Jean Bastien-Thiry en ligne

Tout ce qu'on ne vous a pas dit...
Avatar de l’utilisateur
Tsinapah
Membre
Messages : 443
Inscription : 09/06/2006 - 19:35
Localisation : Vendée

Jean Bastien-Thiry en ligne

Messagepar Tsinapah » 25/02/2007 - 17:11

Salut j’avais juste envi de mettre ce discours tellement d’actualité. Beaucoup de gens doivent le connaître, mais comme il n’était pas posté, je me suis dit.


La déclaration totale. http://www.bastien-thiry.fr/declaration.htm



Extraits




"Nous avons exercé le droit de légitime défense contre un homme, au nom de ses victimes, au nom de nos concitoyens et au nom de nos enfants; cet homme est ruisselant de sang français et il représente la honte actuelle de la France. Il n'est pas bon, il n'est pas moral, il n'est pas légal que cet homme reste longtemps à la tête de la France ; la morale, le droit et la raison humaine s'unissent pour le condamner. La vérité que nous avons dite, et que bien d'autres que nous ont dite avant nous, restera attachée au nom de cet homme, où qu'il aille et quoi qu'il fasse. Un jour cet homme rendra compte de ses crimes : devant Dieu, sinon devant les hommes."



"Le pouvoir de fait a la possibilité de nous faire condamner; mais il n'en a pas le droit. Les millions d'hommes et de femmes qui ont souffert dans leur chair, dans leur cœur et dans leurs biens, de la politique abominable et souverainement injuste qui a été menée, sont avec nous dans ce prétoire pour dire que nous n'avons fait que notre devoir de Français. Devant l'Histoire, devant nos concitoyens et devant nos enfants, nous proclamons notre innocence, car nous n'avons fait que mettre en pratique la grande et éternelle loi de solidarité entre les hommes"



"Nos motifs d'action sont liés aussi, et par voie de conséquence, au danger, mortel, à notre avis, que fait courir à notre Pays l'actuel pouvoir de fait : par suite des conditions dans lesquelles a été obtenu ce qu'on a osé appeler le règlement du problème algérien, des principes et des lois qui sont, ou qui devraient être à la base de la vie nationale ont été mis en question. Les nations sont mortelles et, dans un passé lointain ou proche, des nations ont cessé d'exister en tant que telles. Le danger que court actuellement ce pays ne vient pas d'un risque de destruction physique ou matérielle : il est plus subtil et plus profond car il peut aboutir à la destruction de valeurs humaines, morales et spirituelles qui constituent le patrimoine français.
Ce patrimoine procède d'un héritage qui est à la fois grec, latin, occidental et chrétien et repose sur une conception précise de la liberté et de la dignité de l'homme et des collectivités humaines et sur la mise en application de principes fondamentaux qui ont un caractère universel et qui sont la recherche et le souci de la Justice, le respect de la vérité et de la parole donnée et la solidarité fraternelle entre tous ceux qui appartiennent à la même collectivité nationale. Nous croyons qu'on ne viole pas impunément et cyniquement ces différents principes sans mettre en péril de mort, dans son esprit et dans son âme, la Nation tout entière ; sans la mettre, par le fait même à la merci des diverses formes de matérialisme moderne, au premier rang desquels se place évidemment le totalitarisme communiste, négateur de la liberté humaine, qui empêche l'homme et les collectivités de s'épanouir librement, en en faisant de simples éléments dans le cadre et au service d'une doctrine perverse et fausse.
"
Plutôt mourir que trahir...
http://semperfidelis.over-blog.fr/

Avatar de l’utilisateur
Charette
Membre
Messages : 527
Inscription : 06/12/2006 - 5:35
Localisation : En Dauphiné : terre de nos princes

Messagepar Charette » 26/02/2007 - 23:25

Cet homme aurait pu changer le cours de l'histoire de France et nous éviter biens des tracas, s'il avait réussi son coup au petit-Clamart.

Hommage à sa mémoire.

Avatar de l’utilisateur
Tsinapah
Membre
Messages : 443
Inscription : 09/06/2006 - 19:35
Localisation : Vendée

Messagepar Tsinapah » 26/02/2007 - 23:27

Maya j’avais tenté de le mettre en entier en un post mais il est trop long, pour ne pas le fractionner, on ne peut que laisser le lien.
Juste une question, vous avez changé le titre, j’ai un doute
:geek:


EDIT pour Maya : Je me disais bien que je n'étais pas à ce point...
Dernière édition par Tsinapah le 26/02/2007 - 23:59, édité 1 fois.
Plutôt mourir que trahir...

http://semperfidelis.over-blog.fr/

Avatar de l’utilisateur
Edroga
Nouveau
Messages : 20
Inscription : 21/02/2007 - 17:07

Messagepar Edroga » 27/02/2007 - 20:10

C'est très beau, ce que dit Bastien-Thiry. Et le livre de sa fille "Le dernier des fusillés" est particulièrement émouvant.
Voila un grand patriote qui a toute sa place au panthéon de la mémoire collective.

