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Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 10/12/2008 - 19:53
par Pat
SARKOZY ET SES TUYAUTERIES
Donc le président jogger a attrapé à Douai une nouvelle fois le micro pour proclamer un énième plan dénommé plan de relance et sorti tout droit d’un de ses multiples cerveaux, puisque, grâce à son épouse, nous savons qu'il a de multiples cerveaux, alors que nous avons tous tant de mal à nous débrouiller avec un seul cerveau.
Dans toutes les annonces, l'on retrouve son penchant naturel vers le socialisme c'est-à-dire l'intervention de l'État à tous les niveaux, à tous les instants et dans tous les détails de la vie courante.
D'abord on nous annonce une nouvelle giclée de lois. La loi n'a jamais créé la richesse et, au contraire, elle la détruit de diverses façons ; une loi ne s'accompagne que de décrets-lois et de circulaires qui mettent du temps à sortir et qui sont inévitablement contradictoires ; un tiers des lois votées depuis un an et demi ne sont pas en application aujourd'hui. La loi conduit à des coûts insupportables d’interprétation et de gestion pour les entreprises et les particuliers avec au bout du compte la perspective de contentieux multiples ; enfin la loi est indéfiniment incertaine car elle bouge sans cesse. Le nouveau plan de relance n'y échappe pas. Il prévoit dès maintenant des périodes transitoires puisque certaines des mesures envisagées ne doivent durer que pendant l'année 2009. Les entreprises et autres acteurs de l’économie ont un besoin urgent de stabilité et non pas de jogging permanent.
Le nouveau plan rajoute un étage supplémentaire à l'immense usine à gaz administrative dans laquelle la France se débat. J’ai montré dans plusieurs livres que l’effet de ruine, conséquence inévitable du dirigisme, venait, entre autres causes, de la création, la multiplication, l’enchevêtrement de ces innombrables usines à gaz administratives formant des galaxies et des galaxies de galaxies.
Cette horreur n’est pas un hasard mais une nécessité dès lors que le pouvoir actuellement en vigueur ne veut pas détruire le socialisme mais simplement le gérer, courant sans cesse après les calamités qu’il organise ou tolère lui-même et prétendant les corriger à chaque fois en mettant une nouvelle couche de réglementations, elles-mêmes nageant dans la brume d’incertitudes juridiques multiples.
Les usines à gaz du temps jadis étaient fort compliquées avec une foule de mannettes, de compteurs, de tuyauteries et les usines à gaz d’aujourd’hui ne doivent guère être plus simples. Dans ces usines à gaz, les robinets, les compteurs, les tuyauteries fonctionnaient correctement. Il était clair qu’elles ne pouvaient créer du gaz s’il n’y en avait pas.
Dans les usines à gaz administratives, on ne sait jamais si un robinet ou un compteur marche car il faut attendre non seulement des kilos de textes mais aussi des jurisprudences incertaines et les tuyauteries sont partout contradictoires. L’énarchie qui règne autour de Mme Christine Lagarde nous promet entre 80 et 110 000 emplois de plus et un supplément de croissance de 0,8 à 1% de PIB ; quel crédit accorder à une telle promesse ? Une prime à la casse pourrait soi-disant conduire à des achats d'automobiles ; au même moment et dans le même projet l’on bride l'industrie automobile en préconisant des voitures propres : que veut dire l'expression « voiture propre » ? Nous sommes frappés cruellement d'un impôt parce que nous achetons une voiture prétendue sale : sommes-nous devenus de sales conducteurs ? À force de se ramifier l'usine à gaz universelle devient contradictoire par nature.
Quelques mesures, de-ci de-là, donnent de la monnaie aux consommateurs comme si des millions de foyers déclencheraient des achats, qui enchanteraient les producteurs, qui embaucheraient davantage : bienvenue aux voitures indiennes et chinoises à bas prix qui arriveront justement à point nommé !
Il nous est promis de déclencher des investissements, mais ce sont des investissements publics. L'effet recherché ne peut être que fort loin dans le temps avec tous les gaspillages auxquels nous sommes habitués dans les investissements publics. Ces investissements, quels qu'ils soient, reposent sur des firmes dont une grande partie de l'activité se déroule à l'étranger : les sous-traitants dans des pays lointains peuvent se frotter les mains.
Il est décidé, en particulier, de construire quatre lignes de TGV supplémentaires ; les connaisseurs savent que les TGV jouent un rôle important dans la ruine de la SNCF, comme d'ailleurs la Cour des Comptes l’avait remarqué dans un chapitre d'un de ses rapports ; la ruine de la SNCF est une cause majeure dans la ruine générale de la France.
Chemin faisant, l'on va créer de nouveaux organismes comme un fonds de 300 millions d'euros destiné à la restructuration de la filière automobile alors que l'État dispose déjà de multiples organisations pour investir là où il veut investir.
Comme les Américains ont eu tort de le faire, le pouvoir va promouvoir des achats de logements par des publics qui ne devraient pas être encouragés dans ce sens : telle est la signification du doublement du prêt à taux zéro ; le socialisme se caractérise toujours par le mélange des objectifs et, ici, l'action sociale est mélangée avec une opération financière.
Évidemment, le robinet des dépenses est largement ouvert : 26 milliards. Il pleut des milliards comme « il pleut sur la ville ». La presse officielle se contorsionne pour faire croire que l'on trouvera ces milliards sans faire de tort à personne ; or, dès à présent, il est prévu que le déficit budgétaire frôle les 4 %. Que ces milliards se transforment en déficit budgétaire ou en emprunts cela ne change rien au problème fondamental.
Le chef-d'oeuvre absolu de gribouille au pouvoir est la nomination de Monsieur Patrick Devedjian au poste nouveau de « ministre de la relance », hochet de grâce et de faveur offert avec notre propre argent. S’il existait dans la presse un duc de Saint-Simon, il se serait étourdi dans les adjectifs : fantastique, féerique, magique… .
Il y a, déjà, sauf erreur ou omission, 38 ministres, secrétaires d'État ou sous-secrétaires d'État et il va s'ajouter un 39e personnage autour de la table. Parmi les 38 déjà existants il se compte un grand nombre de dignitaires intéressés aux affaires économiques dont justement la même Christine Lagarde : sont-ils tous des incapables pour que l'on ajoute un ministre spécial pour faire leur travail ? la cacophonie règne déjà entre eux puisqu’une foule de réunions interministérielles sont nécessaires pour régler les problèmes insolubles de frontières et les collisions permanentes.
Il existe aussi, paraît-il, un premier ministre qui a au moins un vrai travail pour tenter de concilier l’inconciliable. Le nouveau ministre de la relance va-t-il être un premier ministre de remplacement ? Bien entendu, il est à peine besoin d'évoquer la valse des millions d'euros nécessaires pour rémunérer son cabinet pléthorique et lui trouver un bureau prestigieux et digne de ces fonctions. Déjà Paris bruisse de rumeurs sur l’endroit où ce nouvel Auguste pourrait se poser… .
Rappelons également qu’il existe des petits déjeuners directionnels dont les heureux participants ne se gênent pas pour court-circuiter tous les autres. Quant au gouvernement bis logé à l’Elysée, il s’active sans cesse même quand l’hyper président vole vers des contrées lointaines.
Pour mémoire, nous rappelons que la Suisse qui se tire très honorablement de cette crise ne compte que sept ministres ; ces ministres n'ont chacun que trois membres du cabinet et n'ont pas de voitures de fonction.
Devant ce désastre, il est permis de s'interroger : que ferait en telle occurrence un gouvernement libérateur, car il faudra bien arriver à une véritable libération ? L’objectif serait de libérer sans délai aucun les forces productives du pays que le pouvoir bride par ses multiples carcans : libérer de créer, de travailler, de gagner, de s’enrichir, d’épargner. Pour ce faire il pourrait se limiter, par exemple, à quatre champs d'action parmi d’autres : investissements, code du travail, logement, impôts.
Dans chacun de ces domaines, il dispose d’un catalogue considérable de mesures à prendre pour débloquer le situation et sa marge de manoeuvre est immense contrairement aux mensonges officiels à ce sujet. Si les énarques ne connaissent pas le catalogue ou ne veulent pas le connaître, quelques appels téléphoniques aux bonnes adresses pourraient mettre le catalogue à leur disposition.
Il faudrait dans le catalogue choisir des mesures à effet absolument immédiat et massif : pas de lois nouvelles, mais abolition de paquets de lois.
Le Président dispose encore, c’est surprenant, d’une cote de popularité honorable et, à coup sûr, d’un talent oratoire évident sachant, à l’occasion, transformer les vessies en lanternes. Il saurait trouver les mots pour dire aux Français, enfin, la vérité en énonçant alors un véritable plan de relance.
