les années à venir est majoritaire, en forte hausse par rapport au chiffre de l'été. La baisse la plus spectaculaire concerne l'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France, qui se dégrade fortement (-15 points). Les Français sont de plus en plus pessimistes sur leur situation financière future et beaucoup plus nombreux à douter de l'opportunité de réaliser des achats importants. Nos compatriotes se rendent compte en effet de la stagnation des salaires et des pensions alors même que la vie ne cesse d'augmenter.
Toujours dans le même registre, le chiffre de la croissance au deuxième trimestre est de 0,3 %, ce qui compromet sérieusement les chances de voir le produit intérieur brut progresser de 2 % en 2007 comme l'escomptait le gouvernement. Cette croissance faible serait liée au ralentissement de l'industrie manufacturière, à la contribution négative du commerce extérieur (plus de 30 milliards d'euros de déficit en cumulé alors que pendant des années la balance commerciale a été en France très largement excédentaire) et au fléchissement de l'investissement. Signe d'une économie qui tourne au ralenti, tandis que les demandes d'emploi augmentent, les offres d'emploi, elles, se raréfient. Toutes catégories confondues (emplois durables de plus de six mois, temporaires de un à six mois, ou occasionnels de moins de un mois), ces offres ont diminué de 318 600 en juillet à 304 600 en août, les emplois intérimaires étant les plus touchés (3 % de baisse en juillet), et cela dans tous les secteurs : industrie, construction, tertiaire.
Sarkozy, peu avare de promesses martiales, s'était également engagé tout au long de la campagne à réduire la dette et les déficits publics. Or, il n'en est rien pour le moment, bien au contraire. Non seulement les déficits budgétaires annuels tournent autour de 42 milliards d'euros mais la dette de 1 200 milliards d'euros a atteint fin juin 66,6 % du PIB, très largement au-delà des exigences du pacte de stabilité européen (60 %) de Maastricht. Le gouvernement Fillon a certes affirmé son intention de ramener la dette à 64,2 % du PIB pour la fin de l'année mais comment peut-on accorder foi à cette déclaration alors que l'exécutif n'a encore mis en œuvre aucune des réformes de structure dont la France aurait tant besoin pour inverser ou à tout le moins freiner la spirale du déclin ? De même le déremboursement d'un nombre grandissant de médicaments, qui est d'ailleurs profondément injuste puisque les Français versent des cotisations pour percevoir ces remboursements, ne saurait suffire à réduire fortement le fameux trou de la Sécurité sociale qui atteint également un chiffre record. Non plus d'ailleurs que l'euro supplémentaire qui devra être versé par les patients lors de chaque consultation médicale. Et, ce qui est le plus rageant, c'est que plus les Français cotisent, moins la médecine et les soins sont de qualité. Ce qui est vrai dans ce domaine l'est d'ailleurs dans les autres : plus le budget de l'Education dite nationale augmente, moins les résultats sont bons.
QUID DE LA FONCTION PUBLIQUE ?
Pour réduire les déficits, Sarkozy a proposé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite mais cette mesure n'a pas encore été mise en application et, le serait-elle, ce qui sera fort difficile (oppositions syndicales, gestion des services), cela serait bien insuffisant pour éponger la dette et les déficits abyssaux. Il faudra voir aussi en quoi consiste cette réduction des effectifs de la fonction publique et comment elle est répartie. Car s'il ne fait aucun doute qu'il y a pléthore de fonctionnaires dans toute une série d'administrations, est-on vraiment sûr qu'il y a aujourd'hui en France trop d'infirmières, trop de policiers et de gendarmes, trop de magistrats, trop d'enseignants, trop de postiers et de douaniers ? Il faut là aussi être cohérent : on ne peut à la fois vouloir dans tous domaines une réduction drastique du nombre de fonctionnaires et parafonctionnaires et se plaindre de la disparition des services publics (postes, écoles, commissariats, hôpitaux, maternités, trains, autobus... ) à la campagne et dans un nombre grandissant de villes petites ou moyennes. De même, s'il est tout à fait normal qu'il y ait équité entre le public et le privé, entre le secteur exposé et le secteur protégé, notamment en ce qui concerne la durée de cotisation ouvrant droit à une retraite pleine, et si certains régimes spéciaux ne se justifient plus aujourd'hui (c'est par exemple le cas des cheminots dont la pénibilité du travail n'est plus celle du XIXe siècle, du temps des machines à vapeur !), il ne faut pas perdre de vue que le but de Sarkozy, en bon valet du mondialisme, est de remettre en cause le statut de la fonction publique pour précariser les salariés.