Avatar de l’utilisateur
Tsinapah
Membre
Messages : 443
Inscription : 09/06/2006 - 19:35
Localisation : Vendée

Messagepar Tsinapah » 27/02/2007 - 20:38

Je continue par un poéme, pour le Colonel. :salut:


Poème de Jean de Brem à Jean Bastien-Thiry




Tu n'étais pas un baroudeur, mon colonel
Tu n'étais pas une figure légendaire
Ni un brillant stratège de la guérilla
Ni un seigneur du djebel.
Tu n'étais pas un fasciste
Ni un chouan pétri de traditions
Ni un automate sorti des camps viets
Ni un officier perdu d'orgueil.
Tu n'étais pas un para
Tu n'avais pas l'amour des combats impossibles
Ni le culte du Désespoir
Ni la vanité des soldats d'élite,
Tu n'étais pas un révolutionnaire
Tu ne voulais la place de personne
Tu n'étais pas amer
La haine ne couvait pas dans ton cœur
Ni le dégoût dans ton regard
Ni l' insulte dans ta bouche.
Non.
Tu n'étais qu'un homme paisible
Calme, honnête, responsable
Un chrétien réfléchi et pur
Un officier consciencieux
Un jeune savant, technicien appliqué
Qui menait la vie de tout le monde
Entre sa femme et ses filles.»
Mais un jour.
Un jour a cessé la paix civile.
Car l'Orgueil est entré dans la Cité
Pour étrangler la Patrie au nom de la Patrie
Pour lacérer les drapeaux au son des fanfares
Pour décapiter l'armée qui était la
Force de la Nation
Four épurer la Fonction qui était
l'Elite de la Nation
Pour soudoyer l'Église qui était la
Conscience de la Nation
Pour tromper les masses qui étaient la
Nation même
Pour appeler chaque défaite un triomphe
Chaque crime un miracle
Chaque lâcheté un fait d'armes
Pour appeler la Comédie Droiture
L'Impuissance, Fermeté
L'Abandon, Succès
La Haine, Modération
L'Indifférence, Lucidité
Et les Plébiscites Référendums…
Tôt on t'avait appris
Qu'une parole ne se reprend pas
Que la France est une et indivisible
Que la loi est la même pour tous
Que la télévision est à tout le monde
Et bien d'autres choses encore.
Tu as vu tous les grands
Tu as vu tous les responsables
Tu as vu tous les dignitaires
Protester mollement d'abord
Et puis se taire bien vite
Dès qu'ils ont senti le bâton.
Et tu n'as pas compris qu'ils étaient lâches
Car tu ne t’étais jamais parjuré
Car tu n'avais jamais hésité ni menti
Ta vie était droite comme l'Horizon des mers
Et tu regardais le soleil en face.
Les généraux pouvaient empêcher la
France de mourir
Et aussi les fonctionnaires
Et aussi les évêques
Et aussi les professeurs
Les députés
Les magistrats
Et aussi les grands bourgeois
Les financiers
Les journalistes.
Mais ils ont préféré la servitude
Ils ont vendu leur liberté trente talents
Ils ont acheté trente talents le droit
De survivre à leur Patrie
Pour continuer à ramper comme des vers
A grouiller comme des cloportes dans
les ruines d'un monde en flammes. Alors toi, mon colonel.
Un citoyen inconnu, un patriote inconnu
Tu as senti ton heure venue
Tu es devenu le glaive
Tu as frappé devant Dieu et les hommes.
On t'a traîné devant les juges
Pour une parodie de procès
Où des robots vêtus d'hermine,
Petits fonctionnaires des abattoirs
Choisis sur mesure par le prince
Au nom du peuple français
Ont ri de tes paroles
Bouché leurs oreilles à tes explications
Et font condamné de leur voix méca­nique
A quitter la comédie humaine.
Tu les gênais, toi qui ne jouais pas
Tu les salissais, toi qui étais pur
Et ta voix nette et claire
Témoignage de l'Histoire Etemelle
Il fallait l'étouffer pour qu'on cessât devoir
Les fronts rouges et les âmes sales
Des courtisans chamarres
Affolés par ton audace d'homme libre.
Adieu, Brutus.
Tu es mort, un chapelet tressé dans les doigts
Sans haine et sans colère comme un héros paisible
II s'est trouvé des soldats pour t'abattre.
Et t’ont couché dans l'herbe du fort
Et ils ont basculé ton corps dans une fosse
Sous la pluie fine de l'aurore
Ils ont joué aux dés ta tunique bleue d'aviateur
Déchiré ton ruban rouge
Et dispersé tes galons d'argent et d'or au vent de l'histoire.
Et ils ont cru, les déments
Que ta mémoire piétinée
Ton souvenir effacé par décret
Se tairait à jamais la voix d'un homme,
Alors que ta mort tranquille
Nous rendait un dernier service…
Regarde-nous, mon colonel
Du haut du paradis des croyants
Situé à l'ombre des épées :
Regarde-nous.
Tu as maintenant dix-mille fidèles
Que ton martyre d'officier
A rendu à la lumière ;
Qui jurent devant Dieu
De faire éclater nos chaînes,
Et de révérer ton image,
Un jour au soleil d'été
Dans l'avenue qui portera ton nom
Des milliers d'hommes aux yeux fiers
Défileront d'un même pas
Guidés par les clairons de la postérité
Et d'un seul geste, au commandement
Croiseront le regard de ton effigie
A jamais sanctifiée par les hommes.
Dors maintenant, mon colonel.
Tu es entré dans la paix...
Mais qu'ici-bas sur la terre
La malédiction demeure !
Que ton sang retombe sur les têtes
Des Pilâtes et des Judas
Qui poursuivent leurs vies d'insectes
Au prix d'un forfait si grand !…
Et que nos larmes brûlantes
De douleur et de colère
Fassent jaillir, de la terre grasse
d'Europe et d'Afrique,
La race nouvelle d'Occident…
Merci pour tout, mon colonel :
D'avoir vécu en Français
Et d'être mort en officier.
Car le moment est venu
Où après un tel exemple
Tu vas nous obliger à vaincre».