Aujourd’hui hélas et comme dans la chanson, ce n’est qu’un rêve, ce n’est qu’un joli rêve… .
Michel de Poncins
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 11/12/2008 - 15:36
par JCL31
Bruno Julliard, ancien président de l'Unef, a affirmé avoir reçu un soutien de Nicolas Sarkozy lors du mouvement anti-CPE début 2006, lui recommandant de ne «pas faiblir».
Invité mercredi de la radio Le Mouv' et du site lepost.fr, le nouveau secrétaire national du PS à l'Education affirme: «La position officielle publique de Sarkozy était de dire qu'il soutenait le gouvernement Chirac et Villepin. Donc, il ne voulait pas du retrait du CPE.»
Bruno Julliard: Sarkozy m'a soutenu contre le CPE sélectionné dans Actualité et Actu France
La tête de Villepin?
«Puis il m'avait appelé à la fin d'une manif, en gros en me disant qu'il serait mon premier soutien -rien que ça- et que lui, demandait le retrait du CPE», raconte l'ancien leader étudiant.
«Le message qu'il voulait faire passer, c'était “perdez pas espoir”, en gros, “ne faiblissez pas, restez dans les manifs”», assure Bruno Julliard. «C'est vrai que, factuellement, nos intérêts à ce moment-là, étaient plutôt convergents: lui, parce qu'il veut la tête de Villepin et nous, parce qu'on veut la tête du CPE», conclut Bruno Julliard. Interrogé sur ces propos, l'Elysée a répondu par un laconique: «Pas de réaction».

Pourquoi ne lache t'il cette information que maintenant ?
Va t'il devenir un secrétaire d'état pour avoir rendu service à Naboléon 1er.....
A suivre .....
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 11/12/2008 - 16:00
par DuG
Ils souhaitent tous bouffer dans la gamelle.... c'est bon...c'est pas cher....ce sont les con...tribuables qui payent...

Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 11/12/2008 - 22:53
par G-B
La tête de Villepin?
Bien sûr qu'il voulait la tête à Villepin, comme il voulait la tête de tous ceux, qui auraient pu lui ravir la place tant convoitée par ce maudit nabot

Z'ak s'hirak lui même en a fait les frais.
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 11/12/2008 - 23:01
par Miroir
G-B a écrit :La tête de Villepin?
Bien sûr qu'il voulait la tête à Villepin, comme il voulait la tête de tous ceux, qui auraient pu lui ravir la place tant convoitée par ce maudit nabot

Z'ak s'hirak lui même en a fait les frais.
Et il a eu la tête de Villepin aussi bien que celle de Chirac grâce à l'affaire Clearstream, un coup de maître!
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 11/12/2008 - 23:06
par G-B
Seule Allo Marie Bobo a réussi à sauver sa tête.
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 12/12/2008 - 9:42
par Miroir
G-B a écrit :Seule Allo Marie Bobo a réussi à sauver sa tête.
Elle a juste eu un avertissement.
Te rappelles-tu ce procès contre plusieurs membres de sa famille, au sujet de la gestion d'une association, qui n'a donné lieu qu'à une condamnation très légère, et qui pourrait devenir le premier d'une série? Elle a intérêt à rester sage.
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 12/12/2008 - 23:19
par G-B
Elle a intérêt à rester sage.
Elle a surtout intérêt à faire ce qu'on lui dit de faire >>>

Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 14/12/2008 - 19:07
par Pat
Sarkozy effeuille la marguerite
❐ Les horticulteurs lui en veulent, et pour cause : le trop malin ministre du Budget entend les rouler dans la farine de la manière la plus tordue qui soit. Nicolas Sarkozy s'est cru très astucieux en faisant semblant de céder à la légitime revendication des producteurs de fleurs, au sujet du taux de TVA abusif qui les frappe. En effet, Pierre Bérégovoy avait, en son temps, porté la TVA horticole de 5,5 % à 18,6 %. Ce coup de matraque fiscal a déjà mis en faillite de nombreux professionnels, entraîné des licenciements et, ô justice immanente, coûté cher au fisc, lequel a récolté beaucoup moins d'argent qu'au temps de la TVA à 5,5 %
✑ Le piège européen
Pendant plus d'une année entière, Sarkozy resta obstinément sourd aux appels angoissés des horticulteurs. Devant la menace d'une manifestation, le rusé politicien de Neuilly fit mine de céder au printemps 1994. Il annonçait, devant l'Assemblée nationale, que le taux de TVA sur les fleurs allait être ramené à 5,5 % le 1er janvier 1995. Toutefois, il y mettait une condition : si... tous les autres pays de l'Union européenne ne remontaient pas leur taux à 18,6 % ; la condition de Sarkozy s'avérait diabolique. En fait, elle revenait à demander à la Commission européenne de proclamer les 18,6 % comme taux obligatoire. Ainsi se trouverait dégagée la responsabilité du faux jeton Sarkozy. Les horticulteurs n'eurent pas besoin de dessin pour saisir la manœuvre et firent savoir qu'ils ne voulaient pas de la transformation de leur problème en problème européen.
Depuis, l'affaire est à l'étude à Bruxelles. Entre-temps, Sarkozy, prévoyant tout, y compris l'éventuel attentisme bruxellois, a enclenché une nouvelle rouerie. Sous prétexte de sauver un organisme étatique, le CNIH (Centre national interprofessionnel de l'horticulture), il a fait concocter une réforme visant à en assurer le fonctionnement grâce à une taxe prélevée, bien sûr, sur les producteurs de fleurs. L'Union nationale des intérêts professionnels horticoles a réagi en exigeant la dissolution du CNIH, et en avertissant qu'une épreuve de force serait inévitable si les pouvoirs publics persistaient dans leur volonté, allant contre celle de 95 % des professionnels. Que va bien pouvoir imaginer maintenant le cauteleux Sarkozy, afin de couper la croissance des fleurs de France ?
✍ National Hebdo du 1 au 7 septembre 1994
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 18/12/2008 - 17:40
par Pat
Travail le dimanche : le « marqueur » de la logique mondialiste
L’ouverture d’un droit au travail le dimanche ouvre une brèche et fait pressentir un rabotage programmé du principe d’un repos dominical obligatoire. Derrière une prétendue « liberté nouvelle », derrière une facilitée offerte aux accrocs du caddie de satisfaire leur irrésistible boulimie consumériste, transparaît une conception foncièrement mondialiste de l’homme.
S’il était besoin d’exemples pour démontrer que Nicolas Sarkozy s’est engagé à changer l’âme de la France, l’affaire du « dimanche » travaillé complèterait la démonstration.
La détermination, apparemment irraisonnée, qu’il affiche à forcer les oppositions, y compris dans sa propre majorité, ne relève pas d’une simple question d’amour propre. Ce serait puéril de le croire. Celui qui est capable de torpiller son propre camp en pleine crise du CPE, est tout à fait capable de faire preuve de pragmatisme lorsque la situation ou ses intérêts l’exigent.
Si cette réforme de la loi de 1906 est devenue une question de principe pour l’Elysée, ce n’est pas non plus au regard de son intérêt économique puisque, selon tous les économistes, son impact est nul voire négatif du fait des dommages collatéraux engendrés aux commerces de proximité. Ce projet n’est pas davantage dicté par un quelconque intérêt social dans la mesure où cette nouvelle mesure dérégulatrice constitue à l’évidence pour les travailleurs français une régression sociale majeure. Il n’est nul besoin d’y revenir.
Sarkozysme : le reformatage de l’âme française aux valeurs de l’Ordre marchand
Ce qui se passe est effectivement d’une autre nature. Désigné comme un « marqueur » de sa politique, le sabordage du jour de repos hebdomadaire, apparemment anecdotique, relève aux yeux du président du dogme religieux.
Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a, en effet, entrepris une œuvre de mutation de la société française, de reformatage de l’âme aux valeurs de l’Ordre marchand. Sa manière provocante d’engager une pédagogie par l’exemple dans les rapports avec l’argent ou la réussite –ce que certains ont justement nommé la période bling-bling- annonçait des offensives plus ciblées contre les principes fondateurs de la civilisation française. La loi de 1905 est ouvertement bafouée pour permettre l’édification immédiate aux frais du contribuable d’une mosquée dans chaque village de France. Sa discrimination « positive » en faveur des minorités visibles tend à ruiner notre principe républicain d’égalité et notre conception unitaire de la Nation. La mise en place d’une société de l’hypersurveillance et de la technocratie contrarie notre conception de la liberté. Ses professions de foi répétées contre la notion de « Français de souche » -que le pouvoir laisse nommer sans réagir les « souchiens »- illustre le mépris profond que lui inspire un pays dont il fait remonter la naissance en 1948 sur un quai de la gare de l’est. Depuis 18 mois, les exemples fourmillent malheureusement.
