Cleo a écrit :Lyllopop a écrit :une marche silencieuse organisée en hommage aux deux victimes, a rassemblé 200 à 300 personnes.
Est-ce qu'ils avaient allumé les lampions
Vivelavie a écrit :
A Villiers-le-Bel, au cœur d'une nuit d'émeute
"LE MONDE" 26/11/2007
La ville de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) a connu une nuit de désolation.
Pendant plus de six heures, plusieurs dizaines de jeunes ont procédé à des dégradations et ont violemment attaqué les forces de l'ordre après la mort de deux adolescents âgés de 15 et 16 ans, renversés en moto par une voiture de police dans l'après-midi de dimanche 25 novembre.
Le bilan est lourd : un poste de police incendié, un autre saccagé, de très nombreux commerces dévastés, des dizaines de voitures incendiées ou dégradées, une vingtaine de policiers blessés.
Aux alentours de 17 h 15, sur la rue Louise-Michel, au niveau d'une intersection, une voiture de police heurte une mini-moto de cross, une Kawasaki verte, sur laquelle se tiennent deux adolescents, sans casques de protection.
Le choc est violent : selon nos constatations, effectuées un peu plus de deux heures après l'accident, alors que la police n'avait toujours pas commencé ses investigations, les traces au sol montrent que la moto a été traînée sur plus de vingt mètres.
La voiture de police s'est, elle, immobilisée une quinzaine de mètres après l'impact : l'avant du véhicule a été défoncé et le pare-chocs arraché; le pare-brise avant a été profondément enfoncé, au niveau du conducteur, lorsque les victimes l'ont heurté.
Dans le quartier, classé "zone urbaine sensible", la tension monte rapidement.
Comme le montre une vidéo tournée par un habitant, que Le Monde a pu visionner, les policiers sont rapidement pris à partie verbalement.
Sur les images, pendant que les pompiers effectuent des massages cardiaques sur les deux adolescents, on constate que plusieurs dizaines de personnes assistent aux opérations de secours dans une ambiance tendue.
De nombreux habitants reprochent aux policiers de ne pas avoir immédiatement porté assistance aux deux blessés.
"Une deuxième équipe de policiers est venue récupérer leurs collègues. Mais ils ont laissé les deux gamins sans rien faire", témoigne Younès B., 31 ans.
Les premiers affrontements débutent peu de temps après l'accident.
Un commissaire présent sur place est frappé par des jeunes.
"On a essayé de le protéger mais ils l'ont attaqué avec des bâtons", raconte un adulte, en demandant l'anonymat.
Des bandes commencent à incendier des véhicules et dégrader le mobilier urbain (abribus, cabines téléphoniques).
Vers 19h30, le groupe que nous avons pu approcher, à 300 mètres de l'accident, compte plus d'une centaine de membres, dont beaucoup d'adolescents, presque tous cagoulés et armés de barres de fer, planches en bois, bombes lacrymogènes et bouteilles en verre.
"A la mairie!", hurlent certains d'entre eux autour d'une voiture en feu.
Extrêmement agressifs, deux jeunes nous empêchent de rester sur place, allant jusqu'à nous porter des coups pour interdire toute présence extérieure.
"C'EST LA PIRE DES SITUATIONS"
Dans la fumée des poubelles et des voitures qui brûlent, des jeunes courent dans tous les sens.
Certains arrivent sur le site en voiture, d'autres à pied.
Les insultes fusent : "On va les niquer", disent les plus survoltés à propos des policiers qu'ils qualifient de "fils de pute" ou d'"assassins". Régulièrement, résonne le bruit d'explosions sans qu'il soit possible de distinguer s'il s'agit de véhicules en feu ou de l'usage par les forces de l'ordre d'armes défensives (lacrymogènes, flash-balls).
On entend les sirènes des pompiers et des policiers qui se tiennent à distance.
Dans une ambiance de tension continue, les assaillants attaquent un nombre inhabituel de cibles, parfois très éloignées les unes des autres, compliquant à l'extrême les opérations de maintien de l'ordre.
Devant la caserne des pompiers, située à 600 mètres environ du lieu de l'accident, ils s'en prennent directement et très violemment aux policiers : face aux jets de pierres, de bouteilles en verre, de barres en fer et de planches en bois, ceux-ci répliquent avec des dizaines de tirs de grenades lacrymogènes et de flash-balls.
