Les privilégiés de la république.
Publié : 02/05/2007 - 23:05
Les 577 députés de l'assemblée nationale affichent un train de vie...
sénateur!
Quand près de 7 millions de personnes vivent vivent avec moins
de 800 euros par mois, ces privilégiés de la république perçoivent
une indemnité de 6857 euros par mois!
A cette somme déjà conséquente, vient s'ajouter un crédit mensuel
pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs de 8784 euros, que
l'élu peut utiliser à sa guise.
Dans un pays où le smic net n'atteint pas les 1000 euros par mois,
on comprend que l'Assemblée nationale soit devenue la chasse
gardée des partis du système.
Les millions de chômeurs français qui payent leur carte orange
ne pourront qu'envier ces députés qui voyagent en France gratuitement
en train et en première classe, ne payent pas le métro, et très
rarement l'avion.(En 2005, les dépenses de voyages et déplacements
des députés ont coûté aux contribuables près de 7 millions d'euros.)
De même les SDF ne pourront que regretter de n'avoir pas
embrassé une carrière de député, lequel paie 30 euros
une chambre dans un hôtel quatre étoiles!
Et si on dort très bien et pas cher, on mange également plus qu'à
sa faim à de très bonne tables pour une somme toute aussi
dérisoire.
Des prêts d'aide au logement défiant toute concurrence(2%) sont
par ailleurs accordées aux députés souhaitant financer un logement
personnel ou une permanence électorale.
A un moment où les français sont appelés à se serrer la ceinture,
croulent sous les prélèvements fiscaux et voient inexorablement
leur pouvoir d'achat s'effriter, la représentation nationale n'est pas
touchée par la crise et ne se croit pas obligée de montrer l'exemple
en matière de rigueur budgétaire.
En dix ans (1995-2005), le budget de l'assemblée a augmenté
de près de 19% pour atteindre la coquette somme de 518 millions
d'euros. Si on est encore loin des extravagances financières de
l'Elysée ( officiellement 32 millions d'euros par an depuis que Chirac
s'y est installé mais près de 100 millions selon le rapport du député
Rosière), cette frénésie de dépenses somptuaire frise l'indécence
dans un pays plongé dans une profonde crise sociale et économique.
par Eric Domard dans Français d'Abord de mai.
sénateur!
Quand près de 7 millions de personnes vivent vivent avec moins
de 800 euros par mois, ces privilégiés de la république perçoivent
une indemnité de 6857 euros par mois!
A cette somme déjà conséquente, vient s'ajouter un crédit mensuel
pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs de 8784 euros, que
l'élu peut utiliser à sa guise.
Dans un pays où le smic net n'atteint pas les 1000 euros par mois,
on comprend que l'Assemblée nationale soit devenue la chasse
gardée des partis du système.
Les millions de chômeurs français qui payent leur carte orange
ne pourront qu'envier ces députés qui voyagent en France gratuitement
en train et en première classe, ne payent pas le métro, et très
rarement l'avion.(En 2005, les dépenses de voyages et déplacements
des députés ont coûté aux contribuables près de 7 millions d'euros.)
De même les SDF ne pourront que regretter de n'avoir pas
embrassé une carrière de député, lequel paie 30 euros
une chambre dans un hôtel quatre étoiles!
Et si on dort très bien et pas cher, on mange également plus qu'à
sa faim à de très bonne tables pour une somme toute aussi
dérisoire.
Des prêts d'aide au logement défiant toute concurrence(2%) sont
par ailleurs accordées aux députés souhaitant financer un logement
personnel ou une permanence électorale.
A un moment où les français sont appelés à se serrer la ceinture,
croulent sous les prélèvements fiscaux et voient inexorablement
leur pouvoir d'achat s'effriter, la représentation nationale n'est pas
touchée par la crise et ne se croit pas obligée de montrer l'exemple
en matière de rigueur budgétaire.
En dix ans (1995-2005), le budget de l'assemblée a augmenté
de près de 19% pour atteindre la coquette somme de 518 millions
d'euros. Si on est encore loin des extravagances financières de
l'Elysée ( officiellement 32 millions d'euros par an depuis que Chirac
s'y est installé mais près de 100 millions selon le rapport du député
Rosière), cette frénésie de dépenses somptuaire frise l'indécence
dans un pays plongé dans une profonde crise sociale et économique.
par Eric Domard dans Français d'Abord de mai.