50 ans de combat acharné de l'État français contre les Pieds
Publié : 27/05/2012 - 17:21
26 mars 2012 : 50 ans de combat acharné de l'État français contre les Pieds-Noirs
Le FLN, les militants Algériens Indépendantistes, depuis un demi-siècle célèbrent leur victoire. Ils ont inscrit le nom de leurs héros et martyrs sur des centaines de milliers de monuments, de lieux publics, de stades, d'universités, de lycées. Ils possèdent des milliers d'associations mémorielles qui entretiennent le souvenir et la ferveur autour d'une Guerre d'Indépendance qu'ils ont réécrite avec des plumes de vainqueurs, comme le firent Français, Anglais, Américains, Soviétiques, Polonais, juifs pour la Seconde Guerre mondiale. Il suffit de lire leurs journaux. Que dire, de lire les nôtres qui n'ont jamais cessé depuis le 5 juillet 1962 de célébrer leur victoire. L'Algérie algérienne et indépendante vit depuis 50 ans dans une mythologie résistancialiste qui aux meilleurs instants se définit contre le colon et le colonialisme et aux pires s'exonère de tous ses crimes par la dénonciation apocalyptique de ceux réels ou fantasmés de l'OAS.
Un manichéisme agressif triomphe d'un bout à l'autre de ce pays. Prend d'assaut Internet, les quotidiens, les périodiques, les radios, les télévisions. Campe dans les universités. Sature les programmes scolaires. Gomme la plus infime velléité contestataire ou même dissidente du propos le plus anodin. D'un côté il y a les purs, les chouhadas, les moudjahidines, martyrs ou héros et leur pléthorique descendance, à laquelle il est d'ailleurs souvent reproché d'avoir d'autant plus d'ambitions qu'elle ne participa pas « à la lutte de libération nationale ». Une sourde compétition oppose les oligarques sécrétés par le FLN et les petits malins de la dernière heure qui entre mai 1958 et juillet 1962 profitèrent habilement de « l'algérianisation des cadres » promue par le régime gaulliste. Tirant ensuite avantage du départ brutal des techniciens et fonctionnaires pied-noirs pour se tailler prébendes et fiefs rendus héréditaires par la corruption endémique. Depuis un demi-siècle cette nation sur le berceau de laquelle s'était pourtant penchée la fée pétrole, n'a pas cessé de s'entrebattre, de régresser, de végéter, n'ayant d'autre rêve que d'émigrer et d'activité que de copuler et se reproduire.
Ça c'est pour le côté positif d'une société bloquée qui n'a résolu aucune de ses angoisses et sur laquelle ne cesse de planer le nuage noir des barbus attentifs, guettant avec gourmandise l'instant où la lassitude générale et la démission du pouvoir tyrannique de l'armée leur donneront les clés d'un territoire qui a toujours pesé sur le destin de la Méditerranée.
Et puis il y a les salauds. Les harkis d'abord. Mais à ceux-là on trouve de plus en plus d'excuses. Outre qu'ils sont Maghrébins et que cet état est très convoité dans nos pays, le martyre subi par leurs pères semble affranchir les enfants des flétrissures du passé. En sorte que les salauds, les vrais, les définitifs, ceux qui concentrent sur eux toute la malédiction du monde, bouc-émissaires privilégiés des nouveaux exorcistes, sont représentés par les "ultras", les "colons", les "fascistes", les "racistes", etc. Dites leur nom, allez, ne vous gênez pas ... les Pieds-Noirs ! Soudain retoqués dans une actualité qui satisfait tout le monde, au moyen d'un sigle à nouveau propulsé au sommet de l'horreur historique. Un peu comme le nazi, un peu comme l'apartheid. Tous les criminels de l'Histoire contemporaine les ayant investis d'une telle somme d'horreur qu'ils s'absolvent de leurs propres forfaits à seulement les mentionner.
Luttant contre l'OAS quelle méthode serait trop monstrueuse ?
