SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
UNE PAGE DE L'HISTOIRE DE NOTRE PAYS QUI N'EXISTE PLUS
Algérie : la chapelle Santa Cruz d'Oran
14-02-2009
[El Watan 15 janvier 2009] Un site classé monument national La décision du classement de ce vestige historique et archéologique a été prise le 17 décembre 2008.Ce classement intervient suite à des propositions avancées par la Direction de la culture de la wilaya qui a préparé tout un dossier sur ce site d’une altitude de 386 m sur les hauteurs du mont Murdjadjo, qui est un site touristique, au même titre qu’un autre dossier portant sur le classement du Théâtre régional Abdelkader Alloula d’Oran. La citadelle Santa Cruz, érigée en pierre en forme d’un nid de vautour au XVIe siècle par le comte Alvarez Sylvia De Santa Cruz, est fréquentée par de nombreux visiteurs et touristes, notamment après sa dotation en ascenseurs en 2007. L’Office national d’exploitation et de gestion des biens culturels d’Oran organise chaque semaine des visites touristiques au profit des habitants de la ville d’Oran et des visiteurs venus de différentes régions du pays, lesquels sont accompagnés de guides touristiques qui leur fournissent des informations sur ce vestige historique, dont la restauration a été dotée d’une enveloppe financière conséquente. Pour ce qui est du classement du Théâtre régional d’Oran, la commission nationale des biens culturels a donné son accord dans l’attente de rassembler les documents nécessaires pour cela, précise-t-on de même source. Cet édifice culturel, connu jadis sous l’appellation de l’Opéra, se distingue par son architecture que d’aucuns considèrent comme « magnifique ». Sa date d’édification remonte au début du XXe siècle par l’architecte Itaz. A l’intérieur de l’enceinte de cet édifice d’une capacité d’accueil de 602 places et qui a fait l’objet au cours des dernières années de travaux de restauration, trône une statue gigantesque représentant les Dieux de l’art jouant à la guitare. [Par A.S. Ahcène - El Watan 30 septembre 2004]Patrimoine de la ville d'Oran...Un lieu hautement mystique Si les Lyonnais prient à Fourvière et les Marseillais évoquent la Bonne Mère, Notre-Dame de la Garde, on ne peut parler d’Oran sans avoir aussitôt sous les yeux la montagne de Santa Cruz et la basilique du sommet de laquelle la Vierge veille sur sa ville. Nul n’ignore l’importance de Notre-Dame de Santa Cruz dans la vie des Oranais. Elle les avait sauvés d’une épidémie de choléra en 1849, en répondant à leurs prières et en leur envoyant la pluie. En effet, l’histoire raconte que le fléau, qui sévissait déjà dans certaines régions d’Europe, comme l’Italie du Sud, a subitement fait son apparition le 21 septembre à Oran. La propagation de l’épidémie a été tellement rapide que le 25 septembre, les hôpitaux civils et militaires ne suffisaient plus pour recevoir les malades. Le 14 octobre, Oran se réveille dans la torpeur : l’épidémie, aidée, il faut le souligner, par une chaleur caniculaire, a éclaté d’une façon foudroyante dans tous les coins de la ville au point où le 31 octobre, il a été fait état de 1172 victimes. Impuissants devant la fulgurance de l’épidémie, les habitants, en désespoir de cause et impuissants, se tournent alors vers le Ciel. A ce propos d’ailleurs, certaines archives relatent que le général Pélissier, commandant en chef des forces d’occupation de l’époque, malgré les moyens mis en œuvre, avoue à l’abbé Suchet, vicaire général d’Alger, son impuissance à éradiquer l’épidémie. Puis se tournant vers le sommet de la montagne du Murdjadjo et dit à l’abbé Suchet : « Foutez donc une vierge là-haut, elle se chargera de jeter le choléra à la mer. » C’est ainsi que l’on saura que le dimanche 4 novembre, partant de l’église Saint-Louis (partiellement détruite par le tremblement de terre de 1790, elle fut réédifiée en 1838 par les Français et élevée au rang de cathédrale en 1866), une procession