Stèle de clichy
Au premier jour de leur procès devant les assises de Seine-Saint-Denis, les auteurs présumés de l'agression mortelle d'un quinquagénaire qui prenait une photo en octobre 2005 dans une rue d'Epinay-sur-Seine sont apparus comme des garçons inhibés, en échec, loin de l'image des caïds fiers des cités.
Mal à l'aise dans leurs corps d'adultes, peu diserts, les quatre accusés, âgés de 21 à 25 ans, ont raconté leurs parcours, chacun s'efforçant de minimiser ses problèmes, familiaux ou scolaires.
Pour éclairer la personnalité de Benoît, l'auteur présumé du coup violent reçu par la victime, Jean-Claude Irvoas, décédé à 56 ans des suites d'un traumatisme crânien, plusieurs proches ont été entendus mardi après-midi, livrant un portrait très contrasté de l'accusé, aujourd'hui âgé de 25 ans.
A l'époque, le jeune garçon avait quitté son Limousin natal pour vivre près de Paris sa passion de la musique rap, au grand dam de son père, un Congolais marié à une Française, qui évoque "un fils modèle, respectueux et poli".
Lors d'une intervention à la barre, solennelle et empreinte d'allégories religieuses, le père a demandé "pardon".
Benoît est décrit comme "calme, peu expansif" par un oncle qui l'hébergea pendant dix mois. Un éducateur d'Epinay, où le jeune homme était logé en foyer de jeunes travailleurs en octobre 2005, se souvient lui aussi d'un garçon "très respectueux".
Ce portrait a toutefois été largement écorné par son ancienne petite amie, Laetitia, qui le décrit comme un homme régulièrement violent. Elle portera plainte contre lui et il sera condamné. "Il a été élevé avec les coups. Quand quelque chose ne va pas, il ne peut réagir que comme ça", a-t-elle affirmé.
L'accusé, vêtu d'une chemise blanche et d'un pull à col rond lui donnant un air de collégien sage, reconnaît: "j'étais violent. Je n'arrivais pas à m'exprimer autrement". Sur les violences subies dans son enfance, il ne veut pas s'exprimer. "C'est sa vision des choses", dit-il de l'intervention de Laetitia.
Depuis son arrestation et son incarcération, en novembre 2005, après une dizaine de jours de cavale, il affirme travailler sur lui-même: "Pour comprendre pourquoi j'en suis arrivé à ce drame", dit-il. Pourquoi il a eu ce qu'il nomme "un excès de colère" contre la victime.
Ce 27 octobre 2005, en milieu d'après-midi, M. Irvoas, consultant pour une société d'éclairage public avait été pris à partie par plusieurs jeunes alors qu'il photographiait pour son travail des lampadaires installés dans le quartier d'Orgemont.
Sur ce territoire aux mains des dealers, il avait été rapidement délesté de son appareil photo par deux jeunes, puis violemment frappé par Benoît, acheteur occasionnel de cannabis, avant de chuter lourdement sur le trottoir. Transporté à l'hôpital dans un état critique, il était décédé quelques heures après.
Outre Benoît, deux autres jeunes sont renvoyés devant les assises pour "vol suivi de violences ayant entraîné la mort", Samba Diallo, 24 ans, et Icheme Brighet, 22 ans, ainsi qu'un quatrième Sébastien Béliny, 21 ans, jugé pour "complicité". Tous sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
A l'exception de Sébastien et Samba, amis d'enfance, il ne semblait pas exister d'autre lien entre ces quatre jeunes que le trafic de cannabis ou l'appartenance au quartier d'Orgemont. Sébastien, garçon réservé en dépit d'une carrure imposante, et Samba vendaient du cannabis (ils avaient déjà été condamnés pour cela), Benoît leur en achetait.
Les faits doivent être abordés mercredi. Le verdict est attendu vendredi.
© 2007 AFP
voyez bien que c'est eux les victimes
Mal à l'aise dans leurs corps d'adultes, peu diserts, les quatre accusés, âgés de 21 à 25 ans, ont raconté leurs parcours, chacun s'efforçant de minimiser ses problèmes, familiaux ou scolaires.
