LES « DISPARUS» D'ALGÉRIE

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Pat
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LES « DISPARUS» D'ALGÉRIE

Messagepar Pat » 23/07/2009 - 14:03

Crime sans châtiment... Que sont-ils devenus ?

L'atroce, lancinante, mais nécessaire mémoire fouaille le cœur et les entrailles de certains d'entre nous au souvenir douloureux de «notre» Algérie. Certains diront : encore l'Algérie ! Mais comment ne pas voir que ces «événements» sont à l'origine de la dégénérescence patriotique et démographique actuelle ? Ces événements funestes et dramatiques ont des dates : 19 mars (cessez-le-feu unilatéral en Algérie à la suite des accords d'Evian) ; 26 mars 1962 (massacres de la rue d'Isly à Alger) ; 7 juin 1962 (assassinat légal du sergent Dovecar et de Claude Piegts) ; 3 juillet 1962 (indépendance de l'Algérie et abandon des populations) ; 5 juillet 1962 (massacres à Oran alors que l'armée française sous le commandement du général Katz, mort dans son lit, restait l'arme aux pieds dans ses casernes) ; 11 mars 1963 (assassinat légal de Bastien-Thiry) ; 6 juillet 1963 (assassinat légal du lieutenant Degueldre). Aucune victoire ? Si, bien sûr, il y en eut, sur le terrain militaire où notre armée avait écrasé le FLN, mais pas sur le «terrain politique», car, depuis le 13 mai, le sort de l'Algérie était entre les mains criminelles de celui aux promesses de qui elle avait cru et qu'elle avait porté au pouvoir : le sanglant De Gaulle... La France était alors un pion stratégique entre URSS et Etats-Unis, jalousée parce que établie sur les deux bords de la mare nostrum, et régnant encore sur de (supposées) riches possessions «coloniales», ces « perles de l'Empire » où nous mesurons et pesons en euros aujourd'hui les conséquences de la lâche démission de l'homme blanc !
Mais ce calendrier tragique, que voulait rappeler cette stèle de Marignane - provisoirement enlevée (du moins nous l'espérons !) - égrène les étapes sanglantes des lâchetés successives de la France pour le plus grand malheur de ceux qui lui étaient confiés ou qui s'en étaient remis à elle.
Et c'est pourquoi, à dessein, j'ai repris ce titre de « Crime sans châtiment » sous lequel nos amis pieds-noirs avaient déjà placé, en 2000, leur colloque de Nice. Ces rapatriés dont les ancêtres avaient, de leur sueur, de leurs peines, de leur sang souvent, arrosé et nourri ce sol d'Algérie devenu «leur» patrie et qui souffrirent tant d'épreuves lors de son abandon. Certains même, parmi eux, refusant d'être des «dépatriés» se cramponnèrent encore sur le sol d'Afrique du Nord, le seul qu'ils aient connu : 300 000 Français « de souche » se maintinrent, sur un million de souche européenne, dans un pays de 10 millions de « Français à part entière» jusqu'à l'été 1962. Ils n'étaient plus que 100 000 un an, que l'on ne peut pas tous qualifier de « pieds-rouges » après cet été abominable... n'ayant eu le choix qu'entre « la valise et le cercueil » ...
Et ce fut pour beaucoup le cercueil ! Et pire : l'absence de toute sépulture chrétienne pour les milliers de ceux (3 300, 6000 jusqu'à 15 000 suivant les sources officielles ou officieuses) qui disparurent à jamais, enlevés, massacrés ou mis en camp de travail ou dans les bordels de l'ALN par un FLN triomphant qui s'ingénia en même temps à faire payer aux 150 000 harkis, moghaznis et autres supplétifs abandonnés par le chef de la Ve République et ses servants, leur fidélité à la France en les dépeçant, ébouillantant, découpant, écartelant, émasculant. Quelques femmes, épouses de militaires, furent extraites de leur geôle, et se suicidèrent lors de leur retour en métropole.
C'était Pierre Messmer, alors ministre des Armées, ancien légionnaire, qui avait osé déclarer solennellement, au nom du président de la République, le 21 mars 1962 : « L'armée française assurera la protection des Français d'Algérie pendant 3 ans. » Sinistre ministre récompensé de sa lâcheté et de sa félonie par un fauteuil à l'Académie française suivi, quelques années après, sans que nous réussissions à le faire passer en Haute Cour de justice, d'obsèques nationales ! Ce fauteuil d'Immortel est, juste retour des choses, maintenant occupé par madame Veil dont les stigmates de la mort ornent également l'habit vert !
Je sais, on pinaille, atrocement, sur les chiffres, le flou ayant été soigneusement entretenu des deux côtés de la Méditerranée parce qu'il arrangeait les gouvernements respectifs. Dès le 3 juillet et l'indépendance «célébrée» par plusieurs centaines d'atroces assassinats et disparitions d'Oran, nos ressortissants musulmans ne furent plus que des Algériens soumis à la loi islamique d'un pays musulman. Et les Européens, parfois des familles entières, qui n'avaient pas d'attache familiale en métropole et ne pouvaient, de ce fait, être réclamés par quiconque, pas même par des voisins que l'exode précipité, après l'arrestation en avril du chef de l'OAS, le général Salan, avait séparés, bousculés, paniqués, ne furent réclamés par personne et ne sont évidemment pas comptés dans ces macabres statistiques. C'est dire assez que celles qui nous sont présentées, les officielles, le sont a minima !
