Une voiture de police blesse un passant
- Ardechois libre
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Une voiture de police blesse un passant
Un adolescent de 14 ans a été hospitalisé samedi à Marseille dans un état critique après avoir été fauché par une voiture de police dont le conducteur a été placé en garde à vue. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau (c) Reuters
MARSEILLE (Reuters) - Un adolescent de 14 ans a été hospitalisé samedi à Marseille dans un état critique après avoir été fauché par une voiture de police dont le conducteur a été placé en garde à vue, a-t-on appris de sources médicale et policière.
"Le pronostic vital de l'enfant est engagé", a-t-on précisé.
Le véhicule de police a percuté la victime qui traversait sur un passage protégé en poussant son vélo alors que le signal pour les piétons était au vert. Le corps de l'adolescent a été projeté à une vingtaine de mètres.
De source proche du dossier, on précise que les premiers témoignages divergent sur une éventuelle utilisation du gyrophare par le conducteur de la voiture de police mais semblent concorder sur l'absence d'avertisseur sonore.
L'accident, qui s'est produit en début d'après-midi dans le quartier de Saint-Joseph, a provoqué une vive tension dans ce quartier sensible du nord de la ville.
MARSEILLE (Reuters) - Un adolescent de 14 ans a été hospitalisé samedi à Marseille dans un état critique après avoir été fauché par une voiture de police dont le conducteur a été placé en garde à vue, a-t-on appris de sources médicale et policière.
"Le pronostic vital de l'enfant est engagé", a-t-on précisé.
Le véhicule de police a percuté la victime qui traversait sur un passage protégé en poussant son vélo alors que le signal pour les piétons était au vert. Le corps de l'adolescent a été projeté à une vingtaine de mètres.
De source proche du dossier, on précise que les premiers témoignages divergent sur une éventuelle utilisation du gyrophare par le conducteur de la voiture de police mais semblent concorder sur l'absence d'avertisseur sonore.
L'accident, qui s'est produit en début d'après-midi dans le quartier de Saint-Joseph, a provoqué une vive tension dans ce quartier sensible du nord de la ville.
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Bientot on aura le nom de la victime, sans doute un
comme ca on pourra accuser la police d'avoir commis un vilain crime raciste. S'en suivra la marche silencieuse etc.
Si ca avait été un desouche il aurait juste eu le droit à son petit encadré dans la rubrique des chiens ecrasés.
Bref je ne vois pas matière à polémiquer c'est un incident. Déplorable certes, mais surement pas un homicide volontaire.
Si ca avait été un desouche il aurait juste eu le droit à son petit encadré dans la rubrique des chiens ecrasés.
Bref je ne vois pas matière à polémiquer c'est un incident. Déplorable certes, mais surement pas un homicide volontaire.
"Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien dire" Einstein, cité par Marine Le Pen in "A Contre Flots"
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Le ministère de l'Intérieur doit avoir peur que le grand public soit mené par le chant des sirènes...
Le chef de la police s'appelle-t-il Ulysse au pays des mères Veil ?
_
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
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supergaulois
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C'est vrai que l'on tape pas mal sur les policiers et c'est regrètable.
Nèanmoins, il s'agit d'un enfant qui ne grandira pas, un de souche de surcroit, alors qu'il n'aspirait qu'à vivre sa vie de gamin.
Mais loin de moi d'accabler le policier, bien qu'il est fait une erreur mortelle et que dans ce cas là, il doit y avoir prison.
Mais passèe la colère je me pose la question, ou plutôt non (charete m'a expliquè le recrutement actuel des nouveaux effectifs) mais je constate justement ce que j'en sais, à savoir des gamins qui sortent de l'école et à qui on confie de trop grosses responsabilitès alors qu'ils n'ont aucune expèrience.
A ce titre là, de par leur incompètence les politiques ont eux aussi des comptes à rendre devant la justice pour ne pas savoir gèrer une institution capitale pour la survie du pays.
Nèanmoins, il s'agit d'un enfant qui ne grandira pas, un de souche de surcroit, alors qu'il n'aspirait qu'à vivre sa vie de gamin.