L’offensive contre le repos dominical doit s’interpréter comme une adaptation à la mondialisation économique, psychologique et même identitaire. Ce nouveau coup de butoir vient heurter notre conception fondamentale de l’homme, le sens de la vie et la portée de la norme sociale.
L’homme n’est pas uniquement un agent économique ?
L’ouverture d’un droit au travail le dimanche ouvre une brèche et fait pressentir un rabotage programmé du principe d’un repos dominical obligatoire. Derrière une prétendue « liberté nouvelle », derrière une facilitée offerte aux accrocs du caddie de satisfaire leur irrésistible boulimie consumériste, transparaît une conception foncièrement mondialiste de l’homme.
Consommer et produire : un besoin naturel de l’homme ?
Allergique à tout activité non lucrative, « l’homo mondialicus », standardisé par la mode et les valeurs matérialistes, est invité à se détourner de la perte de temps que constituent les moments en famille, entre amis, en forêt, ou au bord d’un terrain de sport dans une activité bénévole. Il ne doit y avoir aucun répit pour produire et consommer. Telle sera désormais le sens de la vie qui, derrière une prétendue émancipation hédoniste, emporte une aggravation de l’aliénation de l’individu.
La volonté individuelle doit-elle pouvoir déroger à la loi commune ?
On sait qu’avec Larcordaire “entre le faible et le fort c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui libère.” Or, le détricotage incessant du droit du travail qui multiplie les occasions de déroger aux dispositions générales par des accords d’entreprises, voire des dispositions contractuelles, fait voler en éclat le principe même de la norme. A terme, l’individu qui se croyait libre se retrouve sans protection réelle et placé sous le joug bien plus contraignant des puissances de l’argent. Cette érosion de la loi commune qu’autorise l’évanescence de l’Etat équivaut à une négation de la norme collective pour régir les rapports sociaux. Elle signe la victoire des oligarchies et marque les prémisses de l’asservissement des citoyens.
Dans une société rongée par la volonté de « gagner plus pour dépenser plus » et par un individualisme qui finit par se retourner contre l’individu, la volonté personnelle sacralisée prime. La nation laisse la place à la jungle. Dans une Europe qui fuit toute référence à ses racines chrétiennes et dans un pays embarqué dans la dérive du droit personnel, l’étape suivante sera de permettre à chacun de choisir son jour de repos hebdomadaire en fonction de sa religion : vendredi pour les uns, samedi pour les autres, et sur option, le dimanche s’il reste quelques paroissiens.
La mondialisation tiendra ainsi sa promesse d’une société grise aux valeurs métissées.
✍ Par Olivier Carer
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 18/12/2008 - 23:52
par Pat
Le coup de pouce de Sarkozy aux immigrationnistes
❑ Depuis des années, elles apportent en toute illégalité leur soutien aux étrangers en situation irrégulière, qui bien souvent ont été condamnés par la justice. Elles, ce sont ces associations immigrationnistes (Mrap, Act Up, Droits devant! Gisti), militants « droit-de-l'hommistes » que le ministre de l'Intérieur dénonçait avec vigueur il y a quelques mois dans le «Figaro»...
Plus discrètement, le père de l'abolition de la double peine a récemment écrit au Gisti (Groupement d'information et de soutien des immigrés), qui conteste vertement la nouvelle loi sur l'immigration. On était en droit d'attendre de la part d'un ministre qui ne cesse de répéter que « les clandestins seront désormais expulsés ». qu'il mette fin définitivement aux agissements délictueux de toute cette nébuleuse qui mine l'État de droit. C'est mal connaître le champion de l'illusionnisme. Effrayé par l'agitation des sempiternels pétitionnaires et autres signataires du manifeste des délinquants de la solidarité », Sarkozy s'est empressé de rassurer toute cette frange séditieuse. À ceux qui ont vu dans le projet de loi sur l'immigration un durcissement de la législation, le ministre de l'Intérieur, s'est voulu rassurant. « Pour ma part je n'ai nullement l'intention de poursuivre celui de nos compatriotes qui tend la main à la personne en situation de détresse, quelle que soit sa situation au regard de la législation sur le séjour. » Des propos qui vont dans le sens de ceux tenus par son collègue de l'Éducation nationale affirmant que l'école républicaine se devait « d'accueillir tout enfant, de quelque origine ou nationalité qu'il soit, en situation régulière ou pas », et qui confirment la capitulation du gouvernement sur le dossier des étrangers en situation irrégulière. De la compréhension et la complaisance avec ceux qui violent la loi, il n'y a qu'un pas que Nicolas Sarkozy a très vite franchi. « Vous savez comme moi que les personnes physiques et les associations humanitaires qui apportent un soutien désintéressé aux étrangers font l'objet d'une grande tolérance de la part des services de police. » On en a, à vrai dire, jamais douté au vu du nombre ridiculement bas des reconduites à la frontière...
✍ É.D FDA juillet 2003
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 21/12/2008 - 12:13
par Pat
Constitution : Sarkozy en flagrant délit de mensonge
Dans son discours au Conseil constitutionnel qui fêtait le 3 novembre son 50e anniversaire, Nicolas Sarkozy s'était félicité que cette institution ait rappelé ces dernières années « que la supériorité du droit communautaire et international sur le droit français ne pouvait s'étendre à la Constitution ».
Pour Jean-Marie Le Pen, il s'agit là d'« un gros mensonge ». En effet, argumente-t-il, « depuis l'arrêt Costa de 1964 qui établissait déjà la primauté de la législation européenne sur les législations nationales, la Cour de Justice européenne a édifié une jurisprudence qui consacre la prééminence du droit communautaire même sur les constitutions nationales. Cela a été reconnu par l'arrêt du Conseil d'Etat du 8 février 2007, que le journal Le Monde qualifia de Waterloo de la souveraineté française ». En réalité, « le Conseil constitutionnel n'a même pas le pouvoir de se prononcer sur la conformité à la Constitution d'une directive européenne. Seule la Cour de Justice européenne peut décider de la validité d'une directive. Comme le remarquent de nombreux juristes, cette Cour se comporte comme la Cour suprême des Etats-Unis, ce qui montre bien sa prééminence sur les constitutions des Etats membres. »
A noter que dans ce même discours, le chef de l'Etat a cru bon de s'en prendre aux "populismes", ce qui lui a valu une verte réplique de Le Pen : « Mieux vaut un populiste qui dit la vérité qu'un démagogue qui ment aux Français. » Et toc !
Rivarol du 28 novembre 2008
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 22/12/2008 - 17:06
par Pat
Sarkozy n'a pas besoin de savants !
EN 1794 lors du procès Lavoisier, le président du tribunal révolutionnaire Jean-Baptiste Coffinhal s'écria à l'adresse de l'accusé qui allait être guillotiné : « La République n'a pas besoin de savants ». Une sentence apparemment plus actuelle que jamais à en juger par les projets du gouvernement consistant à supprimer purement et simplement les épreuves de culture générale dans les concours de catégorie B et C de la fonction publique.
✑ LA CULTURE GÉNÉRALE AUX OUBLIETTES.
Le gouvernement Fillon, qui a signé le 2 décembre une charte avec la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) de Louis Schweitzer, entend en effet promouvoir l'égalité dans la Fonction publique (Etat, collectivités, hôpitaux). A cette fin sont donc énoncés les engagements qui « doivent guider l'action des administrations et des agents qui les composent ».
Si 90 % des 5,2 millions d'agents de l'Etat sont embauchés grâce au système des concours qui « assure l'équité entre les candidats », celui-ci « n'en entraîne pas moins certaines disparités et doit être ajusté pour mieux refléter la diversité de la population », estime le ministère. Ainsi, les épreuves de culture générale vont être réduites en raison des « questions trop académiques » très souvent posées, a expliqué le 1er décembre le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini. Et dès 2009, une formation sur la question des discriminations sera dispensée aux jurys des concours. Autrement dit, l'antiracisme unilatéral et l'homophilie sont plus importants que la culture. D'ailleurs, le président de la République avait lui-même dit récemment son mépris pour La Princesse de Clèves, ne comprenant pas que l'on puisse poser une question dans un concours administratif sur cette œuvre de Madame de La Fayette, Or, comme l'écrit sur son blog le critique Pierre Assouline, la lecture de La Princesse de Clèves sert à « enrichir notre langue à tous dans les rapports quotidiens entre administrés. » Avec Sarkozy, c'est vraiment « la France d'après » promise pendant sa campagne présidentielle qui se dessine peu à peu sous nos yeux : une France métissée, déracinée, déculturée, composée de zombies.