Dans le nouvel ordre mondial qui se construit, il faut avoir des personnes malléables, n'ayant plus un emploi permanent garanti et vivant dans l'incertitude du lendemain, l'objectif étant le démantèlement des conventions collectives et la mise à bas du code du travail. Ce n'est pas un hasard si Sarkozy s'est prononcé, lors de l'université du Medef où il s'est rendu personnellement (ce qui est une première, aucun chef de l'Etat avant lui n'ayant agi ainsi qu'en ont pensé les ouvriers de Valenciennes dont il avait salué la fermeté de la poignée de main entre les deux tours de la présidentielle ?), pour l'ouverture généralisée des magasins le dimanche. On voit qu'il s'agit de tout sacrifier au dieu commerce, y compris nos traditions les plus ancestrales et le fait que les salariés soient les premiers à réclamer cette ouverture dominicale, pourvoyeuse de primes, montre l'acceptation de cette « nouvelle société ».
Si un très grand nombre de fonctionnaires ont été longtemps l'armée de métier de la gauche faisant preuve d'une cécité politique absolue, ne mesurant pas l'importance du privilège d'être les seules catégories de Français à bénéficier encore de la préférence voire de l'exclusivité nationale, force est aussi de reconnaître qu'ils sont aussi souvent les premiers à subir de plein fouet les conséquences désastreuses des désordres sociétaux et singulièrement de l'immigration massive que, il est vrai, beaucoup ont favorisée par leur bulletin de vote en faveur des partis du système el leur timidité à dénoncer les véritables auteurs de leurs infortunes.
PAS DE REDRESSEMENT SANS INVERSION DES FLUX MIGRATOIRES !
Pourtant, on ne le répétera jamais assez, aucun redressement de la nation n'est possible sans inversion du courant de l'immigration. Il est vain de parler ad nauseam dans des colloques, des discours au Palais-Bourbon ou au Palais du Luxembourg, dans des interventions médiatiques de réforme de l'école, de lutte contre l'illettrisme et la violence scolaire, de réduction des déficits sociaux et fiscaux, de nécessaire redémarrage de l'économie, de rénovation de l'habitat, d'hygiène publique, de protection de l'environnement et de la nécessité de normes écologiques, de rétablissement de l'ordre et de la sécurité, de concorde et de paix civile dès lors que l'on ne prendra pas à bras le corps ce problème vital que constituent l'invasion et la colonisation de notre pays par des millions d'allogènes que rien ne rattache à notre histoire, à nos croyances, à nos traditions. Car dès qu'un immigré foule le sol de France, il faut le loger, le soigner, le faire bénéficier d'une protection sociale, scolariser ses enfants qui souvent sont nombreux et même construire et entretenir des prisons pour ceux de ces étrangers qui commettent des crimes ou des délits. C'est dire la fortune colossale que ce phénomène de migration ininterrompue coûte à la société. Car le drame, c'est que cette immigration ne s'arrête pas, ne se réduit pas et que les gouvernements successifs ne font rien pour la juguler. La fermeture des camps de Sangatte et de Cachan n'a nullement entraîné l'expulsion effective des immigrés clandestins, lesquels ont quasiment tous été relogés aux frais du contribuable et continuent à vivre en France. Il en est de même pour les squatteurs d'Aubervilliers que la Franco-Sénégalaise Rama Yadé était même allée soutenir officiellement en septembre alors qu'elle est membre du gouvernement et qu'à ce titre elle est censée veiller au respect des lois et des décisions de justice.