Mais loin de moi d'accabler le policier, bien qu'il est fait une erreur mortelle et que dans ce cas là, il doit y avoir prison.
Mais passèe la colère je me pose la question, ou plutôt non (charete m'a expliquè le recrutement actuel des nouveaux effectifs) mais je constate justement ce que j'en sais, à savoir des gamins qui sortent de l'école et à qui on confie de trop grosses responsabilitès alors qu'ils n'ont aucune expèrience.
A ce titre là, de par leur incompètence les politiques ont eux aussi des comptes à rendre devant la justice pour ne pas savoir gèrer une institution capitale pour la survie du pays.
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- francaisdabord
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Ce qui est déplorable dans cette affaire c'est qu'on se presse pour une audition non urgente... C'est vrai que même si je suis le premier à soutenir les forces de l'ordre (pourquoi serais-je du FN sinon???) il n'en demeure pas moins qu'on a besoin d'une police professionnelle et non comme certains l'ont déjà dit, de "Starsky et Hutch"...
"Si vous voulez connaître la vérité il faut que vous alliez la chercher par vous-même"
Chez moi je suis pompier volontaire et on ne laisse jamais un jeune sans expérience conduire un véhicule lors d'une intervention, ce qui est aberrant c'est de laisser un stagiaire prendre le volant, conduire un véhicule en inter peut être stressant. On dit aussi que la vitesse du véhicule était très excessive ce qui est anormal puisqu'il s'agissait d'une simple relève, et le policier expérimenté qui devait normalement se trouver a la place du passager ne lui a pas dit de lever le pied ? Bizarre !
pauvre france, pauvre pays de mon enfance.
- Charette
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Je pense avant tout à la petite victime, et à sa famille, malheureusement s'il s'avère qu'aucun caractère d'urgence ne motivait une telle conduite, alors il doit y avoir sanction.
Les policiers sont là pour protéger les citoyens et non pour les mettre en danger.
C'est une profession à risque certes, mais malheureusement depuis quelques années, le recrutement laisse à désirer et ils emploient de plus en plus de jeunes écervellés qui pensent en embrassant la carrière, se retrouver dans un jeu vidéo, façon starsky et Hutch. Il n'en est rien les morts ne réssucitent pas après la partie.
Toutefois comme à l'accoutumé, se seront encore les lampistes qui trinqueront et non les vrais responsables, c'est à dire ceux qui négligent le recrutement, en embauchant des jeunes hommes et des jeunes femmes inexpérimentés. Beaucoup de fonctionnaires aujourd'hui sorte des écoles bardés de diplômes et pensent que cela suffit pour être un bon policier. FAUX
Les meilleurs policiers sont ceux qui par le passé était recruté ayant connu des expériences professionnelles autres, ayant subit des tests psycho-techniques poussés et qui surtout connaissaient la vie, la vraie, celle de la rue.
Ces policiers là malheureusement tendent à disparaître, on leur préfère des jeunes sans expérience, mais dont l'esprit et maléable et corvéable à souhait. La politique du chiffre et du quota n'a pas fini de faire des victimes.
Que ce jeune garçon arraché à la vie repose en paix et que justice soit faite.
Les policiers sont là pour protéger les citoyens et non pour les mettre en danger.
C'est une profession à risque certes, mais malheureusement depuis quelques années, le recrutement laisse à désirer et ils emploient de plus en plus de jeunes écervellés qui pensent en embrassant la carrière, se retrouver dans un jeu vidéo, façon starsky et Hutch. Il n'en est rien les morts ne réssucitent pas après la partie.
Toutefois comme à l'accoutumé, se seront encore les lampistes qui trinqueront et non les vrais responsables, c'est à dire ceux qui négligent le recrutement, en embauchant des jeunes hommes et des jeunes femmes inexpérimentés. Beaucoup de fonctionnaires aujourd'hui sorte des écoles bardés de diplômes et pensent que cela suffit pour être un bon policier. FAUX
Les meilleurs policiers sont ceux qui par le passé était recruté ayant connu des expériences professionnelles autres, ayant subit des tests psycho-techniques poussés et qui surtout connaissaient la vie, la vraie, celle de la rue.