Pourtant, le 23 mai 1962, le problème des enlèvements d'Européens avait été évoqué par Louis Joxe auprès du Comité des Affaires algériennes. Mais l'ardeur des enquêtes, qui ne pouvaient plus être que de police, car après le 19 mars, la paix des braves interdisait toute opération militaire, fut freinée par De Gaulle, Pompidou et Louis Joxe, pour qui le seul combat à mener était celui contre l'OAS.
Ce fut pire encore après que nous eûmes replié notre drapeau, car s'abattit alors la chape de plomb du silence gouvernemental qui comblait d'aise et d'un lâche soulagement la plupart des métropolitains, mais de désespoir les exilés à la recherche de l'un des leurs. On leur fit rapidement comprendre, et très officiellement, que la mention «disparu» ou «recherché» accolée au nom de celui dont ils espéraient le retour, les priverait du bénéfice des aides qu'ils sollicitaient pour subsister en «mère-patrie», alors que la mention «décédé» leur en ouvrait les droits. D'où la clôture immédiate de toute enquête, la sortie des statistiques et le silence de la mort...
Jusqu'au jour où Le Monde, L'Esprit Public de Philippe Héduy, L'Aurore, Aux Ecoutes, Itinéraires de Jean Madiran, Rivarol de René Malliavin, réveillèrent les consciences en s'angoissant du sort de nos compatriotes. Le scandale fut dénoncé. Tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat. Des missions parlementaires, en 1963 et 1964, furent envoyées et des enquêtes de la Convention internationale de Genève conduites sur place et qui conclurent, comme le rapport de la Commission internationale des recherches historiques sur les événements d'Algérie, à l'existence des camps dénoncés, mais évidemment vides lors des visites car les prisonniers étaient transférés d'un endroit à un autre... Il s'agissait surtout de ne pas gêner la jeune République algérienne où déjà des règlements de comptes et des exécutions entre «libérateurs» s'effectuaient de manière sanglante. Le délégué de la Croix-Rouge du Secteur Europe dont les yeux s'étaient ouverts, enfin, sera muté en Asie après qu'il eut remis un rapport accablant à Chirac et Mitterrand, puis au secrétaire d'Etat aux Rapatriés (30-12-1986).
Le capitaine Leclair, le colonel de Blignières et Me François Patrimonio (tous décédés aujourd'hui) remettront à la Cour de La Haye un Livre blanc sur ces disparitions au nom de l'ASFED créée en 1967. Mais une enquête ne pouvait avoir lieu que si les deux parties (France et Algérie) étaient d'accord. Elles l'étaient... mais pour oublier ces victimes bien importunes, victimes de dégâts collatéraux sans doute, en réalité d'une coupable impéritie politique. Là encore, complicité dans l'abomination de ce crime sans châtiment !
Le 24 décembre 1985, Bernard Antony, député européen, déposera une proposition de résolution, suivie d'une lettre ouverte de Jean-Marie Le Pen à ses collègues députés européens, appuyée par Yann Piat, Guy Herlory, Pierre Descaves, Me Georges-Paul Wagner, Michel Poniatowsky et Roger Holeindre, épaulés par des journalistes comme Philippe Tesson de Combat, le pied-noir et Prix Nobel d'économie Maurice Allais. Et cette liste de défenseurs de la parole donnée serait incomplète si l'on ne rendait pas hommage au magnifique et persistant travail de Présent où les articles fouaillants d'Alain Sanders rafraîchissent les mémoires et, mieux encore, rappellent les responsabilités !
La LICRA elle-même en 1991, au nom de «l'universalité de son combat» dénonça le maintien dans les prisons algériennes de 500 harkis rescapés du massacre de 150 000. Boumédienne n'avait-il pas lui-même déclaré le 26 janvier 1971, 14 ans auparavant : « A Paris, on semble ignorer que nous détenons un grand nombre d'otages français. Quand il le faudra, nous en communiquerons la liste à la presse. Alors, pour obtenir la libération de ces otages, il faudra y mettre le prix. » La France, héritière du gaullisme, ne releva même pas l'élégance du propos. Elle n'eut que la lâcheté d'accorder... des visas !
Parmi les écrits et les documents qui m'ont permis de mener - avec passion cette enquête, je me dois de mentionner France Fraternelle (Robert Laffly), Tradition et Progrès (Pierre Poujade), Rivarol (René Malliavin), Le Chardon (François Brigneau), Minute (J .-F. Devay), les ouvrages récents, à la rigueur chirurgicale, de Jean Monneret, du capitaine Leclair, les archives inédites du général Faivre, mais aussi les numéros spéciaux de La Nouvelle Revue d'Histoire et d'Historia. Il semblerait que les Archives du Quai d'Orsay se soit rouvertes récemment à la demande du Haut Commissariat aux Rapatriés... Si je vous cite tant de monde, c'est pour vous montrer que notre famille reste grande et riche de volontés et de talents et qu'un jour, que nous espérons tous prochain, justice sera faite comme s'y emploient, avec autant d'acharnement que de courage et de talent, nos amis de VERITAS et de l'ADIMAD.
Les peuples sans passé n'ont pas d'avenir. Le nôtre ne s'illuminera qu'à la lueur des consciences réveillées et de l'espérance brandie en étendard.
C D-T Présent du 14 mars 2009
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Re: LES « DISPARUS» D'ALGÉRIE