Non seulement l'exécutif régularise les clandestins mais il est incapable de se donner les moyens de démanteler les bandes ethniques qui font la loi dans un grand nombre de villes et de banlieues. Le Monde a même consacré récemment une page entière aux bandes de noirs qui, dans le quartier de la gare du Nord, à Paris et à Belleville, s'adonnent à une foultitude d'agressions et de trafics en tous genres. Et, à l'approche du deuxième anniversaire des émeutes du Ramadan 2005, les incidents se multiplient non seulement en région parisienne mais même en province.
Ainsi, du 4 au 5 octobre, le quartier du Vert-Bois à Saint-Dizier a connu une terrible nuit d'émeute à la suite, selon le préfet de la Haute-Marne, Yves Guillot, d'une action "concertée". Les incidents ont débuté quand une cinquantaine de Jeunes encagoulés ont attaqué un camion de pompiers et un véhicule de la Brigade anticriminalité (BAC) aux abords du centre commercial du Vert-Bois, arrivés pour intervention, selon une technique bien rodée qui consiste à monter des guet-apens pour effrayer, blesser, et si possible tuer, pompiers et autres policiers. Après s'être dispersés dans la ville, certaines de ces « chances pour la France » ont ensuite mis le feu à la maison de la jeunesse et de la culture (MJC) ainsi qu'à une agence de location de voitures.
Au total, seize véhicules ont été brûlés et deux autres retournés. « Ces gens étaient très Jeunes et assez organisés. On a l'impression qu'ils ont préparé le coup et qu'ils ont voulu faire parler d'eux » a affirmé le député-maire UMP de la ville, François Cornut-Gentille, pour qui ces actes pourraient être liés « à l'interpellation récente d'un Jeune qui avait giflé un policier ». « On a déjà eu des violences dans la ville. Mais jamais de cette échelle », reconnaissait-il par ailleurs.
C'est dire que l'élection du terrible Sarkozy n'a rien changé. Ce dont auraient dû se rendre compte les vingt-deux millions d'électeurs qui lui ont fait confiance alors que pendant les quelque cinq ans qu'il avait passés place Beauvau, l'ex-maire de Neuilly n'avait rien fait d'efficace et de réel pour réduire le crime et freiner l'immigration. A n'en pas douter hélas, avec Sarkozy à l'Elysée, c'est encore cinq ans de perdus pour la France, cinq ans pendant lesquels notre pays va continuer à s'enfoncer un peu plus dans le marasme économique et social et dans des soulèvements ethniques pour la plus grande joie des mafias cosmopolites et mondialistes qui souhaitent une France et une Europe occupées et asservies dont la faillite ne gêne ni leurs fructueux commerces ni la réalisation de leurs mortifères desseins géopolitiques.
Jérôme BOURBON. Écrits de PARIS
jeromebourbon@yahoo.fr
On le sait, il est plus difficile d'obtenir des résultats lorsque l'on est aux responsabilités que de gagner une campagne électorale. Avant chaque élection, et pendant plusieurs décennies, Jacques Chirac, avec un culot phénoménal, multipliait les promesses, s'agitant énormément, mais dès qu'il s'agissait d'agir, de prendre des décisions fermes et de s'y tenir, il n'y avait plus personne. Aussi les deux mandats présidentiels du fondateur du RPR, tout comme ses deux passages à Matignon sous Giscard puis sous Mitterrand, n'ont-ils pas laissé un souvenir impérissable. Au bout de six mois de présidence Sarkozy on est incité à poser le même constat à propos du successeur du Corrézien à l'Elysée,
CHÔMAGE EN HAUSSE, CROISSANCE EN BERNE
Dans les deux dernières livraisons d'Ecrits de Paris, nous avons expliqué en quoi le sixième président de la Ve République soit trahissait déjà ses promesses de campagne tant sur le plan de la politique intérieure que de la politique extérieure, soit aggravait encore la politique de ses prédécesseurs dans bien des domaines. Gouvernement black-blanc-beur, régularisation accélérée de "sans-papiers", relogement de clandestins squatteurs, jésuitique remise en vigueur de la Constitution européenne sous la forme d'un mini-traité devenu traité simplifié, renforcement de la participation militaire de la France en Afghanistan, projet de réintégration dans le commandement intégré de l'Otan, menaces d'une guerre contre l'Iran, acceptation du principe - rejeté jusqu'alors - d'une adhésion de la Turquie à l'Union européenne, alignement sur la politique diplomatique et les objectifs géostratégiques des Etats-Unis d'Amérique, etc.