Ces policiers là malheureusement tendent à disparaître, on leur préfère des jeunes sans expérience, mais dont l'esprit et maléable et corvéable à souhait. La politique du chiffre et du quota n'a pas fini de faire des victimes.
Que ce jeune garçon arraché à la vie repose en paix et que justice soit faite.
Vive la France, Vive Louis XX, Roi de France de droit.
Et que la providence conduise notre peuple à choisir Jean-Marie Le Pen, pour nous guider sur la route du redressement National.
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- G-B
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Les policiers sont là pour protéger les citoyens et non pour les mettre en danger.
C'est une profession à risque certes, mais malheureusement depuis quelques années, le recrutement laisse à désirer et ils emploient de plus en plus de jeunes écervellés qui pensent en embrassant la carrière, se retrouver dans un jeu vidéo, façon starsky et Hutch. Il n'en est rien les morts ne réssucitent pas après la partie.
Exactement, c'est exactement ça tout le monde peut rentrer dans la police de nos jours...
Vous me direz que tout le monde peut être président aussi vu le charlot que nous avons aujourd'hui

- Yannick
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Georges-Bernard a écrit :Les policiers sont là pour protéger les citoyens et non pour les mettre en danger.
C'est une profession à risque certes, mais malheureusement depuis quelques années, le recrutement laisse à désirer et ils emploient de plus en plus de jeunes écervellés qui pensent en embrassant la carrière, se retrouver dans un jeu vidéo, façon starsky et Hutch. Il n'en est rien les morts ne réssucitent pas après la partie.
Exactement, c'est exactement ça tout le monde peut rentrer dans la police de nos jours...
Vous me direz que tout le monde peut être président aussi vu le charlot que nous avons aujourd'hui![]()
Je pense que pour être président aujourd'hui il ne faut pas venir du monde du prolétariat, il faut avoir des amis très influents et très puissants, il faut savoir lécher des bottes et être opportuniste. C'est en tout cas ce que nous ont laissé paraître les derniers présidents successifs.
Ce n'est donc pas à la portée du premier venu. En dehors des compétence, il y a d'abord l'appartenance à une communauté judéo maçonnique puissante qui contrôle et domine tout en France.
Mitterand était franc maçon, Chirac l'est aussi, Sarko ne cache pas qu'il a des préférences pour la communauté juive qui reste performante dans de nombreux organes de décisions et d'informations.
Elle est aussi elle même très influencée par la communauté juive située sur le sol américain. La communauté juive de l'autre côté de l'atlantique est présente dans les plus hautes sphères politiques.
Rien n'est fait dans le hasard et rien n'est gagné par le mérite ou les compétences. Si c'était le cas nous aurions JMLP président de la France depuis déjà belle lurette puisqu'il est fils de marin pêcheur et qu'il a les compétences requises pour être à la tête de notre pays.
ø¤°`°¤ø,¸_¸,ø¤°¤[SARKOLAND]¤°¤ø,¸_¸,ø¤°`°¤ø




- Charette
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Georges-Bernard a écrit :Les policiers sont là pour protéger les citoyens et non pour les mettre en danger.
C'est une profession à risque certes, mais malheureusement depuis quelques années, le recrutement laisse à désirer et ils emploient de plus en plus de jeunes écervellés qui pensent en embrassant la carrière, se retrouver dans un jeu vidéo, façon starsky et Hutch. Il n'en est rien les morts ne réssucitent pas après la partie.
Exactement, c'est exactement ça tout le monde peut rentrer dans la police de nos jours...
Vous me direz que tout le monde peut être président aussi vu le charlot que nous avons aujourd'hui![]()
GB,
je suis certain depuis des années que l'on cherche à rabaisser volontairement cette institution et à la rendre stérile dans l'accomplissement de sa mission, cela a commencé avec Mitterand en 1981 et se poursuit de nos jours.
Ils veulent une police au service du pouvoir et de l'argent, et de moins en moins une police au service du citoyen.
La repression ne s'applique que lorsqu'on touche aux intêrets des nantis et le social s'applique au autres.