Pour éclairer la personnalité de Benoît, l'auteur présumé du coup violent reçu par la victime, Jean-Claude Irvoas, décédé à 56 ans des suites d'un traumatisme crânien, plusieurs proches ont été entendus mardi après-midi, livrant un portrait très contrasté de l'accusé, aujourd'hui âgé de 25 ans.
A l'époque, le jeune garçon avait quitté son Limousin natal pour vivre près de Paris sa passion de la musique rap, au grand dam de son père, un Congolais marié à une Française, qui évoque "un fils modèle, respectueux et poli".
Lors d'une intervention à la barre, solennelle et empreinte d'allégories religieuses, le père a demandé "pardon".
Benoît est décrit comme "calme, peu expansif" par un oncle qui l'hébergea pendant dix mois. Un éducateur d'Epinay, où le jeune homme était logé en foyer de jeunes travailleurs en octobre 2005, se souvient lui aussi d'un garçon "très respectueux".
Ce portrait a toutefois été largement écorné par son ancienne petite amie, Laetitia, qui le décrit comme un homme régulièrement violent. Elle portera plainte contre lui et il sera condamné. "Il a été élevé avec les coups. Quand quelque chose ne va pas, il ne peut réagir que comme ça", a-t-elle affirmé.
L'accusé, vêtu d'une chemise blanche et d'un pull à col rond lui donnant un air de collégien sage, reconnaît: "j'étais violent. Je n'arrivais pas à m'exprimer autrement". Sur les violences subies dans son enfance, il ne veut pas s'exprimer. "C'est sa vision des choses", dit-il de l'intervention de Laetitia.
Depuis son arrestation et son incarcération, en novembre 2005, après une dizaine de jours de cavale, il affirme travailler sur lui-même: "Pour comprendre pourquoi j'en suis arrivé à ce drame", dit-il. Pourquoi il a eu ce qu'il nomme "un excès de colère" contre la victime.
Ce 27 octobre 2005, en milieu d'après-midi, M. Irvoas, consultant pour une société d'éclairage public avait été pris à partie par plusieurs jeunes alors qu'il photographiait pour son travail des lampadaires installés dans le quartier d'Orgemont.
Sur ce territoire aux mains des dealers, il avait été rapidement délesté de son appareil photo par deux jeunes, puis violemment frappé par Benoît, acheteur occasionnel de cannabis, avant de chuter lourdement sur le trottoir. Transporté à l'hôpital dans un état critique, il était décédé quelques heures après.
Outre Benoît, deux autres jeunes sont renvoyés devant les assises pour "vol suivi de violences ayant entraîné la mort", Samba Diallo, 24 ans, et Icheme Brighet, 22 ans, ainsi qu'un quatrième Sébastien Béliny, 21 ans, jugé pour "complicité". Tous sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
A l'exception de Sébastien et Samba, amis d'enfance, il ne semblait pas exister d'autre lien entre ces quatre jeunes que le trafic de cannabis ou l'appartenance au quartier d'Orgemont. Sébastien, garçon réservé en dépit d'une carrure imposante, et Samba vendaient du cannabis (ils avaient déjà été condamnés pour cela), Benoît leur en achetait.
Les faits doivent être abordés mercredi. Le verdict est attendu vendredi.
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Encore un C P F né en France grâce à une kollabo !!! Ce qui me fait le plus rire dans sa plaidoirie, c'est sa façon de s'apitoyer sur son sort d'enfant battu. En Afrique les enfants sont élevés à la chicote comme ils disent, ce qui fait bien entendu partie des mœurs locales. Il n'est donc pas une exception...
Je veux bien parier qu'il va vouloir bouleverser les membres du jury afin d'obtenir des circonstances atténuantes...
Ils sont très futés, très malins !
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___ juré ...