solennelle, à laquelle assistaient toutes les autorités civiles et militaires, se déroulait lentement à travers les rues d’Oran, escortant la statue de Marie, la consolatrice des affligés, scandant inlassablement : « Parce, Domine, parce populo tuo. » Après avoir parcouru les quartiers de la Marine et ceux de la haute ville, elle franchit le ravin de Raz El Aïn, sortit des remparts par la porte du Santon et monta jusqu’au plateau qui s’étend presque à mi-hauteur de la montagne du Murdjadjo. Les milliers de fidèles qui lui ont fait cortège se jettent à ses pieds, et de toutes parts, on entend les gémissements et les supplications monter vers le ciel : « Notre-Dame de Santa Cruz, ayez pitié de nous, sauvez-nous ! » A peine la procession s’est-elle remise en marche que la pluie, cette pluie si impatiemment attendue, tombe bientôt en abondance. Le fléau cesse dès lors ses attaques et, quelques jours après, la ville est complètement délivrée. En 1872, la promesse qu’ils lui avaient faite s’est concrétisée par l’édification de la basilique que l’on connaît juste en contrebas du fort de Santa Cruz. Elle était l’objet, à chaque fête de l’Ascension, d’une longue procession qui démarrait des bas quartiers pour s’attaquer aux pentes sinueuses du Murdjadjo
. La vierge s’expatrie En 1965, la vierge d’Oran a été rapatriée à Nîmes à bord d’un bâtiment de la marine. Depuis, une autre association, Les Amis de Notre-Dame de Santa Cruz, a construit un sanctuaire, une pâle relique il faut le reconnaître, sur les hauteurs du mas de Mingue à Nîmes. Les Oranais, les déracinés obligés de quitter le pays, trouvent dans ce rassemblement une occasion d’exorciser le passé. Au fil des ans, ce pèlerinage est devenu l’un des plus importants en France après celui de Lourdes.
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Dans les années 1700 , les Espagnols se trouvaient en Oranie ,
ils y exilaient les Républicains , on appelait Oran :
-La Prison des Espagnols.
Chiqaq Chaya Karu
Re: SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
[size=150]SI IL Y A DES ORANAIS ICI , UNE LEGENDE qu'ils ignoraient peut-être !
La Légende de la Cueva del Agua ... appelée :
(« La source des Amoureux »)
merci à Jean-Baptiste ANDRES de nous avoir envoyé l'article
[size=150]
Un bey d’Oran gardait dans son châteauneuf, une captive de quinze ans, Pépita, enlevée par des pirates sur les côtes d’Espagne. Ce Bey avait aussi un captif jardinier, jeune et galant espagnol qui, comme beaucoup des nos vaillants et chers Oranais d’origine espagnole, se nommait Pépé.
En cachette, Pépé offrait à Pépita ses plus belles fleurs et, pour elle le soir, chantait ses plus tendres airs du doux pays de Murcie en s’accompagnant à la guitare. Fleurs et chansons font naître l’amour mais les deux jeunes gens ne pouvaient s’aimer en esclavage. Enfin ils parvinrent à s’échapper par le ravin Aïn-Rouina, sous le palais du Bey. Dans la nuit violette, cloutée d’or comme le sont les nuits oranaises, ils arrivent à la crique de Canastel et se cachèrent dans la grotte qui, à cette époque là, n’avait pas de source.
Pépé avait fait entente avec des contrebandiers qui devaient le recueillir, lui et Pépita, dans leur balancelle ne navigant que la nuit. Pour être aperçus des marins de l’embarcation, Pépita étendrait de la largeur des ses bras la mantille qui lui couvrait la tête. La crique d’alors était recouverte de genêts jaunes, et les marins de la balancelle ne pouvant distinguer la mantille noire dans la nuit, abandonnèrent les amoureux à leur sort.
Mais voilà que, pour sauver les deux amoureux, les jeunets se firent blancs ! … de loin, la mantille noire se verrait sur ce fond blanc. Plusieurs nuits passèrent sans que la balancelle reparût. Le supplice de la faim et surtout de la soif commença. Pépé avait bien emporté du palais une outre en peau de bouc pleine d’eau, mais l’eau s’épuisa bien vite et le bateau ne venait pas.