Vive la France, Vive Louis XX, Roi de France de droit.
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supergaulois
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Georges-Bernard a écrit :Les policiers sont là pour protéger les citoyens et non pour les mettre en danger.
C'est une profession à risque certes, mais malheureusement depuis quelques années, le recrutement laisse à désirer et ils emploient de plus en plus de jeunes écervellés qui pensent en embrassant la carrière, se retrouver dans un jeu vidéo, façon starsky et Hutch. Il n'en est rien les morts ne réssucitent pas après la partie.
Exactement, c'est exactement ça tout le monde peut rentrer dans la police de nos jours...
Vous me direz que tout le monde peut être président aussi vu le charlot que nous avons aujourd'hui
tout le monde non puisque la demeurée de gauchiste a été largement battue par le nain

moment d'humeur
Ils sont en première ligne dans une guerre non déclarée. Une guerre que l'on appelle, les bons jours, la lutte contre la « délinquance », et, les mauvais jours, celle contre la criminalité. Ils livrent les batailles de nos peurs. Parfois, ils se rassemblent au garde-à-vous, dans leurs tenues de grand apparat, les visages crispés, les yeux rougis, la colère à fleur de traits. Un ministre les passe en revue, généralement suivi d'un préfet. Il est en costume sombre, l'air grave. Il se penche avec compassion vers les proches du ou des défunts.
On n'entend pas ce qu'il leur dit. Ni, ce que murmurent les veuves. Au micro, le représentant de l'autorité va, lisant un texte, assurer que « tout sera fait pour que » et que « Sachez-le, nous ne laisserons pas impunis ceux qui ». Il épingle une médaille sur des coussins rouges.
Ainsi l’état, de proche en proche, au hasard des faits divers sanglants, rend-il hommage à certains de ses fils morts à la guerre en temps de paix. Ils acquièrent une notoriété fugitive. On cite leurs noms, leurs grades, leur âge: vingt-sept ans, trente-quatre ans... Le nombre de leurs enfants, dont certains, à naître, ne les connaîtront pas autrement que par la mémoire des grandes personnes et des photos traînant sur des buffets de logements modestes.
Que voulez-vous dire ou faire de plus pour les flics morts « en service » ? Que voulez-vous faire contre le mal qui les a emportés, cette violence dont leur métier consiste à nous protéger ?
Ah, bien sûr, parfois les flics exagèrent. Ils perdent leur sang-froid, ils se prennent pour des shérifs. Ils commettent, dans le feu de l'action, tempérament aidant, ce que l'on dénoncera comme « bavures ». Elles connaissent un grand retentissement. On décortique les faits. On interroge les témoins qui, dans la nuit, n'ont pas vu grand-chose, ou seulement une partie du film. Au pire des cas, quand la faute est évidente, il y a suspension administrative, judiciaire même. La police est chargée d'enquêter sur les collègues, présumés innocents par les lois, présumés coupables par les populations environnantes. Il y a des répliques, des ripostes, un quartier s'échauffe, des autos brûlent, des pierres volent, les « jeunes » s'énervent. Et puis l'on oublie les « bavures », réelles ou supposées. Et puis l'on oublie les violences. Comme, on oublie les policiers morts dont les obsèques auront fait la « une » des journaux télévisés, pour deux ou trois minutes.
Et vous voudriez qu'ils ne s'encolèrent jamais qu’ils restent de marbre, surhumains face à une adversité dont le caractère répétitif ne saurait les consoler ? Ce n'est pas assez de le dire, pour se rassurer, qu'il y a toujours eu des violences, des policiers ou des gendarmes blessés ou tués, de la peur sur les villes.
Aujourd'hui, on pourrait clamer, sans risque de se tromper : « La police a peur ». On pourrait dire que, ce n'est pas son rôle, à la police, d'avoir peur. Que, la frousse, c'est notre affaire à nous. Mais, que voulez-vous les choses sont ainsi. Pour être flic, simple flic, on n'en est pas moins homme.
