La France et un déficit budgétaire aux allures colossales
Publié : 19/02/2010 - 12:00
Pour un record, c'est certainement un record pour la France et son économie. Il s'agit, en fait, du déficit budgétaire de l'Etat, qui selon le Challenge, citant le ministère français du Budget, s'est creusé, au mois de novembre, pour atteindre 143,3 milliards d'euros, contre 66, 6, un an plus tôt. Ce déficit colossal est très largement dû à la crise économique, qui a rongé les recettes fiscales de l'Etat et qui l'a contraint à multiplier les dépenses, en vue de relancer la machine.
Dans ce contexte, les prévisions de croissance sont revues à la baisse. En fait, la Banque de France a publié une nouvelle estimation du produit intérieur brut de l'Hexagone, légèrement révisée à la baisse, et selon laquelle le PIB devrait progresser de 0,5%, au quatrième trimestre 2009. Dans sa précédente estimation, la Banque de France tablait une croissance de 0,6%, pour le dernier trimestre de l'année. Sur le volet politique, au seuil des campagnes des régionales, la majorité et l’opposition se renvoient la balle sur la question du déficit public: la droite accuse la gauche, qui dirige 20 régions sur 22, d’avoir creusé les déficits. Faux, répond celle-ci, chiffes à l’appui.
La France s’est engagée, auprès de l’Union Européenne, à réduire son déficit public, dès 2013, sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB). Mais la crise en a décidé autrement, avec un niveau inédit de 8,2%. Selon "Le Monde", "la dégradation des comptes publics est, d’abord, le fait de l’État et de la sécurité sociale, alors que les collectivités territoriales y ont une faible part". En revanche, toujours, selon "Le Monde", la dynamique des dépenses locales constitue un vrai sujet. Fin 2008, le déficit de l’Etat atteignait 56,4 milliards d’euros. Il était, selon l’INSEE, six fois supérieur à celui des collectivités locales. Les comptes 2009 ne sont pas encore arrêtés, mais le miracle est très peu probable! Les collectivités locales sont tenues d’équilibrer leur budget, alors que celui de l’État sera déficitaire de 97,5 milliards, en 2010.
Lorsque les collectivités locales empruntent, c’est pour investir et non financer leurs dépenses courantes. L’Etat fait de la maîtrise de ses dépenses, l’axe fort de sa politique; en effet, celles-ci représentaient plus du tiers de la dépense publique, en 2008. Par contraste, les dépenses des collectivités territoriales, qui représentent, environ, un cinquième de la dépense publique, progressent à un rythme soutenu: 5% à 6%.
Le gouvernement réussira t- il à restaurer sa réputation budgétaire dans la zone euro? C’est ce que tentaient d’expliquer, le jeudi 28 Janvier 2010, à l’Elysée, Nicolas Sarkozy et les ministres Xavier Darcos, Christine Lagarde et le Premier ministre François Fillon. La France, parmi d’autres pays, n’a jamais pu parvenir à tenir l’engagement collectif de revenir à l’équilibre. Bien au contraire, avec la récession, elle a vu ses dépenses et son endettement se creuser à une vitesse record. Et Paris fait l’objet, comme la plupart des États européens, d’une procédure pour déficit excessif.
http://french.irib.ir via http://www.alterinfo.net/
Dans ce contexte, les prévisions de croissance sont revues à la baisse. En fait, la Banque de France a publié une nouvelle estimation du produit intérieur brut de l'Hexagone, légèrement révisée à la baisse, et selon laquelle le PIB devrait progresser de 0,5%, au quatrième trimestre 2009. Dans sa précédente estimation, la Banque de France tablait une croissance de 0,6%, pour le dernier trimestre de l'année. Sur le volet politique, au seuil des campagnes des régionales, la majorité et l’opposition se renvoient la balle sur la question du déficit public: la droite accuse la gauche, qui dirige 20 régions sur 22, d’avoir creusé les déficits. Faux, répond celle-ci, chiffes à l’appui.
La France s’est engagée, auprès de l’Union Européenne, à réduire son déficit public, dès 2013, sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB). Mais la crise en a décidé autrement, avec un niveau inédit de 8,2%. Selon "Le Monde", "la dégradation des comptes publics est, d’abord, le fait de l’État et de la sécurité sociale, alors que les collectivités territoriales y ont une faible part". En revanche, toujours, selon "Le Monde", la dynamique des dépenses locales constitue un vrai sujet. Fin 2008, le déficit de l’Etat atteignait 56,4 milliards d’euros. Il était, selon l’INSEE, six fois supérieur à celui des collectivités locales. Les comptes 2009 ne sont pas encore arrêtés, mais le miracle est très peu probable! Les collectivités locales sont tenues d’équilibrer leur budget, alors que celui de l’État sera déficitaire de 97,5 milliards, en 2010.
Lorsque les collectivités locales empruntent, c’est pour investir et non financer leurs dépenses courantes. L’Etat fait de la maîtrise de ses dépenses, l’axe fort de sa politique; en effet, celles-ci représentaient plus du tiers de la dépense publique, en 2008. Par contraste, les dépenses des collectivités territoriales, qui représentent, environ, un cinquième de la dépense publique, progressent à un rythme soutenu: 5% à 6%.
Le gouvernement réussira t- il à restaurer sa réputation budgétaire dans la zone euro? C’est ce que tentaient d’expliquer, le jeudi 28 Janvier 2010, à l’Elysée, Nicolas Sarkozy et les ministres Xavier Darcos, Christine Lagarde et le Premier ministre François Fillon. La France, parmi d’autres pays, n’a jamais pu parvenir à tenir l’engagement collectif de revenir à l’équilibre. Bien au contraire, avec la récession, elle a vu ses dépenses et son endettement se creuser à une vitesse record. Et Paris fait l’objet, comme la plupart des États européens, d’une procédure pour déficit excessif.
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