Georges-Bernard a écrit :Encore un C P F né en France grâce à une kollabo !!! Ce qui me fait le plus rire dans sa plaidoirie, c'est sa façon de s'apitoyer sur son sort d'enfant battu. En Afrique les enfants sont élevés à la chicote comme ils disent, ce qui fait bien entendu partie des mœurs locales. Il n'est donc pas une exception...
Je veux bien parier qu'il va vouloir bouleverser les membres du jury afin d'obtenir des circonstances atténuantes...
Ils sont très futés, très malins !
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___ très heureux de n'être pas juré dans cette affaire, car mon parti est bien évidemment pris, et pas pour les
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier passé ...
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
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le conte de fees continue,
Tout cela n’aurait jamais dû arriver. Il a fallu une kyrielle de petits hasards, de malchance, d’embrouilles, de suivisme, de stupides coïncidences, et enfin de fatalité pour que cela se termine par la mort, à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), rue de Marseille, ce 27 octobre 2005, de Jean Claude Irvoas, 56 ans, venu dans cette cité simplement pour photographier des lampadaires installés dans le quartier par sa société. Sur le moment – au tout début des émeutes de banlieue – certains ont évoqué la guerre des bandes, d’autres un «véritable lynchage» contre un homme à terre. Quelques jours après, des centaines d’élus manifestaient dans les rues d’Epinay contre «cette violence gratuite» .
«On ne peut vraiment pas parler de lynchage», a expliqué hier un commissaire de la brigade criminelle, témoignant devant la cour d’assises de Bobigny, où se tient cette semaine le procès des quatre auteurs présumés. «Pour être honnête, c’est un acte lâche, stupide.» Et comment lui donner tort ?
Dérive.Tout commence banalement, comme une promenade. Fin octobre 2005, ce sont les vacances scolaires. Jean Claude Irvoas, consultant dans une société d’éclairage, sa femme et sa fille, sont en voiture. «On voulait s’arrêter à Enghien, mais mon mari souhaitait passer quelques instants à Epinay pour photographier des lampadaires pour la municipalité. Il conduisait, a demandé à notre fille son appareil et son mode de fonctionnement. Quand on est arrivé, ma fille ne voulait pas l’accompagner.» «J’étais mal à l’aise d’aller dans ce quartier, poursuit Floriane, alors âgée de 17 ans. Nous étions tous conscients que c’est un quartier difficile ; je suis restée dans la voiture, je l’ai juste suivi des yeux.»
Nous sommes rue de Marseille, devant la cité d’Orgeval, difficile, avec des rues marchandes d’un côté et des bâtiments de l’autre, reliés par des «trous» , comme disent les habitants, c’est-à-dire des porches qui permettent de passer de l’un à l’autre. Il est environ 15 heures. Il y a du monde. Beaucoup de passage, et quelques habitués. Il y a là Sébastien Béliny, 22 ans ; Samba Diallo, 22 ans ; Benoît Kusonika, 23 ans ; Icheme Brighet, 20 ans. Des petits caïds, fiers de leur pouvoir ? En rien. Ce sont des jeunes, à la dérive, entre échec et impasse, à deux doigts de s’en sortir ou de couler. Tous demandeurs d’emploi. Tous français. Ils se connaissent un peu, traînent plus ou moins régulièrement dans le coin.
Samba comme Sébastien dealent de petites quantités de cannabis. Le coin de Samba, c’est le trou numéro 1 ; Sébastien, le trou numéro 3. Samba, d’origine sénégalaise, dort dans une cave depuis que sa famille a été expulsée de son logement. Il vend quelques barrettes. «Et ce jour-là, je voulais avoir 40 euros pour me payer une chambre d’hôtel.» Sébastien, originaire des Antilles, habite avec son frère et sa sœur, à Epinay. «Mon père, je le vois peu. On a toujours vécu à Epinay.» Il parle en monosyllabes. Voudrait être apprenti cuisiner. Sébastien et Samba onttous les deux déjà été, par le passé, condamnés, une fois, à une peine avec sursis pour du deal.
