Huit militants présumés du Groupe islamique combattant marocain (GICM), soupçonnés de liens avec les auteurs des attentats-suicide qui avaient fait 45 morts dont trois Français le 16 mai 2003 à Casablanca, ont été condamnés à des peines de prison allant d'un an avec sursis à dix ans ferme, à Paris.
L'annonce du jugement a suscité la colère d'un public composé des proches des prévenus, originaires de la cité du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines), et des incidents avec le service d'ordre, composé d'une cinquantaine de gendarmes.
Ces derniers ont expulsé manu militari des hommes barbus qui ont cassé une vitre et criaient "justice de merde !", "Allah Akbar", tandis que des femmes voilées s'effondraient en pleurs.
Les condamnés, un Turc, des Marocains et des Français d'origine marocaine, arrêtés pour la plupart en avril 2004 en région parisienne, sont reconnus coupables d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
Ils sont convaincus d'avoir participé à une "cellule" du GICM en France qui aurait assuré des tâches de financement, d'hébergement et de confection de faux papiers. Ils auraient eu des contacts avec certains des douze kamikazes qui figurent parmi les 45 victimes de 2003.
Mustafa Baouchi, spécialiste des explosifs considéré comme le chef du groupe de Mantes, a été condamné à 10 ans de prison dont 80 mois incompressibles. A l'audience, il avait revendiqué son adhésion à l'islamisme combattant.
Le tribunal a prononcé deux autres peines de huit ans de prison avec 64 mois incompressibles, une peine de sept ans avec 56 mois incompressibles, une peine de cinq ans.
Deux prévenus comparaissant libres ont été condamnés à six ans de prison avec incarcération immédiate pour l'un, présent au tribunal, et mandat d'arrêt pour l'autre, absent. Une peine de cinq ans. Le dernier prévenu a été condamné à un an de prison avec sursis et 3.000 euros d'amende.
Aucun lien direct entre les condamnés de Paris et ces attaques qui avaient touché un hôtel et des restaurants du centre de Casablanca n'a cependant pu être établi. Les charges de "complicité d'assassinats" retenues au départ dans l'information judiciaire ont été abandonnées. Ni armes ni explosifs n'ont été découverts lors des perquisitions.
Selon l'accusation, le groupe avait été endoctriné par un imam intégriste marocain, Al-Tayeb Bentizi, expulsé en 1995 et condamné à 18 ans de prison au Maroc pour les attentats de 2003.
Il avait des contacts avec plusieurs pays étrangers européens, dont l'Allemagne, la Belgique et la Grande-Bretagne. Les prévenus ont reconnu avoir effectué des stages après 2000 dans des camps islamistes en Afghanistan et au Pakistan, où ils auraient appris à manier armes et explosifs.
Le GICM est aussi mis en cause dans les attentats qui ont fait 191 morts le 11 mars 2004 à Madrid. Ce groupe aurait été créé à la fin des années 1990 par des vétérans de la guerre d'Afghanistan et milite pour l'instauration d'une République islamique au Maroc.
il devrait y avoir une juridiction speciale pour ces cas la
notez que leurs proches, donc potentiellement complices, vivent toujours en France
Condamnation de terroristes...
Condamnation de terroristes...
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS
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