Mais le bilan de la politique économique et sociale du tandem Sarkozy-Fillon n'est pas plus fameux. Beaucoup de nationaux se sont résignés - à tort - à voter pour l'ex-ministre de l'Intérieur, parce qu'ils espéraient que ce dernier améliorerait sensiblement la situation de l'emploi, réduirait fortement les impôts, charges et cotisations pesant tant sur les particuliers que sur les entreprises, ce qui permettrait une augmentation du pouvoir d'achat et favoriserait la croissance. Même si Sarkozy n'est à l'Elysée que depuis un semestre - ce qui ne saurait toutefois l'exonérer de toute responsabilité dans les politiques poursuivies entre 2002 et 2007 et auxquelles il a activement participé tantôt comme ministre de l'Intérieur, tantôt comme ministre de l'Economie et des Finances -, force est de constater que pour l'instant les résultats ne sont pas au rendez-vous de l'aveu même d'organismes officiels comme l'Agence nationale pour l'emploi et l'Institut national de la statistique et des études économiques.
Ainsi le chômage qui, officiellement au moins, n'avait cessé de baisser, certes assez faiblement, depuis mai 2005 - c'est-à-dire, ironie de l'histoire, au moment même où l'ennemi juré de Sarkozy, Dominique de Villepin, devenait Premier ministre - recommence à augmenter depuis le mois d'août au moment même où l'Allemagne faisait savoir que son nombre de demandeurs d'emploi était le plus bas depuis 1992, cela malgré une coûteuse réunification et une situation économique et sociale désastreuse il y a encore quelques années. L'ANPE a ainsi enregistré 11 800 chômeurs supplémentaires dans les chiffres qu'elle a publiés le 27 septembre. Le plus préoccupant, c'est que cette remontée du chômage s'expliquerait par une "décélération" de la création d'entreprises, selon le constat de l'Unedic.
Quand on songe que Sarkozy a été élu pour, disait-il, donner de l'oxygène aux entrepreneurs, favoriser l'initiative privée, desserrer les carcans administratifs et réglementaires, ce résultat sonne comme un terrible échec. Mais il est vrai qu'il ne suffit pas de quelques déclarations martiales et de quelques coups de menton pour permettre la création de nouvelles entreprises, surtout dans un contexte de concurrence internationale accrue et de délocalisations tous azimuts. Pendant sa campagne présidentielle, alors qu'il est pourtant de tendance libérale et européiste, Sarkozy avait pris des accents protectionnistes pour obtenir les suffrages des milieux populaires, premières victimes de la mondialisation sauvage. Mais qu'a-t-il fait depuis son élection pour protéger notre économie nationale, nos industries, nos travailleurs d'une compétition de plus en plus impitoyable avec l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine ou l'Inde ? A-t-il mis en place des écluses douanières à nos frontières ? A-t-il taxé les produits issus de pays n'ayant pas les mêmes charges sociales et environnementales que nous ? Que nenni ! Il faut dire que dans le cadre de l'Union européenne dont toute la philosophie matérialiste et mercantile repose sur le dogme du libre-échange, de la libre circulation des hommes, des capitaux et des marchandises, c'est impossible. Et ce n'est pas en gravant dans l'airain ces principes détestables et mortifères, comme veut le faire le traité dit simplifié de Sarkozy, que l'on va enfin mettre en place un intelligent et nécessaire protectionnisme.