LA HAINE DES PIEDS-NOIRS AUSSI VIVACE QU'EN 1962
Dans les semaines qui viennent, jusqu'à l'apothéose du 5 juillet 2012, attendons-nous à un déferlement médiatique entretenu par les bigots porteurs de valises et les nostalgiques à faucille et marteau du maquis algérien. Mais pas seulement. Pour rendre la fête plus magique, il y faudra glisser, en contrepoint du chahid mort pour la libération du peuple, le tortionnaire qui l'a brisé. Et comme l'affaire se passe entre le gouvernement français et son " comparse d'Alger, l'un et l'autre de surcroît, en pleine fièvre électorale, gageons qu'ils sauront faire en sorte de ne pas s'embarrasser réciproquement par des attaques hasardeuses. Le mieux étant de s'entendre sur le dos du troisième larron d'autant plus facile à larder de piques qu' il n' a aucun moyen ni de se défendre ni de riposter. Alors que depuis un demi-siècle les odieuses campagnes dont il est l'objet lui ont fait dans l'esprit du plus grand nombre l'horrible faciès d'un succube. Les maîtres d'Alger, ceux du FLN et les autres qui font semblant de se dresser contre lui, disposent, dans le monde entier et en particulier en France et en Europe, au plus haut sommet des États et des cercles intello-médiatiques, de relais qui assurent la transmission orthodoxe de leurs messages. Ils peuvent partout compter sur d'innombrables complicités. Rappelons-nous. La poseuse de bombe Danièle Djamila Amrane Minne, fille de militants communistes et terroristes FLN déposa la bombe à la brasserie Otomatic qui, le 26 janvier 1957, mutila de nombreux étudiants. Peu soucieuse de vivre dans un pays de barbus qu'elle avait appelé de ses vœux elle se fera plus tard "rapatrier" en France. Et la République laïque qui n'en n'est pas à une provocation et une insulte de plus envers les Pieds-Noirs, la récompensa en lui donnant la chaire de Décolonisation à l'Université du Mirail de Toulouse ! Yacef Saadi, ancien indicateur de la police, qui supervisa l'assassinat de centaines de civils innocents "dans les rues d'Alger est aujourd'hui un producteur de cinéma respecté, admiré dans le milieu artistique, sénateur de la République Algérienne. Au demeurant les Algériens qui au cours de ces huit années auront fait du terrorisme de masse leur fonds de commerce sont des éminences reconnues et fort prisées du Système en place.
Ahmed Zabana fut le premier guillotiné du FLN. Il avait égorgé en Oranie dans la nuit du 30 octobre 1954 un garde forestier, obligeant sa femme et sa fille ligotées et bâillonnées à assister à son supplice. Des dizaines de stades, des centaines de lieux publics algériens portent son nom. Les morts de Charonne ont une place du 8 février 1962 inaugurée par le Pied-Noir honteux Delanoë. Il existe même une stèle au Père Lachaise « en hommage à toutes les victimes de l'OAS en France et en Algérie. 1961-1962 ». Mme Vieu-Charier « adjointe au maire de Paris chargée de la Mémoire » qui en a eu l'initiative n'a cependant pas poussé l'honnêteté intellectuelle qu'elle doit avoir très légère jusqu'à se soucier « des victimes du FLN en France ou en Algérie, 1956-1962 ».
Les Pieds-Noirs immolés rue d'Isly, sacrifiés à Oran, pourchassés pendant des mois par la Gestapo "gaulleuse", comme aimait à dire avec insolence l'un de nos héros les plus purs, Pierre Aoustin, mort les armes à la main dans l'Ouarsenis, n'ont le droit à rien depuis 50 ans que le mépris et le silence. Pas un morceau de mausolée. Pas un mur, pas une tombe. Jetés dans les quartiers de l'oubli. Et si même, passant par-dessus tous les obstacles, quelques fidèles obstinés parviennent à leur élever une stèle, se déchaînent les gardiens de la mémoire FLN, zélateurs de la faucille et du marteau, Mélanchonnesques détenteurs des vérités falsifiées que diffusent la vipérine Ligue des Droits de l'Homme de Toulon ou les historiens militants qui depuis un demi-siècle se mobilisent contre la mémoire pied-noire. La seule stèle qui ait jamais été élevée en hommage à nos morts, à Marignane en l'occurrence, sous la pression du sectarisme, de la haine desséchée et de l'intolérance, fut aussitôt démontée sur ordre d'une justice de clan au prétexte qu'elle représentait « une dimension polémique susceptible de heurter les usagers ».
Allons, nous reste encore pour nous soutenir jusqu'à la fin de notre vie la haine roborative de cette République et un mépris d'acier pour la lâcheté de ses populations qui n'en finissent pas de se vautrer dans leur bassesse.
