Messagepar Comptable » 10/05/2007 - 16:28
Paru dans un journal du soir ce jeudi 10 mai.
Vous allez voir que malgré ses 1.93% le PCF va encore avoir plusieurs députés alors que nous n'en aurons aucun.
Gavez-vous, gavez-vous, un jour vous devrez rendre gorge, mesdames et messieurs.
La secrétaire nationale du Parti communiste français, Marie-George Buffet, a lancé, jeudi 10 mai, à Stains (Seine-Saint-Denis), un appel à toute la gauche afin qu'elle organise une "riposte générale" à Nicolas Sarkozy et à "tout faire pour faire élire un maximum de députés". Jurant qu'il ne s'agit pas d'un appel du pied au Parti socialiste, elle veut juste démontrer qu'"un dialogue est nécessaire quand la gauche est en danger". "Il faut que la gauche soit intelligente et respecte le pluralisme", devait cependant ajouter Mme Buffet. La petite phrase n'est pas anodine.
Voilà deux jours que le PCF "discute" avec la direction du PS. "A la demande des communistes", selon les socialistes. Mercredi 9 mai, Dominique Grador, Jean-François Gau et Michel Laurent, membres de l'exécutif communiste, rencontraient Daniel Vaillant et Bruno Le Roux pour examiner la carte électorale de la gauche et voir comment éviter la débâcle. Le PCF explique souhaiter "le succès du plus grand nombre de députés de gauche" et demande expressément que dans 7 ou 8 circonscriptions, le PS retire son candidat afin de "sauver" quelques députés en situation délicate. C'est notamment le cas pour Frédéric Dutoit dans les Bouches-du-Rhône et Alain Bocquet dans le Nord.
"RÉCIPROCITÉ" EXIGÉE
Les émissaires socialistes ne ferment pas la porte mais expliquent qu'il faudrait alors une "réciprocité" : en clair, le retrait d'un nombre équivalent de candidats communistes. "Nous sommes prêts à faire des gestes symboliques mais il faut aussi tenir compte du rapport de forces", assure Daniel Vaillant. Certains responsables du PS ne seraient pas hostiles à "quelques primaires à la loyale", remarque François Hollande. Les deux délégations sont convenues de se revoir après le secrétariat national du PS qui devait statuer jeudi sur les demandes du PCF.
Pendant ce temps, les cadres communistes étaient réunis pour discuter des chances du parti aux législatives. "L'heure est grave", prévenait Joël Greder, présidente du conseil national. "Nous voulons créer les conditions pour qu'il y ait une dynamique à gauche qui permette qu'il y ait suffisamment d'élus communistes pour faire un groupe à l'Assemblée et nous ne partons pas comme si nous étions battus", expliquait Patrice Cohen-Seat, bras droit de Mme Buffet. Mais de nouvelles sur les discussions avec le PS, point. "Nous ne ferons pas de cuisine interne pour sauver tel ou tel député", assurait le porte-parole Olivier Dartigolles.
Le front haut, les mains propres!