SI CELA PEUT INTERESSER QUELQU'UN ???????

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Souvorov
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SI CELA PEUT INTERESSER QUELQU'UN ???????

Messagepar Souvorov » 31/03/2011 - 10:19

J'ai reçu ce texte en PDF, sa mise en word devenue illisible , j'ai passé plus d'une heure à le rendre à peu près compréhensible
Si ce n'est pas parfait.
Pitié ! à vous de le perfectionner.
Si quelqu'un peut en tirer partie pour la cause .

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Le point de la situation autour de la Méditerranée et au Moyen-Orient,
Par le Général MARTINEZ
Une grande partie du monde musulman semble aujourd’hui ébranlée et bousculée dans ses certitudes.
Alors que les islamistes proclament que l’islam dominera le monde et qu’ils
élèveront le Coran au rang de constitution et la charia, celui de code de justice, un vent de révolte se lève progressivement dans cette frange territoriale qui s’étend du Maroc au Proche et Moyen-Orient. Inattendue, cette révolte qu’aucun expert n’avait prévue ou imaginée peut-être qualifiée de véritable révolution qui marquera sans nul doute le XXI.me siècle, non seulement à l’intérieur même du monde musulman mais surtout dans ses rapports avec l’Occident et donc avec le monde aux racines chrétiennes.
Tous les experts ou analystes nous présentent cette révolte comme une révolution du monde arabe. La limiter, ce serait une erreur car elle n’est pas que cela. En effet, si cette révolution est bien partie d’un pays arabe, la Tunisie, elle s’étend au-delà, en Iran par exemple (où elle se manifeste d’ailleurs depuis bien avant), république islamique mais nation perse et non arabe. Il s’agit donc bien d’une révolution du monde musulman et non du monde arabe.
Alors comment expliquer aujourd’hui cette révolte du peuple réclamant la liberté et la démocratie au sein de ces pays radicalement opposés jusqu’à ce jour. Ces principes et valeurs défendus par le monde occidental ?
Tout d’abord, reconnaissons que l’islam en tant que système politique - car il n’est pas seulement une religion - a prouvé son incapacité à procurer le progrès et le bien-être à ses sujets, maintenant a majorité de ces peuples dans l’ignorance, la pauvreté et le fanatisme. Ce système qui refuse les droits de l’homme au profit des seuls droits de Dieu a sept siècles de retard sur le monde réel ce qui a créé un décalage considérable que le citoyen musulman moyen peut aujourd’hui découvrir enfin grâce au développement des moyens de diffusion de l’information et notamment de l’internet. Le résultat ne peut être qu’explosif. Car rejeter pendant des siècles la modernité, les progrès de la science, l’accès à l’éducation et à l’instruction a contribué à instaurer un retard colossal dans développement de ces peuples et, par voie de conséquence, à entretenir un ressentiment à l’égard de l’Occident qui n’a cessé, lui, de progresser dans tous les domaines.
En deuxième lieu, le fait que le vent de la révolte se soit levé en Tunisie est
révélateur et confirme bien le caractère culturel et religieux du verrou qui a sauté et provoqué cette révolution. Car ce pays musulman a réussi depuis plusieurs décennies maintenant, et il est le seul pays arabe à instaurer une certaine séparation entre le spirituel et le temporel, ce qui lui a ainsi permis de faire émerger une classe moyenne possédant un niveau d’instruction non comparable avec les autres pays concernés. Il rejoint en cela Ataturk, visionnaire imprégné des principes de 1789, nourri par les auteurs des Lumières et qui a imposé la laïcité et l’alphabet latin à la Turquie en déclarant :“ Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de
ceux qui le sont. Et la civilisation, c’est l’Occident, le Monde moderne dont il faut faire partie si on veut survivre. La nation est décidée à adopter exactement et complètement, dans le fond et dans la forme, le mode de vie et les moyens que la civilisation contemporaine offre à toutes les nations ”.
C’était déjà, dès 1925, une condamnation sans appel de l’ignorance, du fanatisme et de la haine du progrès et de la civilisation prônés par les tenants de l’islam.
En troisième lieu, en réclamant aujourd’hui la liberté et la démocratie, ces peuples révoltés aspirent en fait au bien-être, comme tout être humain libre, et finalement aux valeurs et principes défendus par l’Occident. Ils reconnaissent de fait l’universalité de ces valeurs. On assiste ainsi paradoxalement mais objectivement au triomphe des valeurs portées par la pensée chrétienne à l’origine des droits de l’homme. On ne peut que s’en
réjouir et il serait donc permis, en étant optimiste, d’espérer à terme une réduction des tensions et un rapprochement entre le monde chrétien et le monde musulman. Une partie des peuples musulmans se réveille enfin et admet, au moins implicitement, l’échec de ce système - l’islam - qui les a maintenus pendant des siècles dans la misère, l’esclavage et le fanatisme en favorisant l’existence de régimes dictatoriaux qui les gouvernent.
Il convient séquences impossibles à cerner pour l’instant. Et si cette révolte a surpris tout le monde, Européens, se doivent à présent d’anticiper. Il y a urgence. Car si ces changements doivent être encouragés et soutenus, il faut être lucide et ne pas accepter de suivre et subir les évènements mais les précéder.
En effet, l’origine de la révolte est d’ordre social, provoquée par la misère et le chômage, et elle se produit dans des pays conduits par des régimes dictatoriaux ou des monarchies qui n’ont rien à voir avec la démocratie. Cela amène ces derniers à réprimer cette aspiration à plus de liberté avec une violence inouïe pour certains. Ces dictateurs ont maintenu leur peuple dans la pauvreté en stigmatisant l’Occident forcément responsable de leur situation alors que la plupart de ces pays disposent de richesses confisquées par leurs dirigeants. Incompétents, corrompus et accepter l’évidence laisse augurer des lendemains douloureux avec peut-être la mort au bout pour certains d’entre eux…