Poignée de secondes. Icheme, d’origine algérienne, habite lui aussi la cité depuis que toute sa famille (huit frères et sœurs) a quitté Dole (Jura) en 1995. Il a le visage triste, fume aussi du shit, aimerait être pâtissier, et, en attendant, enfile les stages d’apprentis. Les liens avec Samba et Sébastien ? «Je les connais, comme ça, je les voyais dans la rue.» Enfin, Benoît : son père est congolais, sa mère française. Tous vivent à Limoges (Haute-Vienne). Benoît monte à Paris, où il vit dans la famille de sa mère. Il veut faire du rap, compose, essaye de grappiller des stages de technicien son. Pendant quelques mois, il va vivre chez une jeune fille, Lætitia, qui le décrit comme un homme violent. Elle portera plainte contre lui. Il sera condamné. «Il a été élevé avec les coups. Quand quelque chose ne va pas, il ne peut réagir que comme ça», a-t-elle affirmé. En octobre 2005, Benoît réside dans un foyer mais vient souvent rue de Marseille pour acheter du cannabis.
Et ce jour-là, il arrive dans le quartier fatigué, ayant passé la nuit à Paris, à fumer et à boire pour son anniversaire. Après quelques heures au foyer, il est venu traîner rue de Marseille. Vers 15 h 30, ils sont là tous les quatre. Qui a lancé la phrase «Eh, y a quelqu’un qui est en train de faire des photos» ? Sébastien ou un autre ?
«Ça me semblait bizarre», raconte Samba, c’était peut-être pour une commission rogatoire, je ne sais pas. Et on descend.» Benoît : «Moi, je voulais aller à l’épicerie, j’entends cela. Et je vois Samba qui y va, je le suis.» Icheme : «J’étais assis sur le muret, à côté de la poubelle. Sébastien appelle Samba et Benoît. Puis il dit : “On va lui voler son appareil.” Je les suis, je sais pas pourquoi, par curiosité.» Sébastien : «C’est faux, j’ai jamais dit qu’il y avait quelqu’un qui prenait des photos. Moi je m’en foutais, j’étais à mon trou numéro 1, c’est là que je fais mon argent, je pensais qu’à ça.» La suite ne durera qu’une poignée de secondes, en partie filmée par une caméra de vidéosurveillance, qui n’aidera pas beaucoup les jurés, car l’image s’avère assez floue lorsque la victime et ses agresseurs sont derrière un arbre.
«Courageux». «Quand j’ai vu mon père redescendre l’allée, j’ai été rassurée», a raconté, hier, Floriane. «Mais j’ai vu trois personnes qui le suivaient. L’un lui a pris l’appareil. Mon père s’est alors retourné et a essayé de le reprendre. Ils ont eu une discussion, j’ai vu un coup, un seul. Et mon père s’est effondré.» Benoît : «Je ne sais pas ce qui m’a pris. Quand il a dit qu’il était policier [deux accusés rapportent que la victime s’est présentée comme un “policier à Nanterre”, ndlr], je ne savais pas que c’était faux, j’ai pété les plombs et lui ai envoyé mon poing.»
Un bruit sourd, terrible. La tête de Jean-Claude Irvoas cogne violemment le coin du muret. «Je reste à jamais marqué par le regard de l’homme, à terre», lâche Icheme.
Jean-Claude Irvoas meurt quelques heures plus tard. «On ne demande pas vengeance», a dit l’avocat de la famille. «C’est un homme courageux, il voulait juste récupérer l’appareil photo de sa fille» , notera le commissaire de la brigade criminel. Les quatre jeunes risquent la perpétuité. Verdict vendredi.
snif, snif...
Tout cela n’aurait jamais dû arriver. Il a fallu une kyrielle de petits hasards, de malchance, d’embrouilles, de suivisme, de stupides coïncidences, et enfin de fatalité pour que cela se termine par la mort, à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), rue de Marseille, ce 27 octobre 2005, de Jean Claude Irvoas, 56 ans, venu dans cette cité simplement pour photographier des lampadaires installés dans le quartier par sa société. Sur le moment – au tout début des émeutes de banlieue – certains ont évoqué la guerre des bandes, d’autres un «véritable lynchage» contre un homme à terre. Quelques jours après, des centaines d’élus manifestaient dans les rues d’Epinay contre «cette violence gratuite» .