CHUTE DU MORAL DES MÉNAGES, DETTES ET DÉFICITS ABYSSAUX
Dans ces conditions, l'on conçoit aisément que le moral des ménages soit en chute libre (-6 points). Selon l'Insee, pour la première fois depuis l'élection du successeur de Chirac le 6 mai, la proportion des personnes qui pensent que le chômage va augmenter dans les mois et les années à venir est majoritaire, en forte hausse par rapport au chiffre de l'été. La baisse la plus spectaculaire concerne l'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France, qui se dégrade fortement (-15 points). Les Français sont de plus en plus pessimistes sur leur situation financière future et beaucoup plus nombreux à douter de l'opportunité de réaliser des achats importants. Nos compatriotes se rendent compte en effet de la stagnation des salaires et des pensions alors même que la vie ne cesse d'augmenter.
Toujours dans le même registre, le chiffre de la croissance au deuxième trimestre est de 0,3 %, ce qui compromet sérieusement les chances de voir le produit intérieur brut progresser de 2 % en 2007 comme l'escomptait le gouvernement. Cette croissance faible serait liée au ralentissement de l'industrie manufacturière, à la contribution négative du commerce extérieur (plus de 30 milliards d'euros de déficit en cumulé alors que pendant des années la balance commerciale a été en France très largement excédentaire) et au fléchissement de l'investissement. Signe d'une économie qui tourne au ralenti, tandis que les demandes d'emploi augmentent, les offres d'emploi, elles, se raréfient. Toutes catégories confondues (emplois durables de plus de six mois, temporaires de un à six mois, ou occasionnels de moins de un mois), ces offres ont diminué de 318 600 en juillet à 304 600 en août, les emplois intérimaires étant les plus touchés (3 % de baisse en juillet), et cela dans tous les secteurs : industrie, construction, tertiaire.
Sarkozy, peu avare de promesses martiales, s'était également engagé tout au long de la campagne à réduire la dette et les déficits publics. Or, il n'en est rien pour le moment, bien au contraire. Non seulement les déficits budgétaires annuels tournent autour de 42 milliards d'euros mais la dette de 1 200 milliards d'euros a atteint fin juin 66,6 % du PIB, très largement au-delà des exigences du pacte de stabilité européen (60 %) de Maastricht. Le gouvernement Fillon a certes affirmé son intention de ramener la dette à 64,2 % du PIB pour la fin de l'année mais comment peut-on accorder foi à cette déclaration alors que l'exécutif n'a encore mis en œuvre aucune des réformes de structure dont la France aurait tant besoin pour inverser ou à tout le moins freiner la spirale du déclin ? De même le déremboursement d'un nombre grandissant de médicaments, qui est d'ailleurs profondément injuste puisque les Français versent des cotisations pour percevoir ces remboursements, ne saurait suffire à réduire fortement le fameux trou de la Sécurité sociale qui atteint également un chiffre record. Non plus d'ailleurs que l'euro supplémentaire qui devra être versé par les patients lors de chaque consultation médicale. Et, ce qui est le plus rageant, c'est que plus les Français cotisent, moins la médecine et les soins sont de qualité. Ce qui est vrai dans ce domaine l'est d'ailleurs dans les autres : plus le budget de l'Education dite nationale augmente, moins les résultats sont bons.
QUID DE LA FONCTION PUBLIQUE ?