Mais si les situations des pays concernés sont différentes, des points communs les rassemblent : ces peuples ont été maintenus, pour la plupart, dans la misère et la précarité, sont frappés par des taux de chômage ahurissants et ont été privés jusqu’ici de liberté, notamment d’expression. Le réveil sera donc violent. D’autant plus qu’un autre point commun les caractérise, la démographie, incontrôlé, facteur aggravant et véritable bombe à retardement. L’ensemble de ces points communs doivent rapidement être pris en compte par nos gouvernants, car alors qu’on aurait pu s’attendre logiquement à ce qu’une France rentre au pays après le départ de leur président, c’est un flot d'émigrants, poussés par la misère, qu’on a laissé débarquer en deux jours en Europe. Le citoyen européen ne peut pas accepter cela. Imaginons la suite, lorsque les régimes libyen ou algérien auront été balayés.
L’Union européenne doit condamner ces dictateurs et aider ces pays mais elle doit vite adopter des mesures et la création d'un groupe de travail pour “prendre toute mesure urgente que la situation imposerait”. Des mesures fermes sont justifiées tout de suite, la réunion d’un Conseil européen extraordinaire. Il convient de coordonner nos moyens et les déployer immédiatement dans des actions préventives et dissuasives de surveillance et de contrôle au plus près des côtes du sud de la Méditerranée et, si nécessaire, d’intervention et de refoulement systématique des clandestins. Renforcer les moyens de contrôle et de refoulement à la frontière entre la Turquie et la Grèce, véritable passoire, est également impératif. Il faut empêcher que ne se réalise le scénario cauchemardesque du “ Camp des saints” de Jean Raspail. Faire preuve d’attentisme dans ces circonstances serait non seulement coupable mais suicidaire pour nos pays ce qui faciliterait en outre la tache des islamistes. Car n’oublions tout de même pas que dans la majorité de ces pays, à l’exception de la Tunisie, la religion et les organisation islamistes, comme les frères musulmans ou les salafistes, sont aujourd’hui en embuscade. N’oublions pas la victoire électorale du F.I.S. en Algérie en 1990 confisquée par les militaires. C’est pourquoi les mots de liberté et de démocratie scandés par certains n’ont peut-être pas la même acception que la notre. Il suffit d’analyser leur doctrine et leur stratégie prêchées notamment, par leurs imams sur notre propre sol sans aucune réaction de nos pouvoirs publics d’ailleurs, malgré les rapports alarmants
de nos services de Renseignement. En fait, ces sept siècles de décalage constituent le vrai problème et tant qu’un processus de sécularisation ne sera pas engagé par les musulmans eux-mêmes, il pourrait être vain d’espérer un changement significatif dans leurs capacités à se développer économiquement et dans leurs rapports avec l’Occident.
La Tunisie a commencé à donner l’exemple, mais cela devrait prendre du temps et quatre ou cinq générations ne seront pas de trop pour effacer ce retard de sept siècles pour changer les mentalités.
De plus, ces organisations islamistes, bien conscientes de l’évolution du monde, ont probablement bien compris que la révolution à laquelle nous assistons aujourd’hui dans les pays musulmans à la périphérie de l’Europe devrait provoquer des changements plus ou moins importants en terme notamment de liberté de l’individu. Cette dernière est étouffée pour l’instant par leurs dictateurs mais surtout par le carcan de la religion.
Devant l’échec envisagé de leur stratégie qui se profile, ces organisations
pourraient donc se radicaliser encore plus et tenter de provoquer le chaos là où elles le peuvent. Et le territoire européen ne sera pas épargné dans ce cas car ces islamistes y sont bien implantés, et s’ils agissent discrètement sans action spectaculaire pour l’instant, c’est parce qu’ils considéraient que le facteur temps jouait pour eux. S’ils estiment aujourd’hui qu’il peut contrarier leur dessein, ils pourraient être beaucoup plus actifs et dangereux.
Enfin, une arrivée des islamistes au pouvoir, ou le partage de ce dernier gagné par les urnes, pourrait remettre en cause le traité de paix signé entre l’Egypte et Israel et embraser à nouveau toute une région déjà instable. De toute évidence, l’une des conséquences de la révolution en cours aux Etats-Unis à terme sur le plus grand pays arabe de la région, l’Egypte, surtout si la contagion radicale chiite (Liban, Jordanie, Palestine, Bahrein, Irak, Iran, Yémen, Arabie saoudite) se développe. C’est dans ce cas-là, la survie de l’état d’Israel qui sera en question.
On le voit donc, la situation est volatile et il est impossible pour l’instant de prédire non pas le futur mais le simple avenir immédiat. On sent bien que plus rien ne sera dorénavant comme avant et que ce XXI.me siècle marquera l’Histoire : soit, à moyen et long terme, les principes et valeurs que nous défendons confirment leur suprématie avec un basculement progressif et définitif des mentalités des peuples musulmans qui les adoptent après avoir goûté enfin à la liberté, soit la révolution en cours profite aux islamistes et l’effet domino attendu après la révolution tunisienne ne sera pas celui espéré, et ce sont alors des heures sombres qui nous attendent. A court terme, il faut, de toute façon, prévenir l’envahissement du territoire européen par des hordes de clandestins. C’est pour l’instant une priorité vitale que les gouvernants européens ne peuvent pas ignorer.
Général Antoine MARTINEZ
:bravo:
Chiqaq Chaya Karu

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