On s'en était déjà pris aux grandes écoles en imposant à Sciences-Po des candidats issus des banlieues allogènes qui, au nom de la discrimination positive, étaient dispensés de passer le concours de recrutement. On impose aux entreprises et aux différents media de recruter des salariés correspondant à la "diversité" de la population, donc des immigrés extra-européens. On s'en prend aux concours d'enseignement, y compris au CAPES et à l'agrégation, en imposant dès 2010 des épreuves didactiques et citoyennes sur les "valeurs" de l'Education nationale et contre les discriminations. Et désormais, toujours dans la même logique, au nom du sacro-saint dogme de l'égalité, qui n'est qu'un nivellement par le bas et l'arasement de toute vraie culture, on anéantit celle-ci pour faciliter le recrutement des Néo-Français comme agents administratifs.
✑ UNE AUTRE CONSÉQUENCE DÉSASTREUSE DE L'IMMIGRATION
Car c'est bien là l'objectif de la réforme. A la question posée par Le Figaro, « Ces épreuves handicapent-elles spécialement les enfants d'immigrés ? », André Santini répond ainsi : « Elles éliminent tous ceux qui n'ont pas ces codes, souvent hérités du milieu familial. C'est une forme de discrimination invisible ». Autrement dit, puisque les immigrés n'ont pas le niveau, supprimons les épreuves cognitives. Il est tellement plus facile de les faire disserter sur les discriminations dont ils seraient victimes ! Depuis plusieurs décennies nous assistons à une abdication délibérée des pouvoirs publics devant l'invasion migratoire, ce qui entraîne des conséquences désastreuses dans tous les domaines : urbanistiques, écologiques, sanitaires, économiques, sociaux, ethniques, religieux, mais aussi culturels et intellectuels. L'on a transformé l'école en une vaste garderie, renonçant à enseigner l'orthographe, la grammaire, la grande littérature. Demandez à un enseignant comment il peut apprendre le français - ou d'ailleurs n'importe quelle autre discipline intellectuelle - dans des classes où beaucoup d'élèves ne parlent pas ou quasiment pas la langue de Molière. La transmission du savoir a été supplantée par celle, obligatoire, de l'idéologie dite antiraciste et antidiscriminatoire, qui détruit toutes nos défenses immunitaires.
Sans surprise, le président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) Patrick Lozès, membre du MoDem de l'agrégé Bayrou, félicite le gouvernement de s'attaquer à « l'élitisme contre-productif des concours administratifs, notamment ceux des catégories B (intermédiaires) et C (la moins qualifiée) » au bénéfice des « couches populaires au sein desquelles les minorités sont très nombreuses. » En revanche, le pourtant très sarkoziste et ultra-sioniste Yvan Rioufol, rédacteur en chef des informations générales du Figaro, déplore sur son blog qu'« au nom de la lutte contre les discriminations, un décervelage collectif se profile ». « Alors que la société accumule les trous de mémoire sur son histoire collective, que l'école ne sait plus transmettre un héritage commun et que le langage s'appauvrit, écrit-il, il est consternant d'observer le gouvernement vouloir accélérer cette mutation vers un monde indifférencié, réduit peu ou prou à la maîtrise de la technique. Cet éloge du clonage et de l'abandon illustre la constatation de Renaud Camus (La grande déculturation, Fayard) : Il n'y a pas de culture possible en régime hyperdémocratique dogmatiquement antiraciste, et, de fait, nous la voyons disparaître sous nos yeux. » Pour sa part, le président de la Nouvelle droite populaire, Robert Spieler, reprend, à l'endroit de Santini, la célèbre formule de Michel Audiard : « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît. »
En réalité, le maire d'Issy-les-Moulineaux fait preuve de la démagogie la plus vile car il est lui-même docteur en droit (ce qui ne l'empêche pas de s'être livré en qualité d'élu à certaines fantaisies financières qui pourraient prochainement lui coûter son portefeuille ministériel), diplômé d'études supérieures de sciences politiques et de japonais. Tartufe, il feint de s'interroger : « A quoi nous sert d'avoir une épreuve d'histoire pour les pompiers ? Ou des gardiens de la paix à bac+4 ? Nous avons atteint les limites d'un élitisme stérile. »
✑ LA VOLONTÉ DE TUER L'ESPRIT CRITIQUE
Ce qui rejoint les propos récents de Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, qui jugeait aberrant d'exiger d'enseignants du primaire cinq ans d'études après le baccalauréat alors qu'ils devaient seulement « changer les couches des enfants » en maternelle. Mais outre que les écoliers sont censés être propres à trois ans quand ils entrent en classe, c'est là une vision bassement utilitariste et technicienne de la fonction publique. Ce qui a fait la gloire et l'honneur de la France pendant des siècles, c'est précisément la qualité, la rigueur, la compétence, la culture, la distinction, l'érudition de ses fonctionnaires. Et le rôle de l'école et la préparation à des concours de recrutement ne devraient-ils pas être précisément de former des gens cultivés et des élites ? Pourquoi avoir peur de ce mot ? Mieux vaut des élites fondées sur le savoir et l'intellect plutôt que sur l'argent, les relations, les connivences idéologiques, maçonniques ou sexuelles comme c'est le cas aujourd'hui.
Des pans entiers de la connaissance sont ainsi sacrifiés de manière systématique et sauvage. Résultat : une régression intellectuelle, morale et spirituelle sans précédent. L'intelligence est en péril de mort. Ce n'est pas un hasard si le Système se méfie du savoir : la culture favorise l'esprit critique, le doute, la contestation. Il est plus difficile de manipuler celui qui sait que celui qui ne sait pas, celui qui lit que celui qui ne lit pas, celui qui a appris à réfléchir, à poser et à se poser des questions que celui qui gobe tout ce que l'on lui dit. Et il est certain qu'en important par millions des immigrés qui n'ont pas nos codes culturels (ne parlons pas des codes civils !), il est beaucoup plus facile pour les puissants de régner sur une masse hétéroclite, déracinée, déculturée, abrutie. C'est la raison pour laquelle on s'en prend prioritairement à la race blanche, car comme le disait le militant syndical "Gracchus" que nous avions interrogé l'année dernière dans notre enquête sur l'avenir du mouvement national, les Blancs, qu'on le veuille ou non, sont depuis plusieurs millénaires les dépositaires de cet esprit critique, de cette capacité de résistance, de contestation et d'opposition que l'on veut absolument annihiler. La déchristianisation massive joue également un rôle considérable dans la réduction de l'esprit critique : l'on ne croit plus à l'enfer mais l'on croit à la Shoah et à l'horoscope !
✑ CRIME CONTRE L'INTELLIGENCE
La charte signée par le gouvernement Fillon n'oublie aucune des exigences du Politiquement et Moralement Correct puisqu'elle prévoit aussi de sensibiliser les agents aux discriminations et de diffuser les « bonnes pratiques » en la matière, c'est-à-dire de coloriser le personnel de manière coercitive. La Fonction publique « est par nature imprégnée de l'esprit d'égalité » mais « des progrès sont encore à accomplir », a reconnu le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth lors de la signature de la Charte. Nous évoluons vraiment en plein communisme : plus l'on tend vers l'égalité, plus l'on développe une atmosphère irrespirable, un monde effrayant. L'égalité n'est pas la justice. Elle est même le contraire de la justice lorsqu'elle favorise les incapables, les médiocres ou les paresseux au détriment de ceux qui travaillent, qui apprennent, qui ont le savoir et la compétence. Mais l'objectif de ce texte est de « faire en sorte que le service public soit davantage à l'image de la population ». On promeut d'abord une immigration massive que l'on impose à notre peuple et après l'on a beau jeu de dire qu'il faut que les Français de souche laissent la place aux nouveaux arrivants. Ce procédé est un véritable crime contre l'esprit, contre la nation, contre le bon sens et devrait révolter tous les hommes libres.
Et naturellement l'on n'oublie pas les homosexuels : dans son enquête, la HALDE pointe du doigt le refus de renouveler l'engagement d'un (seul) maître auxiliaire en raison de son orientation sexuelle. Des invertis et des allogènes en pagaille à tous les niveaux, voilà le rêve de ceux qui nous dirigent et qui ne sont là que pour nous détruire. Un monde affreux se met en place ...
✍ Jérôme BOURBON, Rivarol du 28 novembre 2008
<jeromebourbon@yahoo.fr>.
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 26/12/2008 - 15:50
par Pat
Petit Nicolas divise pour mieux saigner
Exemplaire, la manœuvre de Nicolas Sarkozy sur la taxe professionnelle a agi comme un révélateur. Les petits patrons, les indépendants en général, savent maintenant à quoi s'en tenir au sujet de leurs "défenseurs".