Pour réduire les déficits, Sarkozy a proposé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite mais cette mesure n'a pas encore été mise en application et, le serait-elle, ce qui sera fort difficile (oppositions syndicales, gestion des services), cela serait bien insuffisant pour éponger la dette et les déficits abyssaux. Il faudra voir aussi en quoi consiste cette réduction des effectifs de la fonction publique et comment elle est répartie. Car s'il ne fait aucun doute qu'il y a pléthore de fonctionnaires dans toute une série d'administrations, est-on vraiment sûr qu'il y a aujourd'hui en France trop d'infirmières, trop de policiers et de gendarmes, trop de magistrats, trop d'enseignants, trop de postiers et de douaniers ? Il faut là aussi être cohérent : on ne peut à la fois vouloir dans tous domaines une réduction drastique du nombre de fonctionnaires et parafonctionnaires et se plaindre de la disparition des services publics (postes, écoles, commissariats, hôpitaux, maternités, trains, autobus... ) à la campagne et dans un nombre grandissant de villes petites ou moyennes. De même, s'il est tout à fait normal qu'il y ait équité entre le public et le privé, entre le secteur exposé et le secteur protégé, notamment en ce qui concerne la durée de cotisation ouvrant droit à une retraite pleine, et si certains régimes spéciaux ne se justifient plus aujourd'hui (c'est par exemple le cas des cheminots dont la pénibilité du travail n'est plus celle du XIXe siècle, du temps des machines à vapeur !), il ne faut pas perdre de vue que le but de Sarkozy, en bon valet du mondialisme, est de remettre en cause le statut de la fonction publique pour précariser les salariés.
Dans le nouvel ordre mondial qui se construit, il faut avoir des personnes malléables, n'ayant plus un emploi permanent garanti et vivant dans l'incertitude du lendemain, l'objectif étant le démantèlement des conventions collectives et la mise à bas du code du travail. Ce n'est pas un hasard si Sarkozy s'est prononcé, lors de l'université du Medef où il s'est rendu personnellement (ce qui est une première, aucun chef de l'Etat avant lui n'ayant agi ainsi qu'en ont pensé les ouvriers de Valenciennes dont il avait salué la fermeté de la poignée de main entre les deux tours de la présidentielle ?), pour l'ouverture généralisée des magasins le dimanche. On voit qu'il s'agit de tout sacrifier au dieu commerce, y compris nos traditions les plus ancestrales et le fait que les salariés soient les premiers à réclamer cette ouverture dominicale, pourvoyeuse de primes, montre l'acceptation de cette « nouvelle société ».
Si un très grand nombre de fonctionnaires ont été longtemps l'armée de métier de la gauche faisant preuve d'une cécité politique absolue, ne mesurant pas l'importance du privilège d'être les seules catégories de Français à bénéficier encore de la préférence voire de l'exclusivité nationale, force est aussi de reconnaître qu'ils sont aussi souvent les premiers à subir de plein fouet les conséquences désastreuses des désordres sociétaux et singulièrement de l'immigration massive que, il est vrai, beaucoup ont favorisée par leur bulletin de vote en faveur des partis du système el leur timidité à dénoncer les véritables auteurs de leurs infortunes.
PAS DE REDRESSEMENT SANS INVERSION DES FLUX MIGRATOIRES !
Pourtant, on ne le répétera jamais assez, aucun redressement de la nation n'est possible sans inversion du courant de l'immigration. Il est vain de parler ad nauseam dans des colloques, des discours au Palais-Bourbon ou au Palais du Luxembourg, dans des interventions médiatiques de réforme de l'école, de lutte contre l'illettrisme et la violence scolaire, de réduction des déficits sociaux et fiscaux, de nécessaire redémarrage de l'économie, de rénovation de l'habitat, d'hygiène publique, de protection de l'environnement et de la nécessité de normes écologiques, de rétablissement de l'ordre et de la sécurité, de concorde et de paix civile dès lors que l'on ne prendra pas à bras le corps ce problème vital que constituent l'invasion et la colonisation de notre pays par des millions d'allogènes que rien ne rattache à notre histoire, à nos croyances, à nos traditions. Car dès qu'un immigré foule le sol de France, il faut le loger, le soigner, le faire bénéficier d'une protection sociale, scolariser ses enfants qui souvent sont nombreux et même construire et entretenir des prisons pour ceux de ces étrangers qui commettent des crimes ou des délits. C'est dire la fortune colossale que ce phénomène de migration ininterrompue coûte à la société. Car le drame, c'est que cette immigration ne s'arrête pas, ne se réduit pas et que les gouvernements successifs ne font rien pour la juguler. La fermeture des camps de Sangatte et de Cachan n'a nullement entraîné l'expulsion effective des immigrés clandestins, lesquels ont quasiment tous été relogés aux frais du contribuable et continuent à vivre en France. Il en est de même pour les squatteurs d'Aubervilliers que la Franco-Sénégalaise Rama Yadé était même allée soutenir officiellement en septembre alors qu'elle est membre du gouvernement et qu'à ce titre elle est censée veiller au respect des lois et des décisions de justice.