Messagepar Marianne » 05/08/2009 - 10:24

Il faut également mentionner les disparus qui ont été déportés vers les mines de sel. Le capitaine Leclair en parle dans son livre "Disparus en Algérie". Les familles de disparus n'ont jamais pu faire le deuil des êtres chers qu'ils ont perdu. Les gouvernements français qui se sont succédés ont toujours fait silence sur ce drame de l'histoire de l'Algérie Française...

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Re: LES « DISPARUS» D'ALGÉRIE

Messagepar criquette92 » 14/01/2010 - 15:56

Marianne a écrit :Il faut également mentionner les disparus qui ont été déportés vers les mines de sel. Le capitaine Leclair en parle dans son livre "Disparus en Algérie". Les familles de disparus n'ont jamais pu faire le deuil des êtres chers qu'ils ont perdu. Les gouvernements français qui se sont succédés ont toujours fait silence sur ce drame de l'histoire de l'Algérie Française...


Tout révéler, ce serait anéantir l'image de "respectabilité" et le peu d'honneur qui reste encore à la France,
et jeter le déshonneur absolu sur tous ceux de nos politicards qui ont armé les combattants du FLN, contre les pieds noirs, l'armée française, les algériens restés attachés à la France.

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Re: LES « DISPARUS» D'ALGÉRIE

Messagepar Souvorov » 15/01/2010 - 16:47

criquette92 a écrit :
Marianne a écrit :Il faut également mentionner les disparus qui ont été déportés vers les mines de sel. Le capitaine Leclair en parle dans son livre "Disparus en Algérie". Les familles de disparus n'ont jamais pu faire le deuil des êtres chers qu'ils ont perdu. Les gouvernements français qui se sont succédés ont toujours fait silence sur ce drame de l'histoire de l'Algérie Française...


Tout révéler, ce serait anéantir l'image de "respectabilité" et le peu d'honneur qui reste encore à la France,
et jeter le déshonneur absolu sur tous ceux de nos politicards qui ont armé les combattants du FLN, contre les pieds noirs, l'armée française, les algériens restés attachés à la France.

***********************************************************
-Ce que Nos Gouvernants semblent souvent paniquer et ,
-surtout pas de vagues ,
-ce qu'ils devraient imiter des USA c'est :
-L'amendement N°1 de leur constitution .
-Déclassification des archives.

-A force d'éviter les vagues on se prête à l'enfouissement.

-Déjà pour ne pas nuire à la Résistance , ils ont
-fait l'impasse sur les faux Résistants.

-Pourtant les archives Allemandes existaient
à Prague et à Berlin.
-Le NKVD les avait transmises à MOSCOU.
-Echanges de bons procédés , nous aurions pu
-leur demander copies à une époque où c'était devenu possible .
-On aurait pu savoir , qui est qui ?

- Mon Dieu que la politique est belle ,
- le tout est de savoir se débrouiller.
- abuser de la République,
- sans jamais se faire pincer .


Sur l'air de Jean Ferrat:
mon dieu que la Montagne est belle
Chiqaq Chaya Karu

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Re: LES « DISPARUS» D'ALGÉRIE

Messagepar criquette92 » 15/01/2010 - 18:55

Déjà pour ne pas nuire à la Résistance , ils ont
-fait l'impasse sur les faux Résistants.


Bonsoir Souvorov, les faux résistants ? d'anciens collabos ayant retourné leur veste à la dernière heure ?

A-t'on un ou deux noms ? ou bien des suspects ?

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Re: LES « DISPARUS» D'ALGÉRIE

Messagepar Souvorov » 16/01/2010 - 13:36

criquette92 a écrit :
Déjà pour ne pas nuire à la Résistance , ils ont
-fait l'impasse sur les faux Résistants.


Bonsoir Souvorov, les faux résistants ? d'anciens collabos ayant retourné leur veste à la dernière heure ?

A-t'on un ou deux noms ? ou bien des suspects ?

*****************************************************
Un résistant et non des moindres a été muselé , il était pourtant ,Médaillé de la Résistance,sans l'avoir demandé ,soudainement ignoré de tous les médias et pourtant ,il gagna l'A.F.N ,Il traversa l'Espagne après avoir utilisé les chemins parcourus par ses ancêtres , traqués par les Douaniers (côté comique ) ses ancêtres et non du Jeune , de deux mois mon cadet.
Puis à la Libération , Para-Commando , plus de largages , il escortait
les >Shermans par trop vulnérables, cibles des Panzer Faust , version
Allemande du Bazooka .
Son tort , prôner la Réconciliation Nationale, un Délit depuis 1945 ?
Sur certains points il défendit Pétain .un autre Délit depuis 1945 ?

<< à sa décharge , n'étant pas Parlementaire il n'avait pas voté
les pleins Pouvoirs à Pétain , mais il avait été Résistant lui !

Et oui , en France on ne peut-être que blanc ou noir .
Toujours noir, lorsqu'on est pas de Gauche qui eux sont prétendus pro-noir .
Il ne s'agit pas s'agir des mêmes noirs .

La France , est le seul Pays d'Europe parmi ceux qui furent envahis par
l'Allemagne ou par les Sovièts , puis l'Allemagne , puis les Sovièts , à
avoir entretenue une Guerre des classes , les présumés bons , contre les
présumés mauvais !

Les uns et les autres pourtant se sont faits de
plus en plus rares .
Qu'importe , les Fils et les Filles des prétendus Bons , vont sans
doute continuer leur guerre contre les descendants des prétendus mauvais ?