Georges MAÎTRE. RIVAROL 23 MARS 2012
Le FLN, les militants Algériens Indépendantistes, depuis un demi-siècle célèbrent leur victoire. Ils ont inscrit le nom de leurs héros et martyrs sur des centaines de milliers de monuments, de lieux publics, de stades, d'universités, de lycées. Ils possèdent des milliers d'associations mémorielles qui entretiennent le souvenir et la ferveur autour d'une Guerre d'Indépendance qu'ils ont réécrite avec des plumes de vainqueurs, comme le firent Français, Anglais, Américains, Soviétiques, Polonais, juifs pour la Seconde Guerre mondiale. Il suffit de lire leurs journaux. Que dire, de lire les nôtres qui n'ont jamais cessé depuis le 5 juillet 1962 de célébrer leur victoire. L'Algérie algérienne et indépendante vit depuis 50 ans dans une mythologie résistancialiste qui aux meilleurs instants se définit contre le colon et le colonialisme et aux pires s'exonère de tous ses crimes par la dénonciation apocalyptique de ceux réels ou fantasmés de l'OAS.
Un manichéisme agressif triomphe d'un bout à l'autre de ce pays. Prend d'assaut Internet, les quotidiens, les périodiques, les radios, les télévisions. Campe dans les universités. Sature les programmes scolaires. Gomme la plus infime velléité contestataire ou même dissidente du propos le plus anodin. D'un côté il y a les purs, les chouhadas, les moudjahidines, martyrs ou héros et leur pléthorique descendance, à laquelle il est d'ailleurs souvent reproché d'avoir d'autant plus d'ambitions qu'elle ne participa pas « à la lutte de libération nationale ». Une sourde compétition oppose les oligarques sécrétés par le FLN et les petits malins de la dernière heure qui entre mai 1958 et juillet 1962 profitèrent habilement de « l'algérianisation des cadres » promue par le régime gaulliste. Tirant ensuite avantage du départ brutal des techniciens et fonctionnaires pied-noirs pour se tailler prébendes et fiefs rendus héréditaires par la corruption endémique. Depuis un demi-siècle cette nation sur le berceau de laquelle s'était pourtant penchée la fée pétrole, n'a pas cessé de s'entrebattre, de régresser, de végéter, n'ayant d'autre rêve que d'émigrer et d'activité que de copuler et se reproduire.
Ça c'est pour le côté positif d'une société bloquée qui n'a résolu aucune de ses angoisses et sur laquelle ne cesse de planer le nuage noir des barbus attentifs, guettant avec gourmandise l'instant où la lassitude générale et la démission du pouvoir tyrannique de l'armée leur donneront les clés d'un territoire qui a toujours pesé sur le destin de la Méditerranée.
Et puis il y a les salauds. Les harkis d'abord. Mais à ceux-là on trouve de plus en plus d'excuses. Outre qu'ils sont Maghrébins et que cet état est très convoité dans nos pays, le martyre subi par leurs pères semble affranchir les enfants des flétrissures du passé. En sorte que les salauds, les vrais, les définitifs, ceux qui concentrent sur eux toute la malédiction du monde, bouc-émissaires privilégiés des nouveaux exorcistes, sont représentés par les "ultras", les "colons", les "fascistes", les "racistes", etc. Dites leur nom, allez, ne vous gênez pas ... les Pieds-Noirs ! Soudain retoqués dans une actualité qui satisfait tout le monde, au moyen d'un sigle à nouveau propulsé au sommet de l'horreur historique. Un peu comme le nazi, un peu comme l'apartheid. Tous les criminels de l'Histoire contemporaine les ayant investis d'une telle somme d'horreur qu'ils s'absolvent de leurs propres forfaits à seulement les mentionner.
Luttant contre l'OAS quelle méthode serait trop monstrueuse ?