Jean de Brem
Plutôt mourir que trahir...

http://semperfidelis.over-blog.fr/

Avatar de l’utilisateur
Franz
Membre
Messages : 869
Inscription : 11/04/2006 - 2:04

Messagepar Franz » 12/03/2007 - 2:38

très bonne déclaration de Bastien-Thiry.. Certes, je ne partage pas son choix de l'Algérie française - de même qu'aujourd'hui je souhaite l'indépendance des DOM TOM- , mais certains passages pointant la lâcheté du gouvernement gaulliste méritent le détour.

Avatar de l’utilisateur
Franz
Membre
Messages : 869
Inscription : 11/04/2006 - 2:04

Messagepar Franz » 12/03/2007 - 14:43

Un résumé de la vie de Jean de Brem, l'auteur du poème à Bastien-Thiry signalé par Tsinapah


Colline Ste-geneviève, près du Panthéon, le 18 avril 1963, un jeune homme de 27 ans tombe sous les balles de policiers parisiens. Pour lui arracher les secrets qu'il venait d'avaler, ils lui percent la gorge sans plus de façon. La presse ne trouva rien à redire.
Etudiant, Jean de BREM avait milité au mouvement des jeunes indépendants. Après une brillante campagne en Algérie, lieutenant parachutiste, il participe à l'opération de Suez. Démobilisé, il entre en journalisme. Convaincu du déclin de notre civilisation, il rejoint l'OAS-Métro dès sa création. Mais déjà il ne voit d'issue que dans l'union étroite des nations européennes.
Plongeant alors sa plume dans la lave de l'histoire du continent blanc, il rédige le " Testament d'un européen ". Il y exprime la force du destin qui est le nôtre, dans une épopée grandiose restée inachevée. Telle quelle, cependant, elle témoigne de talent, de ferveur et d'un souffle prometteur.
Proche, par les convictions et la spiritualité de Jean Bastien-Thiry, Jean de Brem tombe 37 jours après l'exécution de son ami. 37 jours, le temps qui a séparé l'exécution de Brasillach de la mort de Drieu…


A la veille de sa mort, il avait écrit :

.
« Taxez-moi de romantisme, qu'importe ! Pour moi, le trésor du monde, c'est uneinfante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique. C'est un calvaire breton ou une nécropole deChampagne. C'est le Romancero du Cid ou le visage hugolien de "l'enfant grec". C'est un tombeau des Invalides ou leGrand Aigle de Schönbrunn, l'Alcazar de Tolède ou le Colisée de Rome, la Tour de Londres ou celle de Galata, le sangde Budapest ou le quadrige orgueilleux de la Porte de Brandebourg devenue le poste frontière de l'Europe mutilée. Pourtoutes ces pierres, pour tous ces aigles et pour toutes ces croix, pour la mémoire de l'héroïsme et du génie de nospères, pour notre terre menacée d'esclavage et le souvenir d'un grand passé, la lutte ne sera jamais vaine. FrêleGeneviève de Paris, patronne de l'Europe, seule contre les hordes mongoles, tu symbolises notre esprit de résistance.Et toi, vainqueur blond au visage de dieu, Macédonien aux dix milles fidèles, Alexandre, toi qui conquis le mondeoriental avec ta foi et ton épée, dressé contre le destin et le sens de l'Histoire, tu symboliseras peut-être un jour letriomphe de l'Europe impériale. »


Revenir vers « L'Algérie Française »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invités