Beaucoup de gens seraient tentés de se désintéresser du problème de la taxe professionnelle. En quoi un impôt touchant les entreprises peut-il les concerner ? En fait, la "TP" est une taxe sur l'emploi, profondément injuste, qui accentue les déséquilibres entre régions, départements et communes. Ainsi, sur le seul plan municipal, son taux moyen se situe-t-il à 19,29 % en Seine-Saint-Denis, et 9,52 % dans les Hauts-de-Seine, départements de la même région Ile-de-France.
L'actuel gouvernement avait fait de la baisse des charges des entreprises son credo, et les patrons, petits et grands, l'avaient cru. Puis, tout au long du printemps et de l'été 1994, s'était déroulée la confuse discussion autour du très tortueux « aménagement du territoire » concocté par Pasqua. La "réforme" de la TP annoncée par le ministre de l'Intérieur était progressivement apparue comme un gigantesque piège, dissimulant mal de futures hausses massives. Aussi, période électorale oblige, ce point essentiel du dispositif Pasqua avait-il été mis, à titre provisoire, entre parenthèses. Dans son coin, Petit Nicolas veillait cependant. Pour le ministre du Budget, il s'agissait de récupérer de l'argent, en mettant la gauche de son côté, et en isolant les ponctionnés. Sarkozy fit savoir alors qu'il envisageait l'augmentation du plafond de la TP, de 3,5 à 4 % de la TVA. Aussitôt, mobilisation générale de tous les patrons, choqués surtout par le revirement de principe du pouvoir. Là-dessus, Petit Nicolas déclare un beau dimanche que « seules les grandes entreprises » seront frappées, les PME ayant moins de 50 millions de francs de chiffre d'affaires seraient épargnées.
Des louanges empressées le saluent instantanément, en provenance de Lucien Rebuffel, pour la CGPME, et de Philippe Courtin, pour les débris de l'ex-SNPMI. Enfin, on établissait une distinction fiscale entre "petits" et "gros" : merci, Sarkozy ! La fausseté du raisonnement est ahurissante : les milliers de grandes entreprises concernées répercuteront à coup sûr leur manque à gagner sur leurs sous-traitants PME qui, de la sorte, paieront aussi la hausse Sarkozy. Quant aux 50 millions de chiffre d'affaires, ils ne signifient pas grand-chose, car ce qui compte dans une entreprise, c'est la "marge", et on peut faire 100 millions de CA et se trouver au bord de la liquidation.
Au passage, on relèvera que l'organe du PC, L'Humanité, a approuvé sur deux pages entières la hausse de la TP, et fait des propositions, ressemblant curieusement à celles de Pasqua. Le libéral-étatisme de Balladur aboutit à de remarquables rencontres.
René-Louis DUVAL National Hebdo du 29 septembre au 4 octobre 1994
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 26/12/2008 - 19:21
par Pat
Nicolas Sarkozy, le cabotinAprès six mois de présidence flamboyante de l'Union européenne, le chef de l'Etat doit revenir aux affaires courantes. Plus dure sera la chute ?
Depuis trois mois, le président français Nicolas Sarkozy raconte aux Français, aux Européens et à qui veut l'entendre sur cette planète que le monde tel que nous le connaissons est voué à une disparition prochaine. Et, au cas où ses interlocuteurs chercheraient un guide pour leur montrer le chemin pour sortir de ces ténèbres vers un avenir plus radieux, voici Sarkozy, l'homme providentiel : "Cette crise, nous ne devons pas la subir, a-t-il psalmodié. Cette crise, nous devons l'affronter de face, sans mentir. Cette crise, elle ne doit pas nous inciter à attendre, elle doit nous inciter à agir, à agir vite, à agir fort." Du pur Sarkozy, tel que nous avons appris à le reconnaître.
Ces outrances langagières auraient valu à n'importe qui d'autre d'être cloué au pilori – même si, sur le fond, il a raison sur la gravité de la crise. N'importe quel autre homme politique se serait fait éreinter pour son insupportable pédanterie, et Sarkozy ne manque pas de détracteurs. Mais, contrairement à d'autres hommes politiques, contrairement, en particulier, à tous les chefs d'Etat de toutes les grandes capitales européennes, Sarkozy n'a face à lui aucune opposition efficace. N'étant de nature ni à se laisser décontenancer ni à présenter des excuses, Sarkozy n'est aujourd'hui, dans la pratique, soumis à aucun contrôle ni à aucun contre-pouvoir. Le président français est devenu une sorte de Prométhée déchaîné, pour le meilleur et pour le pire. Jusqu'ici, dans l'ensemble, on aurait presque tendance à dire qu'il l'a fait pour le meilleur.
Nicolas Sarkozy, ce n'est pas un secret, a beaucoup aimé être le président de tout un continent, en plus de l'être dans son pays, et pourrait soutenir non sans raison qu'il a agi là où d'autres auraient temporisé, qu'il a obtenu des résultats là où d'autres n'auraient fait que parler. Il est incontestable qu'une personnalité comme la sienne s'épanouit en temps de crise. Lorsque la catastrophe financière a explosé, le 15 septembre dernier, avec la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers, Sarkozy aurait refusé le texte d'un discours minimisant l'ampleur du désastre. Il a préféré, dix jours plus tard, annoncer sans ménagement à ses compatriotes qu'il s'agissait de "la fin d'un monde". Libre de toute opposition, à gauche comme à droite, il a pu donner à ses politiques économiques une toute nouvelle orientation. Lui qui a été élu sur un programme libéral est passé à un interventionnisme acharné.
La pirouette est typiquement sarkozyenne. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles il est si doué pour mettre l'opposition au tapis. Son principal credo politique est aujourd'hui ce que les Français appellent le volontarisme*, autrement dit la foi dans sa capacité à influencer le cours des choses par la seule force de sa volonté. Dans cet objectif, il adopte n'importe quelle politique pour peu qu'elle ait l'air de marcher – et de le mettre, lui, sur le devant de la scène.
Mais, si le président français s'est habitué à parvenir quasi systématiquement à ses fins, il semble aussi devenir de plus en plus susceptible face aux critiques appuyées. Autre fait dérangeant, il continue à manipuler les grands médias, dernier bastion de ses détracteurs. Lorsqu'il était ministre, ses coups de fil personnels aux journalistes qui avaient eu l'audace de lui manquer de respect étaient légendaires. Les rapports étroits d'amitié qu'il entretient avec de grands patrons de presse sont également bien connus. Plus grave, Nicolas Sarkozy est en passe de modifier le statut de l'audiovisuel français ; le dirigeant du réseau public France Télévisions sera désormais nommé directement par le chef de l'Etat. Au bout du compte, Nicolas Sarkozy passera-t-il à la postérité en homme providentiel, ou simplement comme un individu arrogant et têtu ? Seule l'histoire pourra le dire – et, peut-être, ses homologues européens. Les Français, eux, l'ont placé à la tête de l'Etat – où il n'en fait qu'à sa tête.
EXTRAIT DE NEWSWEEK communiqué par François Guillaumathttp://www.libeco.net/magazine.htm
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 27/12/2008 - 19:02
par Pat
Bruxelles épingle Sarkozy.
Philippe Séguin, président de l'Assemblée nationale, a enfoncé avec fracas une porte ouverte : il a fait semblant de découvrir que le Parlement français était subordonné à la Commission de Bruxelles. Pour un «opposant» au traité de Maastricht, la prise de conscience est tardive.
C'est la question du déficit dans le projet de budget 1995 qui a rendu l'évidence... évidente. Le conseil des ministres de l'Economie de l'Union européenne a formulé un rappel à l'ordre sur cette question à l'élève Balladur. Du coup, les prérogatives du Palais-Bourbon, en matière d'examen de la loi de Finances, sont apparues comme une fiction.
✎ Déficit truqué
Le groupe de députés UDF-RPR qui a demandé au gouvernement de s'opposer à une « recommandation préalable » sur notre budget de la part du Conseil européen, a empoisonné la vie du pauvre Edmond Alphandéry. Le ministre de l'Economie a supplié le Conseil de reporter sa recommandation. Il n'a obtenu qu'un bref sursis. Mais Balladur prétend avoir sauvé la face. Il contraint ainsi sa majorité à l'appuyer.
Cela ne change rien au fait que l'indépendance nationale soit foulée aux pieds. Le Front national l'a exprimé avec clarté. Alors, la bronca de Séguin n'a-t-elle été qu'une tempête dans un verre d'eau ? Elle a eu quand même deux effets annexes, l'un touche la politique interne au RPR, l'autre, involontaire, met Balladur dans l'embarras. Car la polémique est survenue au moment où se révélait le trucage du budget. Précisément sur le déficit.