A proximité, les jeunes réussissent à incendier un concessionnaire automobile, y compris les véhicules à l'intérieur.
Après ces premiers affrontements, qui ont eu lieu dans la cité, plusieurs dizaines d'individus se dirigent vers la gare RER.
Sur leur passage, ils dégradent des commerces et des véhicules.
Puis attaquent le bureau de police de Villiers-le-Bel et l'incendient intégralement.
A près de deux kilomètres de leur point de départ, ils réussissent à pénétrer dans le bureau de police d'Arnouville-lès-Gonesse, situé près de la gare, en tordant un rideau de fer : selon un policier, ils "saccagent" l'intérieur des locaux, brisent les vitres et jettent des ordinateurs et un siège par les fenêtres du premier étage.
Dans la principale rue commerçante d'Arnouville, ils dégradent des voitures et des commerces : selon notre décompte, les vitrines de dix-neuf magasins ont été brisées à cet endroit; l'intérieur de plusieurs commerces, non protégés par une grille en fer, a été dévasté.
Malgré les renforts venus de toute l'Ile-de-France, les forces de police, casquées, équipées de gilets pare-balles, de flash-balls et de grenades lacrymogènes, éprouvent les plus grandes difficultés à reprendre le contrôle.
Elles tentent de bloquer les déplacements de groupes "très mobiles", selon un commissaire présent sur place, mais sans y parvenir.
"C'est la pire des situations : des jeunes qui décèdent lors d'un accident avec la police, au cœur d'une cité, en fin d'après-midi, alors qu'il y a un maximum de monde", se désole la même source.
Les patrouilles de police qui tentent de pénétrer dans la cité sont l'objet de tirs de plombs ou de grenaille.
"Je pense qu'il y avait un fusil à pompe", relève un des policiers visés.
Les radios des forces de l'ordre ont fait état de l'usage, à plusieurs reprises, de cocktails Molotov.
De nombreux habitants insultent les policiers sur leur passage – ce à quoi les fonctionnaires n'hésitent pas à répondre sur le même ton.
Selon la préfecture, vingt et un policiers ont été blessés.
Un calme précaire est revenu après minuit. Les habitants comme les forces de l'ordre attendent avec beaucoup d'appréhension les prochaines nuits.
Luc Bronner. Source: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... r=RSS-3208
===reconquista a écrit :Vivelavie a écrit :fr.news.yahoo.com/ a écrit :A la suite de ce drame, une rumeur s'est répandue sur la responsabilité supposée de la patrouille de police dans cet accident. Plusieurs dizaines de jeunes se sont ensuite rendus à Sarcelles pour faire le siège du commissariat et lancer des cocktail-molotov. Des voitures et des poubelles ont également été incendiées.
Val d'Oise: le commissariat de Sarcelles n'a pas été assiégé 25.11.07 | 21h54 Le commissariat de Sarcelles n'a pas été "assiégé" dimanche soir [ . . .]
===
Pff, et mon émeute ?! y'en a plus ?!
si ti es sage; ti en auras une pour Nouel !
Oh oui, oh oui!!! une vraie émeute avec du vrai sang !!! Choukrane Bzef, Cheikh Nouèll ! (Wa barakafriiit!)![]()
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reconquista a écrit :Vivelavie a écrit :reconquista a écrit :Vivelavie a écrit :Pff, et mon émeute ?! y'en a plus ?!
si ti es sage; ti en auras une pour Nouel !
Oh oui, oh oui!!! une vraie émeute avec du vrai sang !!! Choukrane Bzef, Cheikh Nouèll ! (Wa barakafriiit!)![]()
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Ti es servi! çi parti!
MERCI! C'EST BEAU !!!

Cleo a écrit :reconquista a écrit :Proverbe: "Emeutes en novembre, neige en décembre"
Emeutes en novembre, Le Pen en décembre

Vivelavie a écrit :Cleo a écrit :Georges-Bernard a écrit :Les émeutes reprennent voir les info de soir 3 de suite
Que je t'aime quand tu me dis ça toi!!!!!!!!!!
"T'as pris", un peu, des seins, non ?!
Faudrait songer au régime hypocalorique ?!
Cleo a écrit :reconquista a écrit :Cleo a écrit :Georges-Bernard a écrit :Les émeutes reprennent voir les info de soir 3 de suite
Que je t'aime quand tu me dis ça toi!!!!!!!!!!