Avec son histoire, sa formation, sa psychologie, ses attachements ses moments de basses eaux, ses moments de joie, ses désillusions, ses rencontres agréables, ses tournées pas joyeuses, ses aubes radieuses et ses nuits inquiétantes, son regard vers la pendule à l'approche de la « fin du service ».
Dans la peau d'un policier, il y a un homme. Dans la tête d'un policier il y a des rêves, des tracas, les humeurs du moment, des soucis d'argent. Dans la vie d'un policier, il y a les heures d'attente et d'ennui, des « coups de bourre » et, surtout constamment, cette vision très particulière de la vie en société qui vous place au premier rang au spectacle des avanies, des défauts, des fractures.
C'est à la loupe qu'ils voient « dysfonctionner » les rues et les cités.
Dès que cela se passe mal quelque part, ils arrivent. Tout le monde est stressé : les victimes, bien sûr, mais aussi les témoins, les suspects, les proches des uns et des autres. Jusqu'aux badauds qui parlent en tremblant ou donnent des conseils.
On n'appelle jamais la police pour dire : « Venez vite, il se passe quelque chose de formidable, c'est merveilleux, vous ne pouvez pas rater cela ! ». Dans ces cas-là, ils sont priés de rester au commissariat ou dans leurs véhicules.
C'est seulement quand ils meurent pour de justes causes qu'ils croulent sous les fleurs.
Fleurs de rhétorique officielles (ou journalistiques) et fleurs de cimetière, en couronnes, en gerbes, en bouquets plus modestes déposés par des enfants.
Quand nous irons, dans les mille et un cimetières du monde, honorer nos morts, nos parents, nos aïeux, tous les regrettés à perpétuité, aurons-nous une pensée pour ceux qui y reposent, parce qu'ils avaient été nos délégués à la protection de notre tranquillité ?
Il se trouvera toujours des politiciens avisés pour tenter de tirer un profit de la peur policière.
Il se trouvera toujours à l'approche, des périodes électorales, des fourbisseurs de polémiques pour se placer dans le sillage d'une corporation constamment endeuillée.
Qu'on la juge de bonne guerre politicienne, ou de goût fort indécent, cette utilisation récurrente et récupératrice du mal-être des flics ne doit pas masquer la réalité toute simple.
De cette peur au ventre, de cette disponibilité à risques, de ces hantises qu'ils ramènent forcément, le soir, à la maison. Et de, ne pas négliger cette évidence aussi : Si nous ne sommes pas flics, nous, c'est que d'autres le sont. Pour nous. Avec tous leurs défauts et toute leur nécessité.
Ils sont en première ligne dans une guerre non déclarée. Une guerre que l'on appelle, les bons jours, la lutte contre la « délinquance », et, les mauvais jours, celle contre la criminalité. Ils livrent les batailles de nos peurs. Parfois, ils se rassemblent au garde-à-vous, dans leurs tenues de grand apparat, les visages crispés, les yeux rougis, la colère à fleur de traits. Un ministre les passe en revue, généralement suivi d'un préfet. Il est en costume sombre, l'air grave. Il se penche avec compassion vers les proches du ou des défunts.
On n'entend pas ce qu'il leur dit. Ni, ce que murmurent les veuves. Au micro, le représentant de l'autorité va, lisant un texte, assurer que « tout sera fait pour que » et que « Sachez-le, nous ne laisserons pas impunis ceux qui ». Il épingle une médaille sur des coussins rouges.
Ainsi l’état, de proche en proche, au hasard des faits divers sanglants, rend-il hommage à certains de ses fils morts à la guerre en temps de paix. Ils acquièrent une notoriété fugitive. On cite leurs noms, leurs grades, leur âge: vingt-sept ans, trente-quatre ans... Le nombre de leurs enfants, dont certains, à naître, ne les connaîtront pas autrement que par la mémoire des grandes personnes et des photos traînant sur des buffets de logements modestes.
Que voulez-vous dire ou faire de plus pour les flics morts « en service » ? Que voulez-vous faire contre le mal qui les a emportés, cette violence dont leur métier consiste à nous protéger ?
