G-B a écrit :Avant hier soir, j'ai regardé une émission sur la guerre 14 - 18. J'y ai entendu ceci:
Des batailles faisant plus de 15 000 morts par jour. La question que je me pose aujourd'hui:
Pourquoi sont morts tous ces braves soldats Français??
J'ai honte pour eux, pour la France...
Moi aussi !!!
Voici le récit de la vie de ceux qui ont vécu ce la mémoire collective oubliée au profit de l'idéologie mondialiste.
Mon arrière grand père en homme de la terre, qui a perdu son frère au combat en 16, lui même blessé dans les tranchées, guéri, et renvoyé au champ de bataille, prisonnier puis évadé de Belgique, m'a dit un jour alors que j'avais 12 ans.
"J'ai fait la guerre de 14, et ton grand père celle de 39, j'ai vu des morts, des blessés, des cris, vécu le froid, le chaud, la pluie, la pourriture, et dans tout ça, les incompétents n'ont aucune reconnaissance de ce pourquoi ils nous ont sacrifié pour notre soi disant liberté, mais surtout pour assurer la leur.
Quand je vois comment la France dérape et le visage qu'elle va avoir, il me tarde d'en finir pour que mes cauchemars et les remords que j'ai d'avoir autant souffert et tué des gens qui étaient comme moi des victimes disparaissent de mes nuits."
Il est décédé à 92 ans dans les déliriums du passé qui ont marqué sa vie.
De mes deux Grands Pères.
Un, espagnol qui a fuit le franquisme en 36 à 17 ans, qui a traversé les Pyrénées à pied, puis en 40 prisonniers des allemands par le biais de la gendarmerie venue le chercher, il fut au tout début placé sur les cotes Landaises pour construire les "blocos" sur les plages, puis déporté vers l'Allemagne mais il réussit à s'évader au Pas de Calais.
L'autre Français, vit les gendarmes un jour de 42 venir sur son lieu de travail avec un avis de réquisition de la République Française, pour aller travailler en tant que STO, destination premiere Auschwitz, il avait comme choix d'être d'accord ou d'être d'accord, car les gendarmes lui ont dit " si il te venait à l'esprit de ne pas coopérer ta famille en pâtira".
Ils l'ont accompagné chez lui, il lui ont dit "fait tes affaires, n'en prends pas trop ça servira à rien et salut ta famille ".
Voyage périlleux, et très long, puis arrivée à destination, il fut placé dans un centre pour travailleur volontaire ou pendant près de 6 mois ils travailla dans une carrière à travailler au fouet comme des esclaves.
Tombant malade il y rencontra par chance un citoyen du village voisin du service alimentaire du camp qui put grâce à un Allemand plus humain que d'autres l'intégrer.
Son témoignage est élocant, des transits de trains chargés de gens qui au déchargement dans le camp hurlaient, de peur, de douleur, du tri des femmes, des hommes, et des enfants séparaient, et ces fumées et ces odeurs nauséabondes.
Puis en fin 44 ils furent déplacés du camp, à pied vers DACHAU dans le froid, encadrés par des allemands en déroutes.
Ils marchaient sur les corps qui mourraient de froid, et certains soldats malades et affaiblis furent mêmes exécutés par des gradés.
Sur le chemin l' aviation alliés dont les bombardements permanents s'entendaient à des kilomêtres à survolé le groupe et les allemands les ont abandonnés.
Il a marché avec un petit groupe à bout de force dans la campagne et des citoyens allemands d'une ferme les ont aidés pendant 2 mois le temps de reprendre des forces, de se guérir du froid et d'attendre la débâcle finale.
Il ne revint qu'en octobre 45, le temps que les alliés vérifient son identité, et organisent les retour de masses des prisonniers.
Dans les années 90, il demanda par le biais de l'état Français la récupération de sa solde du travail que les allemands lui devaient.
Placée sur un compte en Suisse, il rempli une paperace interminable qui justifiait sa demande, avec des copies de documents qu'il avait pu concerver.
Il lui fut répondu que cette demande ne pouvait être prise en condération au motif que l'état Allemand n'était pas le garant, ni le titulaire de ce compte.
L'état Français par ailleurs au courant des conditions des hommes STO ne reconnait pas leur période d'emprisonnement.
Nous tenons à préciser que les "volontaires" - qu'ils l'aient été dans la première phase ou dans la seconde dite de "la relève" - n'ont jamais eu place dans notre Fédération Nationale des Victimes et Rescapés des Camps Nazis du Travail Forcé. Pas plus que ceux qui eurent une attitude contraire à l'esprit de la Résistance (Art. L312 du Code des Pensions)
VIVE LA FRANCE
Les commémorations restent celle du souvenir, et non celle de la conscience, le souvenir est un rappel l'oubli, la conscience la valeur de soi.