«On ne peut vraiment pas parler de lynchage», a expliqué hier un commissaire de la brigade criminelle, témoignant devant la cour d’assises de Bobigny, où se tient cette semaine le procès des quatre auteurs présumés. «Pour être honnête, c’est un acte lâche, stupide.» Et comment lui donner tort ?
Dérive.Tout commence banalement, comme une promenade. Fin octobre 2005, ce sont les vacances scolaires. Jean Claude Irvoas, consultant dans une société d’éclairage, sa femme et sa fille, sont en voiture. «On voulait s’arrêter à Enghien, mais mon mari souhaitait passer quelques instants à Epinay pour photographier des lampadaires pour la municipalité. Il conduisait, a demandé à notre fille son appareil et son mode de fonctionnement. Quand on est arrivé, ma fille ne voulait pas l’accompagner.» «J’étais mal à l’aise d’aller dans ce quartier, poursuit Floriane, alors âgée de 17 ans. Nous étions tous conscients que c’est un quartier difficile ; je suis restée dans la voiture, je l’ai juste suivi des yeux.»
Nous sommes rue de Marseille, devant la cité d’Orgeval, difficile, avec des rues marchandes d’un côté et des bâtiments de l’autre, reliés par des «trous» , comme disent les habitants, c’est-à-dire des porches qui permettent de passer de l’un à l’autre. Il est environ 15 heures. Il y a du monde. Beaucoup de passage, et quelques habitués. Il y a là Sébastien Béliny, 22 ans ; Samba Diallo, 22 ans ; Benoît Kusonika, 23 ans ; Icheme Brighet, 20 ans. Des petits caïds, fiers de leur pouvoir ? En rien. Ce sont des jeunes, à la dérive, entre échec et impasse, à deux doigts de s’en sortir ou de couler. Tous demandeurs d’emploi. Tous français. Ils se connaissent un peu, traînent plus ou moins régulièrement dans le coin.
Samba comme Sébastien dealent de petites quantités de cannabis. Le coin de Samba, c’est le trou numéro 1 ; Sébastien, le trou numéro 3. Samba, d’origine sénégalaise, dort dans une cave depuis que sa famille a été expulsée de son logement. Il vend quelques barrettes. «Et ce jour-là, je voulais avoir 40 euros pour me payer une chambre d’hôtel.» Sébastien, originaire des Antilles, habite avec son frère et sa sœur, à Epinay. «Mon père, je le vois peu. On a toujours vécu à Epinay.» Il parle en monosyllabes. Voudrait être apprenti cuisiner. Sébastien et Samba onttous les deux déjà été, par le passé, condamnés, une fois, à une peine avec sursis pour du deal.
Poignée de secondes. Icheme, d’origine algérienne, habite lui aussi la cité depuis que toute sa famille (huit frères et sœurs) a quitté Dole (Jura) en 1995. Il a le visage triste, fume aussi du shit, aimerait être pâtissier, et, en attendant, enfile les stages d’apprentis. Les liens avec Samba et Sébastien ? «Je les connais, comme ça, je les voyais dans la rue.» Enfin, Benoît : son père est congolais, sa mère française. Tous vivent à Limoges (Haute-Vienne). Benoît monte à Paris, où il vit dans la famille de sa mère. Il veut faire du rap, compose, essaye de grappiller des stages de technicien son. Pendant quelques mois, il va vivre chez une jeune fille, Lætitia, qui le décrit comme un homme violent. Elle portera plainte contre lui. Il sera condamné. «Il a été élevé avec les coups. Quand quelque chose ne va pas, il ne peut réagir que comme ça», a-t-elle affirmé. En octobre 2005, Benoît réside dans un foyer mais vient souvent rue de Marseille pour acheter du cannabis.