ça dure depuis 65 ans , encore 35 ans de patience et ces connards ,
l'auront leur Guerre de Cent ans et les Roosbeef 's, n'y seront pour
rien .


Chiqaq Chaya Karu

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Re: LES « DISPARUS» D'ALGÉRIE

Messagepar Souvorov » 18/03/2012 - 14:52

Ce jour sur BFM, ils nous racontent le massacre d'ORAN le 5 Juillet 1962 et là, qui a la parole ? Un Gros lard de Musulman.
C'est la faute à l' O.A.S
UN EMPLOYE d'HOTEL C'ETAIT LA PANIQUE
La commentatrice de Service, combien de Mort 300 ? 700 ?

Elle n'ose pas dire le Chiffre 3000 assassinés ce n'est pas politiquement correct alors, comme la viande Hallal... chut!!!!!!!!!
Tout part d'un coup de feu d'un Balcon ?

D'où sont sortis les couteaux et rasoirs à main ? Qui apparurent soudain ?
Fournis par l'OAS ? Ou par BOUTEFLIKA ?

Pas un mot sur le premier responsable qui sous les ordres venus d'en haut consigna les soldats français dans les casernes, laissant les civils français sans armes, être égorgés par les racistes musulmans.

Comme disait l'autre, le Premier ; c'est généreux la France.

A l'Heure qu'il est, la foule amenée par huit trains spéciaux et centaine de cars, au chant de l'Internationale, les FASCISTES ROUGES, les de Gauche, plus les IDIOTS UTILES CROIENT FAIRE du 1789 en reprenant la BASTILLE qui n'a jamais été prise contrairement à la légende républicaine enseignée par l'éducation Nationale.

MELENCHON le MENTEUR, ROULE les CITOYENS dans la farine.
MELENCHON, Allié de l'Idéologie FASCISTE ROUGE qui a exterminé CENT Millions d'êtres Humains innocents, n'étaient pas des ennemis du Communisme, mais des Communistes Fervents, leurs ossements pourrissent en plein Air au Goulag à la KOLYMA.

CAMARADES CITOYENS PROCHAINEMENT, Vous allez voter ?
Ne votez ni POUR LE GUIGNOL MELENCHON LE ((TROTKISTE-SOCIALISTE-COMMUNISTE)) du FRONT DE GAUCHE, ni pour ces malhonnêtes qui sans vergogne sont ou ont été coutumiers de COCUFIER, de TROMPER les MERES DE LEURS PROPRES ENFANTS, lorsqu'on est capable de TROMPER SES EPOUSES OU COMPAGNES mères de leurs enfants ne seraient-ils pas capables de TROMPER LEUR PEUPLE ne le pensez-vous pas ? Qui vole un oeuf, vole un boeuf ''((je n'en suis pas l'auteur ! ))
Votez pour la FRANCE et non pour les RUINEURS de la NATION.
Chiqaq Chaya Karu

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Re: LES « DISPARUS» D'ALGÉRIE