Ah, bien sûr, parfois les flics exagèrent. Ils perdent leur sang-froid, ils se prennent pour des shérifs. Ils commettent, dans le feu de l'action, tempérament aidant, ce que l'on dénoncera comme « bavures ». Elles connaissent un grand retentissement. On décortique les faits. On interroge les témoins qui, dans la nuit, n'ont pas vu grand-chose, ou seulement une partie du film. Au pire des cas, quand la faute est évidente, il y a suspension administrative, judiciaire même. La police est chargée d'enquêter sur les collègues, présumés innocents par les lois, présumés coupables par les populations environnantes. Il y a des répliques, des ripostes, un quartier s'échauffe, des autos brûlent, des pierres volent, les « jeunes » s'énervent. Et puis l'on oublie les « bavures », réelles ou supposées. Et puis l'on oublie les violences. Comme, on oublie les policiers morts dont les obsèques auront fait la « une » des journaux télévisés, pour deux ou trois minutes.
Et vous voudriez qu'ils ne s'encolèrent jamais qu’ils restent de marbre, surhumains face à une adversité dont le caractère répétitif ne saurait les consoler ? Ce n'est pas assez de le dire, pour se rassurer, qu'il y a toujours eu des violences, des policiers ou des gendarmes blessés ou tués, de la peur sur les villes.
Aujourd'hui, on pourrait clamer, sans risque de se tromper : « La police a peur ». On pourrait dire que, ce n'est pas son rôle, à la police, d'avoir peur. Que, la frousse, c'est notre affaire à nous. Mais, que voulez-vous les choses sont ainsi. Pour être flic, simple flic, on n'en est pas moins homme.
Avec son histoire, sa formation, sa psychologie, ses attachements ses moments de basses eaux, ses moments de joie, ses désillusions, ses rencontres agréables, ses tournées pas joyeuses, ses aubes radieuses et ses nuits inquiétantes, son regard vers la pendule à l'approche de la « fin du service ».
Dans la peau d'un policier, il y a un homme. Dans la tête d'un policier il y a des rêves, des tracas, les humeurs du moment, des soucis d'argent. Dans la vie d'un policier, il y a les heures d'attente et d'ennui, des « coups de bourre » et, surtout constamment, cette vision très particulière de la vie en société qui vous place au premier rang au spectacle des avanies, des défauts, des fractures.
C'est à la loupe qu'ils voient « dysfonctionner » les rues et les cités.
Dès que cela se passe mal quelque part, ils arrivent. Tout le monde est stressé : les victimes, bien sûr, mais aussi les témoins, les suspects, les proches des uns et des autres. Jusqu'aux badauds qui parlent en tremblant ou donnent des conseils.
On n'appelle jamais la police pour dire : « Venez vite, il se passe quelque chose de formidable, c'est merveilleux, vous ne pouvez pas rater cela ! ». Dans ces cas-là, ils sont priés de rester au commissariat ou dans leurs véhicules.
C'est seulement quand ils meurent pour de justes causes qu'ils croulent sous les fleurs.
Fleurs de rhétorique officielles (ou journalistiques) et fleurs de cimetière, en couronnes, en gerbes, en bouquets plus modestes déposés par des enfants.
Quand nous irons, dans les mille et un cimetières du monde, honorer nos morts, nos parents, nos aïeux, tous les regrettés à perpétuité, aurons-nous une pensée pour ceux qui y reposent, parce qu'ils avaient été nos délégués à la protection de notre tranquillité ?
Il se trouvera toujours des politiciens avisés pour tenter de tirer un profit de la peur policière.
Il se trouvera toujours à l'approche, des périodes électorales, des fourbisseurs de polémiques pour se placer dans le sillage d'une corporation constamment endeuillée.
Qu'on la juge de bonne guerre politicienne, ou de goût fort indécent, cette utilisation récurrente et récupératrice du mal-être des flics ne doit pas masquer la réalité toute simple.
De cette peur au ventre, de cette disponibilité à risques, de ces hantises qu'ils ramènent forcément, le soir, à la maison. Et de, ne pas négliger cette évidence aussi : Si nous ne sommes pas flics, nous, c'est que d'autres le sont. Pour nous. Avec tous leurs défauts et toute leur nécessité.
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS
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