☞Un document confidentiel de la direction de la prévision du ministère de l'Economie, mystérieusement lâché à la presse, a dévoilé de pot aux roses. Le déficit 1995, dans le projet de budget Sarkozy, est chiffré 274,6 milliards. Pour la direction de la prévision (dont la note n'est pas contestée, quant à son authenticité), il s'élève à 325,5 milliards. Une différence de 50 milliards ! Les explications embrouillées de Sarkozy ont justifié la critique de Jean-Marie Le Pen : « Ce budget est un budget de campagne électorale. »
A Bruxelles, les eurocrates se frottent les mains. Avec des trucages aussi grossiers que ceux de Sarkozy (il n'y a pas que le déficit à avoir été maquillé) Ils peuvent mettre avec aisance Balladur sous pression. Et étrangler encore un peu plus notre indépendance économique.
✍ R-L.D National Hebdo du 20 au 26 octobre 1994
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 04/01/2009 - 1:13
par Pat
Relance, audiovisuel : Les «Vietnam» de Sarkozy ?
Il voulait la Justice, ministère régalien, il a la Relance, ministère «transversal». Le 5 décembre, Patrick Devedjian qui, tricard au printemps 2007 du « gouvernement d'ouverture » exigé par Sarkozy, avait publiquement déploré que cette ouverture ne s'étendît pas « jusqu'aux sarkozystes », a été en effet chargé de veiller à l'application du plan de relance économique de 26 milliards, d'euros que le chef de l'Etat avait dévoilé la veille à Douai. A ce poste, l'ancien tape-dur du mouvement Occident recyclé dans le gaullisme d'affaires comme député-maire d'Antony dans les juteux Hauts-de-Seine fera-t-il plus d'étincelles qu'il n'en a fait au secrétariat général de l'UMP ? Responsabilité qui échoit du coup à un autre fidèle de l'Elyséen, le très ambitieux Xavier Bertrand, qui du coup abandonnera le 24 janvier son superministère dit stratégique du Travail et des Affaires sociales. Preuve que, pour Sarkozy, la remise au pas d'une UMP parfois cabocharde (voir la fronde sur le travail dominical, qui a d'ailleurs conduit au report sine die du vote de ce texte scélérat) passe avant la situation des Français.
Deux gros os pour Devedjian : outre qu'il risque de se mettre à dos ses collègues concernés par le fameux plan, et sur lequel il devrait théoriquement avoir la haute main afin de s'assurer que, selon l'injonction présidentielle, « l'argent que nous mettons en plus dans les ministères servira à financer non pas les dépenses courantes et habituelles, mais vraiment le plan de relance qui a été décidé » (et qui, parole de Sarkozy, « sera mis en œuvre intégralement, rapidement, totalement » ), tout échec lui sera imputé, Or, il est probable que les 26 milliards tirés d'on ne sait d'où puisque « les caisses sont vides » , mais dont il est en tout cas reconnu qu'ils seront financés par le déficit - qui, frôlant les 76 milliards d'euros - dépassera du coup 4 % du PIB, un point de plus que le maximum fixé par les critères de Maastricht, seront autant de cautères sur une jambe de bois. Très loin du 1 % de croissance qu'ils étaient censés procurer, et qui a du reste été ramené dès le lendemain à 0,60.
Certes, on ne reprochera pas à l'Elysée et à Matignon d'avoir privilégié les investissements plutôt que la consommation, qui rapporte essentiellement aux industriels étrangers, qu'il s'agisse de textile, de jouets ou de biens dits par antiphrases culturels, CD, DVD et télés. Mais l'arsenal de mesures «audacieuses» et « ambitieuses » détaillé par Sarkozy à Douai, avec par exemple l'injection de 11,5 milliards d'euros au profit de « grands travaux d'infrastructures », comme les lignes TGV, les universités et la Défense, ou encore le plan de construction de « 100 000 logements sociaux » n'aurait de sens que s'il profitait à la communauté réellement nationale. A l'inverse, les travaux pharaoniques dont se gargarise l'Exécutif bénéficieront en priorité à l'immigration choisie en ce qui concerne la construction, et à l'Immigration subie pour ce qui est des logements sociaux. Délégué interministériel à l'égalité des chances, le Libano-Guadeloupéen Patrick Karam ne déclarait-il pas le 2 décembre, lors de la signature d'une convention entre la ministre Boutin et une quarantaine d'associations dont SOS-Racisme et la Maison des Potes, qu'il y aurait « zéro tolérance en matière de discriminations sur le logement » ? Voici les sous-chiens avertis,
C'est début janvier que l'Assemblée nationale examinera le plan de relance qui, selon nombre d'économistes mais aussi l'oracle Jacques Attali que Sarkozy avait chargé d'un rapport « pour la Libération de la Croissance » , ne devrait d'ailleurs colmater les brèches que jusqu'en mars tant la situation est désespérée. Sa ratification sera-t-elle aussi aléatoire que celle de la réforme de l'audiovisuel ?
Le jour même de la nomination de Devedjian, on apprenait en effet que le vote solennel de cette loi, prévu le 9 décembre, était repoussé d'une semaine, 14 articles du texte seulement - dont la, très controversée nomination du président de France Télévisions par le chef de l'Etat - sur 56 ayant été adoptés. Et qu'au Sénat, son examen en séance publique n'interviendrait pas avant le 31 décembre, ce qui repoussera à janvier le vote au palais du Luxembourg.
Ce qui devait être une simple formalité dans l'esprit de Sarkozy est en effet devenu pour lui un cauchemar, un « Vietnam parlementaire » disent certains. Car un quarteron de députés UMP renâclent toujours devant le « fait du prince » (Bertrand les remettra-t-il dans le droit chemin ?), les alliés du Nouveau Centre se réfugient dans une prudente abstention, et la gauche a sauté sur cette occasion introuvable d'afficher une unité de façade et de se refaire une santé médiatique (ce dont le président aurait pu se douter) en déposant des milliers d'amendements sur ce sujet si public et qui lui a toujours été très cher. Du coup, après avoir envisagé de réduire l'opposition à coups de 49-3, le gouvernement serait tenté de faire passer par décrets les points les plus épineux telle la suppression de la publicité sur France Télévisions. Suppression fixée au 5 janvier ... soit avant la fin du débat parlementaire qui devait en décider ! On est en plein arbitraire.
Et la situation se complique encore du fait que, pour compenser le monopole qui leur sera si généreusement offert sur la publicité, les chaînes privées devaient verser 3 % des ressources qu'elles en tireront au secteur public. Or, en raison de la crise - décidément, on y revient toujours ! - et de la baisse de la «réclame» qui s'ensuit, les recettes publicitaires de TF1 ont chuté de 5 % tandis que son résultat net baissait de 33 % pendant les trois premiers trimestres de 2008. Si cet effondrement se poursuit, voire s'aggrave, la part attribuée à France Télévisions tiendra de la portion congrue, d'autant qu'un amendement UMP suggère de réduire cette part de moitié, 1,5 % au lieu de 3.
Ce dont nous nous consolerions aisément car si TF1 vend du « temps de cerveau humain disponible à Coca Cola » comme l'avait avoué son PDG Patrick Le Lay en 2004, les chaînes France 2, 3 et 5 ainsi que Arte et les radios d'Etat bradent ce temps de cerveau aux rastas et aux vengeurs de la Shoah, ce qui n'est pas plus méritoire d'un point de vue national. Mais des amendements UMP signés Jean-François Copé et Christian Kert entendent aggraver encore cette dérive en obligeant l'audiovisuel public à mélaniser toujours plus ses « écrans pâles » (sic), cela sous le contrôle de la HALDE qui devra remettre avant le 31 décembre 2009 un rapport au Parlement, dont la mission essentielle, à en croire ces caciques, serait de « lutter contre les discriminations et de mieux refléter la diversité de la société française ».
Sans doute cette préoccupation hautement éthique n'entrait-elle pas en ligne de compte dans les calculs de Sarkozy. Lequel ne voyait dans cette opération à mener d'urgence qu'un moyen de remercier son «frère» Martin Bouygues, patron de TF1, de ses bons offices avant et pendant la campagne présidentielle de 2007 et, la faillite d'une des chaînes publiques étant prévisible, de faire à bon compte cadeau de la naufragée à quelque autre de ses bienfaiteurs. Par exemple le milliardaire Vincent Bolloré - entre autres PDG de Havas, 6e groupe de communication mondial, et déjà fondateur de la chaîne de télévision Direct 8 - sur le yacht princier duquel il s'était embarqué à peine élu à la magistrature suprême,
Mais la Blitzkrieg s'enlise. Avec Martine Aubry cheftaine du PS, en sera-t-il de même pour le plan de relance, déjà très critiqué par les socialistes (1) ? A la faveur du krach mondial survenant en pleine présidence française de l'Union européenne, le petit-fils du Dr Mallah se voyait en maître du monde. Le cataclysme financier devenu économique pourrait bien au contraire montrer ses limites. Celles d'un politicien retors, hyperactif et brillant, mais en aucun cas d'un homme d'Etat.
