ca va faire la une, bien sur...

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Danisiam
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ca va faire la une, bien sur...

Messagepar Danisiam » 30/06/2007 - 7:32

un bon sujet pour les rats journalistiques

Quatre jeunes gens dont deux mineurs de 17 ans ont été mis en examen et écroués vendredi pour "assassinat avec actes de tortures et de barbaries" sur un homme de 21 ans dont le corps a été retrouvé mi-juin dans la rivière de la Vesle à Reims. Une jeune femme de 22 ans a été en outre mise en examen pour "non empêchement de crimes" dans le cadre de l'enquête sur cet assassinat commis lors de fêtes organisées le 9 juin à Reims à l'occasion de l'arrivée du TGV-Est.


Les assassins présumés ont reconnu les faits et « les assument totalement », a déclaré la procureure de la République de Reims Madeleine Simoncello. Au domicile de la jeune femme - qui hébergeait la victime - absente à ce moment, ils ont torturé dans l'après-midi leur "souffre douleur", le bâillonnant, lui serrant le cou avec une ceinture, et lui donnant des coups de rangers, le tout sur fond de « musiques et de chants nazis ». Ils auraient ensuite emmené leur victime au parc de la Comédie, pour lui faire subir à nouveau des violences. Puis deux d'entre eux l'ont « jeté dans la Vesle pendant que les autres restaient là à ne rien faire. Après ils sont revenus tranquillement », a raconté la procureure.


Les mis en examen ont commencé à expliquer leur geste. Ils « disent s'en être pris à ce jeune homme parce qu'il avait le teint basané et qui leur semblait un peu efféminé ». Mais les qualificatifs de crime raciste et homophobe n'ont pas été retenus « car ce n'est pas suffisamment avéré », a déclaré la procureure.

eux, ils vont avoir le maximum

et le suivant sera protege assurement,

ABDERRAHIM EL-QAIZY, second de cuisine depuis dix ans dans l'une des institutions de la ville, Au Vieux Mulhouse - où Nicolas Sarkozy s'est rendu il y a quelques mois - est en réalité un sans-papiers menacé d'expulsion. Son histoire est semblable à celle de milliers d'autres sans papiers à travers l'Hexagone. Lorsqu'en janvier dernier, son patron, Jean-Michel Pinheiro, président des restaurateurs de Mulhouse a découvert la nouvelle, il est resté sans voix.


Il a pourtant décidé de garder son employé modèle. Mais il y a quelques jours, une lettre de la direction départementale du travail et de l'emploi l'a obligé à revenir sur sa décision et à suspendre le contrat de travail. « Je risque de payer des amendes jusqu'à 5 000 fois le smic, sans parler des poursuites pénales, s'inquiète-t-il. Mais dès que sa situation est régularisée, je le reprends sur-le-champ.»


Depuis dix ans, il paie scrupuleusement toutes les cotisations de son spécialiste de la choucroute et de la fleischnnacka, comme celles de ces 26 autres salariés, sans soupçonner à aucun moment qu'il était dans l'illégalité. Dans un français parfait, Abderrahim raconte son histoire. En 1989, il débarque de son Maroc natal pour étudier à la faculté de Strasbourg. En 1993, faute de bons résultats, son titre de séjour n'est pas renouvelé. Il se retrouve sans papiers. Il ne veut pas rentrer pour autant. Il a des fiches de paie, une carte de sécurité sociale, des avis d'impositions. En tant qu'étudiant, il avait accès au marché du travail à mi-temps.


Ses premiers employeurs, guère regardants, l'embauchent à temps complet. En 1998, il répond à une annonce du restaurant Au Vieux Mulhouse et est embauché comme commis de cuisine. Il présente ses anciens contrats, sa carte de sécu et fait bonne impression. Abderrahim promet qu'il apportera plus tard sa carte de séjour au patron qui la lui demande... Depuis, tout le monde a oublié qu'il est étranger, à commencer par Abderrahim lui-même.


En 1997, au moment de la régularisation de Jean-Pierre Chevènement, il dépose une demande. Essuie un refus. En avril 2006, il tente à nouveau sa chance. À l'heure de l'immigration choisie, il espère que sa parfaite intégration dans un secteur en pénurie d'emplois plaidera en sa faveur. Pas de réponse. Il ignore que passé un délai de quatre mois, le silence vaut refus implicite. La régularisation des familles d'enfants scolarisés occupe le devant de l'actualité, il pense qu'une fois ces dossiers réglés son tour viendra.


Mais, convoqué en décembre 2006, il se retrouve en centre de rétention. Il y passera près de trente jours car il refuse d'embarquer. « J'ai appelé mon patron pour lui dire que j'étais malade », raconte-t-il. À sa sortie, avec un arrêté de reconduite à la frontière exécutoire à tout instant, il a dû dire la vérité à son patron. Sa compagne et ses voisins ont eu du mal à le croire. « J'avais honte, confie-t-il, je ne voulais pas que cela se sache. »


Fier de son bel appartement et de ses 1 500 euros net par mois, il dit ne pas avoir souffert de sa vie clandestine. Sauf lorsqu'il s'est fait agresser un soir et qu'il n'a pas osé porter plainte. Il n'a pas pu, non plus, assister à l'enterrement de ses parents car il ne pouvait quitter le territoire. Désormais, il attend une mesure de clémence et un réexamen.
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS

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