FN-vite a écrit :Miroir a écrit :Bien sûr, le fonctionnement d'un conducteur de véhicule (attention, réflexes, mécanisme de prise de décision, etc...) ne dépend guère des règles de la mécanique ou du code de la route. D'ailleurs, il se rapproche du fonctionnement d'un pilote d'avion par exemple qui doit respecter des règles différentes.
C'est comme si on ne voulait pas séparer le fonctionnement d'un ordinateur des particularités des différents programmes qui l'utilisent.
C'est confondre le fonctionnement interne et ce à quoi il s'applique qui serait réellement superficiel.
Mais c'est indissociable, sinon l'analyse sera erronée, ou incomplète dans le meilleur des cas !
Si tu étudies le comportement d'un conducteur emmenant son enfant d'urgence à l'hôpital parce qu'il risque de mourir sans soins administrés rapidement, en plein centre ville et à une heure de pointe, du devras forcément tenir compte des paramètres qui le poussent à adopter son comportement du moment. Pour preuve, étudie ensuite le comportement du même conducteur partant en vacances de nuit sur l'autoroute avec son enfant en pleine santé et dormant à l'arrière...
Bien sur il reste possible de limiter son analyse au fait que dans le premier cas, le conducteur avait bu 2 verres de vin et conclure que l'alcool et la vitesse excessive est synonyme d'un comportement agressif, dangereux et irresponsable. La conclusion ne sera pas forcément fausse, mais l'analyse sera erronée ou incomplète.
Pour un ordinateur, si tu l'étudie avec 20 programmes tournant en arrière plan demandant 80% des ressources, avec une alimentation branché sur un secteur fournissant 190V, le tout dans une pièce à 40° de température ambiante et dont l'air sature d'humidité, tu as toutes les chances de ne pas reconnaitre la machine si tu arrêtes les programmes, lui fournis 230V, dans une pièce sèche et climatisée...
Le même ordinateur sera soit bon à jeter, soit un très bon PC, pourtant, le matériel est exactement le même ! (Enfin, il faudrait demander l'avis de Laurent de Lyon...

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Sérieusement, nous tous militants pour le Front National, serions nous les mêmes si tout allait bien en France, si la situation catastrophique n'était pas ?
Pour ma part, je serais sans doute bien plus inactif politiquement.
Je pense donc que nous ne serons compris que si l'on prend le temps de comprendre nos motivations puisqu'elles influent directement sur notre comportement.
Analyser le comportement d'un militant sans tenir compte des motifs de son militantisme, voila ce qui est pour moi superficiel, parce que c’est clairement étudier une conséquence en extrapolant la cause, comme par exemple faire une étude sur "la vitesse d'une pierre", sans tenir compte d’autre chose…
Même si tu détermines sans te tromper qu’elle a atteint 25 km/h sur un trajet de 50m, il sera toujours plus utile de savoir qui l’a lancée, sur qui et pourquoi.
Enfin, n’étant pas capable de comprendre l’utilité de la sociologie, pourquoi me comprendrait-elle ?