RIVAROL 12 décembre 2008
<galic@rivarol.com>
(1) Ainsi que par le Front national. « Certaines mesures en faveur des plus modestes, des handicapés et des familles sont certes bienvenues, mais ce saupoudrage à crédit ne correspond en rien aux promesses », estime ainsi Jean-Marie Le Pen, qui ajoute que « ce plan n'est rien d'autre que la déclinaison française du plan d'orientation arrêté la semaine dernière par la Commission européenne. M. Sarkozy tient à se montrer le bon élève de Bruxelles. Toutefois il triche quelque peu. Car sur ces 26 milliards, 11 ne sont que des remboursements anticipés de l'Etat aux entreprises. »
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 05/01/2009 - 12:16
par Prodeo
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Sarko est un aigle dont sont faits les faucons ! Il est vrai qu'on... $@£€&#%§?
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 17/01/2009 - 17:12
par Pat
« L’exemple vient d’en haut »Posté par Olivier de Granvil le 17 janvier 2009A l’occasion de ses vœux aux forces de sécurité mercredi à Orléans, le petit — par l’honneur et l’intégrité — Président de la République Nicolas Sarkozy a osé conseiller à l’assistance de gendarmes et de policiers : «
Vous serez respectés parce que vous êtes irréprochables. Pas de tutoiement, pas de bavures. On ne lutte pas contre la délinquance avec des méthodes de délinquant. »
Mais on se souvient que quelques mois plus tôt, alors qu’un passant du salon de l’agriculture rejetait sa main tendue, «
touche-moi pas, tu me salis », Sarkozy avait quelque peu failli à cette fonction présidentielle bien trop haute pour lui en répondant «
alors casse-toi pauvre con » ! Pourtant Sarkozy n’était ni en danger, ni face à un délinquant, ni au terme d’un interrogatoire difficile et usant comme peuvent l’être parfois les forces de l’ordre — ce qui explique des tutoiements agacés, compréhensibles pour un être humain.
Certains diront que ce comportement est une exception. Il n’en est rien. Le tutoiement est quasi-systématique chez le petit président lorsqu’il se sent agressé, comme il l’avait fait par exemple en réponse à un marin-pêcheur en colère qui l’insultait en novembre 2006. Sarkozy avait bredouillé quelque chose comme : «
Qui est-ce qu’a dit ça ? C’est toi qu’a dit ça ? Bah descends un peu le dire. Descends le dire. Si tu crois… Si tu crois que… Si tu crois que c’est en insultant que tu vas résoudre les problèmes des pêcheurs, eh ben permets-moi de te dire que…». Telle est la personnalité de Sarkozy. Un garçonnet instable et susceptible, sans hauteur d’esprit et sans épaisseur malgré sa fonction, qui se vexe, s’emballe et s’énerve dés que sa petite personne est attaquée.
Ainsi, après avoir envoyé les policiers et gendarmes au casse-pipe lors des émeutes de novembre 2005, leur interdisant de ne pas se défendre comme il se doit, au péril de leur vie — voir la disproportion entre les victimes du côté de la police (56 blessés et 1 mort) et celles du côté des émeutiers (aucune !) —, Sarkozy se permet de leur donner des leçons solennelles devant les caméras, alors que son exemple est pitoyable.
Nicolas Sarkozy est un tout petit président de la République, qui fait honte à la grandeur qui fut un jour celle de la France.
Source VFN
http://www.nationspresse.info/
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 20/01/2009 - 18:45
par Pat
Selon un rapport sénatorial, Sarkozy tarde à rendre applicables les lois qu’il fait voterSelon le rapport sénatorial annuel de contrôle de l’application des lois publié le 30 novembre 2008 et consultable sur le site du Sénat, seules 7 des 56 lois votées au cours de l’année parlementaire 2007-2008 sont totalement applicables à ce jour, les autres étant partiellement ou totalement inapplicables en raison de retards anormaux pris dans la publication des décrets d’application des textes concernés !
Le phénomène n’est certes pas nouveau, on se souvient que lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, la frénésie législative de Nicolas Sarkozy s’était déjà largement heurtée à cet écueil, la plupart des textes se trouvant sous les projecteurs des médias étant inapplicables en l’état. François Fillon avait pourtant imposé aux administrations “l’obligation” de publier les décrets “dans un délai de six mois” dans une circulaire en date du 29 Février 2008, déclarant alors : “faire en sorte que soient rapidement prises les mesures réglementaires nécessaires à l’application de la loi est une condition de la crédibilité politique des réformes engagées par le Gouvernement. Le vote de la loi n’est pas l’achèvement de la réforme”.
Y aurait-il négligence de la part de l’éxécutif dans l’achèvement desdites “réformes” ? Ce serait un comble à l’heure où ce dernier cherche à justifier la limitation du droit d’amendement au nom de la nécessité de légiférer vite et bien en luttant contre l’obstruction parlementaire !
Pierre Cheynet, Secrétaire départemental du Front National de Haute-Loire
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 03/02/2009 - 19:14
par Pat
Chérèque accuse Sarkozy de jouer un jeu dangereux avec l’anarco-syndicalismeLe secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, dénoncer le choix de Nicolas Sarkozy de “survaloriser médiatiquement Sud” pour affaiblir les autres syndicats. Il a jugé que ces petites manœuvres revenaient à jouer “un jeu dangereux”.
“On voit bien la tactique : on se créé un ennemi qui n’existe pas, qui fait moins de 4 % aux élections des prud’hommes, qui est présent dans quelques entreprises publiques et qu’on survalorise au niveau médiatique pour inévitablement affaiblir le syndicalisme, puisque l’image que donne Sud est une image négative pour le syndicalisme” a déclaré le leader de la CFDT.
Notons au passage que l’Elysée joue le même jeu en matière politique avec le trotskiste Besancenot.
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 09/02/2009 - 22:30
par Pat
OTAN: Sarkozy décide la “normalisation” de la FranceEn 1966, le général de Gaulle avait signifié aux Américains le retrait de la France des structures militaires intégrées de l’Otan, afin d’affirmer l’autonomie nationale en pleine guerre froide; il s’appuyait sur l’acquisition de l’arme nucléaire.La réintégration voulue par Nico l’Américain et conçue comme une “normalisation” est en passe d’être scellée. On se souvient ce que ce terme de”normalisation” signifiait du temps des satellites de l’Urss. Cet acte de soumission à la vision unilatérale du monde se déroulera en avril à Strasbourg et Kehl, lors du sommet marquant les 60 ans de l’OTAN, auquel participera Barack Obama.
Concrètement, la réintégration pleine de la France devrait se traduire par l’envoi de quelque 900 militaires français dans l’appareil militaire intégré de l’OTAN. Ce qui entraînera un coût financier élevé.
La Turquie souhaite pouvoir obtenir de la France plus facilement une approbation complète son intégration européenne.
Sans que personne n’ose l’avouer ouvertement, il est vraisemblable que la question de la Turquie fait partie du paquet cadeau de ce que l’Elysée nomme la “normalisation”.
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 10/02/2009 - 18:56
par Pat
UE : l’intempérance de Sarkozy pourrait compromettre la ratification tchèque du traité de LisbonneFurieux de ne pas avoir pu conserver la présidence tournante de l’Union européenne (justement parce qu’elle était « tournante » et qu’il fallait laisser la place à la Tchéquie), Nicolas Sarkozy multiplie les provocations à l’égard des Tchèques.
Le chef de l’Etat a commencé par déclarer à propos des initiatives de la présidence tchèque relative à la crise économique : “Il ne faut pas leur en vouloir à eux spécialement, ils font ce qu’ils peuvent”.
Parallèlement à ce mépris affiché fort peu diplomatiquement, le président de la France n’a de cesse que de lancer des initiatives parasites avec sa nouvelle amie Angela Merkel.
Histoire d’en rajouter une couche, Nicolas Sarkozy a déclaré lors de son émission sur la crise avec une maladresse visiblement calculée: “Si on donne de l’argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n’est pas pour apprendre qu’une nouvelle usine va partir en Tchéquie ou ailleurs”. Le plan de sauvetage de l’industrie automobile française qui prévoit – à juste titre- une condition suspensive en cas de délocalisation des emplois est devenu un acte de défiance ciblé.