« Ah, mon pauvre Pépé, dit Pépita, nous allons mourir de soif … » deux, trois nuits passèrent encore, augmentant les souffrances. Pépita n’eut plus de force d’aller devant les genêts blancs, faire un signal avec sa manille. Pieuse espagnole, avant de mourir elle pria Notre-Dame d’Afrique : « Sainte Vierge, envoyez-nous à Pépé et à moi, un peu d’eau … » Et les deux amoureux entendirent alors, dans le fond de la grotte, comme un rire, quelqu’un était là … un arabe sans doute qui riait de leur malheur avant de les capturer … Vaillant chevalier servant, Pépé s’avança pour voir d’où venait ce rire. Aussitôt, il poussa un cri : « Pépita, la Vierge t’a entendue ! elle t’envoie de l’eau ! … De l’eau dans ces rochers, vraiment de l’eau ! … pas saumâtre comme celle de toutes les sources de la plaine, claire, douce, de l’eau qui sortait avec un rire d’enfant. Pépita remercia la Vierge et but à pleines mains à ce filet d’eau. « On dirait, s’écria-t-elle, une rivière pour les oiseaux ! » Et Pépé, en galant espagnol, répondit par une copla souvent chantée à l’aide de sa guitare : « Eh bien ! N’es-tu pas un ange, avec des ailes, comme un oiseau du ciel ?
Cette nuit là, Pépita étendit sa mantille, sur les genêts blancs et les marins de la balancelle l’aperçurent. Ils prirent le soin d’emplir un tonnelet de cette eau merveilleuse pour l’offrir en Espagne à leurs bien-aimées.
Depuis, au lundi de Pâques, pour la grande fête oranaise de « la Mona », novios et novias, Pépé et jolies Pépitas, et aussi bien des français, viennent à la crique de Canastel, parmi les genêts blancs, danser sur les galets d’or et boire en tout temps l’eau de la Cueva. On y vient d’ailleurs boire en tout temps, à la source d’amour, son eau porte bonheur aux amoureux, je vous l’assure ! … D’ailleurs vous pourrez vous en rendre compte par vous-même …
d’après l’article de Léon Sazie dans l’écho d’oranie (n°201, mars 89)
La Légende de la Cueva del Agua ... appelée :
(« La source des Amoureux »)
merci à Jean-Baptiste ANDRES de nous avoir envoyé l'article
[size=150]
Un bey d’Oran gardait dans son châteauneuf, une captive de quinze ans, Pépita, enlevée par des pirates sur les côtes d’Espagne. Ce Bey avait aussi un captif jardinier, jeune et galant espagnol qui, comme beaucoup des nos vaillants et chers Oranais d’origine espagnole, se nommait Pépé.
En cachette, Pépé offrait à Pépita ses plus belles fleurs et, pour elle le soir, chantait ses plus tendres airs du doux pays de Murcie en s’accompagnant à la guitare. Fleurs et chansons font naître l’amour mais les deux jeunes gens ne pouvaient s’aimer en esclavage. Enfin ils parvinrent à s’échapper par le ravin Aïn-Rouina, sous le palais du Bey. Dans la nuit violette, cloutée d’or comme le sont les nuits oranaises, ils arrivent à la crique de Canastel et se cachèrent dans la grotte qui, à cette époque là, n’avait pas de source.
Pépé avait fait entente avec des contrebandiers qui devaient le recueillir, lui et Pépita, dans leur balancelle ne navigant que la nuit. Pour être aperçus des marins de l’embarcation, Pépita étendrait de la largeur des ses bras la mantille qui lui couvrait la tête. La crique d’alors était recouverte de genêts jaunes, et les marins de la balancelle ne pouvant distinguer la mantille noire dans la nuit, abandonnèrent les amoureux à leur sort.
Mais voilà que, pour sauver les deux amoureux, les jeunets se firent blancs ! … de loin, la mantille noire se verrait sur ce fond blanc. Plusieurs nuits passèrent sans que la balancelle reparût. Le supplice de la faim et surtout de la soif commença. Pépé avait bien emporté du palais une outre en peau de bouc pleine d’eau, mais l’eau s’épuisa bien vite et le bateau ne venait pas.
« Ah, mon pauvre Pépé, dit Pépita, nous allons mourir de soif … » deux, trois nuits passèrent encore, augmentant les souffrances. Pépita n’eut plus de force d’aller devant les genêts blancs, faire un signal avec sa manille. Pieuse espagnole, avant de mourir elle pria Notre-Dame d’Afrique : « Sainte Vierge, envoyez-nous à Pépé et à moi, un peu d’eau … » Et les deux amoureux entendirent alors, dans le fond de la grotte, comme un rire, quelqu’un était là … un arabe sans doute qui riait de leur malheur avant de les capturer … Vaillant chevalier servant, Pépé s’avança pour voir d’où venait ce rire. Aussitôt, il poussa un cri : « Pépita, la Vierge t’a entendue ! elle t’envoie de l’eau ! … De l’eau dans ces rochers, vraiment de l’eau ! … pas saumâtre comme celle de toutes les sources de la plaine, claire, douce, de l’eau qui sortait avec un rire d’enfant. Pépita remercia la Vierge et but à pleines mains à ce filet d’eau. « On dirait, s’écria-t-elle, une rivière pour les oiseaux ! » Et Pépé, en galant espagnol, répondit par une copla souvent chantée à l’aide de sa guitare : « Eh bien ! N’es-tu pas un ange, avec des ailes, comme un oiseau du ciel ?
