"L'europinard nouveau est arrivé", ironise The Guardian après la présentation du plan de la Commission européenne pour réformer les aides à la viticulture. "Une nouvelle ère s'ouvre pour les producteurs, les marchands et les amateurs de vin", estime le quotidien britannique. "Avec le plan dévoilé hier, un viticulteur, par exemple tchèque ou bulgare, pourra mélanger son vin avec celui d'un vigneron portugais, à 2 000 kilomètres de là. Le résultat sera bon marché, et se laissera peut-être boire. Il portera un nouvel eurolabel indiquant la variété de raisin et l'année." Bruxelles, qui dépense chaque année 1,3 milliard d'euros pour la viticulture européenne, souhaiterait utiliser cet argent pour supprimer les excédents et promouvoir les vins du continent face à leurs concurrents australiens ou américains.