LA HAINE DES PIEDS-NOIRS AUSSI VIVACE QU'EN 1962
Dans les semaines qui viennent, jusqu'à l'apothéose du 5 juillet 2012, attendons-nous à un déferlement médiatique entretenu par les bigots porteurs de valises et les nostalgiques à faucille et marteau du maquis algérien. Mais pas seulement. Pour rendre la fête plus magique, il y faudra glisser, en contrepoint du chahid mort pour la libération du peuple, le tortionnaire qui l'a brisé. Et comme l'affaire se passe entre le gouvernement français et son " comparse d'Alger, l'un et l'autre de surcroît, en pleine fièvre électorale, gageons qu'ils sauront faire en sorte de ne pas s'embarrasser réciproquement par des attaques hasardeuses. Le mieux étant de s'entendre sur le dos du troisième larron d'autant plus facile à larder de piques qu' il n' a aucun moyen ni de se défendre ni de riposter. Alors que depuis un demi-siècle les odieuses campagnes dont il est l'objet lui ont fait dans l'esprit du plus grand nombre l'horrible faciès d'un succube. Les maîtres d'Alger, ceux du FLN et les autres qui font semblant de se dresser contre lui, disposent, dans le monde entier et en particulier en France et en Europe, au plus haut sommet des États et des cercles intello-médiatiques, de relais qui assurent la transmission orthodoxe de leurs messages. Ils peuvent partout compter sur d'innombrables complicités. Rappelons-nous. La poseuse de bombe Danièle Djamila Amrane Minne, fille de militants communistes et terroristes FLN déposa la bombe à la brasserie Otomatic qui, le 26 janvier 1957, mutila de nombreux étudiants. Peu soucieuse de vivre dans un pays de barbus qu'elle avait appelé de ses vœux elle se fera plus tard "rapatrier" en France. Et la République laïque qui n'en n'est pas à une provocation et une insulte de plus envers les Pieds-Noirs, la récompensa en lui donnant la chaire de Décolonisation à l'Université du Mirail de Toulouse ! Yacef Saadi, ancien indicateur de la police, qui supervisa l'assassinat de centaines de civils innocents "dans les rues d'Alger est aujourd'hui un producteur de cinéma respecté, admiré dans le milieu artistique, sénateur de la République Algérienne. Au demeurant les Algériens qui au cours de ces huit années auront fait du terrorisme de masse leur fonds de commerce sont des éminences reconnues et fort prisées du Système en place.
Ahmed Zabana fut le premier guillotiné du FLN. Il avait égorgé en Oranie dans la nuit du 30 octobre 1954 un garde forestier, obligeant sa femme et sa fille ligotées et bâillonnées à assister à son supplice. Des dizaines de stades, des centaines de lieux publics algériens portent son nom. Les morts de Charonne ont une place du 8 février 1962 inaugurée par le Pied-Noir honteux Delanoë. Il existe même une stèle au Père Lachaise « en hommage à toutes les victimes de l'OAS en France et en Algérie. 1961-1962 ». Mme Vieu-Charier « adjointe au maire de Paris chargée de la Mémoire » qui en a eu l'initiative n'a cependant pas poussé l'honnêteté intellectuelle qu'elle doit avoir très légère jusqu'à se soucier « des victimes du FLN en France ou en Algérie, 1956-1962 ».
Les Pieds-Noirs immolés rue d'Isly, sacrifiés à Oran, pourchassés pendant des mois par la Gestapo "gaulleuse", comme aimait à dire avec insolence l'un de nos héros les plus purs, Pierre Aoustin, mort les armes à la main dans l'Ouarsenis, n'ont le droit à rien depuis 50 ans que le mépris et le silence. Pas un morceau de mausolée. Pas un mur, pas une tombe. Jetés dans les quartiers de l'oubli. Et si même, passant par-dessus tous les obstacles, quelques fidèles obstinés parviennent à leur élever une stèle, se déchaînent les gardiens de la mémoire FLN, zélateurs de la faucille et du marteau, Mélanchonnesques détenteurs des vérités falsifiées que diffusent la vipérine Ligue des Droits de l'Homme de Toulon ou les historiens militants qui depuis un demi-siècle se mobilisent contre la mémoire pied-noire. La seule stèle qui ait jamais été élevée en hommage à nos morts, à Marignane en l'occurrence, sous la pression du sectarisme, de la haine desséchée et de l'intolérance, fut aussitôt démontée sur ordre d'une justice de clan au prétexte qu'elle représentait « une dimension polémique susceptible de heurter les usagers ».
Allons, nous reste encore pour nous soutenir jusqu'à la fin de notre vie la haine roborative de cette République et un mépris d'acier pour la lâcheté de ses populations qui n'en finissent pas de se vautrer dans leur bassesse.
Georges MAÎTRE. RIVAROL 23 MARS 2012