Les dirigeants tchèques sont arrivés à un point d’irritation qu’ils seraient tentés de ne pas de ratifier le traité institutionnel de Lisbonne.
Surtout que Nicolas Sarkozy ne se prive d’être aussi lourd si, à la clé, le torchon de Lisbonne doit être rangé dans un placard ou mieux déchiré.
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Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 13/02/2009 - 0:54
par Pat
LUNDI 9 FEVRIER 2009
SARKO FESTIVALLe président de la république a pris la parole le 5 février 2009 après la grève accompagnée du défilé des foules dans la rue. L'objectif était de renforcer le prétendu plan de relance et de prouver aussi qu’il y avait un pilote dans l'avion. Le drame est que l'avion n'a plus de kérosène par la faute du pilote lui-même et qu’il est destiné à s'écraser quelque part sans que l’on sache où ni quand.
Pourtant le premier ministre avait montré, quelques jours avant, qu'il existait bel et bien en tant que tel, en lançant publiquement 1000 projets pour sauver l'économie ; voici une idée totalement folle s’inspirant de la méthode du mécano : en manipulant mille robinets l’on créerait du gaz là où il n’y en a pas.
Le président d'ailleurs a, d’emblée, exclu toute sorte de changement puisqu'il a nettement précisé qu’il n’y aurait pas de rupture ; or il a bien été élu par une majorité voulant rompre avec l’étatisme ou le socialisme, ce qui revient au même, et, néanmoins, depuis sa prise de pouvoir il a couru sans cesse après le socialisme. Nous avons souvent montré qu’en dix-huit mois sous son règne la France a fait des progrès dans le sens du socialisme bien supérieurs à ce qu’aurait réalisé sa concurrente Ségolène Royal.
Voyons, dans le détail, l’intervention qui était un vrai festival.Il a réaffirmé qu'il fallait favoriser l'investissement mais l’investissement public, ce qui manifeste bien que, pour lui, le salut ne peut venir que de l’Etat. La lenteur et la complexité habituelles aux énormes projets sont au rendez-vous et l’effet sera nul, d’autant plus que certains des projets étaient déjà dans les tuyaux ; s’il y a un effet, ce sera loin dans le temps ; en outre beaucoup de ces investissements ne seront pas du tout rentables et générerons de la pauvreté : c’est le cas de la plupart des projets de TGV. L'on sait que le TGV est une des causes de la ruine de la SNCF, laquelle joue un rôle majeur dans la ruine de la France elle-même.
Autre mesure présentée par la presse comme géniale : la suppression annoncée pour 2010 de la taxe professionnelle. Là encore l'erreur est grave car tout impôt est meurtrier par nature et la manipulation des impôts n'a jamais créé de richesse. Les impôts sont meurtriers par procuration en quelque sorte : le meurtre initial est celui de la dépense publique, support de l’impôt.
Comme ce qu'il a fait lorsqu'il a décidé, à l’improviste, de supprimer la publicité pour les chaînes publiques de télévision, il a lancé la nouvelle idée de la taxe professionnelle sans mesurer les conséquences. Les commentateurs font remarquer à juste titre que cette taxe professionnelle est une ressource importante pour les collectivités territoriales. Pour pallier sa suppression, une nouvelle giclée de lois sera nécessaire avec, sans doute, de nouveaux impôts ailleurs.
Il aurait pu remarquer, justement, que ce pouvait être l'occasion pour les élus et les dirigeants de ces collectivités territoriales, de renoncer à une partie des dépenses fabuleuses qu’ils infligent à leurs concitoyens pour des projets ruineux et inutiles ; parmi ces dépenses, se trouvent les avantages personnels extraordinaires dont ils bénéficient ; comment aurait-il pu prêcher cette nécessaire sagesse, alors que le champagne vient de couler à flot dans tous les ministères pour des vœux dont les foules dans la rue n’avaient nul besoin ! Un des plus prestigieux et joyeux cumulard a dit qu’il maintenait les vœux car ils étaient favorables à la relance !
Nous avons goûté à l’odeur nauséabonde de la lutte des classes : il fallait aider « les classes moyennes inférieures » ? Et pourquoi pas alors les classes moyennes demi-supérieures et les classes moyennes tout à fait supérieures ? Pour ce faire une nouvelle extension de l’usine à gaz universelle va être bâtie à la hâte sous forme d’un avantage dans l’impôt sur le revenu.
Il faut, paraît-il, aider les jeunes qui commencent à travailler et, pour n’avoir pas accumulé d'ancienneté, se trouvent surpris par la crise. Mais alors pourquoi ne pas aider les quadras que l'on licencie et qui ont bien plus de besoins que les jeunes puisqu’ils sont souvent chargés de famille ? Egalement il est proposé de mieux indemniser le travail partiel. Toutes ces rubriques reviennent à arroser au hasard avec de l’argent qui n’existe pas.
Une autre mesure présentée comme géniale est le partage des bénéfices entre les entreprises et les salariés, avec indication d'une piste de réflexion à savoir la règle des trois tiers. Là aussi, c'est le gâchis qui continue ; il y a déjà plusieurs formules d'intéressement des travailleurs aux bénéfices et nous allons avoir un nouveau déluge de complications destructrices pour les entreprises. En outre, il est tout à fait impossible de décider de la salle des fêtes de l'Élysée ce que doivent, ce que peuvent faire les employeurs : il existe des millions de situations diverses et variées : c’est au chef d’entreprise de décider ce qu’il veut et peut faire pour favoriser ses troupes compte tenu de son métier et de son profil.
Avec ses multiples cerveaux, dixit Carla, le président va plus loin dans l’interventionnisme : il ambitionne de devenir rien de moins qu’un DRH universel ! Il ne s'est pas contenté d’envisager de limiter les salaires des patrons, domaine où il n’est pas compétent ; il a indiqué qu’il trouvait critiquable la façon dont sont rémunérés les traders !
Pour favoriser le pouvoir d'achat, il se propose de faire appel à un nouveau gadget à savoir la baisse de la TVA sur la restauration, les produits dits abusivement propres et les produits culturels : cela va-t-il donner un peu plus de légumes dans le panier de la ménagère ? En tout cas et immédiatement, il a vu la limite de ses possibilités d'action puisqu’il faut un consensus européen sur le sujet et sans se moquer de lui-même, il a dit textuellement : « Ça bouge d’autant plus que le ministre des finances allemand a dit qu'il était prêt à faire un geste » : nous voici à la merci du clin d’œil d’un ministre teuton !
Tout le discours était baigné dans la politique politicienne. Les prétendus cadeaux faits à certains et aux jeunes étaient là pour montrer à l'opposition que le pouvoir s'occupait aussi du pouvoir d’achat et de la consommation.
Le tout s'inscrivait dans l'image convenue que la droite s'occuperait plutôt des investissements et la gauche de la consommation. En fait, sur le plan économique, c'est du pareil au même, dès lors qu’il s’agit d’investissements publics et la relance par la consommation est d’avance nulle et non avenue.
La seule conséquence inévitable sera de laisser filer les déficits : le pourcentage déjà abusif des 3% n’est plus qu’un souvenir. Quant à la dette publique, elle atteint 67 % du PIB en 2008 et passera à 69,9% en 2009 ; en plus on sait que les calculs officiels sont gravement minorés !
Il s'affirme résolu à réformer le capitalisme ; le capitalisme est la liberté en action et, s’il y a lieu, il peut se réformer lui-même. Au nom de quelle légitimité et avec quelle compétence, un pouvoir composé d’une foule de prédateurs publics peut-il réformer le capitalisme ? C’est encore un parfum de lutte des classes.
Il faut certes développer les investissements, mais l'investissement privé seul capable de créer de la véritable richesse. Pour cela il faut dégager les obstacles que des pouvoirs quasi socialistes ont dressé depuis des décennies devant l’investissement privé.
Si le président avait rompu avec le socialisme lors de l'été 2007 la France aurait amorcé un virage majeur lui redonnant de la richesse et l'optimisme qui va avec la richesse. Elle aurait alors abordé la crise avec des réserves en reconstitution.
Pour poursuivre dans l’immobilisme, le pouvoir va réunir les chefs syndicalistes, eux-mêmes scotchés à leurs privilèges personnels, le 18 février. Chacun retrouvera prestement son rôle.
Un matamore ne fait pas un pilote et la France continuera à dériver au gré des jeux de la politique et du hasard.
Michel de Poncins http://www.libeco.net/magazine.htm
Re: Dites tout sur Sarkö...
Publié : 13/02/2009 - 10:28
par DuG