Messagepar Pat » 28/02/2013 - 15:56

La date maudite du 19 mars

Signés la veille avec les représentants du FLN, les accords d'Évian ont mis fin à la guerre d'Algérie le 19 mars 1962. Du moins officiellement, car leur conclusion engendra de multiples souffrances.
Le 18 mars 1962, les négociateurs d'Évian signaient un accord de cessez-le-feu entre l'armée française et le FLN qui dirigeait la rébellion indépendantiste. Le texte était accompagné de "déclarations gouvernementales" censées garantir la sécurité des Européens présents en Algérie, comme de ceux, de toutes origines, qui s'étaient opposés au FLN. Les harkis 1, supplétifs de l'armée française, n'étaient pas mentionnés. La promesse, toute verbale, du FLN qu'il n'y aurait pas de représailles contre eux fut jugée suffisante par Louis Joxe 2.
Violences sans précédent
Le texte d'Évian fut publié le 19 mars. Depuis, certaines organisations "anticolonialistes" considèrent cette date comme celle de la fin da la guerre d'Algérie. Il faut pour cela tout le cynisme dont sont capables les tenants du marxisme, leurs alliés et compagnons de route, car, loin que le conflit s'apaisât à partir du 19 mars, il s'ouvrit une période de violences sans précédent. Il en fut ainsi non seulement jusqu'au 3 juillet, où Paris reconnut l'indépendance de l'Algérie, mais ensuite également, jusqu'à l'automne de 1962 et au-delà. La période suivant l'indépendance fut marquée d'un surcroît d'enlèvements et d'horribles massacres. Les victimes musulmanes du FLN furent probablement plus nombreuses durant ces six mois qu'elles ne l'avaient été durant les huit années précédentes. Le nombre des Pieds-Noirs enlevés quintupla 3, contraignant l'immense majorité d'entre eux à un exil définitif résultant d'une épuration ethnique pure et simple. Ajoutons que durant ce semestre abominable, nombre de militaires français furent tués ou enlevés ; 177 d'entre eux demeurent portés disparus à ce jour (chiffres provisoires sans doute inférieur à la réalité 4). Donner la date du 19 mars comme nom à des places, des rues, des ponts (prochainement à Toulouse), fêter cette journée, prétendre y voir la fin du conflit algérien, est donc une insulte à toutes les victimes de cette époque, un outrage à l'Armée française, un défi au sens national le plus élémentaire et une injustice criante.
Contrairement à ce qui s'affirme parfois avec légèreté, le FLN, représenté par Krim Belkacem, à l'époque homme fort de ce mouvement, a bien signé et paraphé les accords d'Évian. Cette organisation a donc délibérément violé le texte auquel elle avait souscrit (et qu'elle négocia durement). Elle a totalement engagé sa responsabilité morale et matérielle dans ce qui suivit. La participation ouverte de ses commandos, de son armée et de ses militants aux enlèvements massifs et aux exécutions durant les neuf mois postérieurs au 19 mars devrait inspirer une condamnation unanime. Ce n'est pas le cas, ce qui illustre le relativisme troublant de l'idéologie des droits de l'homme, devenue le fondement de l'univers occidental actuel. L'opprobre ne devrait d'ailleurs pas épargner certains responsables politiques français de l'époque.
Terrorisme silencieux
