la justice ump-ps protege un rappeur qui insulte la france
Publié : 04/05/2007 - 13:53
Le rappeur Richard Makela, alias Monsieur R., poursuivi pour injure raciale dans sa chanson FranSSe par une association proche des catholiques traditionalistes, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. Le 24 août 2005, l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française (Agrif) avait déposé plainte contre le chanteur. Dans l'un de ses titres, celui-ci compare notamment la France à « une garce » et le clip vidéo montre des femmes nues ondulant sur un capot de voiture. « La France est une de ces p... de mères qui t'a enfanté », chante Monsieur R., ajoutant : « N'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser, comme une méchante, il faut la traiter, mec... »
Dans son jugement rendu vendredi dernier, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que cette chanson visait certes « la France et ses dirigeants », mais « sans que ne soient à aucun moment stigmatisés les individus membres de la nation française ou leur comportement ». Le texte de la chanson et le vidéoclip qui l'accompagne « doivent dès lors être considérés comme la critique violente d'une politique menée au nom de l'État sans pour autant mettre en cause l'ensemble de ses ressortissants ».
Le 26 juin 2006, la justice avait jugé irrecevables les poursuites engagées par un député UMP à l'encontre du même rappeur, dont l'un des titres constituait, selon l'élu, un outrage aux bonnes moeurs
Dans son jugement rendu vendredi dernier, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que cette chanson visait certes « la France et ses dirigeants », mais « sans que ne soient à aucun moment stigmatisés les individus membres de la nation française ou leur comportement ». Le texte de la chanson et le vidéoclip qui l'accompagne « doivent dès lors être considérés comme la critique violente d'une politique menée au nom de l'État sans pour autant mettre en cause l'ensemble de ses ressortissants ».
Le 26 juin 2006, la justice avait jugé irrecevables les poursuites engagées par un député UMP à l'encontre du même rappeur, dont l'un des titres constituait, selon l'élu, un outrage aux bonnes moeurs