Et ce jour-là, il arrive dans le quartier fatigué, ayant passé la nuit à Paris, à fumer et à boire pour son anniversaire. Après quelques heures au foyer, il est venu traîner rue de Marseille. Vers 15 h 30, ils sont là tous les quatre. Qui a lancé la phrase «Eh, y a quelqu’un qui est en train de faire des photos» ? Sébastien ou un autre ?
«Ça me semblait bizarre», raconte Samba, c’était peut-être pour une commission rogatoire, je ne sais pas. Et on descend.» Benoît : «Moi, je voulais aller à l’épicerie, j’entends cela. Et je vois Samba qui y va, je le suis.» Icheme : «J’étais assis sur le muret, à côté de la poubelle. Sébastien appelle Samba et Benoît. Puis il dit : “On va lui voler son appareil.” Je les suis, je sais pas pourquoi, par curiosité.» Sébastien : «C’est faux, j’ai jamais dit qu’il y avait quelqu’un qui prenait des photos. Moi je m’en foutais, j’étais à mon trou numéro 1, c’est là que je fais mon argent, je pensais qu’à ça.» La suite ne durera qu’une poignée de secondes, en partie filmée par une caméra de vidéosurveillance, qui n’aidera pas beaucoup les jurés, car l’image s’avère assez floue lorsque la victime et ses agresseurs sont derrière un arbre.
«Courageux». «Quand j’ai vu mon père redescendre l’allée, j’ai été rassurée», a raconté, hier, Floriane. «Mais j’ai vu trois personnes qui le suivaient. L’un lui a pris l’appareil. Mon père s’est alors retourné et a essayé de le reprendre. Ils ont eu une discussion, j’ai vu un coup, un seul. Et mon père s’est effondré.» Benoît : «Je ne sais pas ce qui m’a pris. Quand il a dit qu’il était policier [deux accusés rapportent que la victime s’est présentée comme un “policier à Nanterre”, ndlr], je ne savais pas que c’était faux, j’ai pété les plombs et lui ai envoyé mon poing.»
Un bruit sourd, terrible. La tête de Jean-Claude Irvoas cogne violemment le coin du muret. «Je reste à jamais marqué par le regard de l’homme, à terre», lâche Icheme.
Jean-Claude Irvoas meurt quelques heures plus tard. «On ne demande pas vengeance», a dit l’avocat de la famille. «C’est un homme courageux, il voulait juste récupérer l’appareil photo de sa fille» , notera le commissaire de la brigade criminel. Les quatre jeunes risquent la perpétuité. Verdict vendredi.
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Si c'était un membre de la famille de 'MOI JE' je voudrais bien voir si on donnerait encore des circonstances atténuantes dans des articles genre il arrive dans le quartier fatigué, ayant passé la nuit à Paris, à fumer et à boire pour son anniversaire.
Un gars est mort dans l'ignorance et certains trouvent encore des circonstances aux agresseurs quelle honte,putain de système de merde
Un gars est mort dans l'ignorance et certains trouvent encore des circonstances aux agresseurs quelle honte,putain de système de merde
Les Français méritent la confiance de Sarkozy... mais Sarkozy ne mérite pas la confiance de la France.
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___ trop bonne ...
Cleo a écrit ::guillotine:
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___ trop bonne Cléo, je pense que l'écorchage ou la roue serait un juste châtiment
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier passé ...
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
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Re: ___ trop bonne ...
Tireur_isolé a écrit :Cleo a écrit ::guillotine:
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___ trop bonne Cléo, je pense que l'écorchage ou la roue serait un juste châtiment
Yesssssssssssssssssssssss!
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Oui la peine de mort bien sûr,c'est un acte gratuit rempli de haine,on en connait toujours pas les raisons,parce que le mec a entendu le mot flic il l 'aurait frappé?
Il a pas supporté qu'un blanc se pointe près de chez lui oui
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Les Français méritent la confiance de Sarkozy... mais Sarkozy ne mérite pas la confiance de la France.
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J'ai cru que c'était une provocation