Dès le 17 avril 1962, l'encre d'Évian à peine sèche, le FLN inaugura le terrorisme silencieux, les enlèvements massifs d'Européens à Alger, à Oran, dans la campagne oranaise et en Mitidja. Ces rapts prenaient pour prétexte la lutte contre l'Organisation armée secrète (OAS) 5. Après l'échec du putsch des généraux en avril 1961, les partisans de l'Algérie française avaient en effet tous rejoint cette organisation clandestine. Ils usaient de méthodes violentes. Les "anticolonialistes", qui donnent le ton aujourd'hui dans les médias et les milieux officiels, font de l'OAS le responsable de l'échec d'Évian et de l'exil des Pieds-Noirs. C'est un procédé commode mais malhonnête. L'organisation secrète, surtout en fin de course, en juin 1962, n'avait plus ni stratégie, ni tactique. Il en résulta des dérives diverses et une confusion chaotique terminées par une (pseudo) négociation avec le FLN 6. À ce stade, l'OAS menaça de pratiquer la "terre brûlée". Des historiens de pacotille lui imputent cette politique depuis sa naissance, alors qu'elle ne dura qu'une semaine. L'histoire de l'OAS s'étend sur seize mois, de mars 1961 à juin 1962. Quelles que furent ses errances finales – elles furent indéniables et eurent des conséquences –, en faire le bouc émissaire de tous les échecs ultimes des autorités françaises n'est qu'une manière peu subtile d'exonérer le pouvoir d'alors et de blanchir le FLN de ses crimes vis-à-vis de l'Algérie, des harkis et des Pieds-Noirs.
Car après le ratissage de Bâb El Oued, ceux-ci subirent aussi la fusillade du 26 mars 1962 rue d'Isly 7, puis la longue succession des crimes des nouveaux maîtres du pays. Un exemple en donnera une idée : en mai 1962, 272 Européens furent enlevés en Alger contre 44 en avril. A la fin du mois de juin, on évaluait à près de mille les victimes européennes de rapts dans le seul département d'Alger. À partir du 17 juin, à la suite d'un accord FLN-OAS, les enlèvements ralentirent. Ils reprirent de plus belle après le 3 juillet, date de la proclamation de l'indépendance. Deux jours après, le 5 juillet, à Oran, une manifestation venue des quartiers musulmans submergea le centre-ville européen. Quelque sept cents Pieds-Noirs et une centaine de musulmans (sans doute pro-français) furent massacrés 8. Ceci accentua l'exode et le rendit irréversible.
Représailles sanglantes
Les victimes les plus nombreuses se situent toutefois parmi les musulmans. Dès la signature des accords du 19 mars, des harkis furent attaqués à Saint-Denis-du-Sig. À Saïda, des membres du commando Georges furent enlevés et tués par l'organisation indépendantiste alors même que plusieurs d'entre eux étaient des officiers français. Après le 3 juillet, les représailles contre les musulmans ayant combattu le FLN s'intensifièrent. Des dizaines de milliers furent assassinés, emprisonnés ou persécutés de diverses manières 9. Quelque quatre-vingt-dix mille harkis, familles comprises, furent transférés en France grâce à l'action clandestine de quelques officiers.
Les autorités militaires, tout en signalant les épreuves subies par nos compatriotes musulmans, n'en relayèrent pas moins des recommandations insistantes et répétées de ne pas les faire venir en France. Ces faits, largement établis historiquement n'en sont pas moins dissimulés, voire niés aujourd'hui par quelques chercheurs "engagés". Ceux qui ont vécu les événements de ce vilain temps en sont marqués à jamais. La date du 19 mars 1962 demeurera celle d'une ineffaçable forfaiture.
Jean Monneret L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 15 mars au 4 avril 2012
Chronologie
❏ 19 mars 1962 : publication des accords d'Évian.
❏ 17 avril : le FLN lance une campagne massive d'enlèvements d'Européens.
❏ 3 juillet : le gouvernement français reconnaît l'indépendance de l'Algérie.
❏ 5 juillet : massacre à Oran de plus de sept cents Européens et d'une centaine de musulmans ; l'exode des Pieds-Noirs s'accentue.
❏ Automne : le tandem Ben Bella-Boumedienne prend le pouvoir en Algérie ; les enlèvements ralentissent puis cessent progressivement.