Cette nuit là, Pépita étendit sa mantille, sur les genêts blancs et les marins de la balancelle l’aperçurent. Ils prirent le soin d’emplir un tonnelet de cette eau merveilleuse pour l’offrir en Espagne à leurs bien-aimées.
Depuis, au lundi de Pâques, pour la grande fête oranaise de « la Mona », novios et novias, Pépé et jolies Pépitas, et aussi bien des français, viennent à la crique de Canastel, parmi les genêts blancs, danser sur les galets d’or et boire en tout temps l’eau de la Cueva. On y vient d’ailleurs boire en tout temps, à la source d’amour, son eau porte bonheur aux amoureux, je vous l’assure ! … D’ailleurs vous pourrez vous en rendre compte par vous-même …
d’après l’article de Léon Sazie dans l’écho d’oranie (n°201, mars 89)
Chiqaq Chaya Karu
Re: SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
merci Souvorov pour ces infos et légendes 
Re: SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
oui merci pour ces renseignements que personnellement j'ignorais, encore de la tristesse, de la révolte, un sentiment d'injustice tandis qu'en France et ailleurs en Europe on construit pour ces braves gens des mosquées
MAI 68 tout est rouge cons - JUIN 2009 tout est vert moutons ... tant d'années pour connaitre " ça " ...
- criquette92
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Re: SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
.La vierge s’expatrie En 1965, la vierge d’Oran a été rapatriée à Nîmes à bord d’un bâtiment de la marine
Merci cher ami,
La vierge fut rapatriée à la demande des français anciens d'Oran ? ou sur initiative des Algériens ?
Re: SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
criquette92 a écrit :.La vierge s’expatrie En 1965, la vierge d’Oran a été rapatriée à Nîmes à bord d’un bâtiment de la marine
Merci cher ami,
La vierge fut rapatriée à la demande des français anciens d'Oran ? ou sur initiative des Algériens ?
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Coucou chère 92
, alors on oublie d'envoyer le message ?je l'ai fait à votre place.
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Par les Français .
Chiqaq Chaya Karu
Re: SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
Causette a écrit :oui merci pour ces renseignements que personnellement j'ignorais, encore de la tristesse, de la révolte, un sentiment d'injustice tandis qu'en France et ailleurs en Europe on construit pour ces braves gens des mosquées
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En vérité je vous le dis ,
constat de Georges BRASSENS
quand on Nait con , ON EST CON , CON LUNAIRE !
Chiqaq Chaya Karu
- criquette92
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Re: SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
bonsoir l'ami,
Il vaut peut-être mieux que la Vierge ait été ramenée en France, qui sait si elle n'aurait pas été
profanée...
Il vaut peut-être mieux que la Vierge ait été ramenée en France, qui sait si elle n'aurait pas été
profanée...
Re: SANTA CRUZ -XVIe siècle par le comte De Santa Cruz
.criquette92 a écrit :bonsoir l'ami,
Il vaut peut-être mieux que la Vierge ait été ramenée en France, qui sait si elle n'aurait pas été
profanée...
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Le Cimetière des 1330 Marins Bretons
pour la plupart .Brûlés vifs par la Marine Anglaise ,
le 3 Juillet 1940 ,
a été profané , ouvert , ossements dispersés,
tombes cassées , dégâts collatéraux provoqués par la haine
anti Française insufflée et alimentée par les Pouvoirs Algériens successifs .
J'ai une vue du Fort du Murdjajo et de la Basilique ,
photo prise avec mon Leica en 1949 en Noir et blanc ,
lorsque je serai capable de le faire , je la placerai sur
le Forum.
Je ne me souviens pas si j'en ai fait en Agfachrome , en Diapositives.
couleurs .Je vais chercher mais ill y en a des milliers.
J'ai commencé la Couleur en 1946. sans flash on utilisait une
rampe à magnésium , magnésium , la poudre y était dispersée ,
une allumette , aidé d'une seconde personne , faisait l'affaire .
Bonne Nuit Criquette nonente deux
Chiqaq Chaya Karu
- criquette92
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