Cléo, ça te fait un sacré effet les emeutes!
T'as vu ça? C'est pour ça qu'ils en redemandent
reconquista a écrit :Cleo a écrit :reconquista a écrit :Cleo a écrit :Georges-Bernard a écrit :Les émeutes reprennent voir les info de soir 3 de suite
Que je t'aime quand tu me dis ça toi!!!!!!!!!!
Cléo, ça te fait un sacré effet les emeutes!
T'as vu ça? C'est pour ça qu'ils en redemandent
Qu'est ce qu'il faut pour que tu enlèves le bas?


Nouveaux affrontements dans le Val d'Oise, une trentaine de policiers blessés
26/11/2007 22h45
(AFP) - De nouveaux affrontements ont éclaté lundi soir à Villiers-le-Bel entre jeunes et policiers, dont une trentaine ont été blessés, ainsi que dans cinq autres communes du Val d'Oise, au lendemain d'une collision entre un véhicule de police et une mini-moto qui a coûté la vie à deux adolescents.
Au total, 36 véhicules et cinq bâtiments ont été incendiés dans six villes du Val-d'Oise (Villiers-le-Bel, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Cergy, Ermont et Goussainville), dont la bibliothèque Bellevue à Villiers-le-Bel, selon la préfecture, qui a également recensé 15 feux de poubelle.
Selon un gradé de la police sur place sous le couvert de l'anonymat, 30 policiers ont été blessés dans la soirée à Villiers-le-Bel et étaient traités dans un hôpital de campagne installé à proximité.
Une autre source policière a fait état de 26 blessés, sans précision sur la gravité ou la nature des blessures.
Une autre source policière a précisé que huit policiers avaient été blessés par des tirs de grenaille, dont trois ont été admis à l'hôpital. L'un d'eux aurait été blessé au visage, selon la même source qui a ajouté que leurs jours n'étaient pas en danger, selon les premières constatations.
Les affrontements ont éclaté peu après 19H30, entre une centaine de jeunes et les policiers, à Villiers-le-Bel, à environ 200 m du lieu de la collision entre la voiture de police et la mini-moto.
Les jeunes, encagoulés, jouaient au chat et à la souris avec les forces de l'ordre, les bombardant de projectiles et essuyant en retour des tirs de flashball et de gaz lacrymogènes. Quelques-uns manipulaient des cocktails Molotov. Deux personnes ont été interpellées, selon la police, confirmant des informations de journalistes de l'AFP sur place.
Un cameraman de télévision a reçu des coups au visage et s'est fait dérober sa caméra. Dans l'après-midi, une équipe de France 3 Ile-de-France s'était déjà fait voler sa caméra et l'un des journalistes avait été frappé.
Plusieurs véhicules étaient en feu, dont une voiture de police et une benne à ordures, ainsi que des poubelles. Des débris de projectiles, notamment du verre, jonchaient la chaussée. Un véhicule de police a été saccagé.
Les jeunes s'abritaient derrière des couvercles de poubelles leur servant de boucliers, obligeant les CRS - 160 selon la préfecture - situés juste en face d'eux à reculer.
Dans l'Essonne, un autobus de la RATP, qui ne transportait aucun passager, et un camion ont été incendiés respectivement à Longjumeau et Grigny.
Des incidents sans gravité, selon la préfecture, se sont également produits aux Mureaux (Yvelines). En Seine-Saint-Denis, foyer des violences urbaines de novembre 2005, la situation était "calme", selon la police.
Afin de conjurer l'embrasement, les avocats des familles des deux adolescents décédés ont annoncé qu'ils allaient demander mardi l'ouverture d'une information judiciaire.
"Afin que soit établies dans la clarté la plus complète et dans un climat de confiance les circonstances du décès des jeunes Mouhsin et Lakhami, les conseils des familles demanderont demain (mardi) à Mme la procureure de Pontoise l'ouverture d'une information judiciaire", a déclaré Me Jean-Pierre Mignard.
"La conduite de l'enquête sous la direction d'un juge d'instruction permettra l'accès des parents des deux adolescents à la procédure. C'est un geste qui contribuera à ramener la paix dans les esprits", a ajouté Me Mignard, avocat des deux familles concernées et de celles de deux adolescents de Clichy-sous-Bois décédés en octobre 2005 dans un transformateur électrique après avoir été poursuivis par des policiers.
Source : AFP

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