1 - Les harkis étaient les supplétifs mobiles de l'armée française ; par extension, le terme tout musulman ayant combattu le FLN.
2 - Ministre d'État chargé des affaires algériennes, Louis Joxe dirigeait la délégation française à Évian.
3 - Jean-Jacques Jordi chiffre à 332 les Européens disparus avant le 19 mars et à 1253 après. S'y ajoutent 123 personnes dont les corps furent retrouvés et 170 cas incertains. Cf. Jean-Jacques Jordi, Un silence d'État, éd. Soteca.
4 - À ce jour, le gouvernement français a refusé d'ouvrir les archives concernant ces militaires disparus ; seuls les civils ont été étudiés.
5 - Cf. Maurice Faivre, Les Archives inédites de la politique algérienne, éd. L'Harmattan ; collectif, Vers la paix en Algérie, éd. Bruylant ; les pages signées y sont reproduites.
6 - L'OAS fut créée à Madrid le 10 février 1961 et devint active en mars et surtout à l'automne suivant. Le FLN et ses séides prétendent aujourd'hui que les enlèvements ciblaient ses militants. Dans La Phase Finale de la Guerre d'Algérie (L'Harmattan), nous avons montré que les rapts pouvaient toucher aveuglément n'importe quel Européen.
7 - Voir notre ouvrage Une Ténébreuse Affaire - La Fusillade du 26 mars 1962, éd. L'Harmattan..
8 - Cf. Jean-Jacques Jordi, op. cité.
9 - Maurice Faivre, Les Combattants musulmans de l'Armée française, éd. L'Harmattan.
Image
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