Non seulement l'exécutif régularise les clandestins mais il est incapable de se donner les moyens de démanteler les bandes ethniques qui font la loi dans un grand nombre de villes et de banlieues. Le Monde a même consacré récemment une page entière aux bandes de noirs qui, dans le quartier de la gare du Nord, à Paris et à Belleville, s'adonnent à une foultitude d'agressions et de trafics en tous genres. Et, à l'approche du deuxième anniversaire des émeutes du Ramadan 2005, les incidents se multiplient non seulement en région parisienne mais même en province.
Ainsi, du 4 au 5 octobre, le quartier du Vert-Bois à Saint-Dizier a connu une terrible nuit d'émeute à la suite, selon le préfet de la Haute-Marne, Yves Guillot, d'une action "concertée". Les incidents ont débuté quand une cinquantaine de Jeunes encagoulés ont attaqué un camion de pompiers et un véhicule de la Brigade anticriminalité (BAC) aux abords du centre commercial du Vert-Bois, arrivés pour intervention, selon une technique bien rodée qui consiste à monter des guet-apens pour effrayer, blesser, et si possible tuer, pompiers et autres policiers. Après s'être dispersés dans la ville, certaines de ces « chances pour la France » ont ensuite mis le feu à la maison de la jeunesse et de la culture (MJC) ainsi qu'à une agence de location de voitures.
Au total, seize véhicules ont été brûlés et deux autres retournés. « Ces gens étaient très Jeunes et assez organisés. On a l'impression qu'ils ont préparé le coup et qu'ils ont voulu faire parler d'eux » a affirmé le député-maire UMP de la ville, François Cornut-Gentille, pour qui ces actes pourraient être liés « à l'interpellation récente d'un Jeune qui avait giflé un policier ». « On a déjà eu des violences dans la ville. Mais jamais de cette échelle », reconnaissait-il par ailleurs.
C'est dire que l'élection du terrible Sarkozy n'a rien changé. Ce dont auraient dû se rendre compte les vingt-deux millions d'électeurs qui lui ont fait confiance alors que pendant les quelque cinq ans qu'il avait passés place Beauvau, l'ex-maire de Neuilly n'avait rien fait d'efficace et de réel pour réduire le crime et freiner l'immigration. A n'en pas douter hélas, avec Sarkozy à l'Elysée, c'est encore cinq ans de perdus pour la France, cinq ans pendant lesquels notre pays va continuer à s'enfoncer un peu plus dans le marasme économique et social et dans des soulèvements ethniques pour la plus grande joie des mafias cosmopolites et mondialistes qui souhaitent une France et une Europe occupées et asservies dont la faillite ne gêne ni leurs fructueux commerces ni la réalisation de leurs mortifères desseins géopolitiques.
Jérôme BOURBON. Écrits de PARIS
jeromebourbon@yahoo.fr
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"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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De la balle!!! Merci Miroir c'est excellent.
Je poste ça de suite sur fesses de bouk

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Et je vais me charger de remonter le fil à chaque fois que ça sera nécessaire!!
Il